XIMENA
toire (1900), œuvre de philosophie (V. aussi sa polémique avec P. Lacombe dans les premiers numéros de la Revue de synthèse historique). D.-A. Téodoru.
XÉNOTIME (Miner.). Phosphate d'yttrium et de cérium, appelé aussi quelquefois spath d'yttrium, et remarquable par son isomorphisme avec le zircon. Les cristaux des deux minéraux sont souvent associés, par groupements réguliers, de telle sorte que le prisme de zircon coiffe exactement le sommet de l'octaèdre de xénotime, enmême temps qu'il y a coïncidence parfaite entre les directions des axes de symétrie des deux espèces — Densité : 4,45 à 4,46 ; dureté : 4 à 5 ; couleur : brun, rouge, jaune ; éclat résineux. Infusible, la xénotime est, en outre, insoluble dans les acides. — La wisérine est une variété jaune-miel de xénotime, qu'on trouve dans le Valais et au Saint-Gothard et qu'il faut éviter de confondre avec une anatase de même forme. Sa dureté est 5,5 à 6,5. Elle se dissout dans les acides.
XERANTHEMUM (Bot.). Genre de Composées-Radiées formé de plantes herbacées annuelles à tiges rameuses ■blanchâtres. Les feuilles, linéaires, entières, à bords roulés en dessous, sont finement cotonneuses. Les capitules, solitaires, terminaux, possèdent un involucre campanule, composé de bractées colorées et de bractées scarieuses. Les fleurs de la périphérie, stériles, ont une corolle bilabiée. Les fleurs du centre, régulières, hermaphrodites, ont un court limbe à 5 divisions. Les anthères sont pourvues de 2 appendices en forme de cil. Le style est renflé à son extrémité. Les akènes, allongés, couverts de poils soyeux, sont surmontés d'une aigrette. On cultive fréquemment V Immortelle violette (Xeranthemum annuum L.), dont les capitules, de coloration blanchâtre ou purpurine, peuvent se^conserver fort longtemps sans se décolorer. XÉRÈS DE LA Fronterâ. Ville d'Espagne (V. Jerez). XERMAMÉNIL. Com.du dép. de Meurthe-et-Moselle, arr. de Lunéville, cant. de Gerbéviller; 354 hab. Stat. du chem, de fer de l'Est.
XÉRODERMA(Dermat.). Maladie cutanée caractérisée par des taches brun jaune, semblables à des taches de rousseur, siégeant à la face et sur le haut du thorax, ainsi que sur les membres, et accompagnées de nombreuses dilatations vasculaires, et plus tard par des saillies verruqueuses ou des tumeurs végétantes qui ont fait considérer l'affection comme une épithéliomatose spéciale de la peau. Le développement a lieu quelquefois dès les premiers mois de la vie, mais le Xeroderma pigmentosmn ne paraît pas héréditaire. La thérapeutique est impuissante contre cette très grave aflection. La xérodermie, qui se traduit par un état de sécheresse spéciale de la peau et qui n'a rien de commun avec le Xeroderma pigmentosum, peut être améliorée 'et parfois guérie par le traitement de Vichtyose (V. ce mot). D^ Henri Fournier.
XËROPHAGIE (V. Carême).
XERTIGNY. Ch.-l. de cant. du dép. des Vosges, arr. d'Epinal; 3.588 hab. (854aggl.). Stat. du chem. de fer de l'Est. Brasserie et taillanderies.
XERUS (Zool.) (V. Ecureuil, t. XV, p. 540). XERXÈS j^ï" (en ^erseKhsayarsa, le guerrier dominant ; chez les Babyloniens, Akhsivarsa, transcrit par les Septante en AdaouTjpdç ; Assuérus, Ahasvérus en latin), roi de Perse (485-465), né vers 519 av. J.-G., mort en 465. Il était le fils de Darius I®^, fils d'iïystaspe et d'Atossa, fille de Cyrus. Il était né après l'avènement de son père, et lorsque celui-ci mourut (sept.-oct. 485), il écarta du trône ses trois frères aînés, sous le prétexte qu'il était le premierné depuis que Darius était devenu roi de Perse. Immédiatement après son avènement, il eut à réduire l'Egypte qui s'était révoltée, et se prépara pendant trois ans à une expédition contre la Grèce qui avait victorieusement résisté à son père Darius. Il rassembla dans toutes les provinces de son vaste empire, depuis l'Indus jusqu'à la Méditerranée, une des plus grandes armées que l'histoire connaisse. Partie de Cappadoce, cette armée marcha jus-
qu'à la Lydie, et, de Sardes, franchit l'Hellespont, à Sestos. Deux ponts furent détruits par \^s ouragans ; Xerxès fit, dit-on, fustiger la mer et y jeter des chaînes pour la punir; à la fin, il réussit à traverser le détroit sur deux ponts de bateaux. L'immense armée, passée en revue avant la traversée, mit sept jours à franchir le détroit et se dirigea par la Thrace, la Macédoine et la Thessalie vers la Grèce. En même temps, une flotte de 1.200 vaisseaux s'avança le long du littoral ; les obstacles qui avaient, sous Darius, empêché l'action maritime, furent écartés : on perça le mont Athos, et les vaisseaux arrivèrent dans les eaux grecques. Le récit de la campagne a été donné dans l'art. Médiques (Guerres). Après avoir exterminé dans les Thermopyles les trois cents Spartiates commandés par Léonidas, le roi perse atteignit Athènes qu'il brûla ; mais il assista du rivage à la destruction de sa flotte, à Salamine, le 23 sept. 480 av. J.-C. Xerxès se retira en Asie Mineure, oh il hiverna, et laissa en Grèce son général Mardonius, qui, en 479, fut vaincu et tué à Platées, le jour même où la flotte asiatique fut battue à Mycale en lonie. Le roi vaincu quitta Sardes où il s'était arrêté et fit chemin vers la Perside. En route, il se dirigea sur Babylone, où un Chaldéen, nommé Samaserba, avait usurpé le pouvoir royal. Xerxès le déposa, et assouvit sa fureur sur les grands temples de Babylone qu'il détruisit de fond en comble. De retour à Persépolis, il y bâtit des palais, et projeta d'autres constructions dans les différentes parties de son empire. Les intrigues de palais, conduites en partie par sa féroce épouse Amestris, assombrirent le règne du monarque tombé en inaction et adonné à la volupté. Le souvenir s'en retrouve dans le roman à'Esther (V. ce nom). Enfin, vers déc. 465 ou janv. 464, Xerxès fut assassiné par le chef de sa garde, Artaban, qui enveloppa dans le même sort Darius, fils aîné du roi ; mais l'assassin fut tué le même jour, et à Xerxès succéda son fils cadet Artaxerxès P^' Longue -Main.
Xerxès H était le seul fils légitime d'Artaxerxès l^^ et de son épouse Damaspia, qui mourut le même jour que son mari, en nov.-déc. 425 av. J.-C. Après un règne de quarante-cinq jours, il fut assassiné par l'un de ses dix-sept frères illégitimes, Sogdianus ou Secydianus. L'usurpateur^fut tué, après un règne de six mois et quinze jours, par son frère Ochus, connu dans l'histoire sous le nom de Darius II Nothus ou le Bâtard.
Xerxès lll ou Oarses fut proclamé roi (337-336) par l'eunuque Bagoas, qui régna sous son nom. J. 0.
XEUILLEY.Com. du dép. de Meurthe-et-Moselle, arr. de Nancy, cant de Vézelise; 624 hab. Stat. de chem. de fer.
XIENG-Hâï. Ville du Laos siamois, ch.-l. d'une principauté, sur le Mékok, affl. dr. du Mékong. Commerce avec le Yunnan.
XIEMG-Hong. Ville du Laos, à l'embouchure du Namha dans le Mékong. Jadis capitale d'un royaume tributaire duSiam et de la Chine, cédée en 1894 à la Chine par l'Angleterre.
XIENG-Kang. Ville du Laos siamois, dans la sphère d'influence française, sur la riv. dr. du Mékong, à 225 kil. de Louang-Prabang, sur la route naturelle vers le Ménam. On projette de les relier par voie ferrée à Bangkok.
XIENG-Kheng. Ville du Laos septentrional dont le prince dépossédé fonda en 1883 la ville de MuongSing (V. cet art.).
XIENG-Maï ou ZIMMÉ. Ville du Laos siamois, sur le Méping (Ménam); 50.000 hab. Centre du trafic entre le Siam, la Birmanie et le Yunnan.
XI E N G-ToNG. Ville du Laos birman, capitale d'une principauté vassale des Anglais, à 370 kil. 0. de Mandaté.
XIMENA (Jimena, Chimène), fifle du comte d'Oviedo, mariée au Cid, Ruy Diaz de Vivar, le 19 juil. 1074 (le contrat existe aux archives de Burgos). Après la mort du Cid, en juin 1099, dona Ximena défendit Valence contre les Alnioravides et n'évacua h ville qu'après l'avoir brûlée