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CASIER - CASIN

vent vérifier personnellement chaque trimestre la teneur de ce casier. Toutes les fois qu'un maire désire connaître la situation judiciaire d'un individu qu'il suppose avoir perdu ses droits politiques par suite de condamnations encourues depuis le 1^^' janv. 1875, il n'a qu'à s'adresser h la sous-préfecture du lieu de naissance de cet individu. Les inconvénients attachés au système suivi jusqu'en 4873 iront en diminuant à mesure qu'on s'éloignera davantage de cette date. C'est seulement dans un certain nombre d'années que les casiers électoraux produiront des résultats complets; mais l'administration s'étant attachée à les tenir partout avec le plus grand soin, ils lui rendront dans l'avenir les services que la justice a obtenus de l'institution des casiers judiciaires. A. Souviron.

BiBL. : Ichtyologie. — De la Blanchère, la Pêche et les Poissons, 1868.

CASILHAC (Bernard de), prélat français, mort le 11 nov. 1462. Prévôt de l'église d'Albi et prieur de Notre- Dame-de-Fargues, il fut élu évêque d'Albi le 9 déc. 1434 par le chapitre, en remplacement de Pierre Lenepveu. Cette élection était canonique et régulière, d'autant plus que le concile de Bâle venait d'abolir les réserves papales ; Bernard de Casilhac se débarrasse à prix d'or de l'un de ses concurrents, frère du seigneur de Castelnau de Brêtenoux, mais il doit compter avec la rivalité de Robert Dauphin, de la maison des comtes d'Auvergne, que le pape Eugène IV avait investi de l'évêché d'Albi. Il commence par mettre dans ses intérêts le concile de Bâle, qui déclare son élection régulière par décret du 19 déc. 1435, et il peut prendre possession de son siège en fév. 1436 ; il avait pour lui la majeure partie des chanoines du chapitre et les barons du pays alliés de sa famille. Robert Dauphin, après avoir prêté serment de fidélité au roi, arrive à son tour pour prendre possession; les habitants d'Albi lui refusent l'entrée de la ville, puis se résignent. Peu après le frère de Bernard, Bertrand de Casilhac, profitant d'une absence de l'intrus, occupe par force Combefa et les autres domaines de la temporalité, entre dans Albi , pille la cathédrale et le prieuré de Fargues, brûle une partie des faubourgs, et finit par mettre le siège devant le palais épiscopal ou Serbie, fortifié jadis par Bernard de Castanet. Robert Dauphin, outré de cette agression violente, prend un parti décisif et appelle à son secours Rodrigue de Villandrando, allié^ de sa famille, et ses routiers. Après mûres réflexions et moyennant le don de 6,000 écus, l'aventurier accepte la proposition. Quelques semaines d'investissement, le ravage des campagnes environnantes suffisent pour réduire Albi, dont 'Rodrigue fait pour quelque temps son quartier général et qu'il ne quitte que pour aller dévaster le Bas Languedoc. Chassé d'Albi, Bernard de Casilhac se maintenait dans la forte place de Cordes. A la requête de Robert Dauphin, le roi charge les sénéchaux de Carcassonne, de Rouergue et de Toulouse, de le réduire ; l'entreprise réussit non sans grand scandale, les troupiers des sénéchaux ayant montré autant d'ardeur pour le pillage et aussi peu de respect pour les choses saintes que les écorcheurs de Rodrigue. Montirat, autre place de l'Albigeois, est également enlevée (1437) et Bernard de Casilhac n'a plus qu'une ressource, s'adresser au Parlement. Cette haute cour, fidèle aux traditions de l'Eglise gallicane et moins versatile que les conseillers de la couronne, lui donne raison à deux reprises différentes et annule l'investiture papale accordée à Robert Dauphin. Mais celui-ci avait des amis; il fait traîner l'affaire en longueur, si bien que son rival doit, après un premier arrêt favorable (1454), en demander un second (1461); il meurt peu après ; Robert meurt vers le même temps. Le successeur de ces deux prélats fut le célèbre Jean Jouffroi. A. MoLiNiER.

BiBL. : D. Vaissète, Hist. générale de Languedoc, nouv. édit., t. IX, pp. 1122-1126. — Compayré, Eludes historiques sur VAlbigeois, pp. 81-82.— Quiciierat, Rodrigue de Villandrando, PP- 126-135.

CASIMIR. Drap léger et fin, fabriqué avec des laines de belle qualité, pour pantalons et gilets. Ce terme est souvent aussi employé pour désigner l'armure batavia ou croisé qui sert de base à l'article draperie.

CASIMIR (Saint), grand-duc de Pologne (V. Kasimir).

CASIMIR, rois de Pologne (V. Kasimir).

CASIMIR (Marie Dubois, épouse Casimir Compan, connue sous le nom de M'^^), chanteuse scénique trançaise, née à Paris le 27 avr. 1803, morte à Boulogne (Seine) en oct.1888. Elle fit ses études au Conservatoire, qui portait alors le titre d'Ecole royale de musique, et y devint la femme d'un de ses camarades de la classe de Blangini, Casimir Compan, qui, ainsi qu'elle, se fit connaître, au théâtre sous le nom de Casimir. Celui-ci débutait à rOpéra-Comique, en 1821, dans le rôle de Blondel de Packard Cœur-de-Lion, et sa femme trois semaines après lui dans Maison à vendre. L'échec de la jeune artiste fut complet à cette première apparition, et ce premier début n'eut pas de suites. Mais elle reparut le d7 mai 1823, dans le Nouveau Seigneur du village et Jennnot et Colin, et cette fois son succès fut très vif. Sa jolie voix, sa jolie figure, sa jeunesse élégante lui valurent une réussite complète. M"^« Casimir fut d'ailleurs bientôt, sous tous les rapports, une femme à la mode, dont la vie extérieure attirait l'attention tout autant que son existence artistique. Et comme elle était fantasque, lunatique et capricieuse, sa carrière à l'Opéra-Comique, pendant plu s de vingt ans, fut semée d'incidents de toutes sortes : fugues inattendues, départs clandestins, refus de service, etc., qui la rendirent singulièrement fameuse. On sait, entre autres, que c'est elle qui fut la cause indirecte, mais déterminante, de la mort d'Hérold, par le refus obstiné qu'elle fit de paraître dans la seconde représentation du Pré aux Clercs, après le triomphe de la première, ce qui mit l'Opéra-Comique dans la nécessité d'accepter l'offre gracieuse que lui fit W^^ Dorus, alors à l'Opéra, d'apprendre et de jouer en cinq jours le rôle d'Isabelle. Quoi qu'il en soit, et en dehors du Pré aux Clers, M°^® Casimir fit à l'Opéra-Comique un certain nombre de créations, dans le Proscrit et Danilowa, d'Adolphe Adam ; Zampa, d'Hérold ; les Deux Nuits, de Boieldieu; le Cheval de bronze, d'Auber; les Sœurs jumelles, de Fétis ; les Deux Mousquetaires, de Berton; les Deux Gentilshommes, de Justin Cadaux ; une Voix, de M. Boulanger, etc. Après une éclipse assez longue et diverses tournées en province et en Belgique, M"^® Casimir rentra vers 18S8 à l'Opéra-Comique, mais cette fois dans l'emploi des duègnes. Son mari, dont la présence assez obscure à l'Opéra-Comique avait duré quelques années, était mort depuis 1845. Un de ses frères, Dubois, faisait partie de l'orchestre de ce théâtre, en qualité de premier violon, à l'époque de la création du Pré aux Clercs, A. P.

CASIMIR-Périer(V. Périer).

CASIN (Archit.). Ce nom que l'on a donné aux maisons de plaisance appartenant à l'architecture arabe a la même signification en Italie ; il vient de casa, petite maison. On l'a même appliqué à des abris ménagés dans des jardins de plaisance en des sites agréables. L'un des plus célèbres édifices de ce genre est le casin de la villa Pia, construite par Pirro Ligorio dans le jardin du Belvédère et que la fig. 1 représente en plan. Adossé à une hauteur, le casin de la villa Pia a l'aspect d'un rectangle dont le grand axe traverserait le coteau. Ce rectangle est flanqué à sa partie supérieure de deux petites ailes dont l'une contient l'escalier et dont l'autre D, plus élevée d'un étage en manière de belvédère, forme au rez-dechaussée un cabinet de travail. Le corps principal de l'édifice renferme un petit salon B, un grand salon A et un vestibule, qui fait le pendant symétrique d'un autre bâtiment appelé la loge et construit en face à une vingtaine de mètres. Quatre colonnes isolées livrent entrée dans ce vestibule par trois entre-colonnements.

Aux extrémités se trouvent deux hémicycles décorés de statues et de fontaines. Les murs sont revêtus de mosaïques ; le pavé est fait de faïences coloriées, et la coupole qui surmonte cette partie de l'édifice est entièrement peinte et dorée. L'étage supérieur reproduit exactement le plan du rez-de chaussée. Au-dessus est un belvédère

Fig. 1.

d'où la vue s'étend sur le Vatican et sur les jardins qui l'entourent. Comme exemple de casin moderne tel que les Arabes en construisent, nous citerons une habitation de ce genre d'après M. Coste, Architecture arabe : le plan est représenté par la fig. 2. Le casin est situé à l'extrémité du canal de Naser, en dehors de la ville du

Fig. 2.

Caire : A, est l'entrée ; B, le siège du portier; C,la cour ; D, un vestibule entouré de sièges en bois ; E, le salon avec divan et jet d'eau ; F, la chambre du maître avec divan ; G, l'escalier particulier du maître pour monter chez ses femmes ; H, la cuisine et la chambre du domestique ; I, la dépense ou office ; J, les latrines ;

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