IV. Administration. — Maison de tolérance (V. Prostitution
V. Administration militaire. — Délai de tolérance (V. Délai).
TOLET (Francisco Toledo, en lat. ToletuSy dit François), né à Cordoue le 4 oct. 1532, mort à Rome le 14 sept. 1596. Il fit ses études à Salamanque, fut professeur de philosophie à quinze ans, et était déjà prêtre lorsqu'il entra au noviciat des jésuites de Simancas, le 3 juin 1558. Envoyé à Rome, il y enseigna la théologie et la philosophie et fut le prédicateur des papes Pie V, Grégoire XIll, Sixte V, Urbain VII. En 1579, Grégoire XIII l'envoya à Louvain porter la bulle contre Baïus. Grégoire XIV en fit son théologien ordinaire, titre qu'il conserva sous Innocent IX et Clément VIII. Chargé de missions en Allemagne et en Pologne pour former une ligue contre les Turcs, il devint cardinal (le premier cardinal jésuite), le 17 sept. 1593. Il contribua, quoique Espagnol, à l'abjuration de Henri IV ; il est vrai qu'après l'abjuration il re^ut très mal l'envoyé du roi, le duc de Nevers. Clément Vllt voulait l'envoyer comme légat en France. Il mourut avant d'avoir entrepris ce voyage. Henri IV fit célébrer des services en son honneur. Il a laissé des commentaires sur la Dialectique, la Logique, la Physique d'Aristote et sur ses livres de l'Ame, sur les Iwangiles, et surtout un livre de casuistique : De instructione sacerdotum (1599), dont parurent de nombreuses rééditions sous le titre de Summa casuum conscientiœ, et un abrégé français par le P.-J. Jacquet : Epithome de la Somme du card. Tholet (Rouen, 1613 et 1616). Bossuet en recommande l'usage. Les Archives vaticanes contiennent des manuscrits de Tolet, notamment sur Tabsolution de Henri IV. Ses sermons sont dispersés un peu dans toute l'Europe ; la Bibliothèque nationale en possède une partie. Son portrait se trouve dans la collection du château de Beauregard. Henri Hauser.
BiBL. : C. SoMMKRvoGEL, BibUoth. de la Compagnie de Jésus. — Œuvres de Du Perron. — Mémoires de Nevers.
TOLFA, Localité d'Italie, prov. de Rome, au N.-E. de Civita Vecchia, dans une région volcanique ; mines d'alun, de cristal de roche, d* albâtre et de lapis-lazuli.
TOLGA. Localité d'Algérie, dép. de Constantine, à40kil. S.-O. de Biskra, Tune des oasis des Zibans. Ruines romaines ; importante zaouia de Tordre des Rahmania.
10 LIMA. Province de Colombie (V. ce mot, t. XI, pp. 1015 et 1016).
TOLIN (Dioscoro Tcofilo de La Puebla), peintre espagnol (V. Puebla Tolin).
TOLL (Charles-Frédéric), général russe, né à Keskefer (Ehstonie) le 19 avr. 1777, mort à Saint-Pétersbourg le 5 mai 1842. Il servit sous les ordres de Souvorov en Italie et en Suisse, combattit à Austerlitz, en Moldo-Valachie (1806), contre Napoléon, fut nommé lieutenant général sur le champ de bataille de Leipzig et baron autrichien. Chef de l'état-major dans la guerre contre les Turcs (1829), la victoire de Kulefce (11 juin) lui valut le rang de comte russe; il dirigea aussi Tétat-major dans la campagne de Pologne (1831) et fut préposé en 1833 aux voies de communication.
BiBL. : Bernhardi, Denkwûrdigkeiten aus dem Leben der Grafen von Toll ; Leipzig, 1850", 2« édit., 4 vol.
TOLLA. Corn, du dép. de la Corse, arr. d'Ajaccio, cant. de Bastelica; 650 hab.
TOLLAINCOURT. Com. du dép. des Vosges, arr. de Neufchâteau, cant. de Lamarche ; 329 hab.
TOLLÉNON. Machine de guerre (V. Corbeau).
TOLLENS Caroluszoon (Henri-François), poète hollandais, né à Rotterdam le 24 sept. 1780, mort à Rysvvyck le 21 oct. 1856. D'abord employé dans un bureau commercial, il se révéla comme poète, lorsque son pays lut envahi par les Français en 1795, et publia des chansons populaires exaltant le patriotisme néerlandais. Tout en continuant ses affaires, il se voua au culte des lettres, abordant tous les genres avec une rare fécondité, une élégance forte et gracieuse à la fois, et une admirable harmonie. Il ne tarda pas à être consacré poète national, jouissant d'une immense popularité qui lui survit encore aujourd'hui après quarante ans écoulés. Ses œuvres complètes forment 12 vol. in-8 (Gezamenlyke dichtwerken, Leeuwarden, 1855-57). Les plus remarquables sont les tragédies : Lucrèce (1805); les Hoecks et les Cabeljauws (1806) ; le Chant de guerre patriotique {Vaderlandsch Krijgslied) (1815) ;"le poème descriptif sur ï Hivernage des Hollandais à la Nouvelle-Zemble en 1596- J597 (Tafereel van de Overwintering der Hollanders op Nova Zembla) (1823). E. H.
BiBL. : ScHoTEL, Tollens et soïi temps (en holl.); Tiel, 1860, in-8.
TOLLENT. Com. du dép. du Pas-de-Calais, arr. de Saint-Pol, cant. d'Auxi-le-Château ; 150 hab.
TOLLEVAST. Com. du dép. de la Manche, arr. de Cherbourg, cant. d'Octeville; 512 hab.
TOLLIUS. Célèbre famille de philologues hollandais du xvii^ et du xvm*' siècle. Parmi ses représentants les plus illustres, il faut citer Corneille, né à Utrecht en 1620, mort à Gouda en 1654 ; il fut un des élèves les plus distingués du fameux Vossius, devint professeur à l'Université de Harderwijk, et publia d'importantes éditions de textes. — Alexandre, frère du précédent, né à Rhenen vers 1625, mort à Harderwijk en 1675 ; il avait débuté comme secrétaire de Vossius, et occupé ensuite une chaire de littérature grecque à Harderwijk, il édita les œuvres à'Appien (Amsterdam, 1670, 2 vol. in-8). ~ Jacques, frère des précédents, né à Rhenen en 1633, mort à Utrecht en 1696, après avoir été secrétaire de Nicolas Heinsius, enseigna à Gouda, à Duysburg et enfin à Utrecht. En dehors de ses travaux de philologie consistant surtout en savantes éditions à*Amone (Amsterdam, 1671, in-8) et de Longin (Francfort, 1694, in-4), il s'occupa d'alchimie, et composa une méthode pour découvrir la pierre philosophale : Manuductio ad cœlum chemicum (Amsterdam, 1688, in-8). -— Hermann, né à Breda en 1742, mort à Leyde en 1822. Appelé à une chaire de philologie de l'Université d'Harderwijk^en 176H, il y renonça bientôt pour aller compléter ses études à Paris. Devenu ensuite précepteur des enfants du stathouder, il suivit fidèlement la famille d'Orange en exil et s'acquitta avec distinction de plusieurs missions diplomatiques. Il rentra dans sa patrie comme professeur de philologie à l'Université de Leyde. On lui doit une édition avec de