WATERLOO — WATT
5.000, hommes ; il avait inutilement demandé des renforts en troupes de ligne à l'empereur, obligé de contenir Biilow avec les 20.000 hommes de Lobau. — Vers 3 heures, autour d'ilougoumont, la lutte reprend et se poursuit sans résultat. Cependant le centre se reforme et s'empare de la Haie-Sainte et de Papelotte. Mais à l'extrême droite, il faut renforcer Lobau d'une division de la jeune garde. Les colonnes de Bliicher arrivent de plus en plus serrées du côté d'Ohain et de Saint-Lambert. Une troisième fois, Napoléon cherche à déloger les Anglais du plateau. Ney, avec les cuirassiers de Michaud, atteint la crête, arrive jusqu'à la seconde ligne anglaise ; mais cette réserve, formée en carrés, le force à redescendre. Les cuirassiers de Kellermann, la grosse cavalerie de la garde (40.000 chevaux), donnent inutilement, faute d'infanterie, à deux reprises. Bidow, Bliicher, resserrent le cercle par l'occupation d'Ohain, Papelotte, Planchenois ; la réserve (division Friant) tente un quatrième assaut, elle est refoulée par le nombre. De tous côtés. Anglais et Prussiens lancent alors toute leur cavalerie ; Hougoumont, la Haie- Sainte, Planchenois sont évacués; la retraite se change en déroute, malgré le dévouement de Cambronne (V. ce nom) . La campagne de Waterloo, qui entraîna la chute de l'Empire, a donné lieu à des discussions du plus haut intérêt, à la suite des accusations dont Napoléon a chargé la plupart de ses lieutenants, et surtout d'Eiion et Grouchy. Pour élucider la question des responsabilités militaires, il est nécessaire d'être dégagé de tout esprit de parti, et la chose est difficile. Le colonel Charras, victime du 2 Décembre 4854 , a fait ressortir les fautes commises par Napoléon, et son injustice à l'égard de ses subordonnés ; Henri Houssaye, avec une science profonde et d'un style vif, a défendu la thèse de Sainte-Hélène, sans^en admettre toutefois les violences et les déclamations. Le général Wolseley a glorifié Wellington ; le colonel Patry voit dans Bliicher le véritable vainqueur de Waterloo, 11 est impossible d'entrer ici dans une telle discussion. Ce que tout le monde doit admettre, c'est l'entière responsabilité politique de Napoléon qui, même victorieux, savait bien que la France ne pouvait tenir contre un million d'envahisseurs et qui avait voulu « un coup d'éclat ». H. Monin.
BiBL. : Outre les histoires générales de Napoléon I^" (V. ce nom) et le Mémorial de Sainte-Hélène, V. Mud- FORD, Historical account of the battle of Waterloo ; Londres, 1816, gr. in-4.~ Capt. Jones, The hattle of Waterloo, also of Ligny and Quatre-Bras, illustr. by portraits of Wellington and Blûcher^ maps and enlarged plans ; Londres, 1817, in-4. — Von Damitz, Histoire de la campagne de 1815, d'après les documents du général Grolman, trad. de l'allemand par Léon Grillon, revue et accompagnée d'observations par un officier général français; Paris, 1842, 2 vol. in-8 (plans). — E. van Lobel-Sels, Précis delà campagne de 1815 dans les Pays-Bas ; La Haye, 1849 (cartes).
— Colonel Charras, Histoire de la campagne de 1815, Waterloo ; Bruxelles, 1858, in-8 (atlas de 5 plans et cartes).
— Edgar Quinet, Histoire de la campagnede 1815; Paris, 1862, in-8 (2« éd. en 1867). — A. Bertezène, Waterloo ; Paris, 1892, in-8. — Giuseppe Bastelli, VEnigma di Ligny e di Waterloo ; Cesena, 1889, in-8. ~ Gardner, Qua'tre- Bras, Ligny and Waterloo, a narrative of the campaign in Belgium, 1815; Londres, 1882, in-8. — Hutchinson, The Story of Waterloo, a, popular account... ; Chatham, 1890, in-8. — J.-C. Ropes, Tke Campaign of Waterloo, a mllilary history; Londres, 1893, in-8 (atlas). ~ G. Barral, l'Epopée de Waterloo... d'après des documents ii2édits et les souvenirs de mes deux grands-pères ; Paris, 1895, in-8.
— Du même, Itinéraire illustré de Vépopée de Waterloo, guide historique et militaire du champ de bataille, avec les diagrammes de l'auteur et 60 dessins originaux d'Ad. Hamesse; Paris, 1896, in-16. — L. Navez, les Champs de bataille historiques de la Belgique; Bruxelles, gr. in-8.— Général Woôd, Cavalry in the Waterloo campaign ; Londres. 1895j in-16. — Henry Houssaye, 1815, Waterloo; Paris, 1899, m-16. — Colonel Patry, JEJncore Waterloo, dans la Revue bleue du 6 juil. 1901. — V. Bourmont, Cambronne, Grouchy, Ney, Wellington.
WATERLOO ( A nthonie), peintre et graveur hollandais, né à Lille en 4609 ou 1610, mort probablement à Amsterdam après d676. Fiancé à Amsterdam en 4640, il se maria à Zevenbergen en 1640 ; fut inscrit en 1653 comme citoyen à Leeuwarden; il retint bientôt à Amsterdam, où
il fut inscrit comme citoyen en 1659. En 1675, habitant les environs d'Utrecht, il faisait étoffer ses paysages par Jan Weenix. Il travaillait à Amsterdam en 1676. Ses tableaux (paysages) sont rares. Il est très connu comme aquafortiste. E. D.-G.
WATERTOWN. Ville manufacturière des Etats-Unis, New York, près des chutes du Black-river; 14.725 hab. Cotonnades, lainages, machines.
WATERTOWN. Ville des Etats-Unis, Wisconsin, près des chutes du Rock-river ; 8.755 hab. en 1890. Minoterie, lainages.
WATERTOWN. Ville des Etats-Unis, Massachusetts, sur le Charles-river ; 7.073 hab. en 1890. Arsenal fédéral.
WATERVILLE. Ville des Etats-Unis, Yxaine, sur le Kennebec, près des chutes Ticonic; 7.100 hab. en 1890. Usines métallurgiques ; cotonnades.
WATFORD. Ville d'Angleterre, comté de Hertford, sur le Colne ; 16.826 hab. en 1891. Papeterie ; pailles tressées. Château de Cashiobury, au comte d'Essex.
WATLIN6 (Ile) (V. Bâhamas et Colomiso [Cristoforo]).
WATRONVILLE. Com. du dép. de la Meuse, arr. de Verdun-sur-Meuse, cant. de Fresnes-en-Woëvre ; 326 hab.
WATT (Phys.). C'est l'unité de puissance employée en électricité ; c'est la puissance d'une machine qui produit m joule par seconde, c.-à-d. environ 0^ê^^\102. Il en résulte que la puissance d'un cheval, ou 75 kilogramm. par seconde, correspond sensiblement à 736 watts et que
I watt vaut 0^h«\00136 ; le kilowatt qui est mille fois plus fort vaut donc l^i^ev^3g^ j^ Joannis.
WATT (Joachim de), dit Vadianus ou Vadian, savant et réformateur suisse, né à Saint-Gall le 30 déc. 1484, mort à Saint-Gall, le 6 avr. 1551. Il alla étudier à l'Université de Vienne, se vouant à la jurisprudence, à la théologie et aussi aux lettres. En 1514, il reçut de la main de l'empereur la couronne de poète. Devenu professeur de belles-lettres à Vienne, il est, en 1516, recteur de l'Université. Tout recteur qu'il fût, il continuait ses études et devint docteur en médecine. En 1518, il rentra à Saint- Gall et devint médecin de la ville. En cette qualité, il rendit de grands services pendant une épidémie de peste.
II entra au Conseil en 1520 et devint la tête du gouvernement de la république. Il le dirigea dans sa lutte contre l'abbaye de Saint-Gall et l'orienta résolument du côté de la Réforme. On doit à son influence sage et modérée l'introduction sans secousse dans cette partie de la Suisse des nouvelles doctrines religieuses, officiellement adoptées à Saint-Gall en 1524. Il laissa ses livres à sa ville natale : ils ont été le noyau de la bibliothèque qui porte son nom (Vadiana). On doit à Vadian des œuvres très diverses : géographie (Commentaii^e de Pomponius Mêla) ; théologie (Aphorismes sur V Eucharistie), etc., et de nombreux manuscrits de chronique ou de polémique conservés à Saint-Gall. E. K.
WATT (James), mécanicien anglais, né à Greenock (Ecosse) le 19 janv. 1736, mort à Heathfield, près de Birmingham, le 19 août 1819. Sans fortune et sans instruction, il vint travailler en 1755, comme apprenti luécanicien, chez J.Morgan à Londres, mais retourna l'année suivante en Ecosse et, de 1757 à 1764, vécut de façon assez précaire à Glascow, où il fut d'abord constructeur des instruments de physique de l'Université, puis géomètre arpenteur et ingénieur civil. Une machine de Newcomen, qu'on lui donna à réparer en, 1763, excita son intérêt. Pendant toute l'année 1764, irchercha le moyen d'éviter la perte de force considérable qu'occasionnait la condensation de la vapeur dans le cylindre lui-même par injection d'eau froide contre ses parois et, en 1765, il imagina son condenseur, distinct du cylindre (V. Condenseur, t. XII, p. 346, et Moteur, t. XXIV, p. 427). Ce perfectionnement, le plus important qui eût été réalisé depuis l'invention de la machine à vapeur, obtint en 1769 cinq brevets. Watt s'associa, pour son exploitation, avec Matthew Boulton (V. ce nom) et, en 1774,