CARLSTADT - CARLYLE
peste. C'était un homme honnête, ne manquant pas de science, mais un esprit borné, extravagant, ne sachant garder aucune mesure. Ch. Pfender.
BiBL. • J/FGER, Andréas Bodensteîn von Carlstadt; Stiittff., 1856. On trouve l'éûumération de ses écrits dans Rotermund : Emeutes Andenken der Manner der Refor-mation, p. 62. Voir aussi Félix Kuhn, Luther, sa vie et son œuvre; Paris, 1883.
CARLSTADT (Jean Draconites). (V. Draconites.)
CARLSTEN (0. A.), écrivain suédois, né en 1825, capitaine dans la marine marchande. Il apubhé : Tarif des droits d'ancrage dans tous les ports (1853), Routiers du Skagerrack, du Katteqat, du Sund et des Belts (1854), de la Baltique (Î854), de la mer du Nord (1855). ^-s-
CARLSUND (Otto-Edvard), mécanicien suédois, né à Carlskrona le 1«^ oct. 1809, mort à Stockholm le 22 fév. 1884. Une impérieuse vocation lui lit quitter le droit pour la mécanique et, après s'être formé théoriquement et pratiquement, il construisit le ISorrland (1836-37), le premier bateau à vapeur mû par une machine à traction directe inventée par lui. Après avoir travaillé en Angleterre à partir de 1839, il prit en Suède la direction des grands ateliers de Motala (1842-1870) et fut regardé comme le plus grand constructeur suédois de bateaux à vapeur et de machines. Il fut membre de la seconde chambre (1870), de l'Académie des sciences de Stockholm (1854) et de l'Académie des sciences mihtaires (1852). — A.-G. Carlsund (1796-1834), capitaine de vaisseau, a publié : JSotes de voyages en Angleterre, en France et dans les Pays-Bas (Stockholm, 1825-28), en Angleterre (iHU, t A). B-s.
CARLTON (Fort). Fort du Canada, district de Saskatchewan, élevé par la compagnie de la baie d'Hudson, sur la Saskatchewan du Nord, par 52« 50' lat. N. et 109^ long. 0., en amont du confluent des deux Saskatchewan.
CARLUCET. Corn, du dép. du Lot, arr. de Gourdon, cant. de Gramat; 789 hab.
CARLUDOVICA (Carludovica V^. et Pav.). Genre de plantes de la famille des Pandanées et du groupe des Cyclanthées, dont les fleurs monoïques et réunies en glomcrules, sont insérées sur un spadice cylindrique. Les tiges, ligneuses et sarmenteuses, portent des feuilles alternes, palmées, rappelant celle des Chamœrops de la fanille des Palmiers et donnent naissance à des racines adventives, aériennes, tantôt pendantes et venant se fixer au sol, tantôt adhérentes à l'écorce des arbres voisins. — On connaît tout au plus une dizaine d'espèces de ce genre, toutes originaires des régions tropicales de l'Amérique. La plus importante est le C. palmata R. et Pav. (5a/mia palma (Willd.), qui croit dans le Haut-Pérou, dans l'Equateur et à la Nouvelle-Grenade, où on l'appelle vulgairement Bomhonaxa, Ses feuilles servent à fabriquer les chapeaux de luxe, appelés improprement chapeaux ^^ Panama, Leur limbe, avant son épanouissement, est ordinairement d'un blanc un peu jaunâtre et représente assez bien un éventail fermé. A cette époque de son développement, on l'appelle Cogollo et c'est à cet état seulement quon doit le recueillir pour en confectionner le tissu des chapeaux. Mais, avant qu'ils puissent être employés, les Co^o//o5 doivent être soumis à plusieurs opérations qui les décolorent complètement. Avant tout, on taille dans la feuille, pendant qu'elle est encore fraîche, les lanières ou brins qui doivent être utilisés. Cette opération se pratique en fendant longitudinalement de bas en haut chacune de ces lanières à l'aide du pouce, de manière à n'en conserver que la partie moyenne, qui reste attachée a la queue et à laquelle on laisse une largeur variant selon la finesse du tissu auquel elle est destinée. La feuille ainsi préparée est trempée pendant un moment dans de 1 eau en ébullition et immergée aussitôt après dans une eau tiède, rendue acide par l'addition d'une certaine quantité
de jus de citron. Au bout de quelques instants, on la retire pour la plonger dans de Teau très froide, puis on la laisse sécher. Alors, le bord des lanières se reploie en arrière en prenant une forme cylindroïde qui augmente beaucoup leur solidité. Dans la fabrication des chapeaux ordinaires, on humecte les lanières avec de l'eau pour les travailler ; mais les chapeaux d'une grande finesse ne se tissent qu'aux heures de la journée où la rosée peut donner aux lanières toute la flexibilité nécessaire (V. journ. la Nature, 1888, p. 303). Ed. Lef.
CARLUS. Corn, du dép. du Tarn, arr. et cant. d'Albi ; 451 hab.
CARLUX. Ch.-l. de cant. du dép. delà Dordogne, arr. de Sarlat; 1,064 hab. Stat. du chem. de fer d'Orléans, ligne du Buisson à Cazoulès. Chef-lieu d'une ancienne clîâtellenie dépendant de la vicomte de Turenne; il subsiste des ruines du château.
CARLY. Corn, du dép. du Pas-de-Calais, arr. de Boulogne-sur-Mer, cant. de Samer ; 309 hab.
CARLYLE. Village de la Nouvelle-Zélande, prov. de Taraniki, à l'embouchure de la rivière Patea. Appelé à se développer par la construction du chemin de fer qui le reliera à New-Plymouth et à Napier.
CARLYLE (Thomas), philosophe, publicisteet historien écossais, né à Ecclefechan (Dumfriesshire) le 4 déc. 1795, mort à Londres le 5 fév.1881. D'une famille de petits fermiers, d'abord destiné à l'Eglise, on l'envoya à l'Université d'Edimbourg, où il se distingua dans les mathématiques ; aussi, dès sa sortie de l'université, trouva-t-il une place de professeur de sciences dans un collège du Fifeshire. Mais le métier de l'enseignement lui devint bientôt insupportable et, avec quelques économies réalisées, il retourna à Edimbourg étudier le droit et la théologie qu'il abandonna pour se livrer tout entier à la littérature, « la'seule et militante Eglise des temps modernes, » disait-il, comparant l'écrivain à un prédicateur, « prêchant des idées partout et dans tous les temps ». 11 débuta dans Edinburgh Cyclopœdia et à la New Edinburgh Review par des articles sur Montesquieu, Montaigne, Nelson, les deux Pitt, traduisit la Géométrie de Legendre : étudiait la langue et la littérature allemandes et donnait une Vie de Schiller dont la première partie parut, en 1823, dans le London Magazine et qui fut achevée et publiée en un vol. en 1825. Pour vivre et venir en aide à sa famille, il dut se faire de nouveau précepteur et travailla entre temps à une traduction complète des œuvres de Schiller qu'il offrit vainement à tous les éditeurs de Londres. En 1826, il épousa Jane Baillie Welsh, jeune Ecossaise connue pour son esprit et sa beauté. Cette union fut loin d'être heureuse. Mistress Carlyle a raconté sa vie de tribulations et de luttes dues autant aux embarras d'argent qu'àlataciturnité et à l'égoïsme de l'époux. En 1821 , il débuta à la Revue d'Edimbourg, par une étude sur /.-P. Richter, et écrivit pour le Foreign Quarterly et le Frase f s Magaûne, une série d'articles réimprimés sous le titre Miscellanes. Malgré son labeur assidu, sa position devenait de plus en pfus précaire. Il écrivait, en fév. 1835, que depuis vingt-trois mois la littérature ne lui avait pas rapporté un penny. Cette même année, il termina son premier volume de The French Révolution qui devait lui faire une renommée européenne. 11 envoya le manuscrit à John Stuart Mill et en attendait le retour pour le donner à l'éditeur, lorsque Mill vint lui annoncer qu'une servante maladroite l'avait jeté au feu. « Pendant trois jours, dit-il, je ne pus ni boire ni manger ; j'étais comme étourdi. Je partis à la campagne, et, pendant trois mois, je ne fis que lire des romans de Marryat. » H se remit cependant à l'œuvre et recommença son travail. Le volume terminé au commencement de janv, 1837 ne fut publié que six mois après. Les éditeurs, alors, lui firent de tous côtés des offres. Sartor Resortus, écrit deouis 1830 et successivement refusé par tous, parut, en