IX S,CH
Alphabet himyarite.
Gallus. On a trouvé à Mareb une inscription fragmentaire au nom de « Ilsharh Yahdib » et de « Yazil Bayyin, les deux rois de Saba et Raîdân, fils de Farm Yanhab, roi de Saba ». Le premier de ces rois pourrait être le "IXaacapos de Strabon, roi de Mariaba à l'époque de l'expédition romaine. Les inscriptions de la dernière période portent les dates 669, 640, 582, 573, 385 d'une ère inconnue. Halévy a pu fixer à llo av. J.-C. l'ère sabéenne, en se basant sur l'inscription d'Hisn Gourâb datée de 640, et qui mentionne la destruction du royaume de Himyar par les Abyssins. D'autre part, on a remarqué que la plus ancienne inscription datée de 385 (270) mentionne Athtar, Shams et d'autres divinités, tandis que les inscriptions de 582 (467) et de 573 (458) parlent du dieu Rahmanân qui est le nom de dieu arabe Ar-Rahmân (le miséricordieux), ce qui indique une influence juive ou chrétienne.
Les inscriptions himyarites ont fourni de nouveaux renseignements sur les Minéens, déjà connus par les récits des Grecs. Leur capitale. Main, se trouvait au milieu de la contrée sabéenne, à droite de la route qui conduisait auN. de Mareb. Au N. de Sana se trouvait Yathil, et au milieu du Djauf, Karna ; ces trois places fortes minéennes formaient un triangle au milieu duquel on voyait les établissements de Raiâm, Nask, Kamna, etc. La langue minéenne est à peu près la même que celle des Sabéens. Ces deux royaumes étaient rivaux, et les inscriptions mentionnent souvent des hostilités causées par l'hégémonie du Hadramaut que tous deux convoitaient. Les Minéens formaient donc un îlot au milieu des Sabéens, mais leur origine paraît venir du iïadramaut. D.-H. Muller en conclut qu'ils étaient à l'origine un établissement militaire hadramite dans le Djauf, destiné à protéger la route commerciale du Nord. D'autre part, les Gébanites, alliés des Minéens, tenaient le port d'Ocelis.
La numismatique jette quelque lumière sur les relations de Fancien Yémen avec les nations étrangères. Schlumberger a pu acquérir à Constantinople une collection de 200 monnaies himyarites de Sana. Les plus anciennes sont des imitations des monnaies athéniennes duiv® siècle
YEMEN — YEHMAK
av. J.-C, avec la tête de chouette et la légende AOE plus ou moins déformée. Schlumberger les rapporte à Tépoque de Séleucus lY et d'Antiochus Epiphane (187-164 av. J.-C). Le revers de ces monnaies présente la tête de Pallas avec un N sabéen. Les monnaies postérieures ont une tête de roi et deux monogrammes sabéens sur la face à légende grecque, que l'on a traduits majesté et épomjme ; plus tard la légende grecque disparaît et les monogrammes sont remplacés par les noms du roi et de Féponyme. Ce dernier personnage, appelé Dhoû Harîf et Rashoû (sacrificateur), semble avoir un office ecclésiastique ; il signe les inscriptions royales, et les monnaies donnent son nom à côté de celui du roi. Enfin une troisième série de monnaies présente des traces d'influence romaine ; elle est sans doute postérieure à Gallus. 11 existe aussi des monnaies frappées à Raîdân et Harib, et qui peuvent être rapportées à la période himyarite. Enfin, les inscriptions mentionnent des monnaies de Hayyill et de Sela (shekel hébreu), qui n'ont pas encore été retrouvées.
RELrcioN. — La religion des Sabéens est obscure. Elle paraît cependant reposer sur l'adoration du Soleil (Shams), comme chez les Hamdânites. Shams était une déesse, tandisque Athtar, divinité principale des Minéens, est un dieu mâle, appelé aussi Athtar l'Oriental ou Athtar Dhoû Kabd. Les Sabéens reconnaissaient ce dieu et lui adjoignaient Almakah, qui était la planète Vénus d'après Hamdânî. Sur une inscription de Shabwat, on voit le dieulune Sîn, fils de Athtar : « Il est à remarquer, dit D.-H. Millier, que ces deux déités paraissent aussi dans la légende babylonienne de la descente d'Ishtar au Hadès, ou Ishtar est la fille du dieu Sîn. » Le dieu sémite // ou El se retrouve dans beaucoup de noms théophores. Talab, protecteur du sanctuaire de Riyâm, révèle un culte des arbres. Le Coran mentionne trois dieux que nous trouvons dans les inscriptions : Wadd, Yagoûth et Nasr. On a beaucoup remarqué la forme elliptique des temples de Mareb et de Sirwâh, avec deux entrées, au N. et au S. Le mois de Dhoû IPIidjdjatan était consacré aux pèlelerinages ; on offrait aux dieux des sacrifices (midhbah) et de l'encens (loubân); on leur apportait, de toutes les pro vinces, des produits des champs et de l'industrie, dessta tues d'or et des offrandes qui servaient à entretenir les temples. On trouve un grand nombre d'inscriptions vo tives, dont les statues d'or ont été arrachées par les pillards dans des temps très anciens. Les relations commerciales du Yémen avec les contrées du Nord permirent aux influences juives et chrétiennes de supplanter les anciennes croyances, et la nation yéménite était préparée au monothéisme lorsque les émissaires de Mohammed y enseignèrent rislam. Georges Salmon.
BiBL. : V. Arabie pour la bibliographie générale. — Kay, Yaman, Us mediseval history ; Londres, 1894. — Ha- LÉvY, Rapport sur une mission archéologique dans le Yémen ; Paris, 1872, — Du même, Etudes sabéennes ; Paris, 1875. ~ Joseph et Hartwig Derei^ bourg. Etudes sur l'épigraphie]duYémen ; F*aris, 1881. — H. Derenbourg, Monuments sabéens et himyarites du Louvre ; Paris, 1886.
— Corpus inscriptionum semiticarum; Paris, t. III — G. Schlumberger, le Trésor de Sanaâ ; Paris, 1880.
— B. AMD Àm, Géographie d. Arab. Halbinsel, éd. D.-H. Millier; Leyde, 1884.— Du même. Inscriptions in the Himyaritic Character in the British Muséum; Londres, 1863.
— Pr^torius, Beilr. zur Erklarungder himjar. Inschr.; Halle, 1872-74. — Krew^er, Sûdaràbische Sage, 1866. — Sprenge;r, Alte(}eogr. Arabieiis, 1873. — D.-H. Mûller, Sûdaràbische Studien ; Vienne, 1877.— Du même, Die Burgen und Schlôsser Sûdarabiens ; Vienne, 1879-81. — MoRDTMANN et MuLLER, Sabâischc Denkmâler; Vienne, 1883. — Glaser, Mittheilungen iXber... sab. Inschr., 1886,
— D.-H. Mûller, Epigraphische Denkmâler nac/i... Copien Eutings. — Du même, Sûdaràbische Alterthûmer; Vienne, 1899.
YEN. Monnaie japonaise (V. Monnaie).
YEN. Cinq royaumes ou principautés chinoises portent ce nom à l'époque des seize royaumes (iv*^ et v® siècles ap. J.-C); quatre de ces principautés ont été fondées par des princes Sien-pi (V. ce nom, t. XXIX, p. 4192) de la famille Mou-ioung, la plus illustre de cette nation.
Les T sien-Yen ou Yen premiers. Mo-hou Po fut le premier qui prit le nom de Mou-ioung comme nom de famille ; il régnait dans le Leao-tong. Mou-ioung Che-koue, petit-fils de Mo-hou Po, reçut le titre de Tchen-yu pour les services qu'il rendit à la Chine ; il transféra sa cour au N. de Leao-tong. Son frère Mou-ioung Chan s'empara à sa mort du trône, il fut tué en 285 par les Sienpi, qui mirent à sa place Mou-ioung iïoei, fils de Mouioung Che-koue. Ce prince s'établit en 294' à Ki-tching (dans le Petchili) et régna quarante-neuf ans. Mouioung Hoang, son fils, prit le titre de roi de Yen en 337 (les principaux auteurs chinois font commencer à cette année le royaume des premiers Yen). Mou-ioung Hoang mourut en 348. Mou-ioung Ssiun (348-360) s'empara du territoire de Ouei et prit le titre d'empereur. Mou-ioung Ouei (360-70), son fils, lui succéda ; il fut fait prisonnier par Fou Kien, prince des Tsien-Tsin, et" son Empire fut détruit en 370. Mais Mou-ioung-tchoui, fils de Mouioung-hoan, rétabht à Tchong-chan, en 384, la principauté des Yen postérieurs, détruite en 408 par son ministre Foung-Po, lequel fonda à Tchang-li-hien (Petchili) la principauté des Yen du Nord, conquise en 436 par les Ouei. — Celle des Yen occidentaux, fondée à Tchangngan (Chensi) par un autre prétendant, fut conquise en 394 par les Yen postérieurs. Enfin, du royaume de ceuxci s'était démembré, en 398, le Chantong au profit des Yen méridionaux, dont la principauté fut conquise en 410 par l'empereur Ngan-ti, de la dynastie des Tsin.
YEN ISEÏ. Fleuve et gouvernement de Sibérie (V. EnisfJ).
YENISEISK. Ville de Sibérie (V. Eniseïsk).
YEN NE. Ch.-l. de cant. du dép. de la Savoie, arr. de Chambéry; 2.520 hab. (1.130 aggl.). Eglise gothique.
YENO-SrMA.Ile de lacôteE. de Nippon (V. Eno-Sima).
YEOMAN. Ancien nom des hommes libres en Angleterre. Au moyen âge, il fut réservé à ceux qui possédaient une tenure libre d'un revenu de 40 shillings. Puis il fut appliqué dans l'usage courant indistinctement aux petits propriétaires et aux fermiers. — Les Yeomen of the Guard sont un corps de la garde royale chargé de la garde de la Tour de Londres; ils sont armés de piques et de hallebardes.
YEOMANRY. La yeomanry est un corps de cavalerie anglaise qui fut, au début, composé principalement de gentilhommes provinciaux et de gros fermiers, et dont la création fut amenée par la longue période de guerres où l'Angleterre se trouva impliquée à la suite de la proclamation de la Révolution française. La yeomanry se montait et s'équipait à ses propres frais, mais elle recevait de la couronne des subsides lorsqu'elle entrait en campagne. C'est en 1798 qu'elle fut officiellement reconnue. Le lord-lieutenant commissionnait les officiers subalternes et commandait la yeomanry de son comté. Lorsque tous les corps de volontaires furent désarmés en 1814, la yeomanry subsista. L'uniforme est analogue à celui des hussards et des dragons. Elle se compose actuellement d'environ 11.907 hommes. — Intermédiaire entre la milice et les volontaires, elle forme avec eux l'armée auxihaire. Pour les nécessités de la guerre de l'Afrique du Sud, on avait formé une yeomanry impériale, composée de volontaires du Royaume-Uni et de ses colonies. Ce corps peu discipliné ne rendit pas de grands services.,
YEOVIL. Ville d'Angleterre, comté de Somerset, au S.-O. de Salisbury, sur le Yeo, affluent du Parret ; 7.000 hab. Eglise gothique. Fabrication de gants.
YEPEZ (Jean de), religieux (V. Jean de La Croix).
YERBA (Rot.) (V. Margyricarpe et Salicaire).
Y ÈRES. Rivière des^ép. de Seine-et-Marne et de Seine-et-Oise (V. ces art.).
YÈRES NORMANDE. Rivièro du dép. de la Seine-Inférieure (V. cet art.).
YÈRES PERCHERONNE. Rivière du dép. d'Eure-et-Loir (V. cet art.^.
YERMAK/Chef de Cosaques (V. Ermak).
YERMENONVILLE =- YÉZÏDIS
YERMENONVILLE. Corn, du dép. d'Eure-et-Loir, arr. de Chartres, cant. de Maintenon ; 331 hab. Stat. du cliem. de fer de l'Ouest.
YERMOLOV, général russe (V. Ermoloy).
VERRES, Corn, du dép. de Seine-et-Oise, arr. de Corbeil, cant. de Boissy-Saint-Léger ; 1.730 hab. Filature de laines. Porte flanquée de tourelles, restes d'un manoir habité par Guillaume Budé (V. ce nom).
YERVILLE. Ch.-l. de cant. de la Seine-Inférieure, arr. d'Yvetot; 1.534 hab. (1.228 aggl.). Fabr. de tissus. Restes du château de Thibermesnil (Renaissance).
Y ES S 0. Ile et province du Japon (V. ce mot).
YE-TA. Peuplade tatare (Y. Ephthautes).
YEU (lied') (Y. Dieu).
YEUSE (Bot.) (Y. Chêne).
YEUX d'écrevjsse (Pharm.). On appelle ainsi des concrétions calcaires que l'on rencontre, au moment de la mue, dans l'estomac de l'écrevisse (Astacus fluviatilis). Ces concrétions sont plan-convexes, avec, sur la partie plane, une dépression circulaire entourée d'un rebord saillant. Actuellement à peu près inusités, on les remplace dans la thérapeutique par le carbonate de chaux pur, précipité, ou craie préparée.
YÉVRE. Rivière du dép. du Cher (Y. ce mot).
YÈVRE-LÂ-YiLLE. Com. du dép. du Loiret, arr. et cant. de Pithiviers; 616 hab.
YÈVRE-le-ChAtel. Com. du dép. du Loiret, arr. et cant. de Pithiviers, sur la Rimarde; 384 hab. Eglise des
Ruines du château, à Yévre-le-Châtel,
xi^, xii*^ et xvi^ siècles; ruines du château bâti vers 1540 par Amaury de Montfort et de l'église Saint-Lubin (xni^ s.).
YÈVRES. Com. du dép. de l'Aube, arr. de Bar-sur- Aube, cant. de Brienne-le-Château ; 117 hab.
YÈVRES. Com. du dép. d'Eure-et-Loir, arr. de Châteaudun, cant. de Brou; 1.667 hab.
YÉVRETTE. Rivière du dép. du Cher (Y. ce mot).
YEZD. Ville de Perse (Kirman), à 530 kil. S.-E, de Téhéran. Alt., 1.160 m. C'est une grande cité située dans une plaine sablonneuse, entre deux rangées de hauteurs ; une ceinture de plantations de mûriers en fait une oasis au milieu de solitudes traversées par de rares pistes de caravanes ; 50.000 hab. dont 1.000 juifs et 7.000 parsis ou guèbres, qui parlent entre eux un dialecte persan particulier; il y a de nombreux Babis pd^rmi les musulmans. Grande mosquée délabrée, remarquable par sa haute façade décorée de faïences bleues et vertes avec minarets symétriques. L'industrie locale se compose de filatures, de teintureries, de fabriques de sucre candi ; exportation de soieries, d'opium, de cordages, de coton, de tapis de feutre et de cuivre manufacturé. * Cl. Huârt.
YEZDEGlRD.Nom de plusieurs rois perses (Y.Perse).
YEZID (Khaled ben Moawiah), alchimiste arabe. C'était un prince arabe, de la famille des Omeyyades, qui prétendit au khalifat au vu® siècle, sans y réussir. Il fut le protecteur des sciences et fit traduire les livres de médecine, d'astrologie et d'alchimie. On possède sous son nom et
sous celui de Morienus divers écrits traduits en latm, apocryphes d'ailleurs. M. B.
YEZID 1% Il et III (Y. Omeyyades et Khalifat).
YÉZIDIS. Nom donné à une population professant une religion particulière et répandue dans plusieurs provinces de la Turquie d'Asie, notamment celles de Mossoul, tant à rO. du Tigre, dans les monts Sindjar, qu'à l'E., de Bitlis, de Yan et de Diarbékir, ainsi qu'en Perse. On évalue à 50.000 personnes au plus l'ensemble de cette population, disséminée dans des villages. Elle est d'origine kurde et parle un dialecte de cette langue, divisé en plusieurs sous-dialectes. Elle a pour symbole commun un coq en bronze doré, surnommé Mékk-Taoûs, « l'Ange Paon », et aussi Mélek-el'Kouvvèt, « Ange de la Puissance », dont la garde est confiée à leur émir suprême, qui réside dans le village de BaaSli, à 44 kil. N.-E. de Sindjar, leur marché principal. Il y en a cinq exemplaires que l'on promène trois fois l'an dans les divers districts. Les Yézidis ont pour souverain spirituel un personnage appelé khalifa ou vicaire, descendant du cheikh Adi ; du temps de Layard, c'était HosséinBey; au-dessous de lui venait le Cheikh Nasr, préposé à l'accomplissement des devoirs religieux et assisté par le Chéikh-Djiîidi. Le clergé est àhisé en pirs, cheikhs, kavvâls et fakirs; cette terminologie est visiblement empruntée à celle des soufis musulmans. Le ministère sacerdotal est héréditaire ; les femmes des prêtres appartiennent à une caste spéciale qui n'admet le mariage qu'avec des religieux ; elles ont certaines fêtes qui sont fermées à tout autre qu'à elles. Les « adorateurs du diable », ainsi que leurs voisins les appellent, sont d'une moralité supérieure aux Orientaux qui les entourent; ils ont le caractère enjoué, sont d'un tempérament calme, très propres dans leurs vêtements et leur habitation, très attachés à leurs croyances, mais sans intolérance; ils éprouvent une répulsion incroyable pour la couleur bleue. Les femmes ne sont pas voilées et reçoivent la visite des étrangers. Le 10 août, une grande fête rassemble à Baadli les délégués des communautés qui y accomplissent une procession de flagellants. Leur grand saint est le Chéikh- Adi ben Mousafir (f 1163), dont le tombeau, près de Baadli, est un but de pèlerinage ; on entretient tout autour des feux perpétuels de naphte et de bitume. Leur culte se rattache très probablement au culte du feu de la Perse antique, avec survivance de quelques souvenirs du polythéisme assyrien.
Au XIX® siècle, l'existence des Yézidis a été fréquemment menacée par les expéditions militaires que la Porte a dirigées contre eux; en 1837-38, ceux de Djéziret-ibn- Omar furent passés au fil de l'épée ; ceux de Sindjar furent en grande partie exterminés. En 1847, le gouvernement ottoman voulut les soumettre au service militaire ; un grand nombre d'entre eux se firent alors inscrire comme chrétiens chez les chefs des diverses communautés chrétiennes qui voulaient bien les recevoir. Plus tard, sir Stratford Canning, ambassadeur d'Angleterre à Constantinople, obtint, sur la demande du voyageur Layard, qu'ils seraient, à ce point de vue, assimilés aux juifs et aux chrétiens et soumis à la taxe d'exonération militaire; néanmoins la Porte essaya encore, en 1872, d'établir la conscription parmi eux. Les tentatives des capucins pour les convertir au catholicisme paraissentjusqu'ici n'avoir abouti à aucun résultat durable. Cl. Huart.
EiBu : J. Menant, les Yézidis; Paris, 1892.— Documents
Le Mélek-Taoûs, d'après une vignette de Layard.
(yv artcLe E ncy clop é die __ Toitve XSXI.
YONNE
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PLAN D'AUXEBRE Eohjelle i : 20.000 ?
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Société anonyrae de'la. Grande Encyclopédie.
YEZ[DIS — Yïîs
arabes et syriaques publiés et traduits par N. Siouffi et J.-B. Chabot dans le Journal asiatique, 1882-87-96, et par M. LiDZBARSKi dans la Zeitschrift der deutschen morgenlœndiBchen Gesellschaft, 1897.
YFFINIAC. Corn, du dép. des Côtes-du-Nord, arr. et cant. (S.) de Saint-Brieac; 2/134 hab. Stat. du cliem. de fer de l'Ouest.
YGGDRASILL (Mythol. scandin,). Ce nom signiBe le cheval ou peut-être aussi le gibet (drasill) d'Ùggr ou Odin. C'est un frêne immense sous les branches duqueljes dieux tiennent conseil. De ses trois racines l'une s'étend vers les Ases, l'autre vers les Géants, la troisième vers le Niflhem ou Enfer. Sous la première est la fontaine Urdr, gardée par les trois Nornes, qui arrosent l'arbre pour lui conserver son éternelle jeunesse, de là vient aussi la rosée ; sous la seconde, la fontaine Mimir, où siège le vieux sage Mimir ; sous la troisième racine, la fontaine Hvergelmir, d'où proviennent toutes les rivières de la terre. Une tradition ultérieure conte qu'au sommet de l'arbre est un aigle, et sous l'une des racines un ou des serpents qui la rongent. De l'aigle au dragon, court un écureuil qui les excite. Th. C.
YGOLOTS. Tribu malaise (V. Igorrotes).
YGOS-Sâint-Saturnin. Corn, du dép. des Landes, arr. de Mont-de-Marsan, cant. de Morcenx; 4.792 hab. Stat. du chem. de fer du Midi.
Y GRANDE. Corn, du dép. de l'Ailier, arr. de Moulins, cant. de Bourbon-I'Archambault ; 4.879 hab. Eglise romane, avec élégant clocher de 50 m. de haut.
YÎN. Oasis saharienne, dans le Borkou, au S. du Tibesti; visitée par Nachtigal (4874).
YIN (Dynastie des). Nom de la seconde dynastie chinoise. Elle s'appela d'abord Chang, du nom de la terre qui fut donnée à Sié par l'empereur Choen ; elle prit ensuite le nom de Yin, lorsque Pan-Keng transféra son peuple dans la terre de ce nom. Elle dura 644 ans (de 4766 à 4422 avant notre ère) et compta 28 empereurs. Le tyran Kié-koueï, dernier souverain de la dynastie Hia, ayant été détrôné par Tching-Tang, celui-ci monta sur le trône.
Tching-^Tang (4766-54), fils de Tchou-koeï, avait 87 ans à son avènement. Ce prince, d'une droiture et d'une sagesse célèbres, établit sa résidence à Po, dans le Ho-nan et prit I-yn pour premier ministre. Il soumit les seigneurs, réforma le calendrier, modifia la couleur des vêtements et fit de la blanche la couleur impériale. On rapporte que, sous son règne, la Chine fut frappée d'une affreuse stérilité qui dura sept ans. Il mourut, très regretté de ses sujets, à l'âge de cent ans. — Tai-kia (4753-24), fils de Tai-ting et petit-fils de Tching-Tang, ne suivit pas d'abord les traces de ce dernier; il se montra ininteiligentetcruel. Voyant sa conduite perverse, I-yn, en sa qualité de ministre et de président du tribunal des rites, l'enferma pendant ses trois années de deuil dans le palais de Tong, prov. de Chan-si ; il prit la régence et gouverna lui-même. Tai-kia ayant ensuite renoncé à ses premiers désordres, I-yn lui remit le pouvoir. Le règne de ce prince est considéré comme l'un des plus glorieux de la dynastie ; après sa mort, Tai-kia reçut le titre de Tai-tsong. — Ou-ting (4720-4692), fils de Tai-kia ; il suivit les conseils du sage ministre I-yn, qui mourut en 4743, âgé de cent ans ; Kieou-tan, qui remplaça ce dernier, s'adjoignit I-tché, fils de I-yn; tous les deux illustrèrent ce règne. — Tai-keng (4694-67), frère de Ou-ting. — Siao-kia (4666-50), fils de Tai-keng, mourut sans postérité. — Yong-ki (4648-38), frère de Siao-kia ; les princes vassaux profitèrent de son indolence pour cesser de venir à la cour et se rendirent indépendants.— Tai-ou (4637-4563), frère de Yong-ki, prit pour ministres I-tché et Ou-hien ; les seigneurs lui firent retour, et des étrangers de l'Occident vinrent à plusieurs reprises lui rendre hommage ; il rétabht les anciennes lois concernant les asiles de vieillards et les cérémonies pour les morts ; il reçut le titre de Tchoug-tsong. ■— Tchoung-ting (4562-50), fils de Tai-ou : par suite des inondations du Hoang-ho, il
transporta sa résidence de Po à Ngao (dans le Ho-nan), soumit les barbares du voisinage et mourut sans laisser d'enfants. — Ouaï-jen (4549-35), fils de Tai-ou et frère de Tcho-ung-ting ; sous ce prince, les tribus de Pei et de Sen se révoltèrent. — Ho-tan-kia (4534-26), fils de Tai-ou et frère deOuaïjen; les inondations du Hoang-ho obligèrent également ce prince à transporter sa résidence de Ngao à Sïang (dans le Ho-nan); la tribu de Pei fut vain 3 eue ; celle de Sen vint faire sa soumission. — Tsou-i (4525-07), fils de Ho-tan-kia; pour les mêmes motifs que ce dernier, il dut, lui aussi, transporter sa résidence de Siang à Keng (dans le Chan-si) ; il combattit les Pe ou chefs de Peng et de Weï, nomma Ou-hien son premier ministre et gouverna sagement. — Tsou-sin (4506-4494), fils de Tsou-i, conserva le ministre Ou-hien. — Ou-kia (4490-66), frère de Tsou-sin, s'empara du pouvoir par les armes; son fils ne lui succéda pas. — Tsou-ting (4465- 34); fils de Tsou-sin, rappela son neveu de l'exil; celui-ci lui succéda. — Nan-keng (4433-09), fils de Ou-kia. — Yang-kia (4408-02), fils de Tsou-ting. — Depuis le règne de Tsou-ting, on avait laissé tomber en désuétude le droit d'aînesse légitime et on a^vait préféré nommer des personnes prises parmi les frères cadets ou les fils, de quelque naissance qu'ils fussent ; les uns et les autres se disputèrent pour s'enlever le pouvoir; ces troubles durèrent pendant neuf générations ; dès lors, les princes ne vinrent plus rendre hommage à la cour. — Pang-keng (4404-1374), frère cadet de Yang-kia. Il passa de nouveau au S. du fleuve Hoang-ho et établit sa résidence dans le Pô occidental qu'il appela Yin ; c'est à partir de ce moment que la dynastie changea de nom et s'appela Yin au lieu de Chang. Ce prince s'efforça de redonner à l'Empire l'unité, la vigueur, le repos dont le privaient depuis si longtemps l'autorité trop indépendante des princes ou vice-rois et le nombre des esprits séditieux ; il obtint des succès qui le firent appeler le « Restaurateur de l'ancienne vertu » ; sa mort suspendit le cours de ses réformes. — Siao-sin (4373-53), irère cadet de Pan-keng; ne voyant que le privilège de sa dignité, ce prince méconnut ses devoirs pour se livrer aux plaisirs, et l'Empire fut replongé dans le désordre d'où Pan-keng l'avait tiré. — Siao-i (4352-25), frère de Siao-sin, hérita des vices de ce dernier ; il ordonna au prince héritier Ou-ting d'aller étudier sous Kan-pan qui était l'homme le plus habile et le plus vertueux de l'époque. Sous ce règne, Kou-kong alla dans le Chan-si fonder une principauté qu'il appela Tchéou et d'où la dynastie suivante sortira et tirera son nom. — OU'ling (4324-4266), fils de Siaoi, éleva son précepteur Kan-pan à la dignité de ministre, et ce fût celui-ci qui gouverna pendant le deuil du prince. Après la mort de Kan-paa, Ou-ting fit rechercher partout un homme capable de l'aider de ses conseils ; son choix s'arrêta sur Fou-youe, homme obscur, mais sage. Avec son aide, Ou-ting attaqua le pays de Koueï qu'il soumit, ainsi que la tribu des Chi-oueï (dans le Ho-nan oriental) et plusieurs autres tribus insurbordonnées ; il réforma le gouvernement, inspecta les écoles, s'occupa des vieillards, etc; l'Empire redevint aussi florissant que du temps de Tching-Tang; après sa mort, Outing reçut le nomdeKao-tsong.— Tsov-keng (1265-59), fils de Ou-ting ; le ministre Fou-youe étant mort, l'Empire commença à déchoir de son état de splendeur. — Tsou-kia (4258-26), frère cadet de Tsou-keng; dédaigneux et hautain, il se livra à la débauche et aux désordres; sur la fin de son règne, il soumit les Si-joung et investit du titre de roi ses fils Hiao et Liang,— ■ Lin-sin (4225-20), fils de Tsou-kia, n'eut d'empereur que le nom ; il défendit à ses ministres de lui rendre compte d'aucune aifaire pour ne pas être interrompu dans ses débauches, qui le firent mourir jeune et sans postérité. — Keng-ting (4249- 4499), frère cadet de Lin-sin; plus modéré dans ses plaisirs, il fut aussi négligent que son prédécesseur dans le gouvernement. — Ou-i (4498-95), fils de Keng-ting, se rendit célèbre par ses cruautés ; il transféra sa résidence