‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 9 sur 633 · THIERS - THIL · texte numérisé non relu

THIERS - THIL

tent un total de 7 millions. L'hôtel, construit par Aldrophe, a été achevé en 4892. H. Monin.

BiBL. : Outre les histoires générales ou spéciales de la France contemporaine, de 1815 à 1877, le Moniteur^ XOfficiel, les biographies collectives (Rabbe, Loménie, Sahrut et Saint-Edme, Didot), le Livre des Orateurs par CoRMENiN, V. Lœve-Veimars, M. Adolphe Thiers^ dans Revue des Deux Mondes du 15 déc. 1835. — Sainte- Beuve, M. Tliiers (ibid.), 15 janv. 1845. — Al. Laya, Etudes historiques sur la vie privée, politique et littéraire de M. Thiers ; Paris, 2 vol. in-8. — E, de Mirecourt, M. Thiers; Paris, 1854, in-32. — Institut de France, Académie française, Discours prononcé aux funérailles de M. Thiers, le 8 sept. 1811, par MM. Silvestre de Sagy etVuiTRY; Paris, s. d.,in4. —Institut de France, Discours prononcés à l'inauguration de la statue deM. Thiers à Saint-Germain-en-Laye, le 19 sept. 1880 ; Paris, 1880, in-8. — Les Fastes Thiers, l'Apothéose, par E. Legouvé. ... L'Horoscope^ parle comte Alf. de La Guéronnière ; Paris, 1880, in-8. — K. Eggenschwvler, A. Thiers' Leben und Wirken; Berne, 1878, in-16. — J. Legoff, Life of L.-Ad. Thiers, translated from the unpublished manuscripty par Théodore Sauton ; Nev^-York, 1879, in-12. — Comte DE Martel, les Historiens fantaisistes : M. Thiers, 8 vol. (sans tomaison), 1883, 1885, 1887, in-18.— Jos. d'AR- CAY, Notes inédites sur M. Thiers, l'Homme privé, l'Homme politique; Paris,l888, in-18.— Ch. Blanc, CoUection d'objets d'art de M. Thiers, léguée au Musée du Louvre ; Paris, 1884, in- fol. — Anonyme, les Fauteurs de la Commune : MM, Thiers, Louis Blanc. — C. Guy, Nos historiens nationaux : Thiers, Michelet, Henri Martin. — Ch. de Mazade, m. Thiers, Cinquante années de politique contemporaine. — P. de Rèmusat, A. Thiers; Paris, 1889, in-16. — J. Simon, Thiers, Guizot, Kémusat ; Paris, 1885, in-8. ~ E. Zévort, Thiers; Paris, 1892, in-8. — Calmon, Discours parlementaires de M. Thiers (notice de XIII pages); Paris, 1879-89, in-8, 16 volumes (Table). — Henri Doniol, le Gouvernement de M. Thiers, ses négociations pour la paix, dans la Revue politique et parlementaire (janv. 1896). — Du môme, M. Thiers, le comte de Saint-V allier, le général de Manteuffel, Libération du territoire, 1811-13; Paris, ISdl, in-18. — E. Zévort, Histoire de la troisième République, t. I : la Présidence deM. Thiers; Paris, 1896, in-8.

Iconographie. — Portrait de Thiers par Bonnat, au musée du Louvre (gravé par Didier); copie dans la Salle des Actes de la Fondal'ion Thiers. Les Funérailles de M. Thiers, par Vibert, Le Libérateur du Territoire, le voilà! par Lehmann, sont au MtÂSée historique de Versailles. — Cabinet des estampes, à la Bibliothèque nationale (série des portraits, série historique et collection Hennin) : peu de personnages ont été plus souvent représentés et caricaturés (surtout de 1830 à 1835, de 1848 à 1851, et sous la Commune). Thiers a marqué de l'estime pour le plus mordant de ses caricaturistes, Honoré Daumier, imité d'ailleurs presque par tous les autres.

Fondation Thiers.— Annuaires de la Fondation Thiers (aux archives de la Fondation).

THIERSCH (Friedrich-Wilhelm), philologue allemand, né à Kirschscheidungen le 17 juin 1784, mort le 25 fév. d860. Professeur au gymnase de Munich (1809), il organisa les études philologiques en Bavière, fut Fun des champions de l'indépendance hellénique, puMia un ouvrage qui fit sensation : De Vétat actuel de la Grèce et des moyens d'arriver a sa restauration (Leipzig, 1833, 2 vol.). Ses principales œuvres d'érudition furent : Acta philologorum monacensum (Munich, 1811-23, 3 vol.), Griech. Grammatik (3® éd., 1828), une édition de Pindare (1820, 2 vol.). ^on Allgemeine Mthetik (Berlin, 1846) fut très appréciée. Son livre sur l'état de l'instruction publique en Allemagne, Hollande, France et Belgique (en ail., 1838, 3 vol.) souleva de vives polémiques.

BiBL. : H, Thieesch, Fr. Thierschs Leben, 1866, 2 vol.

THIERSCH (Karl), chirurgien allemand, né à Munich le 20 avr. 1822, mort à Leipzig le 28 avr. 1895, fils du précédent. Elève de Stromeyer, professeur à l'Université de Munich (1853), puis à Erlangen (1854), et, en 1867, à Leipzig. En 1870-71, il prit part à la guerre francoallemande en qualité de chirurgien général consultant du XII® corps, puis, de concert avec Wunderlich, fit reconstruire le grand hôpital de Leipzig d'après des plans perfectionnés. Thiersch a été l'un des grands chirurgiens de l'Allemagne. Son premier ouvrage important fut : Der Epithelialkrebs, namentlich der Haut (Leipzig, 1865, in-8, avec atlas in-4), publication qui renversa les théories régnantes sur les carcinomes. Les monographies sur

la guérison et le traitement des plaies, publiées dans le Handbuch de Pitha et Billroth, la Volkmannh Samml. Klin, Vortrdge, etc., sont remarquables, de même que ses travaux sur les opérations plastiques et les greffes de Reverdin qu'il perfectionna, travaux publiés dans les périodic[ues et les comptes rendus des congrès de la Société de chirurgie allemande. Citons encore : Infectionsversuche an Thieren mit dem Inhalte des Choleradarms (Munich, 1856, in-8) ; Chirurgische Klinik der Universitdt Erlangen (Leipzig, 1865, in-8). D** L. Hn.

THIERSCH (Ludwig), peintre allemand, né à Munich en 1825. Il fut élève de Schwanthaler etde Julius Schnorr. De longs séjours à Rome et à Athènes lui donnèrent le goût classique qui paraît dans son Caron, le Triomphe de Bacchus, etc. Il a exécuté un grand nombre de peintures religieuses : dans les chapelles du grand-duc Michel et du grand-duc Nicolas à Saint-Pétersbourg, dans l'église grecque de Londres et dans celle de Paris dont il a décoré l'iconostase en 1891.

THIERSTEIN. Château historique, en Suisse, dans le canl. de Soleure, près de Dornack (Y. ce mot). Ses ruines, qui sont très belles, couronnent un rocher élevé dominant une vallée. Les comtes du même nom ont joué un rôle important dans l'histoire de Bâle et de Soleure.

THIERVILLE. Corn, du dép. de l'Eure, arr. de Pont- Audemer, cant. de Montfort-sur-Risle ; 231 hab.

THIERVILLE. Com. du dép. de la Meuse, arr. de Verdun;sur-Meuse, cant. de Charny ; 3.169 hab.

THIÉRY. Com. du dép. des Alpes-Maritimes, arr. de Puget-Théniers, cant. de Yillars ; 212 hab.

THIESCOURT. Com. du dép. de l'Oise, arr. de Compiègne, cant. de Lassigny ; 792 hab.

THIETMAR, évêque et chroniqueur allemand (V. Dithmar).

THIÉTREYILLE. Com. du dép. de la Seine-Inférieure, arr. d'Yvetot, cant. de Yalmont ; 481 hab.

THIEULIN (Le). Com. du dép. d'Eure-et-Loir, arr. de Nogent-le-Rotrou, cant. de La Loupe ; 250 hab.

THI EU LLOY-l' Abbaye. Com. du dép. de la Somme, arr. d'Amiens, cant. de Hornoy ; 422 hab.

THIEULLOY-LA-YiLLE. Com. du dép. 'de la Somme, arr. d'Amiens, cant. de Poix; 184 hab.

THIEULLOY-Saint-Antoine. Com. du dép. de l'Oise, arr. de Beauvais, cant. de Grandvillers ; 145 hab.

THIEULOYE (La). Com. du dép. du Pas-de-Calais, arr. de Saint-Pol, cant. d'Aubigny ; 817 hab.

THI EUX. Com. du dép. de l'Oise, arr. de Clermont, cant. de Froissy ; 331 hab.

THI EUX. Com. du dép. de Seine-et-Marne, arr. de Meaux, cant. de Dammartin-en-Goële ; 307 hab. Stat. du chem. de fer du Nord.

THIÉVILLE. Com. du dép. du Calvados, arr. de Lisieux, cant. de Saint-Pierre-sur-Dives ; 276 hab.

THIÈYRES. Com. du dép. du Pas-de-Calais, arr.d'Arras, cant. de Pas ; 208 hab.

THIÈVRES. Com. du dép. de la Somme, arr. de DouUens, cant. d'Acheux ; 89 hab.

THIEZ. Com. du dép. delà Haute-Savoie, arr. et cant. de Bonneville ; 768 hab.

THIÉZAC. Com. du dép. du Cantal, arr. d'Aurillac, cant. de Yic-sur-Cère ; 1.650 hab. (486aggL). Stat. de ch. de fer. Belle église du xv® siècle ; ruines du château de Muret.

THI6N0NVILLE. Com. du dép. du Loiret, arr. de Pithiviers, cant. de Malesherbes ; 319 hab.

THIL. Com. du dép. de l'Ain, arr. de Trévoux, cant. de Montbuei ; 249 hab.

THIL. Com. du dép. de l'Aube, arr. de Bar-sur-Aube ; cant. de Soulaines ; 287 hab.

THIL (Le). Com. du dép. de l'Eure, arr. des Andelys, cant. d'Etrépagny ; 250 hab. Stat. de chem. de fer.

THIL. Com. du dép. de la Haute-Garonne ^ arr. de Toulouse, cant. de Grenade ; 773 hab.

THIL — THIOLIÈKES

THIL. Corn, du dép. de la Marne, arr. de Reims, cant. de Bourgogne ; 224 hab.

THIL. Gom. du dép. de Meurthe-et-Moselle, arr.de Briey, cant. de Longwy; 1.515 hab.

THIL. Corn, du dép. de la Savoie, arr. de Saint-Jeande-Maurienne, cant. de Saint-Michel ; 525 hab.

TH I L-Manneville. Corn, du dép. de la Seine-Inférieure, arr. de Dieppe, cant. de Blacqueville ; 473 hab.

THIL-RiBERPRÉ (Le). Gom. du dép. de la Seine-Inférieure, arr. de Neufchâtel, cant. de Forges4es-Eaux ; 362 hab.

THIL-sur-Arroux. Gom. du dép. de Saône-et-Loire, arr. d'Âutun, cant. de Saint-Léger-sous-Beuvray ;

THILAY. Gom. du dép. des Ardennes, arr. de Mézières, cant. de Monthermé ; 1.559 hab.

THILLAY (Le). Gom. du dép. de Seine-et-Oise, arr. de Pontoise, cant. de Gonesse ; 480 hab.

THILLAYE (Nicolas), mécanicien français, né près de Lisieux en 4709, mort à Rouen en 1784. Fabricant de pompes à incendie, il s'acquit dans leur construction, ainsi que son fils aîné, Nicolas-Noël- Vincent (1749-1802) qu'il associa à ses travaux, une célébrité européenne, publia en 1778 une Analyse en général des pompes à incendie y et apporta, en outre, d'importants perfectionnements à la machine pneumatique et à la marmite de Papin. Ses deux autres fils, Jacques-François-René (il^O- 91) et Jean-Baptiste-Jacques (1752-1822), furent, le premier un naturaliste, le second un chirurgien très distingués.

THILLEUX. Gom. du dép. de la Haute-Marne, arr. de Wassy, cant. de Montier-en-Der ; 120 hab.

THILLIERS-en-Vexin (Les). Gom. du dép. de l'Eure, arr. des Andelys, cant. d'Etrépagny ; 215 hab.

THILLOIS. Gom. du dép. de la Marne, arr. et cant. (1^^) de Reims; 188 hab.

THILLOMBOIS. Gom. du dép. de la Meuse, arr. de Gommercy, cant. de Pierrefitte ; 147 hab.

THIL LOT. Gom. du dép. de la Meuse, arr. de Verdunsur-Meuse, cant. deFresnes-en-Woëvre; 421 hab.

THILLOT (Le). Gh.-l. de cant. du dép. des Vosges, arr. de Remiremont, dans la vallée de la Haute-Moselle que dominent, sur la rive g., les montagnes boisées couronnées par le fort de Château-Lambert ; 3.203 hab. (1.743 aggl.). Stat. de la voie ferrée d'Epinalà Bussang. Jadis simple écart de la com. de Ram^nchamp, le Thillot est devenu, par suite du développement de son industrie cotonnière, une petite ville fière de sa grande rue ornée de maisons à arcades. E. Gh.

THILOUZE. Gom. du dép. d'Indre-et-Loire, arr. de Ghinon, cant. d'Azay-le-Rideau ; 974 hab.

THIMERAIS. Ancien pays compris autrefois dans le Perche, auj. dans le dép. ^' Eure-et-Loir i^, ces mots). Son premier chef-lieu fut Thimert {Theodomarum), supplanté au xiii® siècle par Ghâteauneuf ; il comprenait aussi les cant. de Senonches, La Ferté-Vidame et Brezolles. G'est une région accidentée et boisée, comprise entre l'Eure au S., TAvre au N. Elle fut au xvi® siècle détachée du Perche et donnée à Antoine de Bourbon, père de Henri IV.

THIMERT. Gom. du dép. d'Eure-et-Loir, arr. de Dreux, cant. de Ghâteauneuf; 731 hab.

THI MON NIER (Barthélémy), mécanicien français, né à l'Arbresle (Rhône) en 1793, mort à Amplepuis (Rhône) en 1857. Il était tailleur d'habits à Saint-Etienne lorsqu'en 1830^ après cinq années de pénibles efforts, il parvint à construire la première machine à coudre. Elle faisait de façon satisfaisante le point de chaînette. Il se rendit à Paris, monta rue de Sèvres, dès 1831, un atelier de quatre-vingts machines pour la confection des vêtements militaires, mais, menacé par les tailleurs, qui l'accusaient de vouloir les empêcher de gagner leur vie, dut s'enfuir. Après quinze années de lutte contre la misère, il monta

à Villefranche, avec Magnin, une fabrique de machines, qui les Kvrait à 50 fr. En 4848, il prit un brevet pour un couso-br odeur. Mais des perfectionnements n'avaient pas tardé à être apportés de tous côtés à son invention (V. Machine A COUDRE, t. XXII, p. 875) et il mourut dans une véritable détresse.

THIMORY. Gom. du dép. du Loiret, arr. de Montargis, cant. de Lorris ; 517 hab.

THIN-le-Moutier. Gom. du dép. des Ardennes, arr. de Mézières, arr. de Signy-F Abbaye ; 968 hab.

THINAÏ. Ville et port d'Annam (V. Quin-Hon).

THI NES. Gom. du dép. de l'Ardèche, arr. de Largentière, cant. de Joyeuse ; 556 hab. L'église (mon. hist.), de style roman, avec de belles sculptures, aurait été bâtie, d'après une tradition locale, par le pape Urbain V, dont le château natal n'est pas éloigné de cet endroit ; mais il est plus probable qu'elle est l'œuvre des moines de Saint- Ghaffre de qui ce lieu dépendait. Le fort de Thines fut démoli pendant les guerres religieuses (1594). Sources sulfureuses aux environs (à Maurines). A. M.

THIN6 (Ant. sax. et scand.) (V. Ding).

THINGVALLVATN. Lac d'Islande (V. ce mot, t. XX, p. 1010).

THINIS. Ville de l'ancienne Egypte, la plus anciennement connue ; patrie du premier Pharaon, Menés, qui fonda la ville de Memphis et le royaume d'Egypte. La ville de Thinis se trouvait dans la Haute-Egypte, à l'O. du Nil, à 18 kil. environ de Girge (peut-être à Girge même), à une faible distance de la ville d'Abydos.

THINOGORE (Ornith.). Genre d'Oiseaux que l'on rapproche provisoirement des Chionis (V. ce mot), dans l'ordre des Echassiers. On en connaît quatre espèces de la taille d'une Alouette ou d'une Bécassine, dont elles ont le plumage avec un bec plus court, conique. Elles vivent au Ghili, au Pérou et en Patagonie, non loin des côtes, se nourrissent de racines et d'insectes et nichent à terre. Le genre Attagis, avec quatre espèces du même pays, en est voisin. Le plumage de ces dernières rappelle celui des Gelinottes et des Gangas. E. Trt,

TH.OBENZOÏQUE(Acide).Fon„. j £• C-HW.

Il existe deux acides thiobenzoïques : l'un appelé aussi sulfhydrate de benzoyle, l'autre qu on appelle encore acide isothiobenzoïque ou hydrate de sulfobenzoyle.

On obtient le premier de ces acides en faisant d'abord le thiobenzoate d'éthyle par l'action du mercaptide de plomb sur le chlorure de benzoyle ; puis en traitant le thiobenzoate d'éthyle par le sulfhydrate de potassium, ce qui fournit le thiobenzoate de potassium, et en décomposant enfin ce dernier corps par l'acide chlor hydrique. L'acide thiobenzoïque ainsi préparé est une huile de couleur jaunâtre, miscible avec l'éther et le sulfure de carbone ; refroidie à 0**, cette huile se prend en cristaux qui ne fondent plus qu'à 24<*. L'acide thiobenzoïque se dissout dans les alcalis en donnant les thiobenzoates. Les éthers thiobenzoïques s'obtiennent comme le thiobenzoate d'éthyle par l'action du chlorure de benzoyle sur les. mercaptides de plomb. L'anhydride thiobenzoïque se forme par l'action du chlorure de benzoyle sur le thiobenzoate de potassium.

L'acide isothiobenzoïque ou hydrate de sulfobenzoyle se produit quand on fait bouillir longtemps un mélange d'acide azotique de densité 1,3 et de sulfure de benzylène. G'est une poudre cristalline jaune, soluble dans l'eau, l'alcool et la benzine. Il forme des sels avec les alcalis et les hydrates métalliques. On connaît un acide dithiobenzoïque et des dithiobenzoates. L'acide dithiobenzoïque prend naissance dans l'action du chlorure de benzylène sur une solution alcoolique concentrée de sulfhydrate de potassium. A. B.

THIOCARBONIQUE (Acide) (V. Sulfocarbonique).

THIOLIÈRES. Com. du dép. du Puy-de-Dôme, arr. et cant. d'Ambert ; 409 hab.

THIONNE — THIOPHÈNE — W -~

THIONNE. Com. dudép. de l'Allier, arr. de La Palisse, cant. de Jaligny ; 970 hab.

THIONURIQUE(Acide).Form.j ^|^^ e^H^Az^^O^.

Cet acide se forme quand on fait agir simultanément de l'ammoniaque et de l'acide sulfureux sur l'alloxane. Il se présente en fines aiguilles blanches solubles dans l'eau ; la solution rougit le tournesol. L'acide thionurique forme des sels avec les alcalis et les hydrates métalliques.

TH ION VI ILE (Dietenhoven.lOl ; Theudonis villa, 772; TyonviUe,i^'S9;m alkm. Diedenhofen). Ch.-l. d'arr. de la Lorraine allemande, place forte sur la Moselle et le chem. de fer de Metz à Luxembourg, avec embranchements sur Trêves par Sierck, sur Charleville par Fontoy, et sur Sarrebriick par Teterchen; 40.060 hab. (y compris une garnison de 2.718 hommes). Commerce de bois, de vins et de bestiaux ; chapelleries ; fabrique de tabacs ; gymnase; école des mines; école super, de jeunes filles. " Monuments. — Un pont de cinq arches relie la ville, située sur la rive gauche de la Moselle, au fort de la Double-Couronne avec ses établissements militaires sur la rive droite. Le château, avec sa porte du xvi-xvii^ siècle, flanquée de deux tours, n'a conservé aucun vestige du palatium de Charlemagne, comme on le prétendait à tort. Par contre, on peut dater de l'époque carolingienne un vieux donjon de forme dodécagonale, appelée la Tour aux puces qui rappelle le château d'Eguisheim de la même époque et qui, dans ses parties inférieures, r * en style roman. Ijliôtel de ville est moderne avec di os de la période gothique. Le couvent des Augustih ''S en

1308, reconstruit en 1659, fut converti en couege communal en 1790. Le couvent des sœurs Clarisses, depuis la Révolution, sert d'hôpital. Les fortifications, élevées au XII® siècle par les comtes de Luxembourg, consistaient en une forte muraille avec tours, entourée d'un large fossé qu'on pouvait mettre sous eau. Charles-Quint fit ajouter des bastions triangulaires, et, sous Louis XIV, Vauban, tout en laissant subsister les anciens ouvrages, donna à la forteresse sa forme heptagonale. En 1900, l'empereur Guillaume II, pour permettre à la ville de se développer, décida le démantèlement de l'enceinte. — Voie et antiquités romaines.

Histoire. — Thionville, une villa regia au viii® siècle, était une résidence favorite des premiers monarques carolingiens. Ils y avaient un palatium , d'où sont datés plusieurs diplômes et où mourut en 783 Hildegarde, épouse de Charlemagne. Louis le Débonnaire y tint plusieurs assemblées générales de la nation et y convoqua un premier concile en 83:2 et un second en 835. Deux autres synodes y furent tenus en 844 et 1003. Sous la souveraineté des empereurs d'Allemagne, Thionville appartenait au x*' siècle à des dynastes particuliers et plus tard aux comtes de Luxembourg qui en firent une place forte et le siège d'une châtellenie. En 1334, après la mort du dernier comte de Luxembourg, l'empereur Charles IV céda à son frère Wenceslas le comté érigé eu duché, qui en 1445 fut conquis par Philippe le Bon, duc de Bourgogne, et passa à la maison d'Autriche par le mariage de Marie de Bourgogne. Sous Charles-Quint, la place fut prise, en 1558, par les Français, mais rendu aux Espagnols par le traité de Cateau-Cambrésis (1559). Ce n'est que par le traité des Pyrénées (1659) qu'elle fut définitivement cédée à la France. On en fit un chef- lieu de bailliage, dépendant de la province des Trois-Evèchés. La forteresse de Thionville, qui, au xvi® siècle, avait la réputation d'être inexpugnable, eut à soutenir plusieurs sièges mémorables : elle fut assiégée : en 1443, par le duc Philippe de Bourgogne; en 1558, par le maréchal de Vieille ville et le duc de Guise; en 1639, parle marquis de Feuquières: en 1792, par les Autrichiens ; en 1814, par un corps d'armée allemand, et enfin, en 1870, par le général de Kamecke qui la cerna le 10 nov. La ville, en grande partie détruite par un bombardement formidable,

capitula dès le 24 nov. Elle était défendue par le colonel Turnier qui paraît avoir cédé trop tôt et mérité le blâme que le conseil d'enquête lui vota dans sa séance du 18 aoûtl872.

Thionville porte : D'azur à un château à trois tours crénelées d\w, maçouTiées de sable.

Hommes célèbres nés à Thionville : le baron de Bock (Jean-Nicolas-Etienne), littérateur français (1747-1809) ; le baron Bonaventiire (Nicolas), jurisconsulte et homme politique (1751-1831); Merlin (Antoine-Christophe), dit Merlin de Thionville, homme politique (1762-1833); Merlin (Antoine-François), général français (1765-1842) ; le comte Merlin (Christophe- Antoine), général français (1771-1839); Boutin (Emile- Auguste), administrateur français , né en 1 842 . L. W .

BiBL. : Teissier, Histoire de Thionville; Metz, 1828. — Austrasie, dans Rev. de Metz et de Lorraine, 1853-54, I, II. — ÂBEL, FeiiQuières devant Thionville ; Metz, 1854. — Ch, Rahlenbeck, Metz et Thionville sous Charles-Quint ; Bruxelles, 1882. — F. des Roberts, le Sièqe de Thionville en 1639 ; Nancy, 1885.

THIONVILLE. Com. du dép. de Seine-et-Oise, arr. d'Etampes, cant. de Méréville ; 122 hab.

THIONVILLE-sur-Opton. Com. du dép. de Seine-et- Oise, arr. de Mantes, cant. de Houdan ; 29 hab.

TH.OPHÈNE.ro™.j3;:;::;;;;;;-;/W

Le thiophènea été découvert, en 1883, par Victor Meyer, dans la benzine commerciale retirée du goudron de houille. La benzine commerciale, agitée avec de Tisatine et de l'acide sulfurique concentré, donne une belle coloration bleue ; au contraire, la benzine pure, préparée au moyen de l'acide benzoïque, ne donne pas cette coloration. C'est cette remarque qui conduisit V. Meyer à la découverte du thiophène.

Pour extraire le thiophène de la benzine, on agite pendant plusieurs heures 4()0 kilogr. de benzine avecl6 kilogr. d'acide sulfurique concentré ; il se forme un acide thiophène-sulfonique de couleur noire ; on étend ce produit d'eau et on fait bouillir ; l'acide sulfonique est décomposé par l'eau à l'ébullition, et le thiophène, mis en liberté, est entraîné par le courant de vapeur d'eau. On peut obtenir le thiophène en chauffant l'acide mucique avec le sulfure de baryum : il se forme de l'acide thiophène monocarbonique qui, traité par la chaux, donne le thiophène. Le thiophène se forme encore par l'action du persulfure de phosphore à chaud sur l'acide succinique anhydre. On a réalisé sa synthèse en faisant arriver un courant d'acétylène dans du soufre fondu :

2C^H2 4-2S=:CWS2.

C'est un liquide incolore, bouillant à 84«, de densité 1,06. Il n'est pas miscible avec l'eau. Son odeur, d'ailleurs faible, rappelle celle du pétrole. Le chlore, le brome, l'iode agissent sur lui pour donner des dérivés, mono, di, tri et tétrasubstitués. On est arrivé à le nitrer en entraînant ses vapeurs par un courant d'air dans de l'acide nitrique fumant : on obtient ainsi un mononitrothiophène fusible à 44^, bouillant à 224*^ et deux dinitrothiophènes dont l'un fond à 52« et l'autre à 75°. Traité par l'acidie sulfurique concentré, le thiophène donne des acides thiophène-sulfonique et thiophène-disulfonique : c'est la formation de ces acides qui est utilisée pour l'extraction du thiophène de la benzine commerciale. On connaît aussi des acides thiophène mono, di et tricarboniques. Avec risatine et l'acide sulfurique, le thiophène donne une coloration bleue intense due à la formation d'indophénine. Cette coloration, qui a conduit à le découvrir, est utilisée pour déceler sa présence dans la benzine impure. La phénanthraquinone, l'alloxane et plusieurs autres composés donnent d'ailleurs des réactions analogues.

D'une manière générale, les propriétés chimiques du thioghène offrent beaucoup d'analogie avec celles de la benzine. Les différents dérivés chlorés, nitrés, sulfo nés, etc., s'obtiennent par des procédés analogues; il

^il --

THIOPHÈNE ~ THIZY

a même un composé appelé thiophtène tout à fait semblable à la naphtaline. Les dérivés phénoliques seuls s'obtiennent difficilement. Il y a enfin lieu de mentionner que le composé oxygéné C'^H'*0, correspondant au thiophène, est le furfurane. A. B.

THIOSULFURIQUE (Acide) (V, Sulfurique [Acide]).

THIOU VILLE. Corn, du dép. de la Seine-Inférieure, arr. d'Yvetot, cant. d'Ourville ; 587 hab.

THIRAUCOURT. Com. du dép. des Vosges, arr. et cant. de Mirecourt; 142 hab.

THIRÉ. Com. du dép. de la Vendée, arr. de Fontenay-le-Comte, cant. de Sainte-Hermine; 661 hab.

THIRLMERE. Lac anglais du comté de Cumberland, au N.-O. du mont Hevellin (V. Grande-Bretagne), converti en réservoir dont un aqueduc de 453 kil. conduit l'eau à Manchester. Le travail a coûté 62 milUons et fournit 22.000 m. c. par jour.

THIRON.Ch.-l. de cant. du dép. d'Eure-et-Loir, arr. de Nogent-le-Rotrou ; 593 hab.

THIRONNE. Rivière du dép. à" Eure-et-Loir (V. ce mot, t. XVI, p. 771).

THIROUX d'Arconville (Marie-Geneviève-Charlotte d'Arlus, dame) (V. Arconville).

THIROUX DE Crosne (Louis), dernier lieutenant général de police, né à Paris le 4juil. 1736, mort le 28 avr. 1794. Appartenant à une famille de magistrats, il fut à ses débuts successivement avocat du roi au Châtelet, conseiller au Parlement et maître des requêtes ; il se fit remarquer comme rapporteur dans l'affaire de la revision de l'arrêt rendu par le Parlement de Toulouse contre la famille Calas, et obtint ainsi les éloges de Voltaire (1763). Intendant à Rouen, d'abord en qualité d'adjoint (1768), il déploya dans cet emploi la plus grande activité. Il avait été aussi intendant de Lorraine, de 1775 à 1778, lorsqu'en 1785 (11 août), il fut appelé de Rouen à la lieutenance générale de police à Paris. Il n'y obtint pas le même succès, son caractère ne le destinant pas à de semblables fonctions. L'opération la plus importante qu'il ait achevée est la suppression du cimetière des Innocents qui était devenu un danger pour la santé pubHque (1785) et la création du square des Innocents sur la place où s'élevait l'église du même nom qui fut aussi détruite. C'est également sous sa magistrature que furent démolies les maisons bâties sur les ponts. Après la prise de la Bastille, il se démit de sa charge entre les mains deBailly, le 16 juil. 1789. Emigré, puis enfermé dans la prison de Picpus et traduit devant le tribunal révolutionnaire, il fut exécuté. On doit rappeler de plus qu'il a été fort charitable et s'est montré dévoué aux intérêts des savants, des artistes et des littérateurs. Marins Barroux.

BiBL. : J. Peuchet, Mémoires tirés des archives de la police de Paris: Paris, 1838, t. III, pp. 145-183, iii-8. ~ H. Raisson, Histoire de la police de Paris; Paris, 1844. pp. 190-200, in-8. — H. Monin, l'Etat de Paris en 1189...; Paris, 1889, in-8, passim.

THIS. Com. du dép. des Ardennes, arr. de Mézières, cant. de Mézières; 169 hab.

TH ISBÉ, jeune Babylonienne dont Ovide a immortalisé, dans ses MeiamorpfKtses^ les tragiques amours avec Pyrame. La passion des deux amants était contrariée par l'inimitié qui divisait leurs familles ; dans des vers gracieux, Ovide a conté comment Pyrixme et Thisbé avaient coutume de s'entretenir par une fente du mur qui séparait leurs deux habitations. Comme ils s'étaient donné rendez-vous la nuit sous un mûrier blanc hors de la ville, Thisbé y arriva la première, mais dut s'enfuir précipitamment à la vue d'un lion qui déchira une pièce de son vêtement qu'elle avait laissé tomber ; Pyrame survint alors, et croyant que celle qu'il aimait avait été dévorée par le lion, il se perça de son épée sous le mûrier fatal. Thisbé accourut à ses plaintes et, dans son désespoir, se donna également la mort. Depuis ce temps, le mûrier ne donne que des fruits noirs. La légende de Pyrame et Thisbé a inspiré les poètes et les peintres : Shakespeare s'en est

servi dans le Songe d'une nuit (F été , et Poussin a pein un tableau célèbre.

BiBL. : G. Hart, Ursprung und Verbreitung der Pyratnus und Thisbé Sage ; Pas'sau, 1889-92, 2 voL

THISE. Com. du dép. du Doubs, arr. de Besançon, cant. de Marchaux; 407 hab.

THISTED. Ville de Danemark, ch.-l. d'arr. au N. du Limfjord; 5.421 hab. en 1890. Exportation de denrées agricoles.

THISTLEWOOD (Arthur), conspirateur anglais, né à Tupholme, près Lincoln, en 1770, mort à Londres le 1^^" mai 1820. Fils d'un grand fermier, il reçut une certaine éducation, voyagea en Amérique et en France et y puisa les principes révolutionnaires qui devaient diriger sa vie. Un des membres les plus actifs de la « Spencerian Society », il organisa, en 1816, le fameux meeting révolutionnaire qui obhgea le gouvernement à réclamer la suspension de Vhabeas corpus. Poursuivi comme coupable de haute trahison, Thistlewood fut jeté à la Tour de Londres (1817), mais le jury l'acquitta. Il recommença aussitôt ses tentatives, fut de nouveau arrêté et cette fois condamné à un an de prison (1818). Aussitôt relâché, il se remit à l'œuvre et trama un complot dans le but de renverser le gouvernement et d'assassiner les ministres. Le 23 févr. 1820, les affiliés devaient, à l'aide de bombes, réduire en miettes tout le ministère assemblé à un dîner chez lord Harrowby. Trahis, ils furent surpris dans leur repaire (Cato Street); Thistlewood tua un officier de police et put s'échapper. Trahi encore, il fut saisi le 24 et enfermé à la Tour. Condamné à mort, il fut pendu devant la prison de Newgate. R. S.

BiBL. : FAiRBURN,Caio Street Conspiracy ; Londres, Ï820.

THIVARS. Com. du dép. d'Eure-et-Loir, arr. et cant. (S.) de Chartres ; 643 hab.

THIVENCELLE.Com.dudép. du Nord, arr.de Valenciennes, cant. de Condé-sur-l'Escaut ; 621 hab.

THIVERNAL. Com. du dép. de Seine-et-Oise, arr. de Versailles, cant. de Poissy ; 560 hab.

THIVERNY. Com. du dép. de l'Oise, arr. de Senlis, cant. deCreil ; 313 hab.

THIVET. Com. du dép. de la Haute-Marne, arr. de Chaumont, cant de Nogent-en-Bassigny ; 328 hab.

THIVIERS. Ch.-l. de cant. du dép. de la Dordogne, arr. de Nontron; 3.383 hab. (2.116 aggl.). Garedechem. de fer au croisement des hgnes de Périgueux à Limoges et de Nontron à Excideuil. Manganèse; fromages, etc. Commerce de trutfes. Eglise romano-byzantine des xn®, XIII® et XV® siècles ; maisons anciennes ; château (Renaissance) de Vaucocour.

THIV! LLE. Com. du dép. d'Eure-et-Loir, arr. et cant. de Châteaudun ; 552 hab.

THIVRIER (Christophe), homme politique français, né à Durdat (Allier) le 16 mai 1841, mort à Commentry le 8 août 1895. Ouvrier mineur, puis débitant de vin à Commentry, il fit une active propagande sociah'ste dans ce milieu ouvrier, devint maire de Commentry (1883), puis conseiller général (1889), et enfin député de Montluçon (22 sept. 1889). Membre du parti socialiste, il ne se signala guère à la Chambre que par des interruptions, d'ailleurs assez vives. Il combattit le boulangisme et fut réélu en 1893. Thivrier était surtout célèbre par la blouse bleue qu'il s'obstina à porter au Palais-Bourbon.

THIZAY. Com. du dép. de l'Indre, arr. et cant. (S.) d'Issoudun ; 469 hab.

THIZAY. Com. du dép. d'Indre-et-Loire, arr. et cant. deChinon;282hab.

THIZY. Ch.-l. de cant. du dép. du Rhône, arr. de Villefranche; 4.892 hab. (4.816 aggl.). Stat. du chem. de fer P. L. M. Domaine de la Platière où naquit Roland. Grandes manufactures de cotonnades, flanelles, linge, qui s'étendent sur la ville voisine de Bourg- de-Thizy (4.405 hab.); constructions mécaniques.

THIZY — TiïÔKÔLY

THIZY. Corn, du dép. de TYonne, àrr. d'Avallon, cant. de Guillon ; 294 hab. Stat. du chem. de fer P.-L.-M.

THJORSA ouTHORSA. Fleuve àlslande (V. ce mot, t. XX, p. 1010).

THLADIANTHA (ThladianthaBmge) (Bot.). Genre de la famille des Cucurbitacées, composé de plantes herbacées vivaces à l'aide d'une racine tuberculeuse. La tige, légèrement pubescente, est munie de vrilles simples. Les feuilles, en forme de cœur, possèdent un pétiole. Les fleurs, dioïques, assez grandes, sont remarquables par leur belle coloration jaune doré. Les fleurs mâles peuvent être solitaires ou disposées en grappes; les fleurs femelles sont toujours solitaires. Le calice, gamosépale, a un tube court surmonté de 5 lobes linéaires fortement incurvés ; au fond du calice, chez la fleur mâle seulement, se trouve une large écaille horizontale. La corolle est formée de 5 grands pétales libres, ovales-oblongs, à bords recourbés vers le dehors. Les étamines, indépendantes les unes des autres, s'insèrent à la base du tube du calice ; elles sont au nombre de 5 ; les anthères, allongées, n'ontqu'uneloge. L'ovaire triloculaire est surmonté d'un style à 3 branches ou de 3 styles ; les stigmates ont la forme de rein ; les ovules, très nombreux, sont disposés horizontalement. Le fruit, assez gros, est une baie verte ou rougeâtre à côtes multiples. Le genre Thladiantha renferme 3-4 espèces qui vivent à Java, à Sumatra, dans la Chine boréale et le N. de l'Hindoustan. On cultive, surtout dans les jardins botaniques, le T. dubia Bunge. W. R.

THLASPl (Bot.) (V. Capselle et Passerage).

THLINKITES. Peuple de l'Alaska (V. Koloches).

THLIPSENCÉPHALE (Térat.) (V. Anencéphalie et Monstre).

THNAINA. Peuple de l'Alaska (V. Kenaï).

THOARD. Com. du dép. des Basses- Alpes, arr. et cant. de Digne ; 796 hab. Château du xv^ siècle.

THODURE. Com. du dép. de l'Isère, arr. de Saint- Marcellin, cant. deRoybon; 905 hab.

THOAS (Myth. gr.). Nom porté par un grand nombre de héros grecs. L'un d'entre eux doit sa notoriété à la légende d'Iphigénie en Tauride, où il est roi et cherche à empêcher la fuite d'Oreste et de Pylade, reconnus par la prêtresse d'Artémis ; Oreste le tue durant la poursuite. L'autre est un roi de Lemnos qui échappe seul au massacre général des hommes perpétré par les femmes de l'île qui méprisaient Aphrodite, et furent, pour cette raison, dédaignées par leurs maris. Une de ses filles le sauva et le fit parvenir secrètement en Tauride, ce qui permet de l'identifier avec le premier Thoas.

THOFEÏL (Abou-Bekr ou Abou Djaafer Mohammed ibn Abd el-Mélik el Berchani Ibn Ath-), philosophe et médecin arabe, né à Berchan (Purchena), dans les environs d'Almeria, mort à Merrakech (Maroc) en 1185. Il était aussi versé dans les sciences exactes que dans les sciences naturelles et cultivait la poésie avec bonheur, comme le prouve une Kasidah qu'il écrivit en 1161 à l'occasion de la prise de Gafsa. Il fut médecin et secrétaire du gouverneur de Grenade, puis du sultan almohade Abd el Moumin. Son principal ouvrage est un roman philosophique. Haïibn-Yakdan, dont le héros, adandonné à sa naissance sur une île déserte, s'élève par la contemplation à la connaissance des vérités philosophiques les plus transcendantes. Cet ouvrage qui est à peine connu, et à juste titre, dans le monde musulman, jouit en Europe d'une grande réputation due à ce qu'il fut l'un des premiers textes philosophiques publiés et traduits. Pocock le traduisit en persan, en hébreu et en latin, sous le titre de Philosophus autodidactus (Oxford, 1671 et 1700, in-4), et, depuis, cet opuscule a été, à plusieurs reprises, traduit, particulièrement en allemand, par A. Merx (V. Protestantische Kirchenzeitung de 1885) et en espagnol par Francisco Pons (Saragosse, 1900), traduction publiée après sa mort,

avec une remarquable préface, par Menendez y Pelayo. BiBh. : MUiNK, Mélanges de philosophie juive et arabe, pp. 410 et suiv.

THOGRUL ou THOGHRUL l«^ fondateur de la dynastie turque des Seldjoukides (V. ce mot).

THOIGNÉ. Com. du dép. de la Sarthe, arr. de Mamers, cant. de Marolles-les-Braults ; 523 hab.

THOIRAS. Com. du dép. du Gard, arr. du Vigan, cant. de La Salle ; 362 hab. Carrières d'ocre jaune; minerai de fer.

THOIRAS, maréchal de France (V. Toiras).

THOIRÉ-sous-CoNTENsoR. Com. du dép. de la Sarthe, arr. de Mamers, cant. de Saint-Paterne ; 194 hab. Stat. du chem. de fer de l'O.

THOIRÉ-suR-DiNAN. Com. du dép. de la Sarthe, arr. de Saint-Calais, cant. de Ghâteau-du-Loir ; 653 hab.

THOIRES. Com. du dép. de la Côte-d'Or, arr. de Châtillon-sur-Seine, cant. de Monti^ny- sur -Aube ; 130 hab.

THOIRETTE. Com. du dép. du Jura, arr. de Lons-le- Saunier, cant. d'Arinthod ; 490 hab.

THOIRIA. Com. du dép. du Jura, arr. de Lons-le-Saunier, cant. de Clairvaux ; 282 hab.

THOIRY. Com. du dép. de l'Ain, arr. deGex, cant. de Ferney- Voltaire ; 1.356 hab. Stat. du chem. de fer P.-L.-M. Carrières de pierre; taillerie de diamants ; établissement de pisciculture.

THOIRY. Com. du dép. de la Savoie, arr. et cant. (N.) deChambéry; 1.015 hab.

THOIRY. Com. du dép. de Seine-et-Oise, arr. de Rambouillet, cant. de Montfort-l'Amaury ; 430 hab.

TH DISSE Y. Ch.-l. de cant. du dép. de l'Ain ; arr. de Trévoux ; 1.400 hab.

THOISSIA. Com. du dép. du Jura, arr. de Lons-le- Saunier, cant. de Saint-Amour ; 109 hab.

THOISY-la-Berchère. Com. du dép. de la Côte-d'Or, arr. de Semur-en-Auxois, cant. de Saulieu ; 753 hab.

THOIX. Com. du dép. de la Somme, arr. d'Amiens, cant. de Conty ; 233 hab.

THOIZY-le-Désert. Com. du dép. de la Côte-d'Or, arr. de Beaune, cant. de Pouilly-en-Auxois ; 412 hab.

THOKOLY (Eméric de Késmark), chef des Mécontents hongrois, né à Arva le 25 sept. 1657, mort à Izmid (Turquie) le 13 sept. 1705. Descendant d'une grande famille noble, Thôkôly avait douze ans lorsque les Impériaux assiégèrent la forteresse d'Arva pour punir son père de sa participation à la conjuration de Wesselényi. Le père mourut pendant le siège, et son fils se sauva et alla en Transj^lvanie, où il vécut sur les terres de sa mère, Marie Gyulaft'y. La cour de Vienne confisqua ses immenses domaines en Hongrie. Thôkôly se mit à la tête des Mécontents (1678), c.-à-d. du parti national, que les vexations continuelles de Léopold P^, la violation de la constitution armèrent contre l'Autriche. Avec Paul Wesselényi et Michel Teleki, il remporta plusieurs victoires, occupa les villes minières dans le N. de la Hongrie, et, en 1680, Késmark et Lôcse. Après avoir repoussé le projet de réconciliation élaboré par la Diète en 1681 , il s'aUia avec les Turcs pour la défense des protestants et se maria (16 juin 1682) avec Hélène Zrinyi, veuve de François P'' Rakoczy. La même année, il occupa, avec Ibrahim Pacha, Cassovie et fut proclamé, par les Turcs, roi de Hongrie (17 sept. 1682). Il n'accepta pas ce titre et prit celui de prince. L'année suivante, il se porta au secours de Kara Mustapha et assiégea avec lui Vienne. L'échec infligé aux Turcs causa également son malheur ; il perdit sesforteresses, fut même emprisonné par le pacha de Varad (4 oct. 1685), et ses meilleurs partisans firent leur soumission à l'Autriche. Sa femme dut rendre la forteresse de Munkâcs (17 jànv. 1688) et fut amenée avec son fils François II Rakoczy à Vienne. Le mouvement insurrectionnel fut étouffé. Thôkôly trouva alors un auxiliaire en Louis XIV qui, pour affaiblir l'Autriche, fit parvenir à

plusieurs reprises des subsides aux insurgés. Après la mort de Michel Apafi (1690), prince de Transylvanie, Thôkôly fit irruption dans cette principauté, battit les Impériaux à Zernyest (21 août 1690) et fut proclamé prince de Transylvanie. Mais en octobre il fut chassé par Louis de Bade et erra en Moldavie. Après la paix de Karlovicz, la cour de Vienne lui rendit sa femme avec laquelle il se retira à Constantinople, puis à Ismid, en Nicomédie.

BiBL. : Lettres d'Eméric Thôkôly, 1668-86, éditées par F. Deak, 1882. — Journal de Tôhôly des années 1616 à 1618 et de 1693 à. 169(i, édité par Torma et Nagy, 2 vol., 1863, 1866. — Journaux, correspondance et papiers de Thôkôly et de ses généraux, édités par Thaly, 1868, 1873, 2 vol. — Lettres des Mécontents, 1666-88, éditées par F. Deàk. — D. Angyal, Eméric Thôkôly (2 vol. des Monographies historiques, Budapest).

THOL-LÈs-MiLUÈREs. Com. du dép. de la Haute-Marne, arr. de Chaumont, cant. de Clefmont ; 120 hab.

THOLA, juge d'Israël (V. Juge).

THOLEN. Ile des Pays-Bas, dans Farchipel zélandais; formée par l'Escaut oriental, entre les détroits de Keeten, Mastgat, Mosselkreek et Eendracht, elle comprend près de 13.500 hect. C'était, au moyen âge, un groupe de petites îles distinctes que l'on a réunies successivement au moyen d'endiguements méthodiques ; elle fut complètement inondée en 1808. La principale commune de l'île est Tholen (3.500 hab.). L'élève du bétail forme la principale ressource de la population.

THOLLET. Com. du dép. de la Vienne, arr. de Mont morillon, cant. de La Trimouille ; 841 hab.

THOLLON. Com. du dép. de la Haute-Savoie, arr. de Thonon-les-Bains, cant. d'Evian-les-Bains ; 905 hab.

THOLONET. Com. du dép. des Bouches-du-Rhône, arr. et cant. (N.) d'Aix ; 513 hab.

THOLOS. Nom donné aux tombeaux à coupole de la Grèce mycénienne, longtemps à tort qualifiés de Trésors (V. Mycènes et Orchomène). Ce nom fut généralisé par les Grecs a tous les édifices à coupoles, dont le plus fameux était le Tholos d'Epidaure, bâti par Polyclète et décoré par le peintre Pausias.

THOLOZAN (Joseph-Désiré), médecin français, né à Diego-Gracia (île Maurice) le 9 oct. 1820, mort à Téhéran le 30 juil. 1897. Il entra au service de santé militaire en 1841. Professeur au Val-de-Grâce, il fut mis en 1865 hors cadre pour une mission en Perse. Il devint le médecin du chah Nassr-Eddin, qu'il accompagna dans ses deux voyages en Europe. Nommé médecin principal de 1^® classe en 1868, il a pris sa retraite en 1880. Il était correspondant de l'Institut depuis 1874. Tholozan a publié depuis 1869 une série d'ouvrages sur la peste bubonique en Mésopotamie, en Asie Mineure, au Caucase, sur la genèse du choléra dans l'Inde, etc., sur les causes de la décadence des nations musulmanes. D^ L. Hn.

THOLY (Le). Com. du dép. des Vosges, arr. et cant. de Remiremont ; 1.281 hab. Tissages mécaniques de coton et de toile de lin ; fromagerie.

THOMA (Hans), peintre allemand, né à Bernau, dans la Forêt-Noire, le 2 oct. 1839. Elève de Schirmer, à l'Académie de Carlsruhe, il fut d'abord paysagiste, séjourna un an à Dusseldorf, puis vint à Paris où il tomba sous l'influence de Courbet. En 1870, il se rendit à Munich où il se lia avec Victor Mùller dont les théories et la manière ne furent pas sans marquer sur lui. Son premier voyage en ïtahe eut lieu en 1874; il y étudia les maîtres du XV® siècle : c'est à leur école et à celles des maîtres allemands du même temps qu'il forma son style, comme en témoignent ses figures un peu raides et médiocrement vivantes, mais dont le caractère poétique et mystique convient surtout aux sujets religieux : Naissance du Christ, Fuite en Egypte, la Tentation du Christ, etc. Thoma a peint encore des paysages, des portraits, des peintures mythologiques, allégoriques ou de genre : Femmes de la mer, les Gardiens du Jardin d'amour, le Rhin à Laufenbourg, Paysage du Taunus, etc., qui se trouvent aux

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