YOUNG -^ YPRES
tique et la botanique, s'établit, en 1800, médecin à Londres et, de dSOl à 1804, professa la physique à la Royal Institution. Il était en dernier lieu (181i-:29) médecin de riaôpital Saint-Georges. D'importants travaux de physique, au nombre desquels la découverte, en 1801, du phénomène connu sous le nom d'interférence de la lumière, le firent admettre, en 1802, membre de la Société royale de Londres, dont il fut, à partir de 1818, l'un des secrétaires, et, en 4827, associé étranger de l'Académie des sciences de Paris. Il fut également un égyptologue distingué, et participa aux premiers travaux en vue du déchiffrement des hiéroglyphes. Outre un nombre considérable de mémoires, de notes et d'articles sur des sujets do physique, de mathématiques, d'astronomie, de médecine et de botanique parus dans les Philosophical Transactions, dans le Nicholson's Journal, dans le Quaterly Journal of Science, dans VEncyclopœdia Britannica, etc.; il a piiWié : A Syllabus of a course of a natural and expérimental philosophy (Londres, 1802) ; A course of lectures on natural philosophy and the mechanical arts (Londres, 4807, 2 vol. ; nouv. éd., 4845), le plus remarquable de ses ouvrjages; Remarks on Egyptian Papyri and on the inscription of Rosetta (Londres, 4845); Elementary illustration of ihecelestialmechanics of Laplace (Londres, i^^i); Account of some récent discoveries in hier 0 g ly phical literature (Londres,4823), Egyptian dietionary (Londres, 4 829), etc.
G. Peacockaréuni ses écrits épars sous le titre ^liscellaneous works of the Me Thomas Young (Londres, 4855, 3 vol.). L. S. BiBL. : G. Peacock, Life of Thomas Young ; Londres, 1855. — Fr. Arago, (Euvres biographiques^ t. I.
YOUNG (Brigham) (V.Bmghâm Young).
YOUNG-PÉ-TïNG. Ville du S.-O. de la Chine, prov. de Yun-nan, à 255 kil. N.-O. de Yun-nan-fou, sur la r. dr. du Kouen-ting-ho. Cette cité, entourée d'une enceinte de 3 kil. de circuit, située au centre d'une vaste plaine, est le point terminus, au N., où s'arrête le commerce de la Birmanie avec le Yun-nan par la r^ute de Tali-fou.
YOUNG-PING-Fou. Ville duN.-E. de la Chine, prov. de Tchi-li, ch.-l. de dép., à 205 kil. de Peking, sur la r. g. du Lan-ho et sur la route de Tien-tsin à Moukden par Chan-haï-kouan, La position de cette ville, entourée d'un mur de 6 kil., en a fait de tout temps un point stratégique de premier ordre. Commerce de bétail et de bois.
YOUNGSTOWN. Ville des Etats-Unis, Ohio, sur leMahoning ; 33.320 hab. en 4894. District riche en céréales, houille, pétrole. Hauts fourneaux, fonte, fabriques de wagons et voitures, etc.
YOUNG-TCHANG-TiNG. Ville du S.-O. delà Chine, prov. de Yun-nan, ch.-l. du dép., à 342 kil. de Yun-nan-fou, sur le Ting-ho. Cette ville, entourée d'une enceinte de 8 kil. de circuit, fut complètement dévastée pendaut l'insurrection des Taï-ping, mais s'est relevée assez rapidement par suite de sa situation sur la route de Chine en Birmanie ; c'est aujourd'hui une cité très commerçante ;
La Halle des Drapiers, à Ypres.
on y fabrique des tapis et des objets en néphrite ; ses environs possèdent des mines d'or et de cuivre. YOURMA (Mont) (V. Ooral, t. XXV, pp. 695-697). YO U S E F iBN Tachfin, chef des Almoravides (V. ce mot). YOUSOÛF EL FiHRi, émir d'Espagne (V. ce mot, t. XVI, pp. 327-28).
YOUSOUF-ZAÏS. Tribu de V Afghanistan (Y. ce mot). YOUX. Com. du dép. du Puy-de-Dôme, arr. de Riom, cant. de Montaigut ; 804 hab.
YOUYOU (Mar.). Canot très petit et très léger embarqué à bord des bâtiments de guerre et servant pour le service de rade et les accostages. C'est aussi le nom d'une embarcation à un seul aviron dont les Chinois font usage sur les rivières. YOUZOU-NEM-BouTsou. Secte japonaise (V. Japon, t. XXL p. 27).
Y PORT. Com. du dép. de Seine-Inférieure, arr. du Havre, cant. et à 5 kil. S. de Fécamp, sur la Manche, à l'issue d'une petite vallée; 4.749 hab. Port de pêche. Plage balnéaire fréquentée ; de la commune dépend la plage voisine de Vaucotte.
YPRES (flamand Yperen). Ville de Belgique, ch.-l.
d'arr. adm. et jud. de la Flandre occidentale, à 54 kil. S.-O.
de Bruges, sur FYperlée, affl.de FYser; 47.000 hab. Stat. du chemin de fer d'Ostende à Armentières , tête de ligne vers Hazebrouck, vers Roulers et vers Furnes. Collège ' épiscopal, école moyenne de l'Etat, académie de dessin, école de cavalerie de l'armée belge.
Fabriques de toiles, de dentelles, savonneries; brasseries, distilleries. L'église Saint-Martin, ancienne cathédrale, du style de transition, date du XIII® siècle. Les parties les plus remarquables sont le chœur et le portail S. du transept, où se trouve une magnifique rose. Il y a de riches stalles du xvii® siècle et des fonts baptismaux en cuivre jaune du xvi®. Devant l'autel de saint Martin une petite dalle blanche, portant pour unique inscription la date 4638, recouvre la sépulture de C. Jansenius, évêque d'Ypres et auteur de VAugustinus, d'où sortit l'hérésie janséniste (V. Jansénisme, t. XXI, p. 8-45). La Halle des drapiers, construite auxiii*^ siècle, couvre une superficie de 4.872 m. q. C'est un superbe échantillon du style ogival primaire. La façade, percée de deux rangées de fenêtres, est flanquée de chaque côté d'une tourelle, et surmontée au milieu d'un grand beffroi carré, haut de 70 m. Elle contient dans des niches 44 statues modernes des comtes de Flandre. Plusieurs salles sont décorées de belles peintures dues à Pauw.els et à Delbeke. L'hôtel de ville, accolé à la Halle, présente une partie très gracieuse : le Niemverk, en style de la Renaissance. La salle échevinale a été ornée de fresques par Guffens et Sweerts. Derrière la Halle se trouve une statue de marbre érigée à la mémoire d'Alph. van den Peereboom, homme d'Etat belge (f 4884). L'hospice Belle, fondé en 4261 par la famille de ce nom, a une jolie chapelle à voûte lambrissée et un beau jubé de la Renaissance. L'hôtel-musée Merghelynck est un édifice du xviii® siècle merveilleusement meublé dans le style de l'époque. Le musée de la ville contient