CASEMATE
tation sont isolés du massif de terre qui les entoure par une sorte de gaine ou couloir voûté qui s'appuie sur le mur de fond de ces casemates et se retourne le long des pieds-droits des travées extrêmes pour venir déboucher sur la façade. Quelques-unes de ces constructions sont de véritables casernes se composant d'un sous-sol et d'un ou deux étages mis en communication entre eux par des escaliers intérieurs. L'étage supérieur est surmonté
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Fig# 1, >— Coupe verticale d'une casemate dans une caserne de fort, établie sous un cavalier: A, casemates; B, galerie enveloppe ; C, monte -charge ; D, abri sous traverse.
d'abris placés sous les traverses de défilement du parapet. Les uns servent de refuge aux canonniers pendant les intervalles du tir ; les autres abritent les artificiers employés au chargement des projectiles et renferment les munitions nécessaires pour une journée de combat. Ces abris s'ouvrent sur le terre-plein et communiquent avec la caserae au moyen d'escaliers et de monte-charges installés derrière la gaine d'aération.
Les casemates défensives comprennent : les galeries d'escarpe et de contrescarpe, les casemates de flanquement, les caves à mortiers ou à canons, enfin les casemates à canons proprement dites. Les galeries d'escarpe sont composées d'une série de voûtes accolées, perpendiculaires à la direction du foàsé et fermées d'un côté par l'escarpe et de l'autre par un mur qui retient les terres du parapet. L'escarpe est percée de créneaux pour la fusillade et d'évents pour donner issue à la fumée ; des ouvertures pratiquées dans les pieds-droits font communiquer toutes les voûtes entre elles. Ces galeries sont employées pour la surveillance des fossés dont on ne peut pas assurer le flanquement par les crêtes ; on en fait également usage dans les endroits les plus exposés à être battus en brèche parce qu'elles résistent mieux qu'un mur plein à l'action de l'artillerie. — Les galeries de contrescarpe offrent quelquefois une disposition semblable à celle qui vient d'être décrite, mais le plus souvent elles consistent en un couloir voûté dont un des pieds-droits est constitué par la contrescarpe elle-même. On les place surtout aux saillants munis d'un système de contre-mines pour relier les écoutes par une communication couverte et pour en défendre l'entrée. — Les casemates de flanquement sont généralement situées dans les fossés, en avant de l'escarpe ; on leur donne alors le nom de caponnières ou ^'ailerons (V. ces mots), suivant qu'elles doivent battre ces fossés dans deux directions différentes ou bien dans une seule. On les place quelquefois derrière l'escarpe dans le prolongement des fossés à flanquer (flancs casemates d'un front de gorge bastionné, casemates servant au flanquement des faces d'une caponnière placée au milieu d'un front) ; plus rarement, on les construit derrière les saillants de la contrescarpe et on les désigne dans ce cas sous le nom de casemates de revers, La communication de ces batteries avec l'intérieur de la
place se fait par des passages souterrains creusés sous le fossé (fort Wallington, à Portsmouth). — Les caves a mortiers^ dont Carnot le premier proposa l'emploi, sont des voûtes à l'épreuve de la bombe, ouvertes à leurs deux extrémités et placées en arrière d'une masse cou-
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Fig. 2. — Bouclier de Gibraltar. — Coupe verticale par l'embrasure.
vrante. On en rencontre de nombreux exemples dans les fortifications allemandes construites après 1845. Les era* placements de ces caves sont très variables ; disposées en arrière du parapet comme au fort Alexandre (Coblentz), elles gênent l'action de l'artillerie des remparts mais