‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 579 sur 633 · WHIST — WHITMAN · texte numérisé non relu

WHIST — WHITMAN

1*^ quatre pour le gain de la partie ; S*' un, deux, ou trois, selon que l'adversaire était parvenu à marquer, soit quatre ou trois points, soit deux, soit un seul ou même aucun, la partie étant dite, selon les cas, triple^ double ou simple. Le maximum de ce que peut gagner un camp est donc de dix tricks (quatre antérieurs et six pour le dernier tour), plus quatre de partie gagnée, plus trois de partie triple, l'adversaire ne défalquant rien. Le chelem est compté vingt et généralement hors série. — L'usage est de jouer en partie liée, la série de deux parties gagnées est nommée rohher : grand robber, si le camp adverse n'en a pas gagné ; petit robber s'il en a gagné une. — On joue très fréquemment le whist à trois avec un mort ou homme de paille. Chacun des trois joueurs ayant à son tour pour partenaire le mort dont le jeu est étalé. WHISTABLE. Ville d'Angleterre, côte N. du Kent; 4.800 hab. en 1891. Huîtres renommées.

WHITAKER (John), historien anglais, né à Manchester le 27 avr. 1735, mort à Ruan Langhorn (Cornouailles) le 30 oct. 1808. Après de fortes études à Oxford, il fut ordonné en 1760 et occupa diverses cures et le rectorat de Ruan Langhorn. Il est l'auteur de The History of Manchester (1771-75, 2 vol. in-4), ouvrage très documenté et fort intéressant ; The genuine history of the Britons (1772, in. 8) ; The Charter of Manchester (il ^1), Mary Queen of Scols uindicated (1787, 3 vol. in-8) ; The Course of Hannibal over theAlps (1794, 2 vol. in-8) ; Ancient Cathedral ofCornwall (1804, 2 vol. in-4), etc. WHITBY. Ville maritime d'Angleterre, comté d'York, sur la mer du Nord, à l'embouchure de TEsk ; 13.274 hab. en 1891. Ruines de l'abbaye de Saint-Hilda, fondée en 650. Mines d'alun. Important port de pèche. A côté de la vieille ville aux ruelles escarpées s'est bâtie sur la falaise une ville de bains très luxueuse.

WHITE-MouNTAiNS. Massif des Etats-Unis (V. cet art). WRITE (Andrew-Dickson), homme d'Etat et historien américain, né à Homer (Etat de New York) le 7 nov. 1832. Après de fortes études, il obtint la chaire d'histoire et de littérature anglaises à l'Université de Michigan (1857). Démissionnaire en 1862, il entra au Sénat de New York en 1866, devint président de Cornell University en 1867. Ministre en Allemagne de 1879 à 1881, en Russie en 1892, ambassadeur à Rerlin en 1897, V^hite s'est beaucoup occupé des questions pédagogiques et a fait faire de grands progrès à l'enseignement supérieur des Etats-Unis. Citons parmi ses ouvrages : Lectures on mediœval and modem histoiy (1861); A S y lia bus of modem history (1876) ; Welfare of science (i 811) ; Studies in gênerai history and the history of civili- . sation (1885) ; The new Germany (1882) ; A history of the doctrine of Cornets (1886) ; European Schools of history and Politics (1887); A history of the ivarfare of science with Theology in Christendom (1896), etc. R. S.

WHITECHAPEL. Quartier de Londres (V. ce mot). WHITEFIELD (George), théologien et missionnaire anglais, chef des méthodistes calvinistes, né à Gloucester le 16 déc. 1714, mort à Newburyport (Massachusetts) le 30 sept. 1770. Fils d'un marchand de vin, il fit quelques études à Oxford et, converti au méthodisme par Charles Wesley, et par la lecture des livres de Scougal, il fut ordonné en 1736. Dès ses débuts, il fut un prédicateur extrêmement populaire. En 1738, il passa en Géorgie, où il fit une tournée, puis parcourut en 1739 l'Islande et les différents comtés de l'Angleterre, revint en Amérique et fonda en Géorgie un orphelinat, pour lequel il ne cessa de recueillir des ressources jusqu'à la fin de sa vie. Il y resta jusqu'en 1741 . Il prêcha alors surtout en Ecosse. En 1743, il fondait la première conférence des méthodistes calvinistes à Watford. Ses succès inquiétèrent TEglise établie qui lui suscita toutes sortes de difficultés et de chicanes. Whitefield retourna en Amérique (1744), où il resta jusqu'en 1748, et où il obtint des succès écla-

tants. A son retour, il devint chapelain de lady Huntingdon. Malgré cette haute protection, les tracasseries du clergé anglican recommencèrent de plus belle. Whitefield retourna encore en Amérique, où il était si apprécié (1751- 52 et 1754-55). De 1753 à 1763, il resta en Angleterre. La campagne de pamphlets, de libelles, de caricatures dirigée contre lui ne fit qu'accroître sa popularité. Il reprit pour la dernière fois le chemin de l'Amérique en 1769. Il y mourut d'une angine de poitrine quelques heures après avoir prononcé un sermon. Extrêmement éloquent, doué d'un organe admirable, possédant un talent de mimique extraordinaire, il avait une action incomparable sur ses auditeurs. Il a prêché plus de 18.000 sermons, dont une centaine seulement ont été publiés. Ses OEuvres ont été publiées en 6 vol. in-8 par J. Gilliès (1771-72). Il faut y ajouter ses autobiographies : Short Account (1740); Journals (1738-41, 7 vol.); Full Account {Mil)] Further Account {Mil) \ Christian History (1740-47). R. S.

BiDL. : GiLLiKS, Memoirs of G. Whitefield, 1772. ~ R. Philip, Lif and limes of G. Whilefield, 1832. — Gleds- TONK. Life and travels of G. Whitefield, 1871. — Tyer- MAN, Life of G. Whitefield, 1876-77, 2 vol.

WHITEHALL. Ancien palais de Londres (V. ce mot, t. XXII, p. 517).

WHITéHAVEN. Ville maritime d'Angleterre, comté de Cumberland, sur une baie de la mer d'Irlande; 18.044 hab. en 1891. Brasserie, poteries, toile; exportation de sel et de charbon du bassin voisin. Pèche de harengs. Port défendu par des forts.

WHITMAN (Walt), poète américain, né à West Hill (Etat de New York) le 31 mai 1819, mort à Camden, près de Philadelphie, le 27 mars 1892. Son père était d'origine anglaise, et sa mère d'origine hollandaise; c'étaient des fermiers indépendants, et son père descendait d'une famille de colons établie aux Etats-Unis depuis le commencement du xvii® siècle. Les premières années de Walt Whitman se passèrent à la ferme de ses parents et en longues promenades dans les prairies, au bord de la mer ou sur la mer, qui se trouvait dans le voisinage. Ses parents furent bientôt obligés de se rendre à Brooldyn, où il fréquenta l'école publique. Forcé de se suffire à lui-même à partir de treize ans, il apprit le métier d'imprimeur, puis celui de charpentier, et jusqu'à près de trente ans, il habita New York, Brooklyn et les environs, alternant le travail de l'imprimeur et du charpentier avec le travail des champs, les occupations de maître d'école, la collaboration à divers journaux de New York et la publication d'un journal hebdomadaire. A partir de 1847-48, il entreprit de grands voyages, surtout à pied, à travers les Etats-Unis et le Canada et visita Tun après l'autre presque tous les Etats du Sud et de l'Ouest, gagnant sa vie par la pratique des divers métiers qu'il avait appris et pour une grande part en collaborant à des journaux. En 1855, sa vocation littéraire et son idéal personnel se précisant à ses propres yeux, il publia à Brooklyn son premier volume de vers, Leaves ofGrass. Pendant la guerre civile, de 1862 à 1865, il se consacra comme infirmier volontaire à soigner les blessés et les malades des deux armées, dans les hôpitaux et sur les champs de bataille, dans le Maryland, en Virginie et surtout à Washington et dans les environs. Il était d'une constitution robuste et jusque-là d'une santé vigoureuse, mais à la suite des fatigues de ces trois années, il eut une attaque de paralysie. Il en guérit, mais sa santé ne se remit jamais complètement. De 1865 à 1874, il fut employé comme rédacteur dans différents bureaux de l'administration, à Washington, et il continua à publier de la prose et des vers. En 1873, une nouvelle attaque de paralysie le contraignit à abandonner définitivement son emploi ; l'esprit n'étant pas atteint, il ne cessa pas, pendant des années encore, de travailler à ses œuvres littéraires. Il habitait tantôt la campagne, tantôt et le plus souvent une petite maison très simple, à Camden, où de nombreux admira-

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leurs se rendaient en pèlerinage de toutes les parties 'des liltats-Unis et de l'Angleterre.

Ses œuvres consistent en trois volumes : i^ un volume de vers, Leaves of Grass, qui depuis 1855 a eu neuf éditions successives, et où presque tous les vers que AVhitman a successivement publiés se trouvent réunis ; ^1° un volume de prose, Spécimen Days and Collecl (1883), comprenant, d'une part, divers essais, dont le plus important est intitulé Démocratie Vistas, et, d'autre part, les notes de son journal intime, sur ses impressions de nature, ses sentiments, les scènes auxquelles il a assisté, particulièrement pendant la guerre de Sécession ; 3'^ en 1888, Whitman a publié un volume contenant de la prose et des vers, JSovember Boughs. Ses œuvres ont été traduites en plusieurs langues.

Ce que Walt Whitman a voulu exprimer, c*est l'idéal américain, c.-à-d. l'idéal moderne et démocratique, qu'il considère comme le plus simplement, le plus profondément, le plus largement humain qu'il y ait jamais eu; ce qu'il chante, c'est l'expansion libre de l'individualité dans la foule innombrable des hommes, l'expansion de l'individu tout entier, corps et âme, dans sa « nudité héroïque », affranchi de tout préjugé de caste, de toute convention sociale, de tout besoin superflu, de toute illusion superstitieuse, acceptant sans réserve et aimant sans limites toute la nature et toute la vie, tous les aspects de l'univers physique et toutes les variétés du travail humain, débordant de la joie de vivre, plein de courage quoi que l'existence lui réserve, et uni à tous ses semblables par un sentiment d'universelle «camaraderie». La foi démocratique de Walt Whitman est l'épanouissement et la floraison d'un panthéisme optimiste, d'inspiration hégélienne ; si tout arbre est divin dans la moindre de ses feuilles, si tout homme est divin dans tous les membres de son corps et dans toutes les formes de son activité, c'est que le monde est divin tout entier, dans son ensemble et dans chacune de ses parties. Celte conception de la vie que Whitman a déflnie dans ses essais en prose, il a cherché à la suggérer plutôt qu'à l'énoncer directement dans son œuvre en vers, toute composée de fragments lyriques où il vise moins à développer un thème déterminé qu'à transporter le lecteur dans une certaine atmosphère de sentiment et de pensée. Dédaigneux des conventions acceptées dans le domaine des formes littéraires comme dans celui de l'idéal moral, il a créé un vers sans ri?ne, indépendant de toutes les règles traditionnelles du rythme et du mètre, pour rendre d'une façon plus sincère et plus libre le mouvement des émotions ; c'est moins un vers à proprement parler qu'un mode d'expression intermédiaire entre la prose et les vers, analogue à celui que l'école symboliste devait s'efforcer un peu plus tard d'acclimater en France.

Les poèmes de Walt Whitman ont été très attaqués : on lui a reproché tantôt d'être immoral et grossier, tantôt d'être prosaïque et plat dans ses interminables énuméralions, tantôt de n'écrire que des vers informes, étrangers non seulement aux mètres traditionnels, mais à toute espèce de rythme. Il a su cependant conquérir et garder un grand nombre d'admirateurs par sa force de suggestion et d'évocation, par son originalité rythmique, enfin et surtout, par sa sincérité profonde, par la vitalité puissante, l'élan enthousiaste, la virilité toute baignée de tendresse humaine et la noblesimplicité qui animent toute son œuvre. RenéBERrnELor.

BiBL. : BucKE, Walt Whitman; Philadelphie, 1883. — Knortz, Walt Wliitman; New- York, 188(i. — Des études sup Whitman ont encore été publiées par Clarke (Londres, 1892), BuRRoUGiis (Boston, 1896), Symonds (Londres 1896), DoNALUSON (Boston, 189B).

WHITNEY (William-Dvvight), orientaliste américain, né à Northampton (Massachusetts) le 9 févr. 1827, mort à Nevvhaven (Connecticut) en juin 1894. 11 fit de fortes études à Tubingue et à Berlin et, en l><5i, obtint la chaire de sanscrit à Yale Collège. En 1856, il devint bibliothécaire de l'American Oriental Societv de Boston.

Ses travaux de linguistique sont nombreux et estimés. Citons : Language and its study (New York, 1867); German grammar (1869) ; Oriental and linguistic studies (1872); The life and growth of language (1875) ; Sanskrit grammar (1889). Il a publié avec Roth, de Berhn, VAfJiarva Veda (1856), et d'autres textes et traductions : Surtfa Sidhanta (1860) ; Atharva Veda Pratiçakhya (1862) et, commencé en 1889 : The Centurij dictionarg of the english language. Il avait été élu membre correspondant de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1877. R. S.

WHITTIER (John-Greenleaf), poète américain, né à Haverhill (Massachusetts) le 17 déc. 1807, mort le 7 sept. 1892. Ses débuts furent des plus humbles : il travailla chez un fermier, chez un cordonnier, s'instruisant luimême pendant ses rares loisirs. Quelques poésies de jeunesse attirèrent sur lui l'attention et, en 1829, il prenait la direction d'un journal, i'Àjnerican Manufacturer. Depuis, il fut rédacteur en chef d'organes plus importants, notamment du Pennsylvania treeman, de la National Era. Il fit, à deux reprises, partie de la législature du Massachusetts et, en 1836, devint secrélaire de l'importante American Anti-Slavery Society. AVhittier est un des premiers poètes américains qui aient été vraiment Américains. Sa langue est un peu rude, mais son inspiration est élevée, et nombre de ses poésies sont pleines d'images fraîches et de mélodie. Citons : Legends of New England (iSM); Ballads {iS3S); The voices offreedom (1849); Old portraits and modem sketches fl850); Songs of Labour (iSitO) : The Panorama (1856); Home ballads (1860); National lyrics (1865h^, 2 vol.); Snowbound (1866); Among ihe Hills (1868) ; [Ballads of New Ëngland (1870); Child life (1870) ; The Kings Missive (1881); Early Poems (1884) ; Poems of Nature (1885), etc. Ses Œuvres complètes ont été publiées en 1888-89 (7 vol.). R. S.

B;bl. : Underwood, Life of Whlitler; Londres, 1883. — G. Kennedy, Life of J.-G. Whiltier ; Boston, 188'^.

WHITWORTH (Sir Joseph), mécanicien et métallurgiste anglais, né à Stockport en 1803, mort à Monte- Carlo le 22 janv. 1887. Il travailla comme ouvrier à partir de l'âge de quatorze ans et, en 1833, monta à Manchester une petite fabrique de machines-outils et d'instruments de précision, qui prit, sous son active direction, une rapide extension. Le système d'unification des pas de vis qui port^ son nom et qui exerça sur la technique, jusqu'aux décisions récentes du congrès international de Zurich (V. Vis), une influence prédominante, grandit encore sa réputation. Après la guerre de Crimée, il s*occupa de perfectionner le matériel de l'artillerie de marine et, à l'origine du duel entre la cuirasse et le canon, fabriqua les premières pièces monstres se chargeant par la culasse (V. Canon, t. IX, p. 74). Mais il ne tarda pas à se voir détrôné par Armstrong. On lui doit aussi un procédé de coulage de l'acier sous pression (V. Acjer, 1. 1, p. 408). En 1868^ il donna une somme de 2 millions et de Jii pour le développement de l'enseignement technologique. Il a publié : Miscellaneous papers on machanical subjeds (Londres, 1858) ; Papers on practical subjects : g ans and steel (Londres, 1873). L. S.

WHYDAH. Ville de Guinée (V. Ouida).

WHYMPER (iLdward), voyageur anglais, né à Londres le 27 avr. 1840. Dessinateur, il entreprit une série de voyages, excursions et ascensions, dont les principaux sont: l'ascension du Pelvoux (1861), celle de la Pointe des Ecrins (1864), du mont Cervin (1865), l'exploration du Groenland (1867 et 1872), celle de la République de l'Equateur et l'exploration des Andes (1879-80). Membre dos Sociétés de géographie de Paris et de Londres, des clubs alpins de France, de Suisse et d'Italie et de nombreuses sociétés savantes, Wliymper a public d'intéressants comptes rendus de ses découvertes géographic^ues et a rapporté de certains de ses voyages de magnifiques

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collections de fossiles et de plantes. Citons de lui : Scramhles amongst the Alps (I87i ) ; Travels amongst Ihe great Andes of the Equator (4892-92, 3 vol.) ; Cliamonix and Mont-Blanc (1896) ; The Valley of Zermatt and the Matlerhorn (1897). R. S.

WIBER6 (Carl-Gustaf), écrivain suédois (V. Cassel).

Wl CH ERT (Ernst), écrivain allemand, né à Insterburg, le 11 mars 1831. Il fit sa carrière dans la magistrature, en dernier lieu comme conseiller à la cour de Berlin (1888-96); il est aussi Fauteur de romans et nouvelles ayant pour théâtre la Lithuanie {Aus anstândiger Familie, 3 vol., 4866 ; Litanische Geschichten, 1881 et 1889, etc.), de romans historiques et sociaux, de tragédies [Unser General York, 1858; Der Withing von l^amlandy 1860), de comédies assezgoûtées {Der Narrdes Glucks, 1869 ; Biegen oder Brechen; DieRealislen ; Der geheime Sekretœr; Die Fabrik %u Niederbronn, etc.).

WICK. Ville maritime d'Ecosse, ch.-l. du comté de Caithness, terminus du chera. des fer de Highlands sur la r. g. du Wick ; 8.512 hab. Grand port de pêche du hareng.

WICKLOW. Ville maritime d'Irlande, ch.-l. du comté de ce nom; 13.273 hab. Bains de mer. Brasserie.

Le comté de Wicklow, prov. de Leinster, au S. de Dublin, a 2.024 kil. q. et 62.163 hab. en 1891 (126.143 en 1841). Les 4/5 sont catholiques. Pays pittoresque accidenté paries collines de Wicklow (V. Irlande). Elevage de bœufs et moutons ; vastes tourbières ; pierres de taille, ardoises etc .

WICKLOW (Monts de) (V. Irlande, t. XX, p. 948).

WICKRATH. Ville de Prusse, district de Dusseldorf, stff la Niers; 5.500 hab. Filatures de coton, teintureries, confections.

WICLEF (Johan), réformateur anglais (V. Wycliffe).

WICLEFFITES (Hist. relig.) (V. Wycliffites).

WICQUINGHEW. Com. du dép. du Pas-de-Calais, arr. de Montreuil, cant. de Hucqueliers; 354 hab.

WICRES. Com. du dép. du Nord, arr. de Lille, cant. de La Bassée ; 260 hab.

WIDEHEM. Com. du dép. du Pas-de-Calais, arr. de Montreuil, cant. d'Etaples ; 315 hab.

WIDNIANN (Joseph- Victor), poète et romancier suisse, ué à Nennowitz (Moravie) le 20 févr. 1842. Son père, exmoine autrichien, se réfugia en Suisse et devint pasteur à Liestal (Bâle). Le jeune homme passa sa jeunesse à Liestal, fit des études théologiques à Bâle, Heidelberg et léna et devint suflfragant à Frauenfeld. Il n'y resta qu'un an, ayant accepté bientôt un poste de professeur à Berne. Dès 1880, Widmann est le chroniqueur littéraire du Bund où ses articles font autorité. Ses œuvres sont nombreuses et de genres très divers : drame, roman, poésie, etc.

WIDNES. Ville d'Angleterre, comté de Lancastre, sur la r. dr. de la Mersey ; 30.000 hab. en 1891 . Métallurgie, produits chimiques, engrais, savon.

WIDOR (Charles), musicien français, né à Lyon le 24 févr. 1845.11 tient depuis 1870 l'orgue de Saint- Sulpice; sa réputation d'exécutant est considérable. On lui doit un grand nombre de compositions de valeur. Il a fait jouer un ballet, la Korrigane (1880), et un opéra, MaÛî'e Ambros (1886).

WIDUKIND ouWITTEKIND, chef des Saxons dans leur résistance à Charlemagne. C'était un noble westphalienqui refusa de se soumettre en 777, se réfugia en Danemark, reparut l'année suivante et dévasta les rives du Rhin ; il résista jusqu'en 785, où il se soumit et fut baptisé à Attigny. 11 fut, dit-on, enseveli à Enger (comté de Ravensberg). Demeuré l'un des chefs de la noblesse saxonne, la légende veut que Charlemagne l'ait nommé duc d'Angrie (Engern) ; Henri P', premier roi saxon d'Allemagne, avait épousé une descendante deWidukind.

WIDUKIND, moine de Corvey. Il rédigea en 967 une histoire|]de Saxe, source capitale pour les règnes de Henri pr et d'Otton P'^ (éd. Waitz, au t. lit des Scriplores, dans Monuni, Germaniœ).

WIED. Ancien comté allemand de Westphalie qui emprunte son nom à un affluent droit du Rhin. Il avait en 1806, lors de sa sécularisation, 820 kil.q. Les comtes de Wied paraissent en 1093, s'éteignent en 1243 ; leur fief passe alors aux comtes d'isenburg, puis à Frédéric de Runkel (1462), auteur de la famille actuelle. Celle-ci se divisa en 1698 en branches de Wied-Kunkel et Wied-Neuwied : la première s'éteignit en 1824 ; la seconde, devenue princière en 1784, est représentée par Guillaume de Wied, né le 22 août 1845, qui épousa la princesse Marie des Bays-Bas (1871) et devint président de la Chambre des seigneurs de Prusse. Sa sœur est la reine Elisabeth de Roumanie.

WIEDEMANN (Gustav), physicien allemand, ne à Berlin le 2 oct. 1826, mort à Leipzig le 24 mars 1899. Successivement professeur à Bâle (1854), à Brunswick (1863), à Karlsruhe (1866), à Leipzig (1871), il s'est tout spécialement attaché à l'étude du galvanisme et du magnétisme et à la recherche des relations existant entre les lois de la chaleur et celles de l'électricité, entre les propriétés mécaniques et les propriétés magnétiques des corps. Principal ouvrage : Die Lehre von Galvanismus und Elektromagnetismus (Brunswick, 1860-63, 2 vol.), refondu à la 3^éd., sous le nouveau titre : Die Lehre von der Elektrizitât (Brunswick, 1882-85, 4 vol. ; 4^ éd., 1893). Wiedemann avait succédé en 1877 àPoggendorff comme directeur des Annalen der Physik und Chemie.

Son fils aîné, Eilhard, né à Berlin le 18 juil. 1856, professeur de physique à Erlangen, a publié un Physikalisches Prakticum (Brunswick, 1897, 3® éd.), classique en Allemagne. — Son fils cadet, Alfred, né à Berlin le 18 juil. 1886, professeur à Bonn, est un égyptologue distingué, auteur de nombreux ouvrages sur l'Egypte ancienne. L. S.

WIÉGE-et-Faty. Com. du dép. deTAisne, arr. de Vervins, cant. de Sains-Richaumont ; 546 hab.

WIELAND (Christoph-Murtin), poète allemand, né à Oberholzheim, près de Biberach, le 5 sept. 1733, mort à Weimar le 20 janv. 1813. Fils d'un pasteur, il écrivait dès l'âge de douze ans des vers latins et allemands ; élève très brillant, il étudia les littératures française et anglaise. Son amour pour Sophie Guterman (M'*'^ La Roche) lui inspira son premier poème, Die Natur der Dinge(il^^), suivi de lettres morales, d'un « éloge du printemps », etc. Attiré à Zurich par Bodmer, il y rédigea un poème épique en quatre chants, Der geprilfte Abraham, des hymnes et poésies d'un piétisme exalté. Il s'en dégagea bientôt et écrivit un Cyrus, poème épique (1759, inachevé, 5 chants) et fit jouer une tragédie (Johanna Gray, 1758). Il était alors précepteur à Zurich, puis à Berne, où il se lia avec l'aniie de Rousseau, Julie Bondeli. En 1760, il retourna à Biberach et vécut dans la société du comte de Stadion, ministre de Mayence, de son protégé le conseiller La Roche et de M"^® La Roche. Il écrivit une imitation de Don Quichotte, Der Sieg der Natur (1764), et une imitation du Roland furieux, Idris (1768), un joli roman, Gesch. des Agathons (1766-67), un poème didactique, Musarion (1768), une traduction de 22 pièces de Shakespeare. Enl775, il épousa Anna-Dorothea de Hillebrand; de 1769 à 1772, il professa la philosophie à l'Université d'Erfurt. De cette époque datent des ouvrages inspirés de Rousseau : Beitrœge zur geheimen Gesch. der menschlichen Verstandes und Herzens, aus den Archiven der Natur (1770, 2 vol.) ; Der goldene Spiegel{\m, 4 vol.), description d'un Etat idéal; Combabus, récit poétique (1770, 2 vol.) ; Der Neue Amadis, poème héroï-comique (1771, 2 vol.). La duchesse de Saxe- Weimar l'appela à sa cour pour lui confier l'éducation de ses deux fils (1772). Wieîand y écrivit un poème musical, Alcest (1773), fonda une revue mensuelle, Der deustche Mer- CUV (1773-96), qu'il alimenta de prose et de vers. On y remarqua notamment : son roman comique, Die Abderiten (1774) ; Das Wintermcerchen (1776) ; Das Som-

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