ÉCRITURES GOTHIQUES
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X — XANTHÏNE
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la seconde par un trait continu, ce qui peut faire confondre r^ avec Vr et le v, au xiv^ et au xv^ siècle. La \ seconde barre est terminée très souvent par 4. ÉCRITURE une boucle contournée.
Les deux jambages se coupent très souvent à leur partie supérieure, au lieu de s'entrecroiser par leur milieu.
L'X est très souvent traversé d'une petite barre au milieu, priucipalement dans les écritures gothiques.
Sur les monnaies françaises, x désigne
les pièces frappées à Amiens; en droit canonique, la première partie des Décrétales. E.-D. Grand.
XAFFÉVILLERS. Com. dudép. des Vosges, arr. d'Epinal, cant. de Rambervillers ; 376 hab.
XAINTOIS, SAINITOIS (Suetensis pagus, 661; Sugentensis, 709). Ancien pays et doyenné de la Lorraine, dont le territoire, comprenant autrefois le comté de Vaudémont, s'étendait, dans le dép. de Meurthe-et-Moselle, sur les cant. de Vézélise, de Colombey et de Haroué et, dans le dép. des Vosges, sur une partie de Tarr. de Mirecourt, où le nom s'est conservé dans Dombasles-en-Xaintois.
XAINTRAILLES. Com. du dép. de Lot-et-Garonne, arr. de Nérac, cant. de Lavardac : 683 hab. Manoir du xv^ siècle ayant appartenu à Poton de Xaintrailies.
XAINTRAILLES ou SAINTRAILLES (Poton de), maréchal de France, né vers 1400, mort le 7 oct. 1461. Il avait un frère aîné, Jean, avec lequel on l'a parfois confondu. On voit paraître, en 1418, Poton de Xaintrailies avec La Hire (V. ce nom, t. XXI, p. 774), son compatriote et son inséparable compagnon d'armes, tous deux au service du dauphin Charles, qui devint, en 1422, le roi Charles VIL Us combattent d'abord les Bourguignons en Picardie ( 1 418- 21). Xaintrailies s'empare de Saint-Riquier, mais il est pris à la bataille de Mons-en-Vimeu (30 août 1421) et recouvre sa liberté en rendant sa conquête au duc de Bourgogne. Fait prisonnier une seconde fois, à la bataille de Cravant (31 juil. 1423), il est racheté par Charles VII et se signale dans une joute mémorable contre Lionnel de Wandonne, à Arras. En 1424, il commande une aile de l'armée française à la bataille de Verneuil (17 août), et, un peu plus tard, il est pris, pour la troisième fois, près de Guise. En 1425, on le trouve dans le Hainaut, combattant contre Jacqueline de Bavière (V. ce nom, t. XX, p. 1168). Il prend une part glorieuse à la délivrance de Montargis (sept. 1427), à la défense d'Orléans (1428- 29), où il est blessé, à la bataille de Patay (V. ce mot, t. XXVÏ, p. 81), où il fait prisonnier le ifameux Talbot (18 juin 1429), à la campagne du sacre, à la défense et à la délivrance de Compiègne, et défait les Bourguignons à Germigny, près de Beauvais (déc. 1430). C'est près de là aussi, qu'après avoir saccagé Eu, il est pris une quatrième fois, à la bataille du Berger (août 1431). Emmené à Londres, il est échangé contre Talbot, en 1433. Véritable routier, on le voit pillant un peu partout, avec ses écorcheurs (V. ce mot, t. XV, p. 498) sur le territoire de Metz, en Champagne, dans le Barrois(1434), en Picardie, où il bat le comte d'Arundel à Gerberoy (mai 1435), en Normandie, à la prise de Dieppe (1436). Il se distingue au siège de Montereau (sept. -oct. 1437) en présence du roi. Avec un autre routier fameux, Rodrigo de Viilandrando, il va combattre les Anglais et piller en Guyenne (1438). Il occupe Louviers (1440) et sert bien Charles Vil pendant la Praguerie (V. ce mot, t. XXVII, p. 539). On le trouve ensuite aux sièges de Creil et de Pontoise (1441), puis, avec le roi, à la journée de Tartas (1142) et en Lorraine (1444-45). La trêve de Tours
GRANDE ENCYCLOPÉDIE. XXXL
I (20 mai 1444) ayant enfin permis de réorganiser l'armée, I le routier indiscipliné devient un des chefs des compagnies
d'ordonnance. Après la S MODERNES rupture de la trêve
(1449), il contribue vaillamment à la conquête de la Normandie (1449-50) et à la première conquête de la Guyenne (1451). Talbot ayant repris Bordeaux (oct. 1452), Xaintrailies reste encore prisonnier, mais il est bientôt racheté par Charles VII et peut ainsi coopérer à la seconde conquête de la Guyenne (1453). Enfin, il est institué maréchal de France, après une véritable élection, confirmée par leroi(l'^' uvr. 1454). Il passa ses dernières années à Bordeaux et y mourut au château Trompette, dont il était gouverneur. En récompense de ses nombreux services, Charles VU l'avait nommé grand écuyer, sénéchal du Limousin, bailli du Poitou, lui avait donné lès seigneuries de Tonneins et de Saint-Macaire et lui avait fait épouser Catherine Brachet, dame de Salignac, dont il n'eut pas d'enfants. Il avait dicté son testament le 11 août 1461 et il y déclare qu'il ne sait pas écrire, si ce n'est son nom. Il signait Poton, tout court. Il fut et il est resté un des plus populaires parmi les capitaines célèbres du xv® siècle. E. C«
BiBL. : Les chroniqueurs du temps. — Le P. Anselme VII, 92-93. — Vallet de Viriville, Hist. de Charles Vir] et un article dans la Nouvelle biographie générale, t. XLIII, 158-161. — De Beaucourt, Hist. de Cfîarles VII. — Al. TuEïEY, les Ecorcheurs sous Charles VIL — E. Cosneau, le Connét. de Richemont. — Fr. 6955, f»» 191-193; fr. 26063, n» 3218; Pièces orig., vol. 2608, dossier 58062, n»» 2 et 5. — Clairambault, Titres scellés., vol. 100, f*» 7747 à la Bib. nationale.
XAINTRAY. Com. du dép. des Deux-Sèvres, arr. de Niort, cant. de Champdeniers ; 518 hab.
XAMBES. Com. du dép. de la Charente, arr. d'Angoulême, cant. de Saint -Amant-de-Boixe; 342 hab.
XAMMES. Com. dudép. de Meurthe-et-Moselle, arr. de Tout, cant. de Thiaucourt; 243 hab.
XAMONTARUPT. Com. du dép. des Vosges, arr. d'Epînal, cant. de Bruyères; 248 hab.
XANTEW. Ville de la Prusse rhénane, district de Dusseldorf,à 2 kil. de la r. g. du Rhin; 3.500 hab. Belle cathédrale gothique (1263-1512) à cinq nefs. Ruines d'une abbaye bénédictine fondée en 1116, détruite en 1586 par les Espagnols. C'est l'antique Ulpia Castra, quartier général de la 30® légion romaine. Dans les Nibelungen Xanten est la patrie de Sigurd.
XANTHÉLASNIA (Dermat.) (V. Xanthome).
XANTHIE (Xanthia Ochs.) (Entom.). Genre de Lépidoptères hétérocères, de la famille des Orthosides, caractérisé par les antennes à tige simple, garnie de cils courts, nombreux et fascicules, les palpes droits, le thorax convexe, muni d'une crête aiguë ou carénée, l'abdomen grêle, un peu déprimé, les ailes supérieures entières, veloutées, à fond jaune ou roussâtre. Leurs chenilles vivent d'abord dans les chatons ou les bourgeons des arbres, puis au pied des plantes basses. Type : X. gilvago Esp., dont la chenille vit dans les samarres des ormes. Celle de X. ocellaris Borth se trouve dans les chatons des saules et des peupliers.
XANTH,NE(Chi..).Po™.jgi-;: ^W.
Substance découverte tout d'abord parMarcet, en 181 7, dans un calcul urinaire, et très répandue dans l'économie animale : rate, pancréas, cerveau et foie de l'homme, chair musculaire du bœuf, thymus du veau, chair du cheval et des poissons, etc. Schutzenberger l'a aussi trouvée dans l'extrait de la levure digérée, et Bagiuski, dans l'extrait
XâNTHINE — XANTHOS
obtenu en épuisant le thé par l'acide sulfurique à 1 «/o. La proportion qu'en contient normalement l'urine de l'homme peut décupler dans les cas de néphrite aiguë. On l'obtient de diverses façons, en pulvérisant notamment les calculs urinaires et en les dissolvant à chaud dans une solution d'ammoniaque à 10 ^/o; on lave le précipité avec de l'ammoniaque étendue, on redissout dans l'eau et on précipite par l'acide acétique. La xanthine chauffée à 200^ avec de l'acide chlorhydrique se décompose en donnant de l'ammoniaque sans méthylamine, de l'acide carbonique, de l'acide formiqueet du glycocolle. Elle se présente sous la forme d'une poudre blanche qui se dessèche en croûtes friables. Elle se dissout dans les sels et les alcalis, très peu dans l'eau. Sa synthèse totale a été réalisée par A. Gautier. La hromoxanthine (C^^H'^BrAz^G^), poudre cristalline insoluble dans l'eau, s'obtient par l'action directe du brome sur la xanthine ou par l'action del'acide azoteuxsur labromoguanine. L^iparaxanthine (C^^fl^'^Az^O^) est une matière particulière rencontrée par Salomon dans l'urine normale de l'homme. Elle cristallise en tables hexagonales, du type clinorhombique. Elle forme avec les alcalis des combinaisons cristallines. La guanine (V. ce mot) a été, à l'origine, confondue avec la xanthine. XANTHIPPE, femme de Socrate (V. ce nom). XANTHIUM (Bot.) (V. Lâmpourde).
XANTHOCHYMUS (Bot.) (V. Garcinie).
XANTH06ÈNE (Chim.). Nom donné par Hope à une matière très répandue dans les fleurs, qui a aussi été décrite par Marquart sous le nom de résine de fleurs, et par Martens, sous le nom de xanihéine. Elle forme avec les acides des solutions incolores et avec les alcalis des solutions d'un beau jaune.
XANTHOME (Dermatol.). Néoplasie do la peau consistant en taches ou élevures de couleur plus ou moins jaune de la peau, comprenant plusieurs variétés : X, vulgaire, souvent héréditaire et surtout familial, présentant une sous-variété plane en plaques ovalaires ou en traînées, ayant pour siège de prédilection les paupières (partie interne surtout), rarement d'autres parties de la face, les oreilles, le fourreau de la verge, ayant de quelques millimètres à plusieurs centimètres d'étendue, à surface douce au toucher, de couleur d'un jaune comparable à la teinte du beurre ou de la peau de chamois ; une autre sousvariété tubéreuse en saillies périfoUiculaires variant du volume d'un grain de millet à celui d'un pois, parfois douloureuses à la pression; une troisième sous-variété en tumeurs atteignant le volume d'une noisette. Les trois sous-variétés peuvent exister simultanément, intéressant surtout les membres, la face, les joues, la nuque, le cou, etc., et les muqueuses peuvent être intéressées simultanément. Complications viscérales possibles (ictère, coliques hépatiques, etc.).
Xanlhome diabétique. Papules, tubérosités ou même tumeurs pouvant atteindre le volume d'une grosse noix et pouvant s'accompagner de douleurs très pénibles. Les lésions, qui n'atteignent pas les paupières, aboutissent à des ulcérations et à des cicatrices. Muqueuses épargnées. Se rencontre dans l'âge mûr ou la vieillesse, dans la glycosurie. Peut-être y a-t-il une relation avec des lésions du pancréas ?
Une troisième forme est le xanlhome a cellules géanles des paupières, probablement de nature infectieuse ; une quatrième, le xanlhome élastique de Balzer oh le tégument a perdu son élasticité. Pronostic en général bénin ; ce sont des affections désagréables par leur ténacité et leur indélébilité. Aucun traitement interne ne peut leur être opposé, dans l'ignorance où on est de leur nature. On peut essayer Télectrolyse ou l'ablation, mais il faut les opérer dès leur naissance et se méfier des cicatrices fâcheuses. D^ Henri Foubnier.
XANTHOPHYLLE (V. Chlorophylle).
XANTHOPURPURINE(Chim.) (V. Purpuroxantiiine). XANTHORHIZA (Aan^/iortea Lhér.) (Bot.). Genre de
j Renonculacées-Aquilégiées, caractérisé par les feuilles pinnatiséquées, les fleurs petites, réunies en grappes compo-
Xanthorhiza (Port).
sées ; fleurs pentamères à calice pétaloïde caduc, 5 pétales glanduliformes,dilatés-émarginés en haut, 5-10 étamines, 5-10 carpelles libres biovulés ; fruit folliculaire, graines pourvues d'un albumen charnu. Le X. apiifolia Lhér. est un arbuste nain des lieux humides de l'Amérique du Nord; son rhizome, ï Y elJow -root des indigènes, contient de la berbérine, et, grâce à sa grande amertume, peut être employé comme un succédané du Quama amara. On le cultive dans les jardins botaniques. D^ L. Hn.
lk\nHOm\{tE{Xanthorrhœa^mïX\ï) (Bot.). Genre de Liliacées-Xérotées, composé d'une dizaine d'espèces austrahennes, à tige souterraine ou à stipe arborescent, garni de nombreuses feuilles linéaires, fragiles, à son sommet, à fleurs réunies en un long épi cylindrique très fourni ; fleurs munies de bractées et de bractéoles ; 3 sépales concaves, 3 pétales minces, 6 étamines hypogynes à anthère introrse ; ovaire à 3 loges, fruit loculicide à loges 1- 2 spermes; embryon albuminé, droit ou arqué; tiges en général gorgées d'un suc jaune ou brun. Les X, haslilis Sm. (X. resinosa Pers), X. média R. Br. et X. australis R. Br. fournissent la gomme-résine désignée sous le nom de Résine jaune d'Australie ou de Botany-Bay gum, brûlant avec une odeur de benjoin et usitée comme tonique, stomachique, astringente, contre les dyspepsies, la dysenterie, l'asthme. La résine du X. arborea R. Br. ressemble au Sang -dragon; c'est le Black-boy gum des Anglais. D^L. Hn.
XANTHORTHITE (Miner.) (V. Epidoïe).
XANTHOS. Ruines antiques dans l'Asie Mineure, ancienne Lycie, à 130 kil. E.-S.-E. de Moughla. L'acropole, à 60 m. au-dessus de l'Eurèn-Tchaï, contient un obélisque à quatre faces couvert d'inscriptions lyciennes, la tombe des Harpies, chef-d'œuvre de l'art lycien, un théâtre, des temples dont les frises ont été enlevées et se trouvent aujourd'hui en Angleterre, des tombeaux taillés dans le roc. La ville basse renferme une porte du temps de Vespasicn et le Sarpedoniura, ancienne église chrétienne. L'acropole est bâtie sur l'emplacement de la ville d'Arna, qui fut prise par Harpagos, général de Cyrus, et dont les défenseurs, après y avoir renfermé leurs femmes et leurs enfants, y mirent le feu et périrent en combattant contre les Perses. Le même sort lui arriva lorsqu'elle fut assiégée par Brutus (42 av. J.-C). Cl. Huart.
BiBL. : Spr-ett et Fop.bes, Travels in Lycia; Londres, 1847. — Sir Ch. Fellows, Travels and researches in Asia Minor; Londres, 1852.
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XANTHOXYLÉES — XÉNOPHON
XANTHOXYLÉES (Bot.) (V. Zanthoxylées).
XANTON-Chassenon. Com. da dép. de la Vendée, arr. de Fontenay-le-Comte, cant. de Saint-Hilaire-des-Loges ; 849 hab.
XARAGUA (Royaume de) (V. Haïti, t. XIX, p. 734). XARONVAL. Com. du dép. des Vosges, arr. de Mirecourt, cant. de Charmes; 223 hab. 'XAVIER (Saint François-) (V. François-Xayier [Saint]). XEIVIA(Ornith.) (V. Mouette).
XÉNAIAS, évêque du v*^ siècle (V. Philoxène). XENIA (Antiq.). Présents d'hospitahté. Chez les Grecs, et dès les plus anciens temps, c'était l'habitude de faire des cadeaux aux hôtes qu'on recevait chez soi (Homère, Odyss., XV, 546; Hérodote, H, 407 ; Eschyle, Agam., 4590; Xénophon, Anab.^ VI, 4, 3, etc.). Cet usage était si bien passé dans les mœurs, que beaucoup de villes grecques l'avaient adopté officiellement pour leurs relations avec leurs hôtes pubHcs ; la loi y fixait la nature et la valeur des xenia ou présents que l'Etat offrait à ses hôtes, et le mot figure dans bien des décrets honorifiques. A Rome, les xenia étaient surtout les cadeaux faits par l'amphitryon à ses invités après un festin (Pline, Epist., VI, 34, 44). C'étaient ordinairement des friandises ou des mets délicats ; d'oU le titre de xenia donné par Martial au treizième livre de ses Epigrammes, où il est question presque uniquement de cuisine. Pour la même raison, on appelait encore xenia certaines peintures de natures mortes, volaille, gibier ou poissons, fruits, légumes ; c'était la représentation des cadeaux qu'on envoyait à ses hôtes (Vitruve, VI, 7, 4; Philostrate, Imag., l, 34 ; II, 25). On a trouvé à Pompéi bien des tableaux de ce genre. Enfin, les jurisconsultes romains entendent par xeniales présents faits aux personnes dont on voulait gagner les bonnes grâces ou reconnaître les services, notamment aux gouverneurs et autres fonctionnaires. P. M.
XÉNIL. Rivière d'Espagne (V. Genil).
XÉNOCRATE, philosophe grec, mort en 314 av. J.-C. Disciple de Platon, il succéda à Speusippe dans la direction de l'Académie (339), accentua la tendance à la fusion de la théorie des Idées avec le système de Pythagore, identifiant les Idées et les Nombres, faisant des dieux le symbole des nombres premiers, appelant l'âme un nombre qui se meut lui-même. En morale, il soutint l'identité de la vertu et du bonheur.
BiBL.: Heinze, Xenohrates ; Leipzig, 1892. XÉNOL(Chim.).
r?n..^ S Equiv.. G^m^o^onc^m%om){cm^)^.
^^^"^' ( Atom.. esH^o0oue«H3(gH)(CH3)2.
Les xénols, appelés aussi xylénols, hydrates de xényle, appartiennent à la classe des phénols monoatomiques et représentent des xylènes (V. ce mot), dans lesquels un atome d'hydrogène du noyau benzique est remplacé par le groupe oxhydryle. Ils sont au nombre de six, isomères entre eux. Deux dérivent del'orthoxylène, trois du métaxylène et un du paraxylène. Les deux orthoxénols se préparent en partant de la xylidine correspondante. Le premier (4.2. 4) a son point de fnsion à 52^,5, le second (1. 2. 3) à 73^. Ils cristallisent en aiguilles respectivement fusibles à 62^5 et à 73«. Le métaxénol (1. 2. 3) se produit lorsqu'on fondlemétaxénylsulfite de potassium (1. 2. 3) avec de la potasse. Il est en lamelles ou en longues aiguilles soyeuses, fond à 73** et bout à 246*^. Le métaxénol (4 . 3. 4) s'obtient en traitant l'acide oxymésitylénique par la potasse caustique ou encore en faisant agir de l'acide nitreux sur l'a — métaxylidine. Les cristaux sont fusibles à 27-28«, et il bout à 246^,5. Le métaxénol symétrique (4. 3. 5) a été obtenu par Thôl et Nolting dans les mêmes conditions que les orthoxénols. Il cristallise en fines aiguilles fusibles à 68^ et il bout à 249^,5. Le paraxénol (4. 3. 4) s'obtient en décomposant le paraxénysulfite de potassium pur par la potasse en fusion. Il forme des cristaux incolores fusibles à 75^ et
bouta 244*^,5. Les dérivés des xénols sont nombreux : nitroxénol, amidoxénol, bromoxénol, etc.
XÉNON (Chim.). Poids atomique : X = 428. La facilité avec laquelle on liquéfie l'air y a fait découvrir dans ces dernières années une série de gaz jusque-là inconnus et qui sont venus grossir la liste des corps simples. Cinq ont une existence bien démontrée : l'argon, l'hélium, le néon, le krypton et le xénon. Ce dernier a été mis en évidence par Ramsay, en 4898. Pour l'obtenir, on laisse évaporer de l'air liquéfié, jusqu'à ce qu'il n'y reste plus ni oxygène ni azote. Le résidu, qui est un mélange de krypton, de xénon et d'argon, est soumis de nouveau à la liquéfaction. Puis on élève légèrement la température, ce qui fait évaporer l'argon. Enfin le krypton est à son tour aisément éliminé : ce gaz a, en effet, à la température de l'air bouillant, une tension de vapeur très élevée, tandis que celle du xénon esta peine appréciable. Il faut, d'ailleurs, avant d'arriver à un produit absolument pur, répéter un grand nombre de fois l'opération. Il est nécessaire en outre, de la faire porter sur des quantités d'air considérables, la proportion dexénony étant infime. Le xénon est un gaz très lourd: il pèse en effet, à 0^,58'^,75 par litre, c.-à-d. 4 fois plus que l'oxygène et 64 fois plus que l'hydrogène. Son point d'ébullition est, à la pression normale, — 409^, sa température critique -j- 44°, 7. Sa réfractivité est 2.364, celle de l'air étant, on le suppose, monoatomique, et semble former dans la table périodique des éléments, avec l'argon et ses autres compagnons, une série placée entre celle du fluor et celle du sodium.
XÉNOPHANE DE CoLOPHON, philosophe grec des vi^' et v^ siècles av. J.-C; après la défaite des Ioniens, il finit par se fixer à Elée, combattit âprement l'anthropomorphisme religieux des Grecs, soutenant qu'il n'y avait qu'un Dieu unique, suprême intelligence et conscience de l'univers. Comme théoricien et savant, il est très inférieur à Anaximandre dont il procède. Outre ses vers satiriques et des poèmes épiques, on lui attribue encore diverses propositions sceptiques (V. Elée [Ecole d']).
XÉNOPHON (Ssvo'jwv). L'Homme. — Xénophon, his torien et polygraphe grec, né, selon Diogène Laërce, entre 430 et 425 av. J.-C, à Erchia, dème de l'Attique (district de la tribu Egéide), mort à Corinthe vers 350. Fils de Gryllos, riche propriétaire, et de Diodora (Strabon l'appelle un cavalier ou chevalier)^ soumis, de bonne heure, à une exacte et forte discipline, aussi ardent pour les exercices physiques, chasse, équitation, gymnastique, que pour les disertes leçons de Philostrate, d'Isocrate et de Prodicos de Céos, il excellait dans les luttes de la palestre comme à l'école de rhétorique. On admirait sa bonne mine, sa vigueur précoce, sa contenance noble et modeste, sa rare et candide beauté. On prétend qu'à dix-huit ans, il rencontra dans la rue So~ crate, qui se prit d'affection pour lui et l'élut comme disciple, se faisant fort de lui apprendre à devenir un homme accompli. Une anecdote apocryphe veut que tous deux, le maître et l'élève, aient combattu côte à côte sous les murs de Déhum en Béotie (424). Xénophon, désar^ çonné, grièvement blessé, aurait dû son salut à l'énergie de Socrate, qui l'emporta sur ses épaules hors de la mêlée. — Pendant la guerre du Péloponèse, il servit sans doute, à titre de cavalier ou d'hopHte, dans l'armée athénienne. Peut-être, vers 444, fut-il captif à Thèbes. On ne sait ce qu'il devint durant les années qui s'écoulèrent de 404 à son départ pour l'Asie : il dut se soumettre aisément aux maîtres imposés à Athènes par Lysandre. En 404 , le Béotien Proxène l'appelle à Sardes, promettant de le présenter à Cyrus le Jeune, fils de Darius et deParysatis, ambitieux et remuant satrape d'une région de l'Asie Mineure, en train de préparer sa révolte contre son frère Artaxerxès II Mnémon, roi de Perse, récemment parvenu au pouvoir. Cyrus, recrutant alors une armée parmi les bar]3ares, voulut y joindre un contingent de 45.000 vo-