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WESTPHALIE - WEYDEN

en fut de même en ce qui regardait la pratique du culte. Sous cette réserve importante, le principe fut Cujus regio ejus religio, la souveraineté territoriale entraînant le droit de régler le culte.

Cette solution était conforme à la nouvelle organisation donnée à T Allemagne par les traités de Westphalie (V. Allemagne et Saint-Empiue). Le Saint-Empire romain germanique fut transformé en une confédération d'Etats, dont chacun tendit à se comporter comme tout à fait indépendant. C'était la dissolution de l'Empire; la diète continua de se réunir et la chambre impériale de juger, mais leurs attributions furent de plus en plus nominales. L'armée de l'Empire n'existait plus que sur le papier, l'Empire n'ayant pour ainsi dire pas de budget propre. Chaque memWe de l'Empire eut le droit de traiter isolément avec une puissance étrangère.

Telles furent les stipulations essentielles des traités de Westphalie ; rappelons que par le nombre et Timportance des participants avaient été posées une série de questions d'étiquette, de forme, de rang, établis ou confirmés, des usages, qui depuis firent loi pour la diplomatie. Un embryon de droit international y fut défini avec le concours des juristes qui participèrent à la rédaction de ces actes solennels. Vainement le pape Innocent X s'opposa aux traités de Westphalie et les condamna dans la bulle Zelo dominus dei du 3 janv. 4651. Déjà le second traité exécutoire de Nuremberg (26 juin 1650) en avait assuré l'application. La diète de 1653-51 les érigea en loi de l'Empire. A. -M. B.

BiBL. : Négociations sécrètes touchant la paix de Munster et dVsnabrug ; La. Haye, 1725, 4 vol. — Meiern, Acta pacis Westphalicai publi'ca ; Gautingue et Hanovre, 1731- 36, 6 vol., et Acta pacis executionis publica, 173()-37, 2 vol. ~ MosER, Erlâuterimg des Westphalischen Friedens ; Erlanger», 1775, 2 vol. — Voltmann, Gesch. des Westphalischen Friedens; Leipzig, 1808, 2 vol.

WESTPHALIEN (Géol.) (V. Permo-Carbonifère).

WEST-POINT. Village des Etats-Unis, Etat et à 60 kiL N. de New York, sur l'Hudson. Position stratégique fortifiée durant la guerre de l'Indépendance. On y installa en 1802 l'Académie militaire ou école de guerre de l'Union américaine.

WESTRAY (Ile) (V. Orcades).

WESTREHEM.Com. du dép. du Pas-deCalais, arr. de Bélhune, cant. de Norrent-Fontes ; 251 hab.

WESTRICH {Wesierreich, Westrasia, Vûstum regmim^ Wuestrich). A l'époque carolingienne, on désignait, en Allemagne, du nom de Westrich [Westarrihi ou empire occidental), la partie de l'Austrasie qui était située à TO. du Rhin, tandis qu'on appelait Ostarrihi, ou empire oriental, la Germanie IVanque d'outre-Rhin. Après la formation du landgraviat d'Alsace et du duché de Lorraine, le Westrich, partagé entre une foule de petits dynastes, ne comprenait plus que la bande de terre, s'étendant depuis la Moselle inférieure, à l'O. du Hardt et des Vosges jusqu'à la Sarre ; mais il est difficile de déterminer exactement quelles étaient ses frontières pendant le cours du moyen âge. Des géographes du xvi® siècle, comme Jean Schott et Sébastien Munster, appellent Westrich à peu près toutes les terres du cercle du Haut-Rhin, qui n'appartenaient ni à l'Alsace, ni à la Lorraine. D'après un armoriai du Saint-Empire romain de 1657, les armes du dominiiim vasti regni sont cotticées d'argent et d'azur de six pièces; mais, ni au xvii^ siècle, ni à une autre époque, le Westrich n'a formé une province nettement délimitée. Aujourd'hui il ne désigne plus que l'angle S.-O. de la Bavière rhénane, compris entre les villes de Pirmasens, Kaiserslautern et Deux-Ponts.

BiBL. : L. Benoit, le Westrich, dans Mém. de la Soc. d'archéol. lorraine, 1861, pp. 22-18.

WETTERAU ou WETTE RAVIE. Région d'Allemagne comprise entre le Vogelsberg et le Taunus, arrosée par la Wetter, affl. dr. du Main. Ancien comté auquel se rattachèrent Francfort, Wetzlar, Friedberg et Gelnhausen. Il est partagé entre la Hesse supérieure et la Prusse.

WETTEREN. Ville de Belgique, prov. de Flandre orientale, arp. de Termonde, à 15 kil. S.-E. de Gand, sur l'Escaut; 13.500 hab. Stat. du chem. de fer de Bruxelles àOstende. Fabr. de coton, de toiles, de dentelles, de tabac et de chicorée, ; tanneries, blanchisseries, brosseries, poteries, huileries ; fabr. royale de poudre.

W ETT E R 6 R U N D ( Josefina-Leontina- Amanda, née Lundberg), romancière suédoise, née à Kristianstad le 2 sept. 1832, connue surtout sous son pseudonyme de Léa. En 1850, elle avait ouvert à Ronneby une école de jeunes filles, mais son mariage en 1857 avec un fonctionnaire lui permit de se consacrer plus entièrement à la littérature. Depuis 1866, elle vit à Stockholm. Elie a publié plusieurs volumes de récits et nouvelles, qui ont eu un vif succès : Petits morceaux en vers ou en prose (1858-68), Silhouettes, Contes choisis (1878-88), etc.

WETTE RSTEIN. Massif des Alpes bavaroises, entre risar et la Loisach; il renferme la Zugspitze (2.968 m.), sommet le plus élevé de l'Empire allemand.

WETTIN. Village de Prusse, district de Mersebourg, près de la Saale. Château qui donna au xn^ siècle son nom à la famille féodale d'où sont issus les rois et les princes actuels de Saxe, rois de Belgique et de Portugal. Ils remontent à Dietrich de Buzici, tué le 13 juil. 982 en Calabre en combattant les Sarrasins et les Grecs. Plus tard on fabriqua de fausses généalogies les rattachant au héros saxon Widiikindou à Burchard delhuringe. C'étaient de riches seigneurs du pays entre la Saale et la Bode. Le fils aîné de Dietrich, Dedi (f 1009), fut comte du Hassegau. Le fils de Dedi, Dietrich (f 1034), obtint la marche de Basse-Lusace. — Son fils Dedi (f 1075) épousa la veuve du magrave de Misnie, et son fils Henri d'Eilenburg fut nommé par l'empereur Henri IV margrave de Misnie (1089); son fils Henri H (1103-23) lui succéda. Toutefois la fortune de la famille se fixa dans une branche cadette. Le frère puîné du second Dedi, Timon, ayant eu en partage le canton de vSiusili, prit le nom de Wettin ; il épousa la fille d'Otton de Nordheim, duc de Bavière, et de cette union naquit Conrad de Wettin, lequel acquit définitivement la marche de Misnie à titre héréditaire (V. MrsNiE et Saxe). A la mort de Conrad, ses biens et fiefs furent partagés entre ses fils, et W^ettin attribué au quatrième, Henri (f 1181 ) ; sa descendance s'éteignit en 1217. Une autre branche hérita de' Wettin et le céda, en 1288, à l'archevêché de Magdebourg.

L'histoire ultérieure de la maison de Wettin se confond avec celle delà Saxe (V. ce mot).

BiBL. : PossE, Die Wettiner; Leipzig, 1897. — Hofmets- TER, Das Haus Weittin, 1889.

WETZLAR. Ville d'Allemagne, district prussien de Coblentz, sur la Lahn ; 8.350 hab. Ville libre du xu^ siècle à 1803. La chambre impériale y siégea à partir de 1693. En 1803, on la donna au prince Dalberg, en 1815 à la Prusse.

WEXFORD. Ville. - Ville d'Irlande, ch.-l. de comté, sur la baie de ce nom; 11.541 hab. en 1891. Château normand. Lainages, commerce actif de bétail, beurre, grains. La rade est ensablée.

Comté. — Comté d'Irlande, prov. de Leinster ; 2.333 kil. q.; 111.778 hab. en 1891, au lieu de 202.196 en 1841. Plaine accidentée par des collines qui atteignent 795 m. au Leinster; la plus fameuse est celle de Tara oîi Ossian plaçait la légendaire Temora.

WEXIŒ. Province de Suède (V. Kronoberg).

WEY. Rivière de Grande-Bretagne (V. cet art.).

WEYDEN (Rogier van der), peintre flamand, né à Tour nay en 1399 ou 1400, mort à Bruxelles le 18 juin 1464. On l'a appelé aussi Roger de la Pasture, Rogelet de le Pasturey Roger de Bruxelles, Rogerius gallicus, Rogel flandrescOj Rugien di Bîmggia, etc., ce quia fait longtemps croire à l'existence de deux ou plusieurs peintres différents. Il entra, le 5 mars 1427 dans l'atelier de Robert Campin, à Tournai, fut élu maître de la gilde le

WEYDEN — WEYR

4^^ août;l 432, s' établit à Bruxelles en ou avant avr. 1435, \ et fut nommé pourtraiteur de la ville en ou avant mai 1436. Parti pour ritalie en 1449,,il travailla pour Lionel d'Esté, les Sforza, les Médicis et revint par Rome en 1450. Il fut enterré à Sainte-Gudule de Bruxelles.

Citons d'abord colles de ses œuvres, conservées ou non, qui ont une date certaine ou approximative. En 1436, ou peu après, la ville lui commanda pour la cour de justice de l'hôtel de ville quatre grandes compositions à l'huile, dont il reste des copies contemporaines en tapisserie au musée de Berne. En 1438, il dessina les cartons d'une Vie de saint Pierre destinée à être peinte sur toile par H. de Beaumetiel. En 1440, il peignit pour la confrérie du grand serment une Descente de croix que C. van Mander a vue k Notre- Dame hors des Murs, à Louvain, et qui est aujourd'hui à TEscurial. En 1443, il fit pour la famille Edelheer son seul tableau daté, actuellement à l'église Saint-Pierre de Louvain, une Descente de croix, avec les portraits des donateurs sur les volets. En 1445, le roi Jean II d'Espagne offrit aux chartreux de Miraflorès, près de Burgos, un admirable triptyque de Rogier, exécuté peut-être vers 1438-40, aujourd'hui au musée de Berlin (n^ 534 a) ; dans la Descente de croix du panneau central, la Vierge baise sur la joue, avec une douloureuse tendresse, son fils, qu'elle a saisi à pleins bras ; le Christ, avec sa tête tragique et son corps d'un dessin puissant, presque barbare, serait à lui seul un chef-d'œuvre. La Descente de croix des Offices est sans doute celle que Gyriaque d'Ancône vit, en juil. 1449, dans un triptyque du Studio de Lionel d'I^ste, à Ferrare. Il faut aussi rapporter à 1449-50 la belle Madone avec saint Pierre, saint Jean, saint Cosme et saint Damien, du musée Staedel de Francfort, où E. Miintz a retrouvé le portrait de Cosme de Médicis. Son œuvre la plus importante par les dimensions et par le nombre des figures est le retable en neuf panneaux du Jugement dernier commandé par Nicolas Rollin pour l'hôpital de Beaune, qui fut consacré en 1451. Un ouvrage commandé en 1455 par Jean Robert, abbé de Saint- Aubert, à Cambrai, a été identifié par Waagen avec le grand triptyque du musée de Madrid dont le centre est occupé par un Crucifiement, œuvre de tout premier ordre pour le dôssin et l'expression.

Enfin, il faut placer vers 1456-58, vu l'âge des modèles, le portrait de Philippe le Bon (musée d'Anvers, n*^ 397), et celui de Charles le Téméraire (musée de Bruxelles, n** 55), attribués par les catalogues à Rogier. Ces deux chefs-d'œuvre de la même main, avec une exécution plus douce que celle du maître, sont tout à fait dignes de lui : le nom de leur auteur reste discuté, faute de documents décisifs. Les œuvres authentiques ont permis d'attribuer au maître beaucoup d'autres ouvrages : à Berlin, d'abord, V Autel de Saint- Jean (n^ 534^), où le volet central. Baptême du Christ, est admirable par le modelé du corps de Jésus ; ensuite, le triptyque (n° 535) provenant de l'église de Middelbourg, inaugurée en 1460, où le panneau central, œuvre superbe, a pour sujet la Vierge adorant l'enfant nouveau-né, sur un fond étonnant de rues et d'édifices, avec un portrait du donateur, Pierre Bladelin, merveille de caractère. La Tête de femme en pleurs du musée de Bruxelles (n*^ 56) est une étude d'après nature, chef-d'œuvre de réalisme sans vulgarité. La Déposition de croix , du Louvre (n° 698), peu remarquée à cause de ses modestes dimensions, compte parmi ses plus parfaits chefs-d'œuvre, tant pour l'impeccable modelé du corps du Christ, que pour la merveilleuse relation de tons qui existe entre la tête livide du supplicié, le linge blanc sur lequel elle repose et le bleu de la robe de la Vierge. Notons que la verdure du paysage a tourné au brun. Il faut citer encore la belle Adoration des mages, de la Pinacothèque de Munich ; la Descente de croix, du musée de La Haye (n<* 264), absolument digne du maître; les Sept Sacrements, du musée d'Anyers (n° 393), etc, Nous proposons d'ajouter à cet^e liste

le Christ descendu de la croix, du musée de Bruxelles (n^ 69), attribué à son « école », mais chef-d'œuvre de premier ordre par la noble ordonnance, la beauté et la vérité des plis, le grand modelé des têtes, du corps du Christ, la magistrale tenue de l'ensemble.

Le petit retable du Belvédère de Vienne, attribué à Rogier (la Madeleine et Véronique sur les volets, le Christ en croix avec la Vierge et saint Jean et deux donateurs sur le panneau central), est authentique au premier coup d'œil ; l'impression est confirmée par l'identité presque absolue du Christ de ce tableau avec celui de Madrid. Mais une telle ressemblance ne prouverait rien sans l'excellence de l'exécution : ainsi, le Crucifie' ment, du musée de Dresde (n** 800), n'est qu'un assez faible travail d'atelier fait avec des figures copiées chez le maître, et le Christ du Parlement, du palais de justice de Paris, supérieur à celui de Dresde, est indigne de Rogier, malgré des analogies notables. La figure du Christ de Madrid se're trouve presque identique, avec une Vierge et un saint Jean fort analogues, dans le délicieux Christ en croix, du musée de Bruxelles, (n° 31), attribué à Memling, qui contient les portraits des Sforza. Cet ouvrage, très discuté, laisse encore quelques questions en suspens. Pour des motifs trop longs à exposer ici, nous pensons que les figures du haut du panneau central. Christ, Vierge et saint Jean, et la Vierge adorant f enfant, du haut du volet de gauche, doivent être attribuées à Rogier seul, mais que le tableau a été terminé par Memling, qui a peint notamment, en entier, le volet de droite.

Rogier van der Weyden fut employé plus d'une fois, comme ses confrères, à mettre en couleur des sculptures ; mais, très probablement, il a dessiné des cartons pour des bds-reliefs, et on se demande s'il n'aurait pas, quelquefois, participé à l'exécution même d'ouvrages de sculpture. En tout cas, son influence, qui fut énorme sur les peintres de la Flandre et de l'Allemagne, n'a pas été moindre sur les sculpteurs de son pays. E. D,-G.

BiBL. : Comte de Laborde, les Dixcà de Bourgogne, preuves. — Alpli. Wauters, Roger van der Weyden, ses œuvres, ses élèves et ses descendants ; Bruxelles, 1856. — BouDROT, le Jugement dernier, retable de l'Hôtel-Dieu de Beaune ; Beaune, 1875. — Alexandre Pinchart, Roger de laPasture, dit Van derWeyden; Bruxelles, 1876.— Chowe et Cavalcaselle, les Peintres flamands. — A.-J. Wauters, la Peinture flamande; Paris, 1883, — Henri Hymans, le Livre des peintres de Carel van Mander, traduit et annoté; Paris, 1884.— Eugène Munïz, Rogier van der Weyden à Milan et à Florence, dans Revue de l'art chrétien, mai 1895. — Z. Maeterlinck, Roger van der Weyden sculpteur, dans Gazette des 5eait:x;-'a?'ts,1901.

WEYMOUTH, Ville maritime d'Angleterre, comté de Dorset, sur la baie formée par la presqu'île de Portland ; 13.769 hab. en 1891 (avec Melcombe-Regis). Commerce actif avec les îles Normandes ; bains de mer fréquentés.

WEYMOUTH. Ville des Etats-Unis, Massachusetts, au S.-E. de Boston; 10.866 hab. en 1891. Cordonnerie, clouterie, etc.

WEYPRECHT (Karl), navigateur allemand, né à Michelstadt (Hesse) le 8 sept. 1838, mort à Michelstadt le 29 mars 1881. Entré dans la marine autrichienne, il dirigea avec Paya l'expédition polaire de 1871 vers le Spitzberg et la Nouvelle-Zemble et celle de 1872-74 qui découvrit la Terre François-Joseph. Il dressa le plan d'une exploration méthodique des régions polaires par la création d'un réseau de stations internationales.

BiBL. : LiTTROw, K. Weyprecht Erinneerungen und Briefe; Vienne, 1881.

WEYR (Rudolf), sculpteur autrichien, né à Vienne le 22 mars 1847. Il se fit connaître en 1870 par un groupe de Samson et Dalila. Ses tentatives de sculptures polychromes furent très remarquées. On lui confia la décoration d'un monument à Grill parzer, d'un autre à l'empereur Charles VI, du fronton du théâtre de la Hofburg [Triomphe de Bacchus) et de l'Université. On lui doit encore la fontaine monumentale cjui se trouve devant 1^ Hofburg,

WEZ - WHIST

WEZ. Com. du dép. de la Marne, arr. de Reims, cant. de Verzy; 468 hab. Stat. du chem. de fer de l'Est.

WHARTON (Thomas), anatomiste anglais, né dans le comté d'York en 4610, mort à Oxford en 4647. Il fut professeur au Gresbam Collège et se rendit célèbre par ses travaux sur la structure des glandes et du cordon ombilical ; il a découvert le conduit excréteur : Adenographia, sive glandularum totins corpoiHs descriptio (Londres, 4656, et autres éditions). D^ L. Un.

WHEATLEY (Phillis), femme poète américaine, née en Afrique vers 4753, morte à Boston le 5 déc. 4794. Cette esclave africaine achetée en 4764 par Mrs Wlieatley, de Boston, fut soigneusement élevée et, fort intelligente, écrivit, sous le nom de sa protectrice, des poésies qui ont eu du succès . Poems on varions subjects (Londres, 4773). Elle a aussi laissé une correspondance intéressante : Letter s (4 864) . Après la mort de Mrs Wheatley, elle épousa un nègre nommé Peters et mourut dans l'indigence. R. S.

W H EATON (Henry), homme d'Etat et écrivain américain, né à Providence (Rhode Island) le 27 nov. 1785, mort à Roxbury (Massachusetts) le 44 mars 4848. Il acheva ses études dans les grandes universités de France, de Hollande et d'Angleterre et devint un avocat renommé de New York, où il fit partie du tribunal maritime en 4842. Il siégea ensuite à la cour suprême de Washington. En 4 824 , il fut élu membre de la Chambre des représentants de l'Etat de New York, fut en 4827 chargé d'affaires à Copenhague, en 1835 envoyé à Berlin, et rentra dans la vie privée en 1845. Il a laissé des ouvrages hautement estimés : Digest of the law of maritime captures and prizes (4845); Hisîory ofthe Northnen, or Dattes and Normans (4834, trad. en français en 4844) ; Eléments of international law (4836, trad. en français en 4874) ; History of the law of nations (4845) ; Histoire des progrès du droit des gens en Europe et en Amérique depuis la paix de Westphalie (4844). R. S.

BiBL. : LawrexNce, Comment, sur les Eléments du droit internat, de H. Wlieaton (avec sa biogr.); Leipzig, 1868.

WHEATSTONE (Sir Charles), physicien anglais, né à Gloucester en 4802, mort à Paris le 49 oct. 4875. Il fut d'abord constructeur d'instruments de musique ; mais amené par des recherches sur la propagation des sons à étudier les autres parties de la physique, il se passionna bientôt pour cette science, qu'il professa en 4834 au King's Collège de Londres. 11 renonça, d'ailleurs, presque aussitôt à sa chaire, pour se consacrer exclusivement à des travaux de laboratoire. Il était, depuis 4836, membre de la Société royale de Londres. Il a abordé et enrichi do ses découvertes les diverses branches de la physique, mais plus spécialement l'électricité. Il est notamment l'inventeur, avec Cooke, du premier appareil de télégraphie électrique qui ait été en service (V. Télégraphe, t. XXX, p. 4028). Il est également bien connu par la méthode de mesure des résistances électriques, dite pont de Wheasione (V. Pont, t. XXVII, p. 258). On lui doit, d'autre part, une des plus anciennes machines magnéto-électriques et divers instruments enregistreurs de météorologie basés aussi sur Télectro-magnétisme. C'est lui enfin qui a imaginé l'appareil appelé stéréoscope (V. ce mot). Ses principaux écrits ont pour titre : Physiology of vision (Londres, 4852); The binocular microscope {Lonàves, 4 853); Powers of arithmetical progression (Londres, 4 854-55); Automatic lelegraphy (Londres, 4859). L..S.

W H E E L E R (Rosina) , femme de lord Lytton (V. ce nom) .

WHEWELL (WilHam), mathématicien et philosophe anglais, né à Lancastre le 24 mai 4794, mort à Cambridge le 6 mars 4866. D'abord professeur de mathématiques, puis de minéralogie (4828-32) et, en dernier lieu, de philosophie (4838-55) à l'Université de Cambridge, il remplit, en outre, à partir de 4844, les fonctions de directeur du Trinity Collège, et, à partir de 4855, celles de vice-chancelier de l'Université. Il était depuis 4824 mem- I)re de Ja Société royale de Londres, Son œuvre, fort im-

portante, est aussi très variée. Les travaux sur la mécanique et les écrits philosophiques y tiennent toutefois la plus large place. Outre un nombre considérable de mémoires et d'articles parus dans les Philosophical Transactions, dans le Philosophical Magazine, etc., il a publié : Treatise on Mechanics (Cambridge, 4 833; nombr. édit. ; trad. allem. par Schmuse, Brunswick, 4844) ; Analytical Static (Cambridge, 4833) ; Astronomy and gênerai physics (Londres, 4834; dern. édit., 4864, trad. allem.) ; Èistory of the inductive sciences (Londres, 4837, 3 vol. ; 3« édit., 4857; trad. allem. par Littrow, Stuttgart, 4839-42) ; Philosophy on the inductive sciences (Londres, 4840, 2 vol.), rééditée sous le nouveau titre History of scientific ideas (Londres, 4858-64, 3 vol.); Eléments of morality including polity (Londres, 4845, 2 vol.) ; Lectures on the history of moral philosophy in England (Londres, 4852; 3e édit, 4862), etc. L. S.

Jiiuu.: ToDuuNTER, WilUcKm. Whe\K>ell^ accoiint of lus wrillngs; Londres, 1876, 2 vol. — Mrs. Stair Douglas, Life iind sélect correspondence of William Wliewell; Londres, 1881.

WHIG. Parti politique anglais (V. Tory).

WHIP. L Sport (V. Course, t. XIII, p. 454).

IL Parlementarisme — Dans le parlement anglais, les >Yhips (fouets) sont des membres des grands groupes parlementaires, chargés spécialement de stimuler, de fouetter l'activité des députés de leur opinion, \de les rassembler pour les votes, de leur signaler la tactique commandée par les leaders, etc. Actuellement, les conservateurs ont 3 whips ; les libéraux-unionistes,' 3 ; les libéraux, 5 ; les nationalistes, 3. R. S.

WHISKY. Nom 'donné par les Anglais à l'eau-de-vie : spécialement à l'eau-de-vie de grains. Ce mode de préparation paraît avoir été adopté en Irlande au xiv^ siècle. Le nom de whisky est une corruption du celtique uisge bcatha (usquebaugh). Le whisky écossais, si goûté des Anglo-Saxons, doit sa saveur de fumée a l'emploi d'un feu de tourbe dans la préparation du malt. Celui de Dublin (L.L.) est également renommé. Les Américains distinguent le Bye w. extrait du seigle, le Malt w. extrait de malt pur ; le Bourbon w. kls. distillation duquel concourent le seigle, le malt et le maïs. Les meilleures qualités s'obtiennent par une préparation spéciale du maïs macéré dans l'eau.

V/HIST. Jeu de cartes anglais, dont le nom vient du silence attentif qu'il exige. Il se joue en principe avec le jeu français de 52 cartes réparties également entre quatre joueurs. Ceux-ci sont groupés deux à deux, chacun ayant pour vis-à-vis son partenaire, avec lequel gain et perte sont communs. Les cartes se distribuent une à une de droite à gauche ; le donneur qui sert à la fin retourne la dernière qui indique la couleur d'atout. La plus forte

carte est l'as, puis roi, dame, valet, dix. deux. Le

joueur à gauche du donneur joue le premier, puis les autres dans l'ordre ; ils sont tenus de fournir de la couleur, mais, s'ils n'en ont pas, ils peuvent à volonté fournir n'importe quelle autre ou de l'atout, lequel prend toute carte des trois autres couleurs. Lorsque les quatre joueurs ont fourni leur carte, celui qui a joué la plus forte prend la levée, et c'est à lui à jouer en premier pour la levée suivante. On continue jusqu'à épuisement des treize cartes. Pour compter, les deux groupes de partenaires marquent en premier les tricks, un point pour chaque levée de plus que six. Le camp qui n'a marqué aucun trick est dit chelem (shlam). Ils marquent également les honneurs (les quatre ou cinq plus fortes cartes d'atout), simples, doubles ou triples, selon qu'on en a trois, quatre ou cinq. — La partie se joue couramment en cinq ou dix points. Seuls les tricks comptent pour le gain de la partie ; les honneurs n'entrent en calcul qu'ensuite. Les conventions sont assez variables sur la manière de chiffrer ; voici la plus usitée en France. Le camp vainqueur compte ses points et déduit cep de l'advej^saire, puis il y ajoute ;

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