CARLIN — CARLINGUE
de compte qui valait la moitié du tarin ; un carlin valait dix grains. M. Prou.
IL Zoologie (V. Ch[En).
BiBL. : Argelati, De Monetls Jtalise, pars sexta, p. 107. — Bla-ncard, Des Monnaies frappées en Sicile au \iii«siécle, par les suzerains de Provence, dans Revue numisrnat., nouv. série, t. IX, p. 212.— Blancard, Essai sur les monnaies de Charles /<»', p. 494.
CARLIN (Ch.-Ant. Beptinazzi, dit), auteur français (V. Bertinâzzi [Carlo-Antonio], t. YI, p. 457).
C^Rl\HE {Carlina L.) (Bot.). Genre de plantes de la famille des Composées et du groupe des Carduacées, à folioles de l'involucre imbriquées, les extérieures lâches, ailées, épineuses, les intérieures simples, scarieuses, allongées et étalées en forme de rayons. Le réceptacle est garni de paillettes laciniées en soies membraneuses. Les achaines sont surmontés d'une aigrette à poils plumeux. — Les Carlines sont des herbes annuelles, bisannuelles ou vivaces, répandues dans les régions tempérées en Europe, dans le Nord de l'Afrique et dans l'Asie occidentale. Le C, vulgaris L. est une espèce commune dans les lieux incultes des terrains calcaires. 8a racine contient une matière résineuse acre et amère à laquelle on attribue des propriétés purgatives. Dans les régions montagneuses, principalement dans les Alpes, les Cévennes et les Pyrénées, on mange, à la manière des artichauts, les réceptacles charnus du C, acaulis L., que Ton appelle vulgairement Chardousse dans les Alpes et Cardavelle dans les Cévennes. — Le C. gummifera Less. appartient au genre Atractylis (V. ce mot). Ed. Lef.
CARLINE (née Malacridâ, épouse Nivelon, connue sous le nom de), Tune des actrices les plus célèbres de l'ancienne Comédie-Italienne, née vers 1758, morte à Gisors le 46 oct. 1818. Elle débuta à la Comédie-Italienne dans l'emploi des soubrettes, le 31 janv. 1780, joua successivement les rôles de Lisette dans {Epreuve, de Lucette dans Silvain^ de Babet dans les Sabots, de Betzi dans le Roi et le Fermier, ainsi que les Jeux de r Amour et du hasard, et dès l'année suivante fut reçue sociétaire. Fine, alerte, aimable, spirituelle, pleine de verve, elle devint bientôt l'une des actrices favorites du public; toujours charmante dans le costume féminin, elle avait l'avantage de porter à merveille le travesti , et elle était aussi appréciée dans les rôles de pages où d'officiers que dans ceux de soubrettes ou d'ingénues, son talent souple et divers, que venait compléter une voix charmante et bien conduite, se prêtant à tous les genres. Au nombre des ouvrages dans lesquels ses contemporains la citaient comme supérieure, il faut mentionner Fanfan et Colas, les Ailes de V amour. Primerose, le Souper de famille, les Deux petits Aveugles, etc. Carline fit partie du personnel de rOpéra-Comique lorsqu'en 1801 furent réunies, sous ce titre, les deux troupes rivales des théâtres Favart et Feydeau. Bien qu'occupant la scène depuis près d'un quart de siècle, elle avait conservé toute son influence et son action sur le public lorsqu'elle prit sa retraite en 4804. Elle avait épousé Nivelon, le danseur célèbre de rOpéra. A. P.
CARLIN6F0RD. Golfe ou lough de la côte orientale d'Irlande, avec un village du même nom (500 hab.), dépendant du comté de Louth, prov. de Leinster. Huîtres renommées. Quatre phares, dont le plus méridional est établi sur une tour de 111 pieds de haut datant de 1823 et qui est encore aujourd'hui le plus élevé de la côte.
Bibl. : The Admiralty list of Ligh's in the British Island ; Londres, 1888, in-8.
CAR LIN 6 FORD (Chichester Samuel Parkinson For- TESCUE, lord), homme d'Etat anglais, né le 18 janv. 1823. D'une branche latérale de la vieille famille des Fortescue (Y. ce nom), il fit ses études au collège d'Eton et à l'Université d'Oxford, et, dès 1847, le collège électoral de South, où se trouve son domaine de famille, l'envoya à la Chambre des communes. Il obtint en 1854 une place de lord de la trésorerie, fut deux fois sous-secrétaire
Fig. 1.
d'Etat aux colonies dans le cabinet Palmerston (1857- 1858 et 1859-1865). De nov. 1865 à juin 1866, il fut, dans le cabinet Russell, secrétaire d'Etat pour l'Irlande. Il se retira avec les libéraux. Dans le premier cabinet Gladstone, il succéda à Bright comme président de l'office du commerce (déc. 1870). Les élections de 1874 lui enlevèrent son siège à la Chambre; il fut élevé à la pairie avec le titre de baron Carlingford et vint siéger à la Chambre haute. En avr. 1881, il fut, dans le second cabinet Gladstone, gardien du sceau privé et défendit le bill agraire pour l'Irlande à la Chambre des lords; en mars 4883, il fut nommé président du Conseil privé, en remplacement du comte Spencer. En juin 1885, il se retira avec le cabinet Gladstone.
CARLINGUE (Mar.). La carlingue est une pièce fixée de bout en bout du navire, dans le plan longitudinal, au fond de la cale;
elle recouvre 1
les couples, et se termine aux extrémités à des parties surélevées nommées marsouins. Elle a pour but d'augmenter la résistance du navire à la flexion longitudinale.
Constructions EN bois.
— La carlingue se compose de pièces réunies par des
écarts qui doivent être décroisés avec ceux de la quille ; ces pièces sont placées sur deux rangs de chaque côté du longitudinal (fig. 1); une autre disposition consiste à n'établir qu'une carlingue simple, renforcée de chaque côté par des carlingots de plus faible échantillon (fig. 2). Les différents
rangs de la car- |
lingue sont maintenus par un chevillage transversal, et la carlingue elle-même est solidement réunie à la quille par des chevilles verticales avec dés aux surfaces de joint. Les carHngues se font généralement en chêne. — Les chaudières et la machine reposent sur une assise très solide, chevillée sur les parties résistantes de la coque et formée de carlingues longitudinales latérales et de carlingues transversales (fig. 3). Lorsque la hauteur des premières est trop grande, on les allège par des évidements ; les secondes reposent en leur milieu sur la carlingue centrale et aboutissent aux vaigres d'empâture. Lorsque les chaudières sont j^ylindriques, les carlingues qui les supportent sont exhaussées et entaillées en berceaux.
Constructions en fer. — Dans ces constructions, les carlingues sont formées par des cornières ou des fers à T solidement rivés bout à bout. Leurs dispositions sont très variées. Lorsqu'on adopte celle de la fig. 4, la carlingue court d'un bout à l'autre du navire, au-dessus des varangues, et séparée de la quille de toute la hauteur do ces dernières. Le profil de la carlingue dépend évidem-
Fig. 2.