‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 583 sur 633 · WINKELRIED — WISCONSIN · texte numérisé non relu

WINKELRIED — WISCONSIN

quelle la vaillance des Suisses vint se lasser. Soixante confédérés étaient morts et le courage faiblissait, lorsque Winkelried s'écria : « Prenez soin de ma femme et de mes enfants, je vais vous ouvrir un chemin». Et saisissant le plus de piques qu'il put embrasser, il les réunit contre sa poitrine et se laissa tomber en les attirant à lui. La brèche était ouverte. La victoire y passa. Léopold III et l'élite de sa noblesse restèrent sur le champ de bataille.

En 1860, un historien autrichien, Lorenz, mit en doute l'existence du héros. Une discussion serrée suivit. Plus tard on découvrit une chronique écrite cinquante-deux ans après l'événement qui mentionne le fait en se taisant d'ailleurs sur le nom du héros ; elle l'appelle seulement « un fidèle confédéré ». Winkelried est resté pour le peuple suisse l'incarnation la plus parfaite du dévouement à la patrie. WINKLER(A.), hist. etlittér. hollandais (V.Prins). WINNEZEELE. Com. du dép. du Nord, arr. d'Hazebrouck, cant. de Steenvoorde ; 1.463 hab.

WINNIPEG. Lac du Canada (V. ce mot, t. VIIÏ, p. 1160), vaste de 22.000 kil. q., situé à 215 m d'alt.

WINNIPEG. Ville du Canada, ch.-l. de la prov. de Manitoba, au confluent de l'Assiniboine et de la Rivière Rouge du Nord; 31.649 hab. en 1896. Grand commerce de céréales et de bois, au nœud de six voies ferrées.

WIN ON A. Ville des Etats-Unis (Minnesota), sur la rive dr. du Mississipi ; 18.200 hab. en 1891. Commerce de céréales, de bois, atelier du chem. defer Chicago-Northwestern, etc.

WINSLOW (Jacob-Benignus), anatomiste danois, né à Odense le 2 avr. 1669, mort à Paris le 3 avr. 1760. Il étudia à Paris, y devint membre de l'Académie des sciences et enseigna Fanatomie ; il créa un amphithéâtre d'anatomie qui fut inauguré en 1745. Winslow a fait de nombreuses découvertes ; son ouvrage le plus important est : Exposition anatomique de la structure du corps humain (Paris, 1732, 3 vol. in-8, et nombreuses éd.),. WINTERBERG (Mont) (V. Harz).

WINTERER (Landelin), prêtre alsacien, né à Ober- Sulzbach le 28 févr. 1832. Curé à Mulhouse, élu au Reichstag en 1874 comme député protestataire, réélu aux élections suivantes, il publia Histoire de sainte Odile (Guebwiller, 1870) et divers livres de polémique contre la Révolution française, le socialisme, etc. WINTER-GREEN (Bot.) (V. Pyrola).

Essence de Winter-Green (V. Gaultheria), Wl NTERHALTER (Franz-Xaver), peintre allemand, né à Menzenschwang, dans la Forêt Noire, le 20 avr. 1 805, mort à Francfort-sur-le-Main le 8 juil. 1873. Obligé d'abord de gagner sa vie par des travaux de gravure et de lithographie, il obtint la protection du grand-duc de Bade dont il fit le portrait en 1828. Il put dès lors se consacrer à son art, visita Paris, puis l'Italie d'où il rapporta une série de tableaux de genre: Dolce far niente, le Décamérou, une Fontaine à Naples, dont le vif et frais co loris, la gracieuse composition valurent au peintre un grand succès. A partir de 1838, il n'exécuta plus guère que des portraits. Ceux de Louis- Philippe , de la Reine Amélie et de la famille royale de France lui acquirent la clientèle delà plupart des princes d'Europe. Napoléon Ilï et la cour impériale posèrent devant lui. L'Impératrice Eugénie au milieu de ses dames d'honneur est une des œuvres les plus connues de Winterhalter, celle qu'on a le plus souvent reproduite. Les souverains d'Autriche, d'Angleterre, de Belgique, de Prusse, un grand nombre de personnages illustres, ont été peints par lui. Ses portraits élégants, précis, délicats, visent moins à exprimer un caractère qu'à montrer le personnage avec ses manières d'être habituelles et comme dans son atmosphère propre. J. B. WINTERTHUR. Ville de Suisse, cant. de Zurich, située dans une plaine entourée de collines boisées ou couvertes de vignes, sur la ligne de chemin de fer Zurich-Saint-Gall et à la bifurcation de plusieurs autres lignes; 22.501 hab.

Winterthur est un des centres industriels les plus importants de la Suisse. On y compte une grande quantité de fabriques de toute espèce, entre autres la grande fabrique de machines des frères Sulzer. Cette ville fut une des possessions des comtes de Habsbourg (1264-1414), qui resta le plus longtemps attachée à cette puissante maison. En 1467, Zurich l'annexa.

BiBL. -.Troll, GebCh. der Stadt WintertJiur ; lHi2-i'S,Z vol.

WINTZINGERODE (Ferdinand, baron de), général russe, né à Bodenstein (Prusse) le 15 févr. 1770, mort à Wiesbaden le 17 juin 1818. Il servit tour à tour dans l'armée hessoise et autrichienne, passa en 1797 au service de la Russie, devint aide de camp du tsar Alexandre P^ (1802), négocia à Berhn, puis à Vienne, la coalition contre Napoléon (1805) , combattit à Austerlitz, à Essling (1809) , reçut en 1813 un corps d'armée et fut promu général de cavalerie après la victoire de Leipzig. Toujours dans l'armée du Nord, il envahit la Hollande, et par sa jonction avec Blucher à Laon sauva ce dernier en mars 1814. Après la bataille d'Arcis-sur-Aube, il donna le change à Napoléon, tandis que l'armée alliée marchait sur Paris.

WINTZINGERODE (Henri Levin, comte de), né le 16 oct. 1778, mort le 15 sept. 1856, fils d'un ministre wurttembergeois (1752-1834) ; lui-même représenta ce royaume à Paris, Saint-Pétersbourg, Vienne, etc., puis au quartier général des Alliés et au congrès de Vienne.

WINZENDORF. Bourg de Transylvanie (V. Alvincz).

WIRBALLEN (pol. Wierzboloiv, russe Verzbolovo). Ville delà Pologne russe, gouv, de Suvalki; 3.500 hab. Douane et gare frontière sur le chem. de fer de Berlin à Saint-Pétersbourg et Varsovie. La gare prussienne est Eydtkuhnen.

WIRNT DE Grafenberg, poète épique allemand, chevalier, qui composa vers 1206, à la cour de Berthold IV de Meran une imitation du roman d'Artus, en utilisant le Bel inconnu de Renaud de Beaujeu. Son poème intitulé Wigalois fut imprimé à Augsbourg en 1493, traduit en prose, en patois judéo-allemand, etc. Il a été édité par Benecke (Berlin, 1819) et Pfeiffer (Leipzig, 1847).

BiBL : Bethge, Wirnt von Grafenberg ; Berlin, 1881.

WIRWIGNES. Com. du dép. du Pas-de-Calais, arr. de Boulogne, cant. de Desvres; 590 hab.

WIRY-Au-MoNT. Com. du dép. de la Somme, arr. d'Hallencourt ; 289 hab. Stat. du chem. de fer du Nord.

WISBECH. Ville d'Angleterre, comté de Cambridge, sur le Nen; 9.400 hab. en 1891. Petit port, commerce de grains, fers, etc.

WISBY (V. ViSBY).

WISCONSIN. Rivière des Etats-Unis, affl. g. du Mississipi, longue de 960 kil. Elle parcourt l'Etat de Wisconsin et est navigable depuis Portage oii un canal la soude au Fox-River, tributaire du lac Michigan.

WISCONSII^. L'un des Etats-Unis de l'Amérique du Nord ; 145.140 kil. q. ; 2.069.042 hab. en 1900. Situé entre 42«27' et 47° lat. N., 89«13' et 95M3' long. 0., entre le lac Supérieur au N., le lac et l'Etat de Michigain à l'E., l'illinois au S., le Mississipi et les Etats d'Iovva et Minnesota à l'O. La population n'était en 1840 que de 30.945 hab., en 1860 de 775.881. Elle comprend beaucoup d'immigrants allemands et Scandinaves. — Lt Wisconsin est une plaine ondulée de 300 m. d'alt. moyenne; il est formé de roches archéennes apparentes au N. et enveloppées de terrains cambriens et siluriens ; comme dans les régions voisines (Cf. Etats-Unis), les vestiges de l'époque glaciaire sont considérables. Beaucoup de lacs, dont le principal est le W^innebago. Les eaux se répartissent entre les lacs et le Mississipi qui en recueille les deux tiers par le Saint-Croix, le Chippewa, le Wisconsin, etc. Le climat est sain, nettement continental, à hiver froid, mais été assez doux. Cet Etat est essentiellement agricole; on y récolte toutes les céréales, maïs, blé, et surtout avoine (20 millions de quintaux) et orge, 25 millions de quintaux de foin, 10 millions de kilogr. de tabac, etc.

WÏSCONSIN — WISSEMBOURG

L'élevage est important, 2 millions de têtes bovines dont un tiers de vaches à lait, 500.000 chevaux, 1 million de moutons, etc. On exploite le minerai de fer et les pierres calcaires. L'industrie occupe environ 150.000 ouvriers et produit près de 2 milliards de planches et bois, farines, bière, cuirs, conserves, machines, etc. — L*Etat, divisé en 70 comtés, a pour capitale Madison, pour villes principale, Milwaukee (285.315 hab.), puis Oshkosh, Racine, Eau Claire, Sheboygan. H n'a pas de dette ; budget de 20 à 30 millions de fr.; Université officielle à Madison. Le Wisconsin fit d'abord partie du Territoire du Nord- Ouest, puis de rindiana, de l'Illinois, du Michigan, et fut organisé en territoire avec l'Iowa (1836) qu'on en détacha deux ans plus tard ; le 29 mai 1848, il fut érigé en Etat.

BiRL. : Thwaites, Story of Wisconsin; Boston, 1890.

WISELIUS (Samuel-ïperusz), historien et littérateur hollandais, né à Amsterdam en 1769, mort à Amsterdam en 1845. Avocat au barreau de sa ville natale, il prit une part active au soulèvement de 1795, et devint membre du comité révolutionnaire. Il vécut dans la retraite pendant le régime français, puis fut appelé à la direction de la police d'Amsterdam, qu'il garda de 1814 à 1840. Ses importantes fonctions ne l'absorbèrent pas tout entier, et il publia des ouvrages historiques et Uttéraires de valeur. Ses œuvres poétiques ont été réunies en 5 vol. in-8 (Amsterdam, 1833). On y trouve des pièces de théâtre, des poésies lyriques et satiriques, etc. Dans le domaine de l'histoire, nous devons citer des études bien documentées: Essai sur Vhistoire politique des Etats de Hollande en i650 (en holl., Bruxelles, 1828, in-8) ; Eclaircissements su7^ V histoire néerlandaise (id., ibid. , 1828, in-8) ; Etudes sur les diverses formes de gouvernement dans leurs rapports avec le bien-être général {id,^ Amsterdam, 1843, in-8).

WISEMAN (Nicholas-Patrick-Scephen), cardinal anglais, né à Se ville le 2 août 1802, mort à Londres le 15 févr. 1865. Fils d'un commerçant établi en Espagne, il fut amené en Angleterre après la mort de son père en 1805, fit de bonnes études sous Lingard, l'historien, qui le prit en amitié et, dès sa prime jeunesse, résolut de se consacrer à l'Eglise. A seize ans, il entrait au collège anglais de Rome, Il s'éprit de linguistique orientale, cultiva passionnément le syriaque et l'hébreu. En 1825, il recevait l'ordination. En 1828^ il pubHait ses Eorœ Syriacœ qui attirèrent sur lui l'attention des érudits, et Léon XII le nommait professeur d'hébreu et de syriaque au gymnase de la Sapienza. A la fin de la même année, il devenait recteur du Collège anglais, fonctions qu'il conserva pendant douze ans. En 1836 paraissaient les études, intitulées On the connection between Science and revealed Religion (2 vol.), cherchant à concilier le point de vue orthodoxe avec les récentes découvertes géologiques ; elles excitèrent de vives polémiques et furent traduites en français en 1841 . Wiseman passa un an en Angleterre (1835-36); il y donna ses Lectures on the principal doctrines and practices of the catholic Church (1836) qui firent beaucoup de bruit en Angleterre, en France et en Amérique, et il fonda avec Daniel O'Connell et J. (Juin la Dublin Review. La même année, il publiait encore des Lectures on the offices and Cérémonies of Holy Week et des Lectures on the Body and Blood of our Lord in the Blessed Eucharist. En 1840, Grégoire XVI le nommait coadjuteur de Walsh, vicaire apostolique du district du centre ; peu après, il fut consacré évêque in partibus. Pie IX lui donna en 1848 la succession de Walsh et le promut en 1850 archevêque de Westminster et cardinal. Ces nominations excitèrent le plus vif mécontentement parmi les protestants anglais. On ne parla de rien moins que des invasions du papisme et, en 1851, le Parlement votait un bill interdisant aux catholiques anglais de prendre le titre d'évêque à peine d'amende. Ce bill, qui fut rapporté en 1872, ne fut d'ailleurs jamais

appliqué. Wiseman que tout le monde respectait et aimait à cause de ses rares qualités d'esprit et de cœur donna en 1854 sa tabiola^ l'un des livrés les plus populaires du siècle et qui a été traduit en toutes les langues ; en 1858, ses Recollections of the last four Popeé, qui obtint aussi un succès considérable, et un drame en 2 actes, Hidden Gem, qui fut joué en 1859 sur Une scène de Liverpool. Extrêmement intelligent et libéral, il se faisait par surcroît une réputation de conféi^encier en traitant avec la plus grande largeur de vues des sujets sociaux^ artistiques et littéraires. Quelques-unes de ces conférences ont été publiées à part, notamment : The Higheways of peaceful commerce hâve been the Highways of Art (1854) et Points of contact between Science and Arts (1863). Citons encore : Essays on varions subjects (1853, 3 vol. in-8) et Sermons on our Lord /^sus-Cte'sf (Dublin, 1864, in-8). Wiseitian, dont la réputation était universelle, eut des funérailles splendides où assistèrent les ambassadeurs des principales cours catholiques d'Europe. R. S.

BiBL. : Whitk, Life of ca^rdinal Wiseman. — J. Mi;rpiHY, Biogr^aphical introduction aux Essays (éd. de 1888). — WiLFRio Ward, Life of cardinal Wiseman, 18*7, 2 vol. — Charles Kent, dans National Biographg, 1900.

WISEMBACH. Com. du dép. des Vosges, arr. et cant. de Saint-Dié; 953 hab.

WISEPPE. Com. du dép. de la Meuse, arr. de Montmédy, cant. de Stenay; 235 hab.

WISHART-Bailie (A.-D.-R.) (V. Cochrane).

WISIGOTHS(V. VisiGOTHs).

WISKY. Boisson anglaise (V. Whisky).

WISLICENUS (Johannes), chimiste allemand, né àKleineichstâdt, près de Querfurt, le 24 juin 1835. Il alla terminer ses études à Zurich, y prit ses grades et y professa tour à tour à l'école cantonale (1861), à l'Université (1864), au Polytechnicum (1870), dont il fut nommé directeur en 1871. En 1872, il passa à l'Université de Wiirzbourg et, depuis 1885, il occupe une chaire à celle de Leipzig. Il est l'auteur d'importants travaux sur les alcools et les sels diatomiques, sur l'acide lactique, dont il a réalisé la synthèse, et sur ses isomères, sur l'éther acétique et ses dérivés. Il a eu, en outre, une certaine part aux progrès des théories chimiques. Il a publié : Théorie der gemischten Typen (Berlin, 1859) ; Lehrbuch der Chemie, traduction riouv. de l'ouvrage de Regnault (9^ éd.; Brunswick, 1874-81, 2 vol.), etde nombreux mémoires insérés dans les recueils spéciaux. L. S.

WISMAR. Ville maritime d'Allemagne, ^bând-duché de Meckleinbourg, sur la Baltique ; 18.221 hab. en 1895. Ses vieilles maisons et ses trois églises gothiques du XIV® siècle, son école en briques du xii®,Un beau palais du XVI® en style italien, lui donnent un aspect pittoresque. Le port, encore assez important, offre 5 m. de fond à quai. Wismar fut la capitale du Mecklembourg (V. ce mot) de 1256 à 1358 et une riche cité hanséatique. Les traités de Westphalie la cédèrent à la Suède avec sa banlieue ; ville et seigneurie furent cédées le 26 juin 1803 au Mecklembourg eh gage d'un emprunt de 1.258.000 tha- 1ers, avec faculté de rembourser l'emprunt et de recouvrer Wismar au bout de cent ans.

BiBL.: BuRMEiSTER, Beschvèibung von Wismar^ 1857. — W1L1.GEKOTH, Geêch. der StadtWiêmar^lSdT.

WISMES. Com. du dép. du Pas-de-Calais, arr. de Saint-Omer, cant. de Lumbres; 499 hab.

WISNIOWIECKI (Michel), roi àe Pologne (Y , cet art., t. XXVII, p. 149).

WISQUES. Com. du dép. du Pas-de-Calais, arr. de Saint-Omer, cant. de Lumbres ; 247 hab.

W ISS A NT. Com. du Pas-de-Calais, arr. de Boulogne, cant. de Marquise; 1.003 hab.

WISSEMBOURG (ail. Weissenburg). Ville d'Alsace, ch.-l. d'un cercle de Basse-Alsace, sur laLauter; 6.260 hab. en 1895 ; église gothique du xni^ siècle, vestiges de l'abbaye bénédictine fondée au vu®. La ville, affi^ahchié aU

— iî^n

WISSEMBOURG — WITHER

xiii^ siècle, fut annexée à la France en 1697; elle occupait Textrémité 0. des fameuses lignes de Wissembourg ou de la Lauter, retranchement en terre avec fossé, qui s'étendait sur 20 kîl. jusqu'au confluent de la rivière avec leRhin. Etablies en 1706, elles ont été déclassées en 1873., Les alliés les occupèrent le 13 oct. 1793, les reperdirent le 25 déc. — Le -4 août 1870 eut lieu à Wissembourg la première bataille de la guerre franco-allemande (V. cet art.), où la division Douay fut écrasée par deux corps d'armée allemands.

BiBL.: Rheinwald, V Abbaye etla Ville de Wissembourg, 1863. — LoBSTEiN, Abtei und Stadt Weissenburg; Strasbourg, 1886.

WISSlGNICOURT. Com. du dép. de l'Aisne, arr. de Laon, cant. d'Anis3r-le-Château ; 222 hab.

WISSMANN (Hermann von), voyageur allemand, né à Francfort -sur-l'Oder le 4 sept. 1853. Lieutenant d'infanterie, il accompagne Pogge dans son exploration en Afrique ; partis de Loanda (nov. 1880), ils franchirent le Kassaï, découvrirent le Sankourou et atteignirent Nyangoué (avril 1882), d'où Pogge retourna vers la côte 0., tandis que Wissmann arrivait sur l'océan Indien à Saadani. En 1884-85, il explora de nouveau le bassin méridional du Congo et éclaircit l'hydrographie du Kassaï. En 1886, il passa du Sankourou au Mozambique par les lacs Tanganika et Nyassa. Anobli en 1890, il soumit les indigènes de la colonie allemande de l'Afrique orientale (1890-93), dont il fut gouverneur en 1895-96. Il a puhlié : Im Innern Afrikas{3^ édit., 1891); Unter deiitscher Flagge quer durch AfrikaÇl^ édit., 1890); Meine zweite Durchquerung J^quatorial afrïkas (1890).

WISSOUS. Com. du dép. de Seine-et-Oise, ari*. de Corbeil, cant. de Longjumeau ; 876 hab.

WlSTARIA (Wistaria Nutt.). I. BoTANiauE. — Genre de Papilionacées formé d'arbrisseaux volubiles à feuilles caduques, composées, imparipennées. Fleurs disposées en grappes ; calice campanule à 2 lèvres ; étendard arrondi ou oboval offrant à sa base 2 émergences ; ailes en forme de faux; carène incurvée, obtuse; 10 étaminesdiadelphes, ovaire entouré à sa base d'un disque nectarifère. Le fruit est une gousse coriace, bosselée. Le genre Wistaria comprend 5 ou 6 espèces. On cultive dans les jardins la Glycine àe Orne (Wistaria chinensisbQi.),^\SiXite très rustique qui sert à garnir les tonnelles, les façades des maisons, etc.

IL Horticulture. — On cultive principalement Wistaria chinensis DC. et W. frutescens N. Ce dernier demande un terrain argilo-siliceux, ou bien la greffe sur l'espèce de Chine qui est moins exigeante sur la nature du sol. Ces plantes supportent bien la taille. Quand on les y soumet, on a soin de couper les rameaux sur le jeune bois, pour ne pas supprimer les boutons à fleurs qui se développent sur les pousses des années précédentes.

WISZNIEWSKI (Michel-Pruss), littérateur polonais, né à Firlejov (Galicie) en 1793, mort à Nice en 1865. Il fit ses études au lycée de Krzemieniec, sous la direction de ThadéeCzacki, puis les continua à Paris sous Guizot et Cousin et à Edimbourg où il gagna l'amitié de Walter Scott. En 1823, il devint professeur de philologie à Krzemieniec, partit de nouveau à l'étranger, revint pour prendre part à l'insurrection de 1831, et après la chute de cette dernière se retira à Cracovie. Là, on lui confia consécutivement deux chaires à l'Université : d'abord celle d'histoire universelle, puis celle d'histoire de la littérature polonaise. Il fit ses cours jusqu'à 1846; c'est en même temps la période de son activité littéraire la plus vive. En 1846, la Pologne songea aune nouvelle insurrection, le gouvernement révolutionnaire polonais nomma Wiszniewski son président. Mais le centre du mouvement insurrectionnel : la petite république de Cracovie, fut bientôt prisepar les Autrichiens qui internèrent aussi Wiszniewski. Il recouvra la liberté grâce à la révolution de 1848, et se retira en Italie où il s'adonna aux opérations financières.

j II gagna une grande fortune, mais un échec l'amoindrit beaucoup. Ce revers hâta la mort du savant polonais. On a de lui : la Méthode de Bacon pour V explication de la nature (Cracovie, 1834), ouvrage qui a exercé une grande influence sur les études philosophiques en Pologne; les Caractères de l'esprit humain (traduction anglaise sous le titre de Sketches and characters of îhe human intellects ; Londres, 1853); Mémoires pour l'histoire et la littérature polonaises (Cracovie, 1835, 4 vol.) ; la Sagesse humaine, ses forces, ses qualités et les ■moyens de la perfectionner (Cracovie, 1848). Son ouvrage capital est l'Histoire de la littérature polonaise dès l'origine jusqu'au milieu du xvii^ siècle (Cracovie, 1840-57, 10 vol.). Aussi bien l'érudition dont Wiszniewsk fait preuve à chaque pas que sa capacité et son esprit scientifique assurent à cette œuvre une des premières places parmi les productions européennes de ce genre. C'est un grand dommage que Wiszniewski ne l'a pas continuée après son départ deCracovie. Ce qui y est aussi à relever, c'est le point de vue auquel se place l'auteur. Il traite la littérature comme produit de la vie d'une nation : doiîc,pour en exphquer les manifestations, il étudie tous les facteurs historiques, sociaux, économiques et autres qui ont pu y avoir agi. Aussi cet ouvrage, après avoir exercé une influence notable, fait-il encore autorité en Pologne. D^" V. Ru6iel.

Wl TE NAGE MOT. Assemblée nationale des Anglo- Saxons réunissant lés prélats et les grands propriétaires (V. Angleterre).

WITHAM. Fleuvedela Grande-Bretagne (Y. cet aH.).

WITHER ou WITHERS (George), poète anglais, né à Bentworth (Hampshire) le 15 juin 1588, mort à Londres le 2 mai 1667. Après avoir terminé ses études à Oxford, il débuta par des poésies de circonstance, élégies, épithalanies, et trouva bientôt sa voie dans la satire où il devait passer maître. Ses premières essais en ce genre : Abuses striptand wihpt [iQi^ M-^) , et The ScoUrgè (1613), attirèrent tout de suite l'attention de l'autorité, et Wither fut enfermé à la Marshalsea, prison qui lui valut de passer à la postérité, car il y employa ses loisirs forcés à écrire ses meilleures pièces, notamment The Shepherd's Hunting (1615), qui obtint un énorme succès, puis Fidelia (16Î7), charmante composition où les lamentations d'une jeune fille délaissée par son amoureux sont exprimées avec une délicatesse infinie. Le livre qui suivit Withers Motto : Nec habeo, nec careo, nec euro (1621), fit de nouveau condamner à la prison l'auteur, qui revint à la poésie amoureuse : Faire Virtue, the mistress of Phir Arête (1622); et, pour plus de sécurité encore, se mit à composer une multitude d'écrits religieux d'une forte couleur puritaine. Ceci ne fit d'ailleurs qu'accroître sa renommée. Son succès même lui attira de violentes inimitiés et une polémique des plus acerbes avec Ben Jonson et sa séquelle. En 1639, Wither se lança dans la politique. En 1642, il vendit tous ses biens pour lever une troupe de cavalerie en faveur du Parlement ; mais c'était un mauvais capitaine, et il servit mieux la cause parlementaire par ses pamphlets : Mercurius Rusticus, Campo Musœ, etc. (1643). Puis il se mit à prédire toutes sortes de calamités à la nation et à la Chambre des communes dans une série de poèmes ennuyeux, se fit l'apologiste de la République et de Cromwell. On lui donna quelques sinécures et quelques pensions. La Restauration, contre laquelle il protesta courageusement, le poursuivit à outrance. Emprisonné à Newgate (1660), puis à la Tour (1662), il y resta jusqu'en juill. 1663. Wither continua à publier des prophéties désagréables et des éjaculations religieuses dont la masse fit tort à sa réputation, si bien qu'il était parfaitement oublié lorsqu'à la fin du xviii® siècle on réédita ses Juuenilia, et on s'aperçut qu'il n'était rien moins qu'un des meilleurs poètes lyriques de l'Angleterre, l'un des plus gracieux, l'un des plus exquis. On a essayé de réunir ses innombrables écrits dans une édition : Works (Londres, 1870-83, 20 vol.), qui n'est pas encore

WITHER — WITTENBERG

complète. Henry Morley en a donné un choix judicieux (Companion PoetSy 1891). R. S.

BiBL. : SiDNEY Lek, daos Dict. of National Biogr.; Londres, 1900, in-8.

WITHÉRITE (Miner.) (V. Baryum [Carbonate de]).

WITIKIND, héros saxon (V. Wiuukind).

WITOU. Pays de l'Afrique orientale (V. Ourrou),

WITRY-lès-Reims. Com. du dép. de la Marne, arr. de Reims, cant. de Bourgogne; 1.248 hab. Stat. du chem. de fer de l'Est.

WITT (Jean de), homme d'Etat hollandais, né à Dordrecht le 24 sept. 1625, mort assassiné à La Haye le 20 août 1672. Fils du bourgmestre de Dordrecht, il fit ses études à l'Université deLeyde, puis s'établit à La Haye comme avocat en 1648; calviniste pieux, mais tolérant, disciple de Descartes, il cultivait les mathématiques, étudiait les langues étrangères (on a de lui une traduction de rf/om(?^ de Corneille), sans négliger les exercices physiques ni la vie mondaine. Mais la politique sm tout l'attira, et bientôt il devint un des chefs du parti républicain contre le parti «rangiste. Suppléant du grand pensionnaire de Hollande (juin 1652), il fut définitivement élu à cette charge par les Etats de Hollande, malgré sa jeunesse, le 23 juil. 1653, et réélu enl658, 1663,' 1668. Il trouvait en 1653 son pays presque ruiné par la guerre malheureuse contre Gromwell, et s'empressa de conclure la paix. Il affermit ensuite son gouvernement, domina le parti orangiste, réduisit à l'obéissance Tarmée et le clergé, rétablit les finances parla conversion des rentes, assura l'influence prépondérante des Etats de Hollande sur les États Généraux des Provinces-Unies. A l'extérieur, il termina la guerre contre le Portugal, et soutint avec succès le Danemark contre la Suède. Attaquées par l'Angleterre sous Charles II, les Provinces-Unies résistèrent vaillamment, grâce à la flotte de Ruyter; le traité de Bréda (1607), malgré quelques pertes aux colonies, fut un succès diplomatique pour Jean de Witt. Mais à ce moment la guerre de Dévolution rendait imminent le danger qu'il craignait depuis longtemps : la conquête des Pays-Bas espagnols par la France; aussi travailla-t-il à former avec l'Angleterre et la Suède la Triple Alliance, et le traité d'Aixla-Chapelle (1668) marqua l'apogée de sa carrière. Arbitre de l'Europe, il semblait avoir dompté à l'intérieur le parti orangiste par l'édit perpétuel, qui abolissait le stathoudérat dans la province de Hollande. Tout le monde respectait la sagesse et la vie simple de cet homme d'Etat qui travaillait sans relâche, comme le prouve la vaste correspondance de lui qui subsiste et qu'on a pubUée en partie. Mais alors commencèrent les préparatifs de Louis XIV contre la République ; de Witt ne put empêcher l'alliance franco-anglaise ni l'invasion française (1672), qui fit rétablir le stathoudérat en faveur de Guillaume III d'Orange. Les orangistes le haïssaient, lui et sa famille; un misérable fit accueillir une dénonciation mensongère contre son frère Corneille de Witt. Le grand pensionnaire donna sa démission, chercha à défendre son frère et, venu le voir à la prison de La Haye, fut égorgé avec lui par une bande d'assassins. Georges Weill.

BiBL. : Hist. de la vie et de la mort des deux illustres frères C. etJ. de Witt; Utrecht, 1709, 2 vol. — Antonin Lefkvre-Pontalis, Jean de Witt, 1884, 2 vol.

WITT (Henriette Guizot, dame Conrad de), femme de lettres française. Fille aînée de Guizot, née à Paris le 6 août 1829, elle perdit bientôt sa mère et épousa, en 1850, l'agronome Conrad de Witt. Elle a écrit un très grand nombre de traductions et d'ouvrages d'éducation et de vulgarisation.

WITTE (Pierre de), dit Pietro Candido, peintre flamand, né à Bruges vers 1540-48, mort à Munich après 1622, Des documents prouvent qu'un Pietro Candido travaillait à Florence à des cartons de tapisseries en 1 559 . Il aida Vasari à peindre ses fresques du Vatican, puis (1564) celles du Dôme de Florence. Dès 1576 on le trouve, comme peintre, en grande faveur à la cour de

Munich. 11 remplit les églises, les couvents et les palais de tableaux, de fresques et de tapisseries à sujets religieux ou allégoriques. Le musée de Schleissheim possède dix toiles de lui, dont une signée et datée de 1623 et un remarquable portrait de la duchesse Madeleine de Bavière. Presque toutes ses œuvres ont été reproduites par les Sadeler et d'autres graveurs. [1 savait modeler la glaise, et on assure qu'il fut bon architecte. E. D.-G.

BiBL. : Carel van Mander, le Livre des peintres, trad, et annoté par Hymans. — Eug. Muntz, Hist. générale de la tapisser'ie.

WITTE ou WIT (Emanuel de), peintre hollandais, né à Alkmaar (?) en 161 7, mort à Amsterdam en 1692. Elève, dit-on, d'Evert van Aelst à Delft, membre de la gilde d'Alkmaar en 1636, on le retrouve, en 1639, à Rotterdam ; en 1641 , à Delft, comme membre de la gilde ; en 1656, à Amsterdam. Grâce, sans doute, à l'étude des œuvres de Rembrandt, il a été le plus grand peintre d'intérieurs d'églises de son pays, et ses figures, très bien dessinées, font toujours corps avec la composition. Ses plus beaux ouvrages sont à Amsterdam, La Haye, Rotterdam, Bruxelles, Weimar, Berlin, Hambourg, Londres, etc. Hendrik van Streek fut son meilleur élève et imitateur. E. D.-G.

BiiiL. : A. Bredius, Chefs-d'œuvre du musée royal d'Amsterdsim, trad. E. Michel.

WITTE (Serge- Juliévitch), homme d'Etat russe, néàTiflis le 29 juil. 1849, d'origine allemande. Après des études scientifiques à Odessa, il entra dans le service des chemins de fer, se fit remarquer dans la guerre de 1877-78 par l'habile organisation des transports militaires, fut appelé à Saint-Pétersbourg, où il rédigea un historique du congrès des délégués des chemins de fer russes (1881), dirigea ceux du Sud-Ouest (1866-88), devint chef de la direction des chemins de fer du ministère des finances, puis ministre des voies de communication (1892) et remplaça en sept. 1896 Vychnegradski à la tête du ministère des finances. Auteur de nombreux articles et d'un livre sur les tarifs de chemins de fer (en russe, Kiev, 1 888), il appliqua ses principes économiques, et par la méthode protectionniste réussit à développer en Russie la métallurgie, les mines de houille et de fer. Il utilisa l'alliance française pour améliorer le cours des fonds russes, convertir la dette et contracter en France une série d'emprunts affectés principalement à l'extension des voies ferrées et spécialement du Transsibérien.

WITTELBASCH. Localité de la Haute-Bavière, près d'Aichach, qui a donné son nom à la dynastie régnante de Bavière. Elle fut détruite en 1209 et il n'en reste qu'une église. — L'ancêtre des Wittelsbach fut le margrave Liutpold au x® siècle, qui devint duc de Bavière et périt en combattant les Hongrois. Son fils Arnulf lui succéda ; mais le fils d' Arnulf ne fut que comte palatin de Bavière et comte de Scheyern (au S.-O. de Pfatfenhofen) ; les descendants d' Arnulf s'établirent à Wittelsbach et en prirent le titre. Otton P^ de Wittelsbach récupéra en 1180 le duché de Bavière; son petit-fils Otton II acquit par mariage le Palatinat rhénan. Dès lors, l'histoire de la famille se confond avec celle de la Bavière et du Palatinat (V. ces mots).

BiBL. : WiTTMANN, MojzMmenta Wittelsbacensia; Munich, 1857-61, 2 vol. - Heigel, Die Wiltelsbacher, 1880.

WITTEN. Ville de Prusse, district d'Arnsberg (W^estphalie), sviv la Ruhr, à 9 kil. de Bochum ; 28.769 hab. en 1895. Aciéries, ateliers de chemins de fer, verreries, etc.

WITTENBERG. Ville de Prusse, ch.-l. de cercle du district de Mersebourg (Saxe), sur la r. dr. de l'Elbe ; 16.479 hab. en 1895. Eglise (bâtie en 1490-99, restaurée en 1817) renfermant les tombeaux de Luther, Mélanchthon, de l'électeur Frédéric le Sage, à la porte de laquelle Luther afficha, le 31 oct. 1517, ses fameuses proposition ; porte de l'Elster, devant laquelle Luther brûla la bulle pontificale. On a aussi conservé l'ancien couvent des augustins où l'on montre la cellule de Luther,

WITTENBERG — WCEHLER

la maison de Luther transformée en musée ; hôtel de ville bâti en 4523, etc. — Capitale d'une des branches de la maison électorale de Saxe (V. ce mot), dotée en 4502 d'une université que la Prusse fondit en 4815 avec celle de Halle, Wittenberg fut le berceau de la Réforme. Forteresse gardant le passage de l'Elbe, elle subit des sièges, notamment en 4760 et 4843-i4, fut déclassée en 4873.

Bii3L : ScHiLD, Ein Fûfirer durch die Lutherstadt,

WITTERNESSE. Corn, du dép. du Pas-de-Calais, arr. de Béthune, cant. de Norrent-Fontes ; 820 hab.

WITTES. Com. du dép. du Pas-de-Calais, arr. de Saint-Omer, cant. d'Aire ; 505 hab. Stat. de chem. de fer.

WITTGtNSTEIN (Louis-Adolphe-Pierre, comte), maréchal russe, né à Pereieslav (gouv. de Perm) le 47 janv. 4769, mort àLwéw (Galicie) le 44 juin 4843. En 4842, il couvrait la route de Saint-Pétersbourg et combattit à Polotzk; en 4843, il opéra sa jonction avec le général prussien York et occupa Berlin le 7 mars. A la mort de Koutousov, on lui confia la direction générale des armées alliées qui lui fut retirée après la perte des batailles de Grossgœrschen et Bautzen. Il demeura à la tête des troupes russes de Tannée de Bohême, fut blessé à Bar-sur-Aubc le 27 févr. 4814. En 4828, il reçut le commandement de Farmée du Pruth contre les Turcs, fut obligé de se replier au N. du Danube et remplacé par Diebitsch. En 4834, il reçut du roi de Prusse le. titre de prince de Sayn- Wittgenstein.

WITTSTOCK. Ville de Prusse, district de Potsdam ; 7.720 hab. en 4895. Ruines d'une vieille enceinte, d'un château épiscopal. Toiles, dentelles, machines agricoles. Le 24 sept. 4636, le chef suédois Baner y défit les Austro-Saxons.

WITWATERSRAND. Chaîne de montagnes du Iransvaal (V ce mot).

WIZERNES. Com. du dép. du Pas-de-Calais, arr. et cant. (S.) de Saint-Omer; 2.098 hab. Stat. du chem. de fer du Nord.

WKRA. Rivière de Prusse et de Russie, affl. dr. du Boug occidental, 220 kil.

WLADIMIR (V. Vladimir).

WLADISLAS (en hongrois Uldszlô). Nom de deux rois de i4ongrie de la famille des Jagellons.

Wladislas i^"^, né le 34 ocr. 4424, mort dans la bataille de Varna le 40 nov. 4444. Fils de Wladislas Jagellon, roi de Pologne, il succéda à son père en 4434. Après la mort du roi Albert (4439), les magnats hongrois ayant à leur tête Jean Hunyade offrirent la couronne à Wladislas sous la condition qu'il épouserait la veuve du roi Albert, Elisabeth. Celle-ci y consentit d'abord, mais se ravisant, elle fit couronner son fils, Ladislas, qui avait quelques mois. Wladislas vint en Hongrie et fut couronné à Albe-Royale : la guerre civile dura jusqu'à la mort d'Elisabeth. Wladislas fit alors la guerre aux Turcs ; Jean Hunyade remporta plusieurs victoires, notamment devant Szeben et aux Portes de fer et chassa les Turcs jusqu'en Asie Mineure ; le sultan Mourad offrit une paix très avantageuse qui fut conclue pour dix ans à Szegedin (le 4*^'' août 4444). Cependant le légat du pape, le cardinal Julien et plusieurs puissances chrétiennes excitèrent Wladislas à rompre la paix. La guerre éclata de nouveau et Wladislas fut tué à Varna par les soldats de Mourad ; toute son armée prit la fuite.

Wladislas H (4490-1546) (V. Vladjslav, roi de Pologne).

WLADISLAW, WLADYSLAW ou LADISLAS. Nom de plusieurs rois de Pologne (V. Vladislav).

WLADISLAW ou LADISLAS d'Anjou, roi de Naples (4386-4444), né en 4375, mort à Castelnuovo le 6 août 4444. Fils de Charles [II de Durazzo, il fut reconnu roi par le pape Boniface IX (4390), mais ne j)ut enlever Naples à son compétiteur Louis H qu'en 4399. En 4403,

il se fit couronner à Zara roi de Hongrie et repoussa un retour offensif de Louis H. Il dompta la noblesse et profita d'une révolte des Romains contre Innocent VII pour les vaincre et instituer une sorte de protectorat sur les Etats romains et le S. de la Toscane (4408). Mais le pape Alexandre V et son condottiere Malatesta expulsèrent les Napolitains de Rome (4440), et sous Jean XXIÏ, qui rappelait Louis II le condottiere, Paolo Orsini vainquit Wladislaw àRoccasecca (4442). Celui-ci s'entendit alors avec Sforza Attendolo, chassa le pape de sa capitale et pénétra jusqu'à Sienne (4443). H tomba malade à Pérouse et mourut, laissant son royaume à sa sœur Jeanne IL

WLASSICS (Jules), jurisconsulte et homme politique hongrois, né à Zalaeger'sze^^ le 47 mars 4852. H fit des études de droit et entra dans la magistrature, passa au ministère de la justice où il fut chargé de l'élaboration des projets de loi. Professeur de droit pénal à l'Université de Budapest en 4890, il devint ministre des cultes et de l'instruction publique en i 895 et a conservé ce portefeuille dans les cabinets Bânffy et Széll. Wlassics a publié un grand nombre d'ouvrages se rapportant au droit pénal ; de nombreux extraits en furent donnés en langues française et allemande. Comme ministre, il a introduit des réformes très importantes dans l'enseignement primaire et secondaire ; il a cherché à unifier les deux sortes de lycées existant en Hongrie (classique et moderne). Dans l'enseignement supérieur, il a réorganisé le collège Joseph- Eôtvôs, sorte d'Ecole normale supérieure attachée à l'Université de Budapest et s'efforce de relever le niveau des études françaises en Hongrie. Ami éclairé de la France, il suit avec beaucoup d'attention le mouvement pédagogique de notre pays et en a profité dans plusieurs de ses créations. L'essor des arts en Hongrie est intimement lié à son nom : musées, écoles de peinture et de sculpture, bourses de voyages pour les jeunes artistes, en un mot, toute la vie artistique liji doit sa prospérité. J. K.

WODAN ou VUOTAN (Myth. germ.) (V. Odin).

WODEHOUS£(John)(V.K[MBERLEY [Comte de]).

WŒH LE R (Friedrich), chimiste allemand, né à Eschersheim, près de Francfort-sur-le-Main, le 34 juil. 4800, mort à Gœttingue le 23 sept. 4882. Reçu, en 4823, docteur en médecine, il ne pratiqua jamais, mais, passionné pour l'étude de la chimie, se rendit à Stockholm, où il fut, pendant un an, le préparateur de Berzélius. De retour à Berlin, il y professa la chimie, de 1825 à 4834, à la nouvelle école industrielle, puis à celle de Cassel de 4831 à 4835, enfin à l'Université de Gœttingue. H était, en outre, inspecteur général des pharmacies du Hanovre. Il terminait ses études à Heidelberg lorsqu'il obtint, le premier, en 4822, de l'acide cyanique. Cette étude le condui>it à la synthèse de ïurée (V. ce mot). En 4827 et 4828, il découvrit, à un an à peine d'intervalle, trois nouveaux corps simples, Valuminium, le glucinium et Vyttrium (V. ces trois mots). Il devint, parla suite, le collaborateur de Liebig et eut dès lors une grande part à toutes les recherches de l'illustre chimiste (V. Liebig). Parmi leurs travaux communs, il convient de mentionner principalement ceux sur le chlorure benzoïque (4832), sur l'amygdaline (4837), sur l'acide urique (4838), et leur théorie du benzoïle, d'où es-t sortie celle des radicaux (V. Chimie, t. XI, p. 73). On doit également à Wœhler les premières études approfondies des propriétés du titane et du tungstène. Enfin, il a fait connaître, avec Sainte- Claire-Deville, le silicium cristallisé (4854) et le bore adamantin ou bore en cristaux (4857). Outre un nombre considérable de mémoires et de notes parus dans les Annalen de Poggendorff, dans celles de Liebig, dont il fut, à partir de 4838, le codirecteur, dans les recueils des Académies de Berlin et de Vienne, il a publié: Grundriss der unorganischen Chemie (Berlin, 4835, 45® édit., 4873), ouvrage classique traduit dans toutes les langues; Grundriss der organischen Chemie (Berlin, 4840 ;

WOEHLER — WOLCOT

i 1® édit. par Fitdg, i 887) ; Mineralanalyse in Beispielen (2® édit., Gœttingue, 1864); Praktische Uebungen in der chemischen Analyse (Berlin, 4854). Il a traduit en allemand le Traité de chimie de Berzélius.^ L. S.

BiBL. : HoFMANN, Zuv Evinnevung an Friedr. Wœhler; Berlin, 1883c — Du même, Aus Justus Liebigs, und Fr. Wœhlers Briefwechsel ; Brunswick, 1888, 2 vol. — Friedr. Wôhler., ein Jugendbildniss in Briefen an lîermann von Meyer ; Leipzig, 1900.

WOEL. Com. du dép. de la Meuse, arr. de Verdunsur-Meuse, cant. de Fresnes-en-Woëvre ; 475 hab.

WOEPCKE (BVanz), mathématicien et orientaliste aile mand, né à Dessau, près de Leipzig, le 6 mai 4826, mort à Paris le 25 mars 4864. Keçu docteur es sciences mathématiques à Berlin, en 4847, avec une thèse Circa salaria veterum, d'une remarquable érudition, il alla, l'année suivante, étudier à Bonn l'astronomie et les langues orientales, avec Argelander et Freytag, puis, décidé à se consacrer désormais à l'histoire des sciences mathématiques chez les Arabes, vint en 1850 à Paris, attiré par la riche collection de manuscrits de la Bibliothèque nationale, et, dès 4854, y publia, en texte et traduction, V Algèbre d Ofnar Alkhayyâmi. Un Extrait du Fakhri, traité d'algèbre composé, comme le précédent, au xi^ siècle, par Al-Karkhi (Paris, 4853), suivit de très près. De 4855 à 4858, il retourna à Berlin, mais revint ensuite à Paris, qu'il ne quitta plus que pour aller explorer par intervalles les bibliothèques dltalie, d'Angleterre, d'Ecosse, et où il mourut à trente-huit ans, épuisé par le travail. Son oeuvre, qui a éclairé d'un jour nouveau l'état des sciences exactes chez les Orientaux, est, malgré celte tin prématurée, considérable. Presque entièrement écrite en français, elle comprend, outre les deux ouvrages précités et un Mémoire sur la propagation des chi/fres indiens (Paris, 4863), de nombreuses études et notes parues dans le Journal de Liouville, dans celui de Crelle, dans les Annali de* Tortoti^ii, dans les Atti de' Nuovi Lracei, etc. BiBL. : Narducci, Intorno all^ vita ed agli scritti di Fr. Woepcke ; Rome, 1861, — Poggçndorff, Biogr.-Literar. Handwôrterbuch., t. II.

WŒRDEN. Ville du royaume des Pays-Bas, prov.de la Hollande méridionale, sur le Rhin ; 5.000 hab. Stat. du chem. de fer d'Utrecht à Gouda. Briqueteries, tuileries, chantiers de construction navale. Cette ville existait déjà du temps de l'invasion romaine ; sa position sur le Rhm lui donnait une importance stratégique considérable. Aussi fut-elle souvent assiégée, notamment en 4304, 4374, 4547, 4572, 4672, 4787, 4798 et 4843.

WŒRLITZ. Ville d'Allemagne, duché d'Anhalt, à 44 kil. 0. de Dessau, célèbre par son parc ducal et les collections réunies dans son château.

BiBL. : HosENS, Wœrhtz, 2« édit. 1883.

WŒRMANN (Karl), archéologue allemand, né à Hambourg le 4 juil. 4844. Directeur du musée de Dresde (4882), dont il a publié un bon catalogue (3® éd. 1896), il est l'auteur de : Geharnischte Sonette (anon. Haïabourg,4866); Neapel; Elegien und Oden(i811); Deutsche Herzen poésies (1895) ; d'études sur le sentiment de la nature et le paysage : Ueber den landschaftlichen Natursinn der Griechen und JR^^m^r (Munich, 4874) ; Die Landschaft in der Imnst der alten Vœlker(iSll) ; Kunst und Naturskizxen (4880, 2 vol.), etc.

WŒRTH-sur-Sauer (Uuarida, 736; Werda, 4 132). Gh.-l. de cant. de la Basse-Alsace, arr. de Wissembourg, sur la Sauer et le chem. de fer de Walbourg à Lembach; 4.060 hab. Tanneries, filature de laine, tissage de coton. Les comtes de Hanau-Lichtenberg y avaient un atelier monétaire et un château dont il subsiste encore une tour gothique du xiv^ siècle et une façade de 4555 en style Renaissance. Sur la place du Marché se trouve un autel romain, découvert en 4577, avec des bas-reliefs représentant Mercure, Hercule, Minerve et Junon. Woerth porte : D'azur à un saint Laurent vêtu en diacre, tenant un gril de la main dextre et appuyant sa sénestre sur son côté, le tout d'or, le saint accosté à

dextre d'un ecusson d'or chargé d'un bonnet d'Albanais, de sinople, etàsénestre d'un autre écusson d'argent chargé d'un lion de gueules, —- Pour la bataille du 6 août 4870, V. Franco-allemande (Guerre), t. XVIH, p. 44.

BiBL. : E. Mûi\Tz, l'Atelier monétaire à Wœrth; Paris, 1873. — KuNz, Die Schlacht von Wôrth, 1810; Berlin, 1891. — ScHiLER, Die Schreckenstage von W'ôrth: Strasbourg, 1893.

WOËWRE. Rivière des dép. de Meurthe-et-Moselle et delà Meuse (V. ces art.).

WOIGNARUE. Com. du dép. de la Somme, arr. d^Abbeville, cant. d'Ault; 789 hab.

WOIWBEY. Com. du dép. de la Meuse, arr. de Commercy. cant. de Pierrefitte ; 333 hab. Stat. de chem^. (Je fer.

WQIN COURT. Com. du dép. de la Somme, arr. d'Abbeville, cant. d'Ault; 908 hab. Stat. de chem.de fer.

WOINVILLE. Com. du dép. de la Meuse, arr. deCommercy, cant. de Saint-Mihiél ; 279 hab.

WOIREL. Com. du dép. de la Somme, arr. d'Amiens, cant. d'Oisemont; 94 hab.

W04PPY {Quapeium, 4423). Com. de la Lorraine annexée, arr. et cant. de Metz, sur le chem. de fer de Metz à Thionville; 4.264 hab. Fabrique d'allumettes chimiques ; culture et exportation de fraises et de framboises. Château du xiii® siècle qui appartenait au chapitre de la cathédrale de Metz. Woippy faisait partie de l'ancienne province des Trois-Evêchés. A proximité, Ladonchamps, château du x\'«-xvi« siècle, autrefois fortifié, et le fort Kamecke, récemment construit.

BiBL. : NÉRÉE-QuÉPAT, lUstoire de Woippy; Paris- Metz, 1878.

WOÏWODE (lat. vaivoda, hongr. vajda, slave vojvoda). Titre d'origine slave qui correspond à celui "de duc. Au moyen âge, les gouverneurs de Transylvanie le portaient; le premier woiwode de cette principauté fut Leustachius (4473-96). Ses successeurs étaient les administrateurs civils et militaires de la province. Après U séparation de la Transylvanie de la Hongrie, les premiers princes portèrent également ce titre ; de même que les gouverneurs de la Moldavie et de la Valachie qui reconnaissaient dans le roi de Hongrie leur suzerain. Chez les Slaves méridionaux, ce titre fut donné aux grands seigneurs .

WOKING. Ville d'Angleterre, comté de Surrey, sur le Wey ; 9.776 hab. en 1894, Nœud de voies feri^ées. Grand cimetière de Londres ; église gothique..

WOKLGEMUTH, peintre allemand (V. Wolgemut).

WOLCOT (John), poète anglais, né à Dodbrooke (Devon) en4738, mortàSomers Town le 44janv. 4849. Fils demédecin, il fut destiné à la médecine et s'étabit à la Jamaïque. Mais n'y ayant pas réussi, il revint en Angleterre et entra dans les ordres, retourna à la Jamaïque et y redevint médecin. En 4773, il s'installa à Truro. Comme il professait qu'un docteur ne peut que laisser agir la nature ou tout au plus activer un peu ses effets, si encore elle s'y prête, de telles opinions l'impliquèrent dans les polémiques violentes avec ses doctes confrères. Il laissa encore une fois de côté la médecine, se mit à peindre, découvrit le talent de John Opie et lui fournit les moyens de se développer. En 4782, Wolcot trouva enfin sa voie ; sous le pseudonyme de Petel Pindar, il publia Lyric Odes to the Pioyal Academicians, critique des plus amusantes des Académiciens et de leurs œuvres, qui obtint le plus grand succès. Aussi l'auteur recidiva-t-il en 4783, 4785 et ilS6. Il s'attacha ensuite à tourner en ridicule la vie privée du roi, dont la sottise, la morgue, l'avarice et le langage grotesque prêtaient infiniment à la satire : The Louisiai (4785-95) ; Ode upon ode, or a Peep at Saint-James (4787). Le gouvernement s'émut et offrit une pension au poète pour qu'il abandonnât ce sujet scabreux. Wolcot tourna alors sa verve contre l'Eglise, contre Pitt, à la chute duquel il publia: Out at last! Or the fallen minuter (4804), contre te prince de Galles qui

nu

WOLCOT — WOLFF

l'avait d'abord protégé, mais se montra très froid lorsqu'il eut été élevé à la régence. Ce singulier Pindare a laissé une quantité de satires qui sont souvent grossières, mais toujours amusantes, William Carr (National Biographie) ne cite pas moins de 69 ouvrages de ce fécond auteur, sans compter cinq ou six recueils ou extraits.

WOLD. Montagne de la Grande-Bretagne (V. cet art.).

WOLF (Christian), philosophe (V. Wolff).

WOLF (Friedrich-August), philologue allemand, né à Haynrode, près de Nordhausen, le 15 févr. 1759, mort à Marseille le 8 août 1824. Il professa à l'Université de Halle (1783), puis à Berlin (1807). Admirateur convaincu de la vie antique, il a donné des éditions critiques de la Théogonie, de Lucien, d'Hérodien, d'ouvrages de Cicéron, Démosthène, Aristophane, etc. Mais sa notoriété vient de ses Prolegomena ad Homerum (1795), où il développa ses idées sur les poèmes homériques, contestant l'existence d'Homère (V. à ce nom l'histoire de ces débats).

BiBL. : Ko<]RTE, Leben und Studien F.-A. Wolfs ; Essen, 1833, 2 vol.

WOLF (Rudolf), astronome suisse, né à Fîellanden, près de Zurich, le 7 juil. 1816, mort à Zurich le 6 déc. 1893. Il était, depuis 1850, directeur de l'Observatoire de Zurich. Il eât connu principalement par ses travaux sur la périodicité des taches du soleil. On lui doit aussi d'intéressantes observations sur les étoiles filantes et les bolides. Il a publié, entre autres ouvrages : Biographien zur Kutturgeschichte der Schweiz (Zurich, 1858-61, 4 vol.) ; Geschichte der Astronomie (Munich, 1877) ; Handbuch der Astronomie (Zurich, 1890-93, 2 vol.).

WOLF (Charles- Joseph-Etienne), astronome et physicien français, né à Vorges (Aisne) le 7 nov. 1827. Sorti en 1851 de l'Ecole normale supérieure, professeur de physique au lycée de Metz de 1851 à 1855, docteur es sciences en 1856, il a été ensuite professeur de physique à la Faculté des sciences de Montpellier, et, en 1863, a été appelé comme astronome à l'Observatoire de Paris. Il est, en outre, professeur d'astronomie physique à la Sorbonne. En 1883, il a été élu membre de l'Académie des sciences en remplacement de Liouville. Ses travaux, tous relatifs à l'astronomie physique, ont porté notamment sur la scintillation des étoiles, sur leurs spectres et sur ceux des comètes, sur les étoiles filantes. Les résultats s'en trouvent consignés dans des mémoires originaux et des notes publiées par les Comptes rendus de V Académie des sciences de Paris et par divers autres recueils.

WOLF Bekker (M"^«)(V. Bekker [Elisabeth]).

WOLFE (James) général anglais, né à Westerham (Kent) le 2 janv. 1727, mort le 12 sept. 1759. Fils du lieutenant général Edward Wolfe (1685-1759), il entra dans l'armée en 1741, se distingua à Dettingen (1743) et Lawfeld (1747), fut envoyé en 1758 en Amérique, s'empara de Louisbourgle 26 juiL, puis revint en Angleterre. On décida de l'employer au Canada et on lui donna le commandement de la colonne lancée sur Montréal. Le 27 juin 1759, il entamait la campagne avec environ 10.000 hommes. Le 12 juil., il commençait à bombarder Québec. Le 31, il éprouvait un échec à Beauport. Le 12 sept. 1759, Wolfe obhgeait Montcalm à une bataille décisive. Les Anglais l'emportèrent par une attaque sur la face 0. de la ville, mais Wolfe périt dans le combat, comme Montcalm (V. ce nom et Canada). R. S.

BiBL. : R. Wright, Life of Wolfe, 1861. - Maudqit, An apology for the Life and actions of gênerai Wolfe (1765). -— Barthe, Character of gênerai Wolfe, dans Ânnual Register, 1759. — Pab.kaian. Montcalm and Wolfe,

WOLFENBUTTEL. Villed'AUema^cîne, duché de Brunswick, sur rOker; 15.500 hab. en 1895. L'église Marie (de 1600) renferme les tombeaux des ducs. Le château de ceux-ci possède une belle bibliothèque (300.000 vol., 3.000 incunables, 8.000 manuscrits, 20.000 diplômes), que dirigèrent Leibniz el Lessing. Wolfenbiittel, choisi au xYi® siècle pour résidence d'une des branches des ducs de

Brunswick (V. ce nom), fut supplanté en 1753 par Brunswick.

BiBL. :0.voii Heinemann, Die herzogliche Bibliothek zu WolfenbïUtel ; 2* édit., 1894.

WOLFF (Kaspar-Friedrich), embryologiste allemand, né à Berlin en 1733, mort à Saint-Pétersbourg le 22 fév. 1794. Fondateur de l'embryologie moderne, il soutint en 1759, à Halle, une thèse célèbre, intitulée Theoria generationis. Il enseigna successivement à Breslau et à Berlin, puis passa à Saint-Pétersbourg et devint membre ordinaire de l'Académie des sciences de cette ville. Il a laissé un grand nombre d'articles et de monographies sur l'embryologie. Citons : Théorie der Génération (Berlin, 1764, in-8). D'' L. Hiv.

Corps de Wolff. — Découverts par Wolff, en 1800, chez l'embryon de poulet, ces corps sont encore appelés reins primordiaux, reins d^Oken, mésonéphros.

Pendant que le rein précurseur (/?ron^/?/ir(9 s) s'atrophie, on voit se former en arrière de lui une série de canalicules flexueux, à direction transversale, se jetant par une extrémité dans le canal du pronéphros {canal de Wolff) et présentant à l'autre extrémité un glomérule vasculaire, analogue aux corpuscules de Malpighi du rein de l'adulte . L'ensemble de ces canalicules (canalicules w^olfiens, canaux segmentaires, néphridies) avec le canal de Wolff, constituent les corps de Wolff. Chaque canalicule présente un segment externe droit, garni à son intérieur d'un épithélium cubique, et un segment interne contourné, recouvert à sa face interne d'un épithélium polyédrique. Le glomérule vasculaire est formé par un peloton de vaisseaux sanguins auquel aboutit une artère afférente venue directement de l'aorte, et une veine efférente représentée par la veine cardinale postérieure. — Le corps de Wolff se développe aux dépens de la masse intermédiaire du mésoderme (mésocœlome) qui, dans chaque segment situé en arrière du rein cervical ou pronéphros, se transforme en un canalicule (néphrotome, néphridie) dont l'extrémité externe ou superricielle se met en rapport avec le canal de Wolff.

Chez les Vertébrés inférieurs (Sélaciens, Amphibiens), les canalicules sont pourvus d'une lumière d'emblée {ne' phrocœle) s'ouvrant dans le cœlome par un entonnoir cilié {niphrostome, entonnoir segmentaire). Chez les Amniotes, les canalicules sont représentés primitivement par des cordons pleins qui ne se creusent d'une cavité centrale que plus tard et qui perdent de bonne h^ure leurs connexions avec l'épithélium du cœlome. Dès que les canalicules se sont ouverts dans le canal de Wolff', ils se divisent en deux segments, le segment droit et le segment contourné dont nous avons rappelé plus haut l'existence. Puis, dans leur partie moyenne, on les voit pousser une petite vésicule dont la paroi ne tarde pas à s'invaginer en dedans d'elle-même pour emprisonner un glomérule yaiSmldike (corpuscule de Malpighi) qui pousse contre elle. — A la suite de ces transformations, le segment des canalicules compris entre le glomérule et le cœlome disparaît chez les Amniotes, et, dès lors, le corps de Wolff a acquis sa constitution définitive.

Ce corps forme à l'origine, contre la paroi postérieure de l'abdomen, de chaque côté de la colonne vertébrale et du mésentère, une saillie longitudinale striée en travers en forme de peigne, aspect extérieur dû à la constitution segmentaire de l'organe. Cette saillie est connue sous le nom d'éminence urogénitale, parce qu'elle contient à la fois l'origine des éléments sexuels et d'une partie des organes urinaires. — Chez les Sélaciens et les Amphibiens, les corps de Wolff (rein primitif) persistent toute la vie comme reins définitifs. Chez les Amniotes, il disparaissent pour faire place aux reins définitifs (métanéphros). Cependant certaines de leurs parties persistent.

Leurs destinées sont les suivantes : chez l'homme, le canal de Wolff devient le canal de l'épididyme et le canal déférent; chez la femelle, le canal de l'époophore et le

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