‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 566 sur 633 · WAS — WASHINGTON · texte numérisé non relu

WAS — WASHINGTON

WAS (Juan), architecte flamand (V. GtiAs).

WASA (V. Vasâ),

WASH. Golfe (V. Grande-Bretagne, t. XIX, p. 152).

WASHINGTON. Capitale fédérale des Etats-Unis d'Amérique, dans le district fédéral de Columbia, sur la rive g. du Potomac, au confluent de l'Anacostia ; 278.710 hab. en 1900, dont un tiers d'hommes de couleur. Fondée en 1791 pour placer le siège des pouvoirs fédéraux en dehors de l'action particulière de tel ou tel Etat, Washington est une ville administrativ|e avec rues se coupant à angle droit selon le type américain: d'E.enO., les rues sont désignées par des lettres ; du N. au S., par des numéros. Les avenues forment des diagonales et portent le nom des Etats de l'Union ; la principale est celle de Pennsylvanie ; aux points de croisement sont souvent des squares et même des parcs. Au centre de la ville, sur un plateau, est le Capitole. L'ensemble mesure actuellement 228 m. sur 98 et couvre 14.200 m. q. ; le pavillon central en grès, achevé en 1827, est long de 107 m., large de 37. On lui a ajouté deux ailes de marbre blanc (1851-76) ayant chacune 72 m. sur 42., au centre est la coupole de 28'^%6 de diamètre et 90 m. de haut, surmontée d'une statue de la Liberté. Le Capitole renferme la Cour suprême, la bibliothèque de droit public ; un musée de statues d'illustres Américains ; les ailes sont consacrées, l'une au Sénat, l'autre à la Chambre des députés. L'ensemble est entouré d'un parc à l'E. duquel est la bibliothèque, riche de plus d'un million de volumes, édifiée de granité blanc en style Renaissance. A l'O., se prolongent d'autres parcs, renfermait le Jardin botanique, le Musée national, carré de 100 m. de côté, le Smithsonian institution, un obélisque de 159 m. érigé en l'honneur de Washington (1848-85). Au N.-O. du Capitole, l'avenue de Pennsylvanie mène à la Maison Blanche, palais du Président, en pierre de taille avec portique ionique; à TE., est la Trésorerie ; à l'O., le ministère de la guerre; de vastes pelouses s'étendent au S. jusqu'à l'obélisc^ue de Washington. Parmi les autres édifices, on peut mentionner, au N. de l'avenue de Pennsylvanie, les immenses constructions du service des Pensions, de la Poste et des Patents (ministère de l'Intérieur, brevets, etc.), le temple maçonnique, l'Opéra, les cathédrales catholique, anglicane et méthodiste; il y a 132 églises, trois Universités (Howard, colombienne et catholique), etc. Washington n'a ni commerce ni industrie propres ; c'est une ville de fonctionnaires.

BiBL. : Porter, Administration ofthecity of Washington ; 1885.

WASHINGTON» L'un des Etats-Unis de l'Amérique du Nord, à l'angle N.-O. de la république, limitrophe de l'océan Pacifique à l'O., du détroit Juan de Fucaet de la colonie britannique au N., de l'idaho à l'E., de FOrégon, dont le sépare le fleuve Columbia, au S., Compris entre 45« 40' et 49« lat. N., 119^20' et 126«20' long. 0., il a 179.170 kil. q. peuplés en 1900 de 517.672 hab. En 1860, il n'en comptait encore que 11.594; en 1870, que 23.955 ; en 1880, que 75.116; en 1890, il atteignait 349.390, dont deux tiers du sexe masculin. C'est donc un pays en voie de peuplement. Le sol, le climat, les produits, sont ceux de i'Orégon (V. cet art. et Etats-

Le Capitole, à Washington.

Unis), La chaîne des Cascades divise l'Etat en deux parties, celle de l'E., taillée dans le bassin moyen du Columbia, celle de l'O. ou maritime étant plus petite, mais plus peuplée. Le Puget-Sound y forme du N. au S. un golfe qui se ramifie entre de hautes montagnes (à l'O., le mont Olympe, 2.480 m.) où se trouvent d'excellents ports; les grandes villes, Olympia, la capitale, Tacoma, Seattle (80.671 hab.)i terminus du chem. de fer Northern-Pacific,

sont sur ses rives.

Les pêcheries de saumon sont très lucratives. Grâce à l'irrigation, l'agriculture prospère, le blé, l'avoine, le foin, le houblon, le lin, sont les principaux produits ; l'exploitation de vastes forêts de sapins et de cèdres a couvert le pays de scieries ; leur production dépasse 100 millions de fr. par an. On trouve du lignite et de la houille, un peu d'or et d'argent. — L'Etat, divisé en 34 comtés, a un gouverneur, et les sénateurs sont élus pour quatre ans, les députés pour deux. Détaché en 1853 de I'Orégon et organisé le 2 mars en territoire, puis agrandi aux dépens de I'Orégon en 1859, mais diminué de districts cédés au Nebraska en 1861, à l'idaho en 1863, Washington a été admis au rang des Etats le 11 nov. 1889.

BiBL.: Bancroft, HiBt. of Washington; San Francisco,

WAS H I N GTO N (G eorge) , général et hommed' Etat américain, fondateur de l'indépendance des Etats-Unis, né dans le comté de Westmoreland (Virginie) le 22 févr. 1732, mort à Mount Vernon le 14 déc. 1799. Fils d'Augustin Washington, riche planteur, descendant d'émigrés anglais établis en Amérique en 1657, et de Maria Boil, il reçut une instruction sommaire, étant destiné à la vie active du planteur. En 1750, les rapports s'étant tendus entre la France et l'Angleterre à la suite des envahissements des Anglais du côté du Canada, Washington reçut le commandement d'un des districts militaires 'de la Virginie (1751), puis fut chargé d'une mission en territoire indien (1753), au cours de laquelle il leva les plans d'un fort à construire sur l'Ohio, et recueillit des informations sur les établissements français. Promu lieutenant-colonel en 1754, il recruta une petite armée, et, retournant sur l'Ohio, y surprit un parti français commandé par Jumon ville, qui opérait une simple reconnaissance, et l'extermina. Ce fait de guerre, qui n'était au fond qu'un assassinat froidement médité et accompli, et qui pèsera toujours sur la mémoire de Washington, inaugura la série d'hostiUtés qui aboutit à la perte de nos colonies américaines. Le 3 juil. 1754, il était obligé de capituler aux Grandes Prairies où était venu l'assiéger le capitaine de Villiers. En 1755, il devenait aide de camp du. général Braddock, se faisait battre complètement avec lui, près du fort Duquesne (9 juil.) et ramenait les troupes de Braddock, mortellement blessé, sur le fort Cumberland. Washington reçut le commandement en chef des miUces de Virginie : il passa deux ans à organiser ces bandes inexpérimentées, et le 25 nov. 1758 il occupait le fort Duquesne. Après ce succès, il rentra dans la vie privée, se maria avec une jeune et riche veuve, Martha Curtis (1759), et cultiva ses propriétés de Mount Vernon. Dès les débuts de mésintelligence entre l'Angleterre et les colonies d'Amérique (V. Amérique), Washington se déclara avec ardeur pour la résistance aux pré-

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