RIS
£ï=rd
-Jl.
Fig. 10.
méridien. Si Ton tient compte de l'ellipticité de la terre, et si Ton désigne par a le demi-grand axe, e l'excentricité, L la latitude, on a l'intégrale
qui conduit après transformation, en posant M := module des logarithmes népériens, à l'expression ; f
flog.
tang (45«4-^)
■ — e'^sinL ■
6^sin^L
Projection de Lorgna, Cette projection, dont le principe est dû à Lambert, revient à projeter la surface terrestre
80 Pôle Sud Fig, 11. — Projection méridienne de Lorgna.
sur un plan tangent au pôle. Les méridiens se projettent suivant des droites faisant des angles égaux, et les parallèles suivant des cercles. On donne à ces cercles des rayons égaux aux cordes des arcs obtenues en joignant le pôle aux points d'intersections d'un même méridien et des différents parallèles. Cette projection jouit de la propriété remarquable que toute zone de la sphère est représentée par une couronne circulaire de surface égale. Si l'on prend pour centre de projection un point quelconque de la sphère, les plans azimutaux se projetteront comme les méridiens, et les cercles d'égale distance zénithale (almilcantarats) suivant des cercles auxquels on donnera pour rayon les cordes correspondantes des cercles azimutaux. Il suffira de transformer les coordonnées géographiques en coordonnées azimutales pour pouvoir placer un point quelconque (fig. 41). Cette dernière proj'ection est l'une des projections isosphériques de Lambert,
dont la projection de Lorgna, postérieure de dix-sept années, n'est qu'un cas particulier (fig. 42).
Projection conique orthomorphe de Lambert. Dans cette projection, les méridiens sont représentés par des droites concourantes en un point P, qui représente le pôle, les parallèles sont figurés par des cercles décrits du point P avec des rayons p donnés par la formule
P=K(Tang. |)^
dans laquelle (^ représente le complément de la latitude géocentrique (angle du rayon terrestre avec la ligne des
is^-jiô
Fig. 12. — Projection de Lambert sur l'horizon de Paris.
pôles), R une constante arbitraire fixant l'écheUe de la carte, que l'on déterminera en se donnant la valeur de la latitude pour laquelle on désirera que le rayon p ait la même longueur que l'are de méridien compris entre le pôle et le parallèle considéré. La quantité X est encore une constante arbitraire déterminée par la condition que les degrés de longitude de deux parallèles donnés soient entre eux dans le même rapport que sur l'ellipsoïde terrestre. Il suflQt de prendre X == cos K^ ( K^ étant la latitude géodésique d'un parallèle convenablement choisi). Cette projection est employée en Russie, où l'on adopte Log. X z= Log. sin55o 6'20 "ï, 9139237. Il est à
Fig. 13. — Projection conique orthomorphe.
remarquer que les méridiens forment au pôle des angles inégaux, mais ces angles sont les seuls qui ne soient pas conservés en vraie grandeur. En adoptant la valeur
CANEVAS
de X donnée plus haut, la région comprise entre le 50® et le 60® parallèle, e,-à-d. la portioR la plus peuplée de la Russie, et par conséquent la plus importante, ne subit que des déformations insignifiantes (fig. 43),
On arrêtera ici cet exposé des différents systèmes de projection, bien qu'il en existe une foule d'autres. Ceux qui ont été décrits sont certainement de beaucoup les plus connus ; on renvoie pour la description de ceux qui ont été passés sous silence à l'ouvrage de M. Germain, dont il a été question au début de cet article.
On donne en géodésie le nom de canevas à la figure formée par l'ensemble des triangles qui constituent une triangulation. Lorsque l'on veut mesurer, sur la surface terrestre, un arc de méridien ou un arc de parallèle, on ne cherche point à réaliser directement cette mesure; il serait d'ailleurs impossible de mener à bien une pareille entreprise. On choisit de part et d'autre de l'arc à mesurer une série de points, tels qu'en chacun d'eux on découvre au moins deux des points voisins. Ces divers points forment les sommets d'une chaîne ininterrompue de triangles. On calcule ensuite la longueur de l'arc, en projetant sur sa direction les longueurs des différents côtés de la triangulation.
Si l'on veut dresser la carte d'un pays, on commence par couvrir la région d'un réseau de triangles dont les sommets serviront de point de repère aux topographes pour appuyer leurs levés. Cet enchevêtrement de triangles s'appelle le canevas de la carte. Il n'existe pas de règle précise relativement à la manière de tracer un canevas. On conçoit, en effet, que le relief du terrain impose des conditions auxquelles il n'est pas possible de se soustraire.
La triangulation primordiale de la France se compose de la célèbre chaîne méridienne mesurée par Delambre et Méchain, à la fm du siècle dernier, entre Perpignan et Dunkerque, et de six chaînes dont la direction est perpendiculaire au méridien : ce sont les parallèles d'Amiens, de Paris, de Bourges, de Clermont, de Rodez et des Pyrénées. Deux autres chaînes méridiennes, dites de Sedan et de Bayeux, complètent cet ensemble. La figure ci-dessous reproduit le canevas de cette triangulation, telle qu'elle a été arrêtée en 1816 par la commission royale présidée par La Place, chargée de fixer la méthode à suivre, les procédés d'observation et de calcul à employer pour l'exécution de la carte de France, dite d'état-major, qui devait remplacer celle de Cassini.
garantissent l'exactitude des opérations. Le parallèle de Clermont a été prolongé depuis l'Océan jusqu'à l'Adriatique, par-dessus les Alpes ; il porte le nom de parallèle moyen, parce que sa latitude moyenne est d'environ 45<*, 11 à été mesuré avec un soin tout particulier dans le but de fournir des données pour la détermination des éléments du sphéroïde terrestre (Brousseaud et Nicolet : mesure d'un arc du parallèle moyen).
Les triangulations primordiales étrangères ne possèdent pas également ce haut caractère de simplicité. Le canevas italien couvre toute l'Italie d'un réseau ininterrompu de
Fig. 14.
^ Ces diverses chaînes de triangles se coupent en plusieurs endroits, ou plus exactement ont plusieurs côtés communs qui fournissent des vérifications précieuses et
triangles qu'on ne saurait mieux comparer qu'aux mailles d'un filet. Le canevas espagnol présente, au contraire, un caractère de division méthodique qui en fait l'un des plus beaux exemples que l'on puisse citer. Mais il est impossible de terminer cet article, sans mentionner encore l'admirable travail exécuté par les Anglais aux Indes. La grande étendue de ce pays oblige à ne donner ici (fig. 15) qu'une carte trop réduite pour que les triangles puissent y être reproduits, bien qu'en général leurs côtés varient entre 30 à 40 kil. On s'est borné à indiquer par un gros trait la direction suivie par les différentes chaînes de triangles. Cette figure est extraite du General report on the opérations of the India Survey pour 1886-1887 ; on trouvera dans le même ouvrage le canevas complet de la triangulation indienne.
On conçoit aisément qu'il est possible de relier ensemble les différentes chaînes de premier ordre d'un même pays, par d'autres chaînes de triangles formant un réseau à mailles continues et serrées : ces triangles seront les triangles de deuxième ordre. Enfin on rattachera tous les points remarquables de la région aux sommets de deuxième ordre fjar des triangles moins importants qui composeront un troisième ordre. Dans quelques pays, en Italie par exemple, on construit un quatrième ordre ; mais il est inutile d'aller si loin. La carte d'Algérie actuellement en cours de publication est dressée au 50,000® et ne comporte que trois catégories de triangles ; cependant cette échelle est presque une des plus grandes qui soit employée.
Les agents du cadastre ont fréquemment besoin de se reporter au canevas des triangles de la région dans laquelle ils opèrent. On ne publie guère cependant que les canevas des chaînes de premier ordre, car ils conservent un grand intérêt en dehors de toute question cartographique. —
CANEVAS - GANGIAMILA
Les comptes rendus de TAssociation géodésique internationale pour 1883 renferment un canevas général des triangulations européennes ; c'est un document précieux dont on appréciera facilement l'intérêt , Ch . de Villedeuil .
m. Beaux-Arts. — Cette expression désigne l'idée première d'un sujet. Le canevas diffère de l'esquisse en ce qu'il n'est pas encore fixé par le dessin ou la peinture, ou qu'il n'est indiqué que par des lignes vagues, n'arrêtant que les principaux points d'une composition. Ad. T.
IV. Pédagogie. — En pédagogie, on appelle canevas ou matière nn sujet de narration, de discours, de composition littéraire en général, présenté de façon à indiquer aux élèves les idées principales à développer et l'ordre à suivre. C'est une question de savoir jusqu'à quel point il faut donner des canevas pour apprendre aux élèves à composer, ou, au contraire, de les livrer à eux-mêmes pour les exercer à inventer librement. Affaire de mesure évidemment. Avec les commençants un canevas est nécessaire; il est utile à tous de temps en temps; mais il faut les amener à se faire leur canevas à eux-mêmes en les exerçant à mettre dans le meilleur ordre des idées qui soient à eux. H. M.
CAN FRANC. Village de la prov. de Huesca (Espagne), district de Jaca, à une ait. de 1,040 m., sur la rive droite de l'Aragon. Il se compose d'une seule rue et d'une place et est dominé par un vieux château, dont on attribue la fondation à Philippe V; pop. totale : 11,753 hab, (la population au ch.-l. est inférieure à i,000 hab.).Près de là, à 1,63'2 m. d'alt., s'ouvre le col de Canfranc ou Somport, le passage le plus facile entre la France et FAragon.
CAN GA-ARGU ELLES (José), homme d'Etat espagnol, né dans les Asturies en 1770, mort en 1843. Après une jeunesse très laborieuse, qu'il consacra surtout à l'étude de l'économie politique, il prit part, en 1808, à Tinsurrection de son pays contre les armées de Napoléon, siégea dans les Cortès de Cadix, concourut puissamment aux travaux d'où sortit la constitution de 1812 et remplit avec beaucoup d'habileté, sous la Régence nationale, l'emploi de ministre des finances. Remonté sur le trône (1814), l'ingrat et cruel Ferdinand VII le récompensa de son dévouement, comme tant d'autres, par des persécutions. Canga-Arguelles fut envoyé aux présides et n'en revint qu'au bout de deux ans. Aussi applaudit-il à la révolution de 1820, qui avait pour but de rétablir la Constitution abolie par le roi. Elle lui rendit le portefeuille des finances. Rientôt, il put présenter aux Cortès, sous le titre de Memoria sobre el credito publico, un remarquable travail où étaient exposés le triste état des finances espagnoles et les moyens d'y remédier. Les dépenses étaient à ce moment deux fois plus considérables que les recettes. Le ministre proposait de créer un impôt direct de 140 millions, d'aliéner le septième des biens du clergé, de vendre les possessions espagnoles du nord de l'Afrique, d'ouvrir un emprunt de 200 millions, et de réduire le nombre excessif des emplois. Mais il n'obtint pas tout ce qu'il demandait. La sourde hostilité du roi le força, du reste, bientôt à se retirer du cabinet avec tous ses collègues. Nommé peu après député aux Cortès, Canga- Arguelles y défendit énergiquement la Constitution et s'associa aux mesures extraordinaires que motivait l'intervention de la Sainte- Alliance. Après la capitulation de Cadix et le rétablissement du pouvoir absolu (oct. 1823), il dut fuir son pays et se retira en Angleterre, où il employa les loisirs de l'exil à écrire d'importants ouvrages : Elementos de la ciencia de hacienda (Londres, 1825, m-S); Dicclonario de hacienda, etc. (Londres, 1827- 1828, 5 vol. in-8). 11 obtint en 1829 la permission de rentrer en Espagne et, nommé archiviste de Simancas, il publia un grand travail de critique historique : Observaciones sobre la historia de la guerra de Espana que escribieron los SS, Clarke, Southey, Londonderry y Napier (Madrid, 1833-1836, 5 vol. pet. in-4). 11 passa
ses dernières années à préparer une Histoire générale de VEspagne^ non sans prendre encore une part importante aux débats politiques sous Isabelle IL A. Debidour.
BiBL.: RuBBARD, Histoire contemporaine de l'Espagne. — ToRENO, Mémoires, etc.
CANGAS DE Onis. Ch.-l. de district de la prov. d'Oviedo (Espagne), n'a guère qu'une centaine de maisons très modestes, mais est célèbre dans l'histoire parce qu'elle fut longtemps la capitale des rois de la dynastie de Pelage. Le héros avait lui-même fondé cette ville à l'endroit où il avait remporté sur les Maures une grande victoire, et élevé l'ermitage de Santa Cruz, qui subsiste toujours. Parmi les ruines de Cangas, il faut mentionner un pont magnifique sur la Sella, qui est indiqué déjà dans les écrits du xvi® siècle sous le nom de Vieux-Pont. Ajoutons que dans un périmètre de moins de deux lieues sont réunies toutes les localités illustrées par les souvenirs de Pelage : Covadongaei sa grotte, Abamia, où fut d'abord le tombeau du roi, San Pedro de Villanueva et sa basilique élevée, dit~on, par Alfonse le Catholique à la mémoire de Favila, fils de Pelage. La municipalité, dont Cangas de Onis est le chef-lieu, compte 9,115 hab., mais dans la petite ville il n'y en a que 800 environ.
CANGAS DE TiNEO. Ch.-l. de district de la prov. d'Oviedo (Espagne), au pied de la chaîne des Asturies et dans une vallée très pittoresque. Elle n'a que 1,100 hab., mais est le centre d'une commune qui embrasse plusieurs villages et comprend 22,212 hab.
CAN6E (Charles du Fresne, sieur du) (V. Ducange).
CANGÉ. Châtre de Cangé avait formé une assez belle collection de manuscrits, ia plupart relatifs à l'ancienne littérature française. Il en fit imprimer le catalogue, en 1733, avec celui des livres de sa bibliothèque. Le tout fut acquis, cette année même, pour la bibliothèque du roi, au prix de 40,000 livres. Cangé ajouta en pur don douze nouveaux manuscrits aux cent cinquante-huit qui figuraient dans son catalogue. Des concordances permettent aujourd'hui de retrouver ces manuscrits dans les fonds latins et français où ils ont été placés. La collection de pièces imprimées et manuscrites que Cangé avait formée sur l'administration militaire et que son fils, le sieur de Billy, offrit à Louis XV en 1751, est conservée au département des Imprimés. C. C.
BiBL. : Catalogue des livres du cabinet de M... (M. de Cangé) ; Paris, 1733, in-12. —■ L. Delisle, le Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque nationale; Pai-is, 1868, 1. 1, p 411. — Du même, Inventaire méthodique des manuscrits français ; Paris, 1876, t. I, introd., p. lxxxi.
CANGEY. Com. du dép. d'Indre-et-Loire, arr. de Tours, cant. d'Amboise; 866 hab.
CANGIAMILA (Francesco-Emmanuele), contre versiste italien, né à Paîerme le 1" janv. 1702, mort à Palerme le 7 janv. 1763. Destiné au barreau, il fut reçu docteur à quinze ans, plaida quelque temps, puis en 1723 prit 1 habit clérical. Il devint, par son simple mérite, chanoine de Palerme et inquisiteur provincial du royaume de Sicile; il ne voulut jamais être fait évêque. Il est l'auteur d'un livre très estimé de son temps et répandu à profusion : Embriologia sagra , ovvero trattato degli ufficj, etc. (Milan, 1751, in-4; Palerme, 1758, in-fol.), trad. plusieurs fois en latin sous ce titre : Embryologia sacra^ sive de officiis sacerdotum, medicorum et aliorum circa œternam parvulorum in utero existentium salutem (Païenne, 1761, in-foL ; Vienne, 1765, in-8 ; Venise, 1769, in-foL). V Embryologie sacrée a été traduite et abrégée par l'abbé Dinouard (Paris, 1762 et 1766, in~12), qui y fit des additions sur l'opération césarienne, les secours aux noyés, les décrets du clergé, etc. Elle a été traduite en grec moderne par Vélastie, et en espagnol par Castellot (Madrid, 1785, in-4). Le but de l'auteur de ce livre est de provoquer l'opération césarienne dans tous les cas où une femme meurt enceinte. Pour le prêtre, il s'agit de sauver Tâme de l'entant, dût en souffrir l'intérêt de la mère. Tout le monde
CANGIAMILA - CANIGOU
selon lui, peut pratiquer Topération césarienne, le prêtre lui-raême. Quoique d'une érudition suspecte et empreint souvent d'une crédulité enfantine, cet ouvrage a dû avoir une influence heureuse en appelant Fattention du monde médical sur l'opération césarienne, alors trop négligée.
D-^ L. Hn.
CANGUÇÙ ou CANGUSSÛ. Ville du Brésil, prov. de Rio Grande do Sul, sur le versant oriental de la chaîne des Tapes.
GANGUE (Supplice de la). Supplice employé en Chine pour les fautes graves . Le condamné est emprisonné dans une double planche de bois qui immobilise le cou, les bras et les jambes, en général tout le corps, de manière à empêcher ^tous ses mouvements. Le poids peut atteindre 100 kilogr. Le patient est promené et exposé avec la cangue, sur laquelle est placée une afBche indiquant son crime. Parfois on le laisse exposé au marché, attaché à un poteau, jusqu'à ce qu'il meure de faim.
CANIAC. Com. du dép. du Lot, arr. de Gourdon, cant. de La Bastide-Murat ; 981 hab.
CANICATTL Ville de Sicile, prov. et circondario de Girgenti, à 39 kil. N.-E. de cette ville près du Naro,dans le voisinage de mines de soufre. Pop.: 19,599 hab. en
CANICHE (V. Chien).
CANICULE (Astron.). Nom de la primaire Sirius (la plus belle étoile du ciel), de la constellation du Grand- Chien, appelée Sothis par les Egyptiens et Sirius par les Grecs. Cette étoile jouait un grand rôle dans l'astronomie égyptienne des temps reculés : son lever héliaque qui avait lieu vers le solstice d'été un peu avant les inondations du Nil, en était regardé comme le précurseur. L'annonce de cette heureuse invasion des eaux avait fait mettre Sothis au rang des divinités bienfaisantes de l'Egypte. Comme le lever héliaque de Sirius était l'avantcoureur des grandes chaleurs et des maladies pernicieuses, pour les autres peuples, la canicule était regardée comme une divinité malfaisante. Suivant Hippocrate et Pline, « le jour oii la canicule se lève, la mer bouillonne, le vin tourne, les chiens deviennent enragés, la bile augmente et s'irrite, tous les animaux tombent en langueur et dans l'abattement ; les maladies qu'elle cause le plus souvent sont les fièvres ardentes et continues, la dysenterie et les frénésies. » Pour conjurer les influences malignes de la canicule, les Romains lui sacrifiaient tous les ans un chien roux. — Suivant les anciens, la canicule passait pour la chienne d'Ërigone, ou pour le chien donné par Jupiter à Minos, qui en fit cadeau à Procris et ce dernier le transmit à Céphale. — Les jours caniculaires sont ceux qui précèdent ou suivent le lever héliaque de la canicule : ce sont les plus chauds de l'année. On les compte habituellement du 22 juin, au 23 août, pendant que le soleil est dans le signe du Lion. Ils indiquaient le commencement de l'année pour les Egyptiens et les Ethiopiens.