‹ La Grande encyclopédieChapitre 167 sur 397 · CAROLINGIENS - CAROLUS · texte numérisé non relu

CAROLINGIENS - CAROLUS

incidemment à la plupart des points de la théologie et du droit ecclésiastique ; de là leur importance comme tableau général de la culture scientifique de leur temps. — Les livres Carolins, publiés pour la première fois en 4549 (probablement à Paris, par Jean du Tiilet), furent mis à l'index en 1564. La meilleure édition est celle de C.-A. Heumann, Augusta concilii Mcœni II censura^ hoc est Caroli magni de impio imaginiim cultu libri IV (Hanovre, 1731, in-8) ; un texte moins exact a été publié dans la palrologie de Migne, série latine, t. XCVIII, pp. 941 et suiv. A. Jundt,

BiBL. : H.-J. Floss, Commentalio de suspecta librorum Carolinorum a J. Tilio editorum fide; Bonn, 1860, in-4. — Leist, Die literarische Bewegung des Bilder* streits ; Magdebourg, 1871, t. 1, in-4.

CAROLIS [(Pietro de), graveur au burin* Il travaillait dans la première moitié du xix^ siècle. Il a signé quelques planches pour II Vaticano descritto da Erasmo Pistolesi (Rome,'1839, in-(ol.), et la Descrizione del Campidoglio di Pietro Righetti (Rome, 1833, in-fol.).

CAROLLES. Com. du dép. de la Manche, arr. d'Avranches, cant. de Sartilly ; 448 hab.

CAROLLIA (Mamm.) (V. Phyllostome).

CAROLUS (Numis.). Monnaie française, de billon, frappée par le roi Charles VIII, appelée aussi grand blanc au K couronné, caractérisée par la présence, dans le champ du droit, d'un grand K surmonté d'une couronne. Voici la description : f KAROLVS : FRAN- CORVM : REX. Dans le champ, grand K couronné; accosté de deux fleurs de lis. ^ f SIT : NOiMEN ; DNl : BENEDICTV. Croix dont les branches sont terminées par des couronnes, cantonnée de quatre fleurs de lis (fig. 1). Les Carolus forgés pour le Dauphiné portaient

Fig. 1.

au droit un K couronné, accosté d'une fleur de lis et d'un dauphin ; au revers, une croix, cantonnée aux 1 et 4 d'une fleur de lis, aux 2 et trois d'un dauphin. Les Carolus forgés pour la Bretagne ne différaient de ceux-ci que par la substitution d'hermines aux dauphins. Charles VIII fit aussi frapper des demi-carolus.

Le plus ancien document, cité jusqu'ici, et qui fasse mention du blanc au K couronné, est une ordonnance royale du 11 nov. 1488. Le cours de cette monnaie, que le peuple nomma Carolus, ou mieux Karolus, à cause du premier mot de la légende, fut fixé à dix deniers tournois, qui, d'après les calculs de M. de Wailly, représentent, en monnaie moderne, une valeur intrinsèque de 18 cent. 7831749. Le carolus fut décrié par Louis XII ; mais il se convertit en monnaie de compte, c.-à-d. que le peuple continua d'employer ce terme jusqu'à la fin du xviri^ siècle pour exprimer une somme de dix deniers.

Un grand nombre de monnaies étrangères ont porté le nom de carolus. ^^ous n'indiquerons que les principales. Les carolus de Lorraine sont particulièrement célèbres. Ils ont été frappés pour la première fois par le duc Charles II (1390-1431). Cette appellation resta ensuite aux pièces de dix deniers, quel que lût d'ailleurs le nom du duc de Lorraine qui les eût fait frapper. Ainsi l'ordonnance de François le^ de 1540, sur le cours des espèces françaises et étrangères, indique comme petit carolus a Vépée la monnaie d'argent dont le dessin suit (fig. 2).

Dans une ordonnance de 1653 pour les changeurs des

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