TISSERIN — TISSU
TISSERÏN (Ornith.). Genre de Passereaux de la famille des Plocéidés (V. ce mot) dont il est le type (Ploceus), et comprenant des espèces d'assez grande taille, à bec de la longueur de la tête, robuste, plus haut que large ; à ailes arrondies, à queue ample, carrée ou arrondie, à tarses médiocres, avec les ongles aigus et recourbés. Les espèces, assez nombreuses, habitent l'Asie méridionale, la Malaisie, Madagascar avec les îles qui en dépendent et l'Afrique au S. du Sahara. Leur nom de Tisserins ou Tisserands vient de l'habileté qu'ils montrent dans la construction de leur nid qui est formé de fibres entrelacées et de feuilles et représente un cylindre, renflé dans son milieu, et suspendu à l'extrémité des branches flexibles d'un arbre, l'ouverture étant toujours à la partie inférieure, souvent au-dessus d'une eau dormante : les œufs sont pondus dans la partie renflée. Tel est le nid du ToucuAM-CouRVi {Ploceus philippinus) des îles Philippines, oiseau un peu plus grand que notre moineau et peu remarquable par son plumage. Le Nélicourvi (PL pensilis) de Madagascar construit un nid semblable et chaque année l'allonge d'une nouvelle chambre, de sorte qu'on en voit jusqu'à cinq réunies, présentant l'aspect d'un cylindre suspendu et à cinq renflements. Ces oiseaux vivent en nombreuses sociétés le long des cours d'eau, et l'on peut trouver sur un seul arbre jusqu'à cinq cents de ces nids, qui ressemblent de loin à des fruits. Les genres Sycobius (ou Malimbus), Hiphantornis et Textor, tous africains, sont voisins de Ploceus et présentent les mêmes mœurs. E. Trouessart.
TISSE Y. Com. du dép. de l'Yonne, arr. et cant. de Tonnerre ; 195 hab.
TlSSOT (Simon-André), médecin suisse, né à Grancy le 20 marsi72S, mort à Lausanne le 45 juin 4797. Reçu docteur à Montpellier en 4749, il exerça à Lausanne, puis, en 4780, fut appelé à occuper la chaire de clinique à Pavie. Il est connu par d'excellents ouvrages : Histoire de la fièvre bilieuse qui régna à Lausanne en 1155 (Paris, 4800, in-42) ; VOnanisme... (Lausanne, 4760, in-i2; Paris, 4870); Avis au peuple sur sa santé... (Liège, 4763, in-42, et autres éditions); De la santé des gens de lettres (Lausanne, 4768, in-42, et nombr. édit.); Essai sur les maladies des gens du mo?^dé (Lausanne, 1770,in-42, et nombr. édit.); Traité de Vépilepsie (Vms et Lausanne, 4772, in-42, et nombr. édit.); Traité des nerfs et de leurs maladies (Paris, 4778-83, 6 vol. in-42, et autres édit.), etc. On a publié ses Œuvres (Lausanne. 4788, 40 vol. in-8) et Œuvres choisies... (Paris, 481 »-24, 44 vol. in-8). D»" L. Hn.
TlSSOT (Pierre- François), homme de lettres et historien français, né à Versailles le 40 mars 4768, mort à Paris le 7 avr. 4854. Employé dans les bureaux du dép. de Paris (4793), volontaire de la République en Vendée, puis secrétaire général de la commission des subsistances et membre de la commission des beaux-arts, il accompagna son beau-frère Goujon (V. ce nom) dans sa mission aux armées de la Moselle et du Rhin. De retour à Paris, il faillit être entraîné dans la perte des « derniers montagnards », mais il en fut quitte pour une courte détention. Soutien de deux familles à la fois, il se fit ouvrier : il était devenu petit fabricant lorsque, peu avant le 48 fructidor, le Directoire eut recours à ses services dans la police politique. Son élection comme député de la Seine (avr. 4798) fut annulée. Il reprit ses fonctions sous le ministère de Bourguignon : mais Fouché les lui retira et le fit arrêter (3 nivôse an IX). Bonaparte raya son nom de la liste des proscrits. En 4808, il obtint même un emploi de 6.000 fr. qui lui laissait presque tout son temps. Il avait publié une traduction en vers des Bucoliques de Virgile (Paris, 4800, in-8; 4822, in-48). Delille, qui voyait en lui un disciple, le choisit pour suppléant dans sa chaire de poésie latine au Collège de France; il en devint titulaire en 4843, fut révoqué en 4824, « restauré » comme il disait, en 4830. Très attaché à la personne de Napo-
léon, et, par reconnaissance, et parce qu'il incarnait à ses yeux la Révolution, il fut chargé par lui de la direction de la Gazette de France (4842), et fonda pendant les Cent-Jours un organe, qui, devenu en 4845, /^ Constitutionnel, lui aliéna les royalistes et lui valut sa première révocation. Il fonda, en 4823, le Pilote, dont la Congrégation le fit évincer. En dehors de nombreux articles de journaux, de revues et d'introductions ou préfaces, ses principaux ouvrages sont : Etudes sur Virgile... (Paris, 4825-30, 4 vol. in-8), qui lui valurent la succession de Dacier à l'Académie française (7 mars 4833); De la Poésie latine (Paris, 4824, in-8); Poésies erotiques (Paris, 4826, 2 vol. in-18); Leçons et modèles de littérature française (Paris, 4835, 2 vol. in-8). L'histoire lui doit : Souvenirs de la journée du -Z*^ prairial an m (Paris, 4799, in-42), écrit anonyme; Souvenirs sur... Talma (Paris, 4826, ïn-8); la rédaction des Mémoires historiques et Militaires sur Carnot... (Paris, 4824, in-8); un Précis... des guerres de la Révolution française, de 1792 à 1815, en collaboration avec L'Héritier (Paris, 4820-21, 2 vol. in-8), ouvrage qui, avec les Fastes de la gloire et Trophées des armées françaises, détermina en partie sa disgrâce; enfin et surtout une Histoire complète de la Révolution française (Paris, 4833-36, 6 vol. in-8), illustrée par Raffet, et dont l'esprit hautement avoué est de glorifier « le courage civil, le plus rare et le plus difficile des courages », de « rallier tous les Français aux principes d'une révolution qui est venue affranchir et féconder notre patrie et fonder le règne des lois ». H. Monin.
BiBL. : Biographie universelle de Rabbe (supplément). — QuÉRARD, France littéraire, t. IX, pp. 487-489. — DupANLoup, Discours de réception à l'Académie française,
TlSSOT (Charles- Joseph), diplomate et archéologue français, né à Paris le 29 août 4828, mort à Paris le 2 juil. 4884. Fils de Claude-Joseph Tissot, il entra aux affaires étrangères, fut nommé vice-consul à Tunis, puis à La Corogne, à Salonique, à Andrinople, à lassy. En 4866, il devint sous- directeur des affaires politiques au ministère des affaires étrangères ; secrétaire d'ambassade à Londres en 4869, puis ministre plénipotentiaire à Tanger en 4874, puis à Athènes (4876), il lut nommé ambassadeur de Constantinople en 4880, En 4876, il était devenu membre correspondant de TAcadémie des inscriptions. Il a publié, dans des recueils périodiques, d'intéressantes études d'histoire, d'archéologie et de géographie ; sa thèse de doctorat s'intitule les Proxénies grecques et leur rapport avec les institutions consulaires modernes (1863).
TlSSOT (Victor), écrivain suisse, né à Fribourg le 45 août 4845. Il dirigea jusqu'en 4874 la Gazette de Lausanne, puis publia sur l'Allemagne une étude de mœurs dont l'effet fut considérable. Ses principaux ouvrages sont : Voyage au pays des milliards (4875); il le fit suivre d'une série d'autres, parmi lesquels nous citerons : Voyage aux pays annexés (4876); Vienne et la vie viennoise (1878); V Allemagne amoureuse (1884 et 4893); la Police secrète prussienne (4884); Suisse inconnue; les jeunes filles (1893), etc. Il dirige la publication de VAlmanach Hachette (4894 et suiv.).
TISSU. I. Industrie. — Généralités. — Le terme de tissu peut s'appliquer d'une manière générale à toutes les étoffes constituées car des fils qui s'entrelacent pour se lier entre eux, mais on le réserve plus spécialement pour le cas où ces fils forment deux séries distinctes, dont Tune, la chaîne, comprend tous ceux qui sont dirigés parallèlement entre eux dans le sens de la longueur de la pièce, et l'autre, la trame, est formée par un fil continu, allant alternativement d'un bord à l'autre de l'étoffe, perpendiculairement à la chaîne, dont elle lie les fils et les incorpore au tissu, dans chacun de ses trajets. Nous n'avons donc pas à nous occuper ici des tulles, dentelles^ guipures, tricots (V. ces mots), qui ne ren-
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trent pas dans la catégorie des tissus proprement dits ; les fils qui les constituent se lient dans des conditions essentiellement différentes, et leur fabrication repose, elle aussi, sur des principes tout autres. Les fils, qui forment la matière première des tissages, sont obtenus, on le sait, dans les filatures au moyen des fibres textiles (V. Fibre) que fournit la nature : la soie^ la laine {matières textiles d'origine animale), le coton^ le lin, le chanvre, la jute y ïalfa {matières textiles d* origine végétale), et, dans une beaucoup moindre mesure, les poils de quelques animaux autres que le mouton, les fibres de quelques plantes, analogues à celles du lin, puis quelques métaux (or, argent, etc.). Pour les tissus élastiques (V. ce mot), on fait usage, en outre, des fils de caoutchouc. Il est à peine utile de faire observer que les qualités et l'aspect des tissus dépendent des fils qui entrent dans leur composition, de la nature et des qualités de ces fils, de leur grosseur, de leur mode de filature, de leur degré de torsion et de leur couleur ; les apprêts (V. ce mot) donnés à la pièce après tissage jouent également un rôle important. Enfin les tissus, dont la couleur est naturellement et le plus souvent blanche, grisâtre et jaunâtre, sont, avant ou après ces opérations, teints en différentes nuances et suivant différentes dispositions : tissus teints et tissus imprimés (V. Teinture et Impression). Même on les bronze (V. Bronzage). Mais nous avons à nous arrêter ici tout particulièrement à l'influence qu'exerce la manière dont les fils s'enlacent et se lient entre eux, d'après des combinaisons qui peuvent varier à l'infini.
Des articles particuliers ont été consacrés aux Tapis et à la Tapisserie.
CoNTEXTURE DES TISSUS. — Pour l'exécutiou des tissus (V. Tissage), on commence par préparer tous les fils qui doivent former la chaîne (ourdissage) en les rangeant les uns à côté des autres, parallèlement entre eux et dans l'ordre qu'ils devront occuper dans le tissu, de manière à en former une nappe que l'on tend horizontalement sur le métier à tisser. La trame, formée par un fil continu, dévidé en cannettes, est alors passée au moyen de la navette, à travers cette chaîne, en allant alternativement d'un de ses bords à l'autre, et en contournant chaque fois les derniers fils qui formeront les lisières de l'étoffe. Chacun des trajets de la trame forme une duite, et les duites successivement passées sont serrées convenablement contre les précédentes, de façon à ce qu'elles deviennent toutes parallèles entre elles. Les duites se lient avec les fils (de la chaîne) et les relient entre eux, en passant au-dessus de certains de ces fils et au-dessous des autres, mais il faut que les duites successives aient des évolutions différentes les unes des autres, de façon que les fils soient amenés, eux aussi, à passer chacun sur certaines duites et sous d'autres.
Ces évolutions des duites à travers les fils et des fils à travers les duites constituent, par leur ensemble, l'armure
Fig. 1. — Représentation d'une armure.
du tissu — dans la pratique industrielle on donne souvent le nom de grains aux croisements simples, en réservant celui d'armure à ceux qui sont plus compliqués, ou qui déterminent des dessins, petits ou grands, à la surface de l'étoffe. Nous retendrons, comme l'ont fait tous les auteurs, à tous les cas, même aux plus simples.
Nous avons fait connaître, au mot Mise en carte, la notation dont on fait usage pour représenter les armures. La fig. i en donne un exemple.
(On fait souvent usage, pour les armures très simples, d'une autre notation qui repose du reste sur le même principe.) Les dix espaces que laissent entre elles les lignes verticales figurent dix fils de chaîne ; et les seize espaces compris entre les lignes horizontales, seize duites. Les fils se comptent de gauche à droite, et les duites en remontant, de façon à considérer comme première celle qui est le plus rapprochée de l'ouvrier sur le métier à tisser, et qui aura par suite été passée la première.
La chaîne recouvre la trame partout oîi les points de croisement sont mis en couleur et se trouve recouverte par elle quand ces points sont laissés en blanc. Dans le tissu représenté par notre figure, la première duite devra par conséquent passer sous les deux premiers fils, sur le troisième, sous le quatrième, sur le cinquième, sous les deux suivants, etc. — De même le premier fil passe audessus des quatre premières duites, sous la cinquième, sur les sixième, septième et huitième, sous la neuvième et la dixième, etc. — Il est à remarquer, d'une manière générale, que lorsqu'un fil passe au-dessus de plusieurs duites, ce que la figure indique par une série verticale de cases en couleur, il forme au-dessus de l'espace occupé par ces duites une petite bride tendue à la surface de l'étoffe. L'ensemble de semblables brides peut former des dessins, ou, comme dans notre exemple, des côtes qui ici seront dirigées obliquement de droite à gauche. Des effets analogues pourront être produits par la trame, et seront indiqués sur la figure par des séries horizontales de cases blanches. (Dans certains cas, afin de rendre les figures plus claires, on admet au contraire que la couleur représente les fils que les duites recouvrent.)
En examinant notre figure, nous remarquons que les cinq premiers fils diffèrent les uns des autres, mais qu'à partir du sixième les mêmes évolutions se reproduisent identiquement et dans le même ordre. La même observation s'applique aux dix premières duites qui sont identiquement reproduites par les suivantes. L'ensemble des cinq premiers fils et des dix premières duites définit donc com-
Fig. 2. — Taffetas.
Fig. 3. — Croisé.
Fig. 4. — Sergé.
Fig. 5. — Satin.
plètement l'armure ; cet ensemble prend le nom de rapport d'armure et se trouve formé, dans notre exemple, d'un rapport chaîne de cinq fils et d'un rapport trame de dix duites. Les figures elles-mêmes, telles que celle sur laquelle nous venons de faire les observations qui précèdent, portant le nom de brefs ou de mises en carte. Elles doivent toujours être restreintes à un seul rapport, suffisant puisqu'il ne fait que se répéter dans tous les sens.
C'est au moyen de semblables figures que l'on compose les armures et que Ton règle l'exécution des tissus.
Cela posé, donnons quelques indications sur les armures les plus usitées. Il en est d'abord quatre qui, en raison de leur emploi très fréquent et du grand nombre de tissus auxquels elles servent de base, sont souvent désignées sous le nom à'armures fondamentales. Ce sont les armures taffetas, croisé ou batavia, sergé et satin. Nous avons
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donné les renseignements qui concernent ces armures aux mots qui les désignent (V. Taffetas, etc.). On peut en déduire par des modifications simples de nombreuses autres armures, très usitées aussi. Le taffetas, par exemple, en en doublant les fils, fournit des cannelés, présentant des côtes longitudinales, parallèles entre elles. Ces côtes deviennent transversales si ce sont les duites que l'on double; les duites, doublées en même temps que les fils, produisent des nattés, qui avec certaines matières tiennent bien par eux-mêmes, ou bien que l'on est obligé de consolider par des fils et des duites de liage, invisibles à l'endroit de Tétoffe et disposés de manière à ce qu'ils maintiennent bien à leur place les fils et les duites qui tendraient à se réunir et à chevaucher les uns sur les autres.
Les sergés et les croisés fournissent les serges et toute la famille des diagonales, en modifiant l'évolution de la duite primitive et en la reproduisant, pour les duites suivantes, avec un déplacement chaque fois d'un fil (fig. 6). Ces mêmes armures, de même que toutes les diagonales, se transforment en chevrons, lorsque, après le rapport
iiale.
F'ig. 7. — Chevroub.
chaîne ou trame, on répète les mêmes évolutions de duites ou de fils, dans l'ordre inverse (fig. 7). Les deux effets combinés fournissent des losanges, tels que les œil de perdrix, œil de mouche, souvent employés pour le linge de toilette (fig. 8). L'armure satin peut donner lieu à des combinaisons du même genre, mais qui sont moins nettes.
On exécute souvent aussi des tissus à rayures longitudinales ou à' bandes transversales, ou encore à carreaux, par la juxtaposition de différentes de ces armures. Ces combinaisons sont très employées pour la draperie et pour toutes sortes de tissus en laine ou coton pour vêtements, de même que, dans l'industrie du lin pour les linges de toilette ou de table, damiers, damiers fleuris et autres combinaisons résultant de l'opposition d'un satin par la chaîne et d'un satin par la trame.
Certains croisements fournissent des effets de reliefs, tels que les nids d'abeilles (fig. 9) et d'autres des par-
Fig. 8. — Losange.
Fig. 9. — Nid d'abeilles.
Fig. 10. — Tissu à jours.
lies à jours (fig. 10), telles que les mignonnettes employées dans les mousselines façonnées pour rideaux de vitrage.
On peut aussi produire des tissus à double face, présentant par exemple, comme on l'a fait beaucoup pour des rubans à certaines époques, des satins, par la chaîne des deux côtés, en deux couleurs différentes. La fig. 44 en donne l'armure. Les deux chaînes, celle d'endroit et celle d'envers, sont de préférence ourdies séparément et réunies
Fig. il. — Satin double face.
sur le métier à tisser de manière à faire alterner un fil de l'une et un fil de l'autre. Il n'y a aucune particularité dans le tissage. Les fils impairs produisent la face de dessus, et les fils de rangs pairs la face W inférieure du tissu.
Pour obtenir un tissu double, il faut faire usage de deux chaînes comme dans le cas précédent et de deux trames dont on fait alterner les duites. A chacune des chaînes correspond l'une des trames, et le tissage se fait pour chacune, comme si l'autre n'existait pas, en observant toutefois de laisser baissés tous les fils de la seconde chaîne pendant le passage des duites qui correspondent à la première, mais de lever au contraire tous les fils de celle-ci lors du passage des duites de la seconde trame. Les deux tissus se superposent alors en restant complètement distincts l'un de l'autre : mais on peut les reher par leurs bords, en ne faisant usage que d'une seule trame qui va dans l'un des tissus et revient dans l'autre. C'est ainsi que sont fabriquées les mèches des anciennes lampes à huile et les tuyaux très employés pour le service des eaux, pompes à incendie, etc. De même encore, l'on peut reher les deux tissus l'un à l'autre de distance en distance par les duites de l'un qu'on fait passer sur ou sous des fils de l'autre. On obtient alors une pièce unique, mais dont les deux faces peuvent différer aussi bien par la nature et la grosseur des fils que par leur entre-croisement ou leurs couleurs. C'est par ce moyen que l'on fabrique les draps à double face souvent employés pour pardessus et autres pièces de vêtements.
Les tissus sont souvent ornés, à leur surface, de petits dessins, que l'on peut produire simplement, comme dans les brillantes et autres articles analogues, en interrompant l'armure du fond (fig. 42). Les flottés de chaîne ou de
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