CARET - CAREW
tête sont de même couleur. Cette forme, très répandue, est plus spécialement abondante aux Antilles, à Cuba, dans le golfe du Mexique et au Brésil. C'est un animal essentiellement herbivore. Sa chair, d'après les divers observateurs, n'est pas mangeable ; elle occasionnerait des vomissements, de la diarrhée et des ulcérations. Au point de vue industriel, la carapace de cette forme, comme celle de ses congénères, est des plus estimées et sert à la fabrication d'objets variés et souvent d'un prix élevé. Il en sera parlé au mot Ecaille (V. ce mot). Rocher.
BiBL. : DuMÉRiL et Bibron, Erpét. gén* •— Sauvage, dans Brehm, Reptiles, édit. franc.
CARET (Mar.) Touret sur lequel on enroule des cordages légers que l'on appelle fils de caret ; on écrivait autrefois carré, de charrus (bas lat.), chariot, parce que l'on faisait usage, en effet, dans les anciennes corderies d'un touret monté sur un chariot.
Fil de caret, le premier et le plus simple de tous les cordages. On le fait avec des brins de chanvre de première qualité ; ce cordage reçoit une torsion de gauche à droite (filage) donnant de 55 à 60 spires par mètre. — A la dimension de 7 à 9 millim. de circonférence, dimension la plus usitée, un bout de 4 m. de fil de caret doit pouvoir porter avant de se rompre un poids de 80 kilogr. — Le fil de caret employé dans la marine dé l'Etat est imbibé de goudron ; on le fait passer après sa confection dans une auge de goudron chaud et on l'enroule aussitôt sur le touret ou « caret ». — Cette préparation, qui diminue sa résistance dans une certaine mesure, a du moins l'avantage de garantir le fil de caret de la pourriture engendrée par l'humidité ou par l'imbibition de l'eau. — Plusieurs fils de caret, en nombre variable suivant la grosseur du cordage que l'on veut confectionner, sont tordus ou commis ensemble de droite à gauche pour former le toron (V. ce mot), et le toron est l'élément constitutif de tous les cordages. — Le fil de caret de 4 à 6 millim. de circonférence sert à confectionner certains cordages spéciaux, légers et souples. R. D.
CARETTE (V. Métier a tisser).
CARETTE (Antoine-Michel), officier français, né à Paris en 4772, mort en 4860. II fut atteint à l'armée du Rhin par l'explosion d'une mine qui lui fit quarante-quatre blessures. Au commencement de l'Empire, il fut chargé de divers travaux militaires sur les côtes de la Manche et de la mer du Nord. Sous la Restauration, il fut nommé professeur de fortification à l'école de Saint-Cyr. Il a publié une traduction de la Géométrie du Compas de Mascheroni (Paris, 4798).
CARETTE (Antoine- Auguste), jurisconsulte français, né à Paris le 7 mai 4803. 11 fut, de 4836 à 4857, avocat au conseil d'Etat et à la cour de cassation. Depuis 4834, M. Carette est un des directeurs du Becueil général des lois et arrêts fondé par Sirey, et, depuis 4845, du Recueil des lois annotées, ou lois, décrets, ordon-nances, avis du conseil d'Etat, G. L.
CARETTE (Antoine- Ernest -Hippolyte), officier du génie et publiciste français, né ea 4808. Il entra à l'Ecole polytechnique en 4828 et prit part aux journées de juillet 4830. Nommé officier dans le génie, il fut envoyé en Algérie et profita de son séjour dans ce pays pour se livrer à des recherches historiques sur l'Afrique ancienne. Il se porta candidat républicain aux élections de 4848 pour l'Assemblée constituante, mais il échoua. Lieutenant-colonel en 4858 et colonel en 4863, il fut nommé directeur des fortifications d'Arras et reçut en 4867 la croix de commandeur. 11 fut mis à la retraite en 4868. Le colonel Carette a publié les ouvrages suivants : Précis historique sur Hippone (4838, in-8) ; Du Commerce de l'Algérie avec l Afrique centrale et les Etats barbaresques (4844, in-8) ; Recherches sur la géographie et le commerce de r Afrique méridionale (1845, in-8) ; Etude des routes suivies par les Arabes dans la partie méridionale de l'Algérie et la régence de
Tunis (4845, in-8) ; Description et division de V Algérie (4847), en collaboration avec M. Warnier ; Recherches sur l'origine et les migrations des principales tribus de V Afrique septentrionale (1853); Etudes sur la Kabylie proprement rfi^g (4848-49) ; Alger, Tunis, Tripoli et le Fezzan (4853, in-8).
CARETTONI (Girolamo), graveur au burin qui travaillait à Rome vers 4750. Il a gravé, sous la direction de Visconti, un assez grand nombre de statues pour II Museo Pio Clementino,
GAREW (Richard), poète et érudit anglais, né en 4555, mort en 4620. Il passa la plus grande partie de sa vie dans ses terres patrimoniales du comté de Cornouailles, où il fut successivement juge de paix et haut shérif, et qui l'envoya plusieurs fois siéger au parlement. Linguiste distingué, il s'adonna à l'étude des antiquités de son pays et fit partie de la « Society of antiquaries » fondée par révoque Parker. On a de lui : Crodfrey of Bulloigne,^ or the recoverie of Hierusalam (4594), rare et curieux volume qui contient la traduction des cinq premiers chants de la Jérusalem délivrée du Tasse ; Examen de Ingénias. The Examinatîon ofmen's wits by JohnHuarte.,. Englished by /?. C» (4594); un poème anonyme, A Herring's Tayle^ et l'œuvre qui mérite vraiment de sauver son nom de l'oubli : The Survey of Cornwall (4602), un des livres les plus piquants de la langue anglaise par le style et par l'usage que l'auteur y fait de son érudition. B.-H. G.
CAREW (sir George), diplomate et historien anglais, mort en 4642, frère du précédent. Il entra de bonne heure dans la carrière diplomatique. Après diverses missions sur le continent, il fut à plusieurs reprises envoyé au parlement par ses concitoyens de la Cornouailles, et reçut en 4605 l'ambassade de France, oii sa partialité pour les intérêts espagnols fit désirer son rappel (4609). Il occupa encore de hautes situations dans l'administration de son pays et mourut laissant la réputation d'un diplomate habile et d'un esprit cultivé. De Thou, Scaliger, Casaubon faisaient de lui le plus grand cas. Il est l'auteur d'une Relatio7i of the State of France, qu'il présenta à Jacques I«^ à son retour de son ambassade, et qui est un modèle du genre. Elle a été imprimée pour la première fois en 4749 par le docteur Birch. B.-H. G.
CAREW (George, baron Carew of Clopton et comte de ToTNEs), homme d'Etat et historien anglais, né en 4555, mort en 4629. Jeune encore, il prit du service sous les ordres de son cousin. Peter Carew, en Irlande. Son courage lui valut un avancement rapide, bien que l'impétuosité de sa nature lui fit dépasser parfois les bornes d'une juste modération. En 4587, on le voit refuser l'ambassade de France et prendre les fonctions de maître de l'artillerie en Irlande ; en 4592, il devient lieutenant général de la même arme en Angleterre. C'est en cette qualité qu'il prit part aux expéditions de Cadix (4596) et des Açores (4597). Un instant ambassadeur en France, les troubles de l'Irlande exigent bientôt sa présence, et, après l'échec d'Essex en face de la révolte d'O'Neil, il est nommé à sa place « lord-justice ». Il serait trop long de le suivre pas à pas dans sa carrière de services et d'honneurs ; mais en 4604, il fut créé baron de Clopton House, et, en 4625, comte de Totnes. Il avait pris, en 4624, avec Buckingham et Cranfield, le monopole de la fabrication de la poudre à canon. — George Carew se distingua aussi par son érudition et son goût pour l'archéologie. Ami de Camden, de Cotton, deBodley, il laissa à Thomas Stafford les matériaux de son histoire de la rébellion irlandaise, Pacata Hibernia, or the History of the Me Wars in Ireland (4633). Il avait aussi écrit une histoire du règne de Henry V, qui a été incorporée dans la Chronicle de Speeds, et traduit quelques ouvrages français relatifs à l'Irlande. B.-H. G.
CAREW (Thomas), poète anglais, né dans le Devonshire en 4589, mort en 4639. Gentilhomme de la Chambre sous Charles ï^^. Il y obtint un grand succès par la