‹ La Grande encyclopédieChapitre 227 sur 397 · CASIN — CASINO · texte numérisé non relu

CASIN — CASINO

K, l'écurie; L, un jardin avec treille; M, une citerne avec abreuvoir ; N, un passage ; 0, un kiosque sur le canal; P, un petit jardin; Q, l'escalier qui mène au logement des femmes placé au-dessus et pourvu de balcons grillés. Ces sortes d'habitation servent de maisons de campagne aux familles aisées de la ville. L. Knab. CASINELLI (Luigi), mathématicien italien, mort à Bologne, sa ville natale, le 21 déc. 1848. H lut professeur d'algèbre et de géométrie, puis de mécanique et d'hydraulique à l'Université de Bologne, et devint membre de r Institut de celte ville. 11 a publié sur les fonctions transcendantes, la résolution des équations et diverses autres questions d'analyse, d'intéressants mémoires en latin, insérés dans les Novi commentarii înstituti Bononiensis (années 1836 à 1846).

BiBL. : Roijal Society, Catalogue of scientific papers : Londres, 1867, in-4, t. J. //-/'.

CASIN I (Vittore), peintre italien du xvi® siècle. Il travaillait vers 1550 et resta longtemps dans l'atelier de Vasari, qui l'a sauvé de l'oubli en le citant dans son recueil de biographies d'ar^tistes.

GASINI (Valore), peintre italien, qui travaillait vers la fin du xvn^ siècle. Cet artiste, élève de Passignano, fut un des portraitistes les plus renommés de son époque : il pouvait faire un portrait de mémoire, et la facilité avec laquelle il saisissait la ressemblance de ses modèles lui attira de nombreuses commandes. On trouve à Florence d'excellents portraits signés de son nom, peints franchement et bien vivants. Il n'en peignait guère que les têtes et les mains et laissait à son frère Domenico l'exécution des costumes et des accessoires,

BiBL. : F. DE Boni, Biografîa, degli artisti,

CASINl (Giovanni- Maria), prêtre musicien et compositeur de Florence, né vers 1675. Il travailla à Rome avec; Matteo Simonelli, et plus tard avec Bernardo Pasquini. De retour à Florence, il fut nommé organiste de l'église principale de la ville. Il composa des motets dans le vieux style romain, à quatre voix sans orgue (Stile osservatoj. Il écrivit également les Répons de la [semaine sainte, à quatre voix (Florence, 1706) ; des Motets à quatre voix. a cappella (ibid., 1714); des fugues et toccatos sous les; titres de Fantâsie e toccate d'intavolatura ; Pensieri per Vorgano, in partitura (1714, in-fol.); Casini s'occupa ensuite de physique et d'archéologie musicale, cherchant, comme tant d'autres, à rétablir les anciens genre!} de musique diatonique, chromatique et enharmonique en divisant également les intervalles du clavier. Il fit mêm(5 construire un clavecin sur ces données, mais ses recherches demeurèrent sans résultats sérieux. A. E.

CASINI (Giovanni), peintre et sculpteur italien, né à Varlungo (Toscane) en 1689, mort en 1748. Après avoir étudié la sculpture, il se fit peintre et entreprit de décorer des églises et des édifices privés de son pays, mais il n'a laissé aucune œuvre remarquable. Heineken place Fannée de sa mort en 1728.

CASINO. Le mot casino, qui n'est qu'un diminutif dii mot casin, désigne surtout en France les établissements de réunion et de plaisir formant aujourd'hui un complément indispensable aux stations thermales et aux villes d'eaux et, suivant Fimportance ou la vogue de ces endroits;, les casinos occupent une plus ou moins grande superficie et comprennent des bâtiments plus ou moins nombreux et plus ou moins luxueusement décorés. Cependant, il entre dans le programme de tous les casinos — dont les dispositions ont été assez longtemps inspirées par celles des casins italiens — d'offrir une grande salle de réunion av(!C ou sans portiques, des salles spéciales pour les jeux, «n café et souvent, dans les plus importants, une salle à la fois de concert et de spectacle. — On désigne aussi ciu nom de casino, dans les grandes villes, les salles avec jardins, promenoirs et buffets, pouvant servir alternativement de salles de concert et de salles de bal, aménagées au besoin pour les exercices des gymnastes et

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offrant un lieu de réunion aux désœuvrés de l'un et l'autre sexe. Charles Lucas.

CASIO ou CASSIO DA Narni, poète italien du XVI® siècle, né à Ferrare. Il écrivit un poème de chevalerie sur des légendes appartenant au cycle de Gharlemagne. C'est évidemment une des nombreuses imitations de VOrlando furioso. En voici le titre : La Morte del Danese, nélla quale se traita de moite battaglie maravigliose : cioè del Danese^ Orlando e Rinaldo e de molli altri gran baroni ed ancora li trovarl moite facezie per l'autore inscrite : con capitoli, egloghe et moite altre belle cose (Milan, 15î22, in-4) : il y en a une édition de Ferrare, 4521, et une autre de Venise, 1534, toutes trois très rares. R. G.

BiBL. : Brunet, Manuel du libraire.

CASIO DE Medici (Girolamo), poète italien, né à Bologne en 1465, mort vers 1530. 11 fit un pèlerinage en Palestine et fut fait prisonnier par les Turcs. Délivré par un capitaine vénitien, il dut à ses aventures autant qu'à son talent de jouir de la faveur des papes Léon X et Clément VI. Il a écrit : Sonetti, capitoli e canzoni, raceolta intitolata la Gonzaga {Bologne, 1525) ; Libro intitolato Bellona, nel quale si tràtta di giostre^ di lettere e di amore (Bologne, 1525) ; Sonnetti, etc., raceolta intitolata la C lementina {Bo\ogn% 1528) ; le Vite dé'Santi^ e ciascunaridotta in un Sonetto (Bologne, 1525), idée ingénieuse qui vaut bien l'histoire romaine en rondeaux ; Libri de' Fasti, etc., traduction en vers des hymnes du bréviaire (Bologne, 1528) ; Libro intitolato Cronica, ove si traita di epitafi d* amore e di virtute (Bologne, 1528); la Vita e la morte di Gesù Cristo in canzoni (s. l.n. d.). R. G.

BiBL. : Pell.-Ant. Orlandi , Notizie degli scrittori holognesi e délie opère loro ; Bologne, 1714, in-4.

CASIQUIARE, Canal qui fait communiquer rOrénoque avec le Rio Negro, affluent de l'Amazone. C'est un bras du fleuve qui se sépare du cours d'eau principal environ 60 kil. en aval du village d'Esme. Après un cours de plus de 700 kil. dans la direction N.-E.-S.-O., il débouche dans le Rio Negro (sous le nom de Guaynia), 19 lieues au-dessus du village de San Carlos (Venezuela). Ses affluents principaux sont le Siapa et le Pacimoni. En remontant le Pacimoni on retombe dans le Rio Negro. Cette rivière, dans sa partie Sud, prend le nom de Baria et, par ses canaux d'Ocuene et de Maturaca, elle rejoint la rivière Canabury, affluent du Rio Negro (Brésil). La frontière entre le Brésil et le Venezuela traverse le canal de Maturaca à la cataracte d'Hua. R.-B.

CASIRI (Michel), orientaliste, né de parents maronites à Tripoli de Syrie en 1710, mort à Madrid le 12 mars 1791 . Elevé à Rome, il entra dans les ordres et se consacra tout d'abord à l'enseignement des langues sémitiques. Nommé plus tard directeur de la bibliothèque de l'Escurial, Casiri entreprit de décrire et d'analyser les nombreux manuscrits arabes que possédait l'établissement confié à ses soins. Il a consigné les résultats de ce travail dans l'ouvrage qui porte le titre de : Biblioiheca arabico-hispana Escurialensis (Madrid, 1760-70, 2 vol. in-fol.). M. H. Derenbourg a repris, en la complétant sur certains points, l'œuvre de Casiri et il a déjà publié un premier volume sous le titre de : les Manuscrits arabes de VEseurial (Paris, 1884).

CAS lus. Vocable sous lequel Zeus était honoré, en Syrie, sur la montagne du même nom, près de Casiotis et sur quelques autres sommets de la même région ou de l'Egypte. 11 est possible que l'adjectif signifie le lumineux^ le brillant, car, des hauteurs où on vénérait Zeus, les Syriens prétendaient qu'on voyait le soleil, dès l'instant de son apparition sur l'horizon. Le tombeau de Pompée en Egypte était situé au voisinage d'un temple de Zeus, sur une hauteur qui portait le même nom, sans doute pour le même motif. (Cependant, des recherches récentes semblent établir que Zeus Casius n'est qu'un dieu oriental hellénisé

et que, sous sa forme originaire, ce dieu était représenté par un aérolithe. Une autre interprétation fait de Zeus Casius un analogue du Zeus Ceraunius, c.-à-d. qui lance la foudre ; il figure en effet avec cet emblème à Séleucie, en Epire et dans l'île de Corcyre. J.-A. H.

CASIUS MoNS. Montagne de l'Espagne ancienne qui n'est mentionnée que par le seul Avienus dans son poème : De Oris maritimis, au vers 260. Il dit après avoir parlé du littoral des Tariessii et des Cilbyceni : Cassius inde mons tumet et graia ab ipso lingua Cassiterum, prius stannum vocavit. On ne sait quelle était cette montagne si riche en étain ; il semble, d'après le texte d' Avienus, qu'elle devait être dans la sierra Morena. E. Cat.

CASLON (William), célèbre fondeur en caractères et graveur anglais, né en 1692 à Hales-Owen (Shropshire), mort à Bethnal Green, près Londres, le 23 janv. 1766. Graveur d'ornements pour armes à feu et pour les relieurs, il fut encouragé par les imprimeurs J. Watts et Bowyer à s'adonner à la gravure | de poinçons pour les caractères d'imprimerie, et il porta cet art à une perfection inconnue jusqu'alors. • Sa fonderie, qui grandit rapidement en renommée et en importance, dispensa les typographes anglais d'être tributaires de l'Allemagne. Elle fut maintenue en haute réputation par ses descendants pendant quatre générations encore. Depuis la mort de Henry- William Caslon (14 juil. 1874), le dernier de cette dynastie de fondeurs, elle passa entre les mains de T.-W. Smith, (jui établit une succursale à Paris, où les caractères Caslon jouissent d'une grande vogue. G. P-i.

BiBL. : E.-C. BiGMORE et C.-W.-H. Wyman, Bihliography of printing ; Londres, t. I, 1880.

CAS MANN (Otbon), théologien et naturaliste allemand de la seconde moitié du xvi® siècle. Il fut recteur de l'école de Steinfurth, puis de l'école de Stade (Hanovre). Lorsqu'il mourut, le 1^^ août 1607, il était, depuis plusieurs années, pasteur de cette ville. Il est le premier qui se soit servi du mot de psychologie en l'appliquant à une partie de la science philosophique. La psychologie, comme il l'entend, est la science de l'âme raisonnable ; jointe à la somatologie, qui est la science du corps, elle constitue l'anthropologie. Il a écrit un grand nombre d'ouvrages d'une langue excellente, et surtout remarquables par la clarté de l'exposition. Voici les plus importants : Psychologia anthropologica, sive animœ humanœ doctrina (Hanovre, 1594, in-8, et Francfort, 1604, in-8) ; A?!thropologiœ pars secunda, h, e, de Fabrica humani corporis methodice descripta (Hanovre, 1596, in-8) ; Angelographia, sive comm. phys, de angelis creatis, spiritibus (Francfort, 1597, in-8) ; Somatologia physica gêner alis (Francf., 1598, in-8) ; Modesta assertio philosophiœ et christianœ et verœ adversus insanos hostium ejus et nonnullorum hierophantum morsus et calumnias (Francf., 1601, in-8) ; Biographia et comm, method, de hominis vita naturali, morali et œconomica (Francf. , 4 602, in-8) ; Nucleus mysteriorum natura enucleatus (Francf., 1605, in-8). Mentionnons enfin son édition du traité de Brucyrin : De ke cibaria, L. Bélugou.

CASNONIA (Entom.). Ce nom, établi en 1821 par Latreille pour un genre d'ïnsectes-Coléoptères, de la famille des Carabiques, doit être remplacé par celui de Colliuris créé par De Géer {Mém, Ins., IV, 1774, p. 79), près d'un demi-siècle auparavant (V. Colliuris). Ed. Lef.

CASOAR (Ornith.). Sous le nom de Casoars, on confond généralement dans le public deux genres d'oiseaux bien distincts, sinon par leur organisation intérieure et par leurs mœurs, au moins par leur aspect extérieur et par leur distribution géographique, le genre Emeu ou Dromœus et le genre Casoar proprement dit ou Casuarius, le premier propre à l'Australie et à une petite île voisine, le second répandu dans le nord de la Nouvelle-Hollande, la Nouvelle-Guinée, les Moluques, la Nouvelle-Bretagne, etc., celui-ci remarquable par la présence d'un

CASOAR - CiSOLA

casque et de caroncules plus ou moins développées, celuilà dépourvu d'ornements et portant une livrée de teintes uniformes. Ces deux genres constituent la famille des Casuariidés fCasuarîidceJ qui représentent dans laPapouasie et TAustralie les Struthionidés ( Struthionidœ ) du continent africain (V. le mot Autruche) et qui appartiennent comme eux à Tordre des Brévipennes, caractérisé par l'atrophie des organes du vol, la réduction du membre antérieur et l'aplatissement du sternum. Tandis que les Émeus ont la tête emplumée ou duveteuse, les Casoars ont le vertex surmonté d'une protubérance cornée, dont la forme varie suivant les espèces et qui est

Casoar à casque (Casuarius galeatus Vieill.).

supportée par une saillie osseuse creusée de vastes cellules. Leur cou est en partie dénudé, la peau de cette région offrant chez l'oiseau vivant des couleurs vives et tranchées, des taches et des bandes bleues, rouges, vertes ou jaunes se détachant sur un fond noir ; en outre, cette peau nous offre sur certains points des plis transversaux et se prolonge sous forme de caroncules simples ou bifides qui pendent sur le devant de la gorge. C'est en tenant compte à la lois de la disposition de ces caroncules, des couleurs des côtés de la tête et du cou et de la forme du casque qu'on peut arriver à distinguer assez facilement les espèces du genre Casuarius, qui sont actuellement au nombre d'une dizaine et dont les individus adultes ne diffèrent d'ailleurs guère les uns des autres sous le rapport des dimensions et de la couleur du manteau. Celui-ci, qui chez le jeune est toujours plus ou moins jaunâtre, prend chez l'adulte une teinte noirâtre uniforme. Les plumes présentent une particularité de structure qu'il importe de signaler : elles sont doubles, une çlumule accessoire s'insérant sur la tige de îa plume principale, dont les barbes sont courtes et très espacées. Quant aux grandes pennes des ailes, elles ne sont représentées de chaque côté que par cinq tiges cornées et dépourvues de barbes. Le bec est droit, comprimé latéralement, avec la mandibule supérieure recourbée à la pointe et parcourue p^r un double sillon près de l'extrémité duquel viennent s'ouvrir les narines ; les tarses

sont courts et très épais et les doigts, au nombre de trois seulement, le pouce étant atrophié, sont armés d'ongles robustes, celui du doigt interne étant particulièrement développé et semblable à une dague. Enfin, la queue manque presque entièrement, de telle sorte que le corps paraît régulièrement arrondi en arrière.

A l'état sauvage, les Casoars vivent, solitaires ou par couples, au milieu des grands bois, et toujours dans le voisinage des cours d'eau. Ils aiment en effet beaucoup à se baigner et peuvent traverser à la nage des fleuves et même de petits bras de mer. Leur nourriture se compose principalement de fruits et de parties molles de végétaux, mais au besoin ils dévorent aussi des insectes, des poissons, des lézards, etc. Dans leurs allures, ils diffèrent des Autruches et trottent le corps horizontal, les longues plumes du croupion relevées. Lorsqu'ils se sentent poursuivis, ils détalent avec une vitesse extraordinaire, font des crochets et franchissent d'un bond des obstacles de 1 m. à 1 m. 50, Aussi, leur chasse présente-t-elle de grandes diflScultés, Les Casoars sont d'ailleurs d'humeur si farouche, ils se tiennent si soigneusement cachés que l'on a toutes les peines du monde à les apercevoir. Ceci nous explique pourquoi les dépouilles des Casoars adultes ne sont pas plus nombreuses dans les collections. Quant aux animaux de ce genre que Ton garde vivants dans les jardins zoologiques, ce sont des individus qui ont été pris jeunes et élevés par les indigènes pour être ensuite expédiés en Europe, Les oiseaux ainsi capturés en bas âge s'apprivoisent fort bien en général; néanmoins, il faut toujours se méfier des vieux mâles qui, à certains moments, se montrent fort irritables et qui, avec leurs pieds armés d'ongles pointus, peuvent causer de terribles blessures.

La femelle, suivant l'habitude des Brévipennes, dépose dans une excavation du sol ses œufs gui sont à coquille granuleuse et d'un vert plus ou moins foncé. Suivant quelques voyageurs, c'est elle qui les couve seule ou en alternant avec le mâle ; suivant d'autres, au contraire, c'est le mâle seul qui se charge des soins de l'incubation. Les petits naissent couverts de petites plumes rousses ; ils ont les parties extérieures du corps ornées de bandes longitudinales foncées et le casque représenté par une simple lamelle cornée ; plus tard ils prennent une livrée d'un roux brunâtre uniforme et avec les progrès du développement, leur tête et leur cou se dégarnissent, leur casque s'élève sous forme de pyramide.

Parmi les espèces du genre Casuarius, nous citerons le Casoar à casque (C. galeatus Ym\\,,Struthio casua-rius h»), qui vient de l'Ile de Céram et ^ui est connu depuis près de trois siècles, le Casoar à trois caroncules {C, tricarunculatus Becc), qui habite une région assez circonscrite dans le nord de la Nouvelle-Guinée, le Casoar à deux caroncules (C, bicarunculatus Sclat.) qui se trouve surtout dans les îles Arou ; le Casoar austral (C, australis Wall.), du nord de l'Australie, le Casoar papouan {C, papuanus Rosenb.), de la Nouvelle-Guinée septentrionale) et le Casoar de Bennett ou Mooruk (C, Bennetti Gould), de la Nouvelle-Bretagne. Ces deux dernières espèces diffèrent, par leur casque pyramidal à trois pans, des autres espèces qui ont le casque très élevé et comprimé latéralement. E. Oustalet.

BiBL. : D^ G. Bennet, Gatherings of a Naturalist in Australasia; Londres, 1860, ch. xï, p. 24^ et pi. 4.^ Ph.-L. ScLATER, Remarks on a Cassowary in the Society's Gardens, dans Proceed. Zool, Soc. Lond., 1874, p. 247, et Further Remarks on the Cassowaries living in the Societifs Gardens, dans Proceed, Zool. Soc. Lond., 1875, p. 81 et pi. 18, 19 et 20. — E. Oostalet, Observations sur les Oiseaux coureurs de la Papouasie, dans Assoc. scient, de France, Bull, n» 533, 23 févr. 1878. — Th. Sal- VADORi, Monografia del gen. Casuarius ; Turin, 1882, in-4.

CASÛLA (Pietro), chanoine de Milan, mort en 1507. Il fit, l'an 4494, un voyage en Terre-Sainte, dont la relation a été publiée par M. Giulio Porro sous le titre :

CASOLA - CASPE

Vlaggio di Pietro Casola a Gerusalemme, tratto daW autografo existente nella hiblioteca Trivulzio (Milan, P. Ripamonti Garpano, 4855, in-8). Le récit du voyage est instructif, mais Tédition qu'en a donnée M. Porro laisse à désirer. Ch. Kohler.

BiBL. : Argellati, Bibliot. Scrïptoriim Mediolanensium ; Milan, 1745, in-fol., t.I,2« part., pp. 335-6.— T. Tob- LER, Biblioth. geogr. Paleestinse; Leipzig, 1867, in-8, p. 61. — Introduction a L'édition de Porro.

CASOLANl (Alessandro), peintre, néen 1552 à Casola, près de Sienne, mort en 4606. Elève de Roncalli, il a laissé la réputation d'un bon peintre, dessinateur correct, coloriste harmonieux, compositeur riche et élégant, le Guide l'admirait en déclarant que c'était un véritable artiste. Casolani a travaillé à Rome, à la chartreuse de Pavie, et à Sienne, oîj se voit son chef-d'œuvre, le Martyre de Saint-Barthélémy^ dans l'église del Carminé. Andréa Andreani a gravé plusieurs planches en camaieu d'après les compositions de cet artiste qui a lui-même exécuté une petite eau-forte représentant la Vierge avec l'enfant Jésus tenant une pomme.

BiBL, : Bartsch, le Peintre graveur, t. XVIÎ, p. 42.

CASOLANI (Cristoforo-ïlario), peintre/ fils du précédent, né à Sienne en 4588, mort en 1661. Elève de Roncalli et de son père qui lui laissa de nombreux tableaux inachevés, il passa son existence à les terminer et à peindre des fresques dans le goût de Roncalli ; les meilleures se voient à Sienne dans l'église de la Madonna di Monte.

CASONE (Antonio), dessinateur, né vers 4555 à Ancône, mort à Rome en 4634. Il a dessiné et modelé des ornements, a publié un recueil de Fontaines et a gravé sur bois quelques compositions historiques.

CASONI (Gui do), littérateur italien, né à Serravalle, dans la province de Trévise, vers 4580, mort en 1640. Il a laissé : la Vita del Tasso ; la Magia d'Amore^ comédie qui tut imitée, sous le même titre, par Autreau ; // Teatro poetico; quelques autres ouvrages dont on trouve la liste dans les Glorie degli Incogniti, On le cite parmi les membres fondateurs des Incogniti, mais, d'après les dates, il serait mort vingt ans avant que le sénateur Lorédan ait institué cette académie, à la gloire de laquelle il ne put donc participer que d'une façon rétrospective. R. G.

BiBL. ; A. CiGOGNA, SaQ'gio di bibliografia Venesiana ; Venise, 1847, ln-8.

CASORATl (Felice), mathématicien italien, né à Paris le 47 déc. 4835. Elève de M. Rriosehi, il n'a cessé depuis 4857 de faire partie'du corps enseignant de l'Université de sa ville natale, d'abord comme professeur suppléant de topographie et d'hydrométrie, et, depuis 4863, comme professeur titulaire d'analyse infinitésimale. 11 a également fait, jusqu'en 4875, des cours de géodésie et d'analyse supérieure à l'école d'ingénieurs fondée à Milan par M. Brioschi. Il est membre de la Société italienne, de l'Institut lombard et de l'Académie des Lincei. Ses travaux, quoique présentant un certain intérêt scientifique, ont été généralement peu remarqués ; il faut cependant en excepter une étude sur les fonctions à périodes multiples, parue en 4863 dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences de Paris, passée alors à peu près inaperçue, mais rééditée en 4886 dans les Acta mathematica de Stockholm, sous le titre : les Fonctions d'une seule variable à un nombre quelconque de périodes. L'auteur y établit que, contrairement au théorème de Jacobi, les fonctions d'une seule variable peuvent avoir une périodicité multiple quelconque. Ses autres écrits, relatifs pour la plupart aux fonctions irrationnelles et elliptiques, aux équations différentielles et aux intégrales abéliennes, se composent d'une trentaine de mémoires publiés dans les Annali di scienze de Tortolini (ann. 4856 à 4864), les Annàli di maternât Ica àe Brioschi (ann. 1858 à 4888), les lïendiconti (ann. 4868 à 4886) et les Memorie

(1874) de l'Institut lombard, les Aiti del Academia del Lincei (ann. 4875 à 1882), les Comptes rendus de rAcad. des sciences de Paris (4884), les Acta matematica de Stockholm (1886), etc. Il a donné à part : Teoria délie fun%ioni di variabili complesse (Pavie, 1868); Teoria ed uso di alcuni strumenti topografici a riflessione (Milan, 1872); le Proprieta cardinali degli strumenti ottici (Milan, 1872). Léon Sagnet.

BiBL. : Royal society, Catalogue of scientifîc papers; Londres, 1863 et 1877, t. I et VII, in-4.

CASOTTE (Jean), poète français, né à Dijon le 20 déc. 1611,mortàDijonlel2marsl657.Ilaécrit5^a7ic^5swr/a bataille de Rocroy (Dijon, 1643, in-4) ; Stances sur les progrès des armées de M, le Prince (Dijon, 1648, in-4).

CASPAR (Joseph), peintre et graveur allemand, travaillait au commencement du xix^ siècle. Il commença par étudier à Berlin et passa ensuite en Italie pour compléter son éducation. Il a travaillé à Rome et à Milan, dans l'atelier de Longhi.

CASPARI (Carl-Paul), savant orientaliste et théologien norvégien, d'origine israélite, né le 8 févr. 1814 à Dessau (Allemagne). II étudiait les langues orientales sous Fleischer, à Leipzig, lorsqu'il se convertit au christianisme (1838). 11 se mit à la théologie, refusa une chaire à l'Université de Kœnigsberg (1845), parce qu'il ne voulait pas se rallier à l'union évangélique prussienne, mais accepta une place de lecteur à l'Université de Christiania (1847) ; il y enseigna bientôt dans la langue du pays et devint professeur (1857), après avoir repoussé les offres des Universités de Rostock, de Dorpat et d'Erlangen. Zélé luthérien et adversaire du grundtvigianisme, il jouit d'une grande influence dans sa patrie d'adoption. Ses publications, nombreuses et estimées, se rattachent à la linguistique, à l'exégèse et à l'histoire ecclésiastique. Voici les principales : Der Prophet Obadja ausgelegt (Leipzig, 1842, in-8) ; Grammatica arabica, avec chrestomathie (Leipzig, 1848, in-8; 2« éd. en allemand, 4859; 3^ édit., 4866; 4^ remaniée par Aug. Millier, Halle, 4876; 5« par le même, Halle, 4887, en anglais par W. Wright, Londres, 4862 ; 2« éd. 4874-5, 2 vol. in-8 ; en français par E. Uricoechea, Bruxelles, 4879-80, in-8) ; Beitrœge %ur Einleitung in das Buch Jesaia (Berlin, 4848, in-8) ; Ueber den S'yrisch-ephraimitîschen Krieg unter Jotliam und Ahas (Christiania, 4849, in-8) ; Ueber Nicha (4854-52, in-8) ; Commentar til Propheten Jesaja (1858-60,

2 fasc. inachevé) ; Sur le Juif-Errant (dans Videnskabsselskabets Forhandlinger for i862) ; Histoire liturgique des paroles sacramentelles de la cène depuis le v« siècle (1868, in-8); Zur Ein/ûhrung in das Buch Daniel (Liepzig, 1869, in-8) ; Histoire de r Ancien Testamcîit (1881) ; Mémoires historiques et critiques sur des vœux de baptême orientaux (1881) ; Etudes bibliques (iSM, in-8). On lui doit quelques conférences populaires : Sur Abraham et Melchisedech (1872; 2« éd. 1876); Sur l'épreuve d'Abraham (1871; 3« éd. 1876) ; Sur le livre de Daniel (4877). Il a donné plusieurs éditions, la plupart avec de savants commentaires : Borhân-eddini es Sernudji enchiridion studiosi (Leipzig, 1838, in-4) ; Ungedruckte Quellen zur Geschichte des Taufsymbols (Christiania, 1866-75,

3 vol. in-8) ; Aile und neue Quellen zur Geschichte des Taufsymbols (1879) ; De Correctione rusticorum, de Martin de Bracara (1883, in-8) ; Kirchenhistorische Anecdota (1883) ; Eine Augustin fœlschlich beilegte Homilia de Sacrilegiis (1886). Il a en outre publié des mémoires dans les Actes de la société des sciences de Christiania et des notices dans beaucoup de revues, surtout théologiques. B-s.

CASPE. Ville d'Espagne, prov. de Saragosse, ch.-l. d'un district, sur la rive gauche du Guadalope et près de son confluent avec TEbre, dans un pays fertile en vignes et oliviers. 9,157 hab. ^

CASPEIl — CASPIENNE

CAS FER (Johann-Ludwig)^ célèbre médecin légiste allemand, né à Berlin le 41 mars 1796, mort à Berlin le 14 févr. 1864. Après un voyage scientifique en France, il revint à Berlin oU il se livra à l'enseignement d'abord comme privat-docent (1823), puis comme professeur extraordinaire (1823), professeur en titre (1839). Il créa en 1850 l'institut médico-légal de Berlin dont il fut le directeur. On peut regarder Casper comme le fondateur d'une sorte de clinique médico-légale. Son autorité dans toutes les questions judiciaires était immense et son avis était souvent invoqué par les tribunaux de l'Allemagne. — Son ouvrage le plus important est le Praklisches Uandbuch der gerichtlichen Medicin (Berlin, 1856, 2 vol. in-8, av. atlas, in-4 ; trad. en franc., Paris, 1862, 2 vol. in-8, av. atlas de 10 pi. col. ; les dernières éditions, toutes récentes, sont l'œuvre de Liman). Citons encore de Casper : Beitr, zur med, Statistik u, Staatsanneikunde (Berlin, 1825, in-8) ; Die wahrscheinl, Lebensdauer des Menscherij etc. (Berlin, 1835, in-8) ; Denkwilrdigkeitenzurmed. Statistik u. Staatsarzneik. (Berlin, 1846, in-8) ; Gerichtl. Leichnôffnungen (Berlin, 1853, in-8) ; Klinische Novellen zur gerichtl. Medicin (Berlin, 1863, in-8). Casper a en outre collaboré avec Rust au Kritisches Repertorium (1823-1833) et a fondé et dirigé seul le Wochenschr, f, ges. Heilk. (1833- 1852) et le Viertelj, f, gerichtl. u. offentL Medicin (1852-1864), Journal continué à sa mort par Liman.

D^ L. Hn.

CASPERL. Nom d'un des boufions favoris du public des théâtres populaires et forains en Autriclie. Beaucoup moins lourd, moins sensuel et moins grossier dans sa manière d'être et dans ses facéties que le Hanswurst allemand, il semble, par les traits distinctifs de son caractère, par son mélange de bonasserie naïve et de finesse très comique, tenir à la fois du Meneghino italien et de notre Jocrisse français. Il personnifie un jeune paysan qui excite le rire par la naïveté de ses réflexions et l'invraisemblance maladroite de ses projets. Son influence est si grande sur les spectateurs qu'un théâtre s'est fondé à Vienne sous le nom de Casperltheater. Sa popularité, très ancienne, fit qu'on donna le nom de Casperle à une pièce de menue monnaie dont la valeur représentait celle d'une place de parterre au théâtre du fameux bouffon. C'est à l'autorité classique de Gottsched qu'on dut, à la fin du xviu^ siècle , la disparition sur les scènes autrichiennes de la figure grotesque et lourde de Hanswurst^ et son remplacement par la physionomie souriante et plus aimable de Caspôrl. On a conservé le souvenir d'un certain comédien nommé La Roche, dont le nom indique une origine française, qui s'acquit à Vienne une célébrité en remplissant le rôle de ce personnage burlesque. A. P.

CAS PI (V. Joseph Caspi).

CASPIENNE (Mer), en russe Kaspiiskoié more. Mer intérieure située entre l'empire russe et la Perse. C'est le plus grand lac salé du monde. Elle est comprise entre le 360 30'' et le 47'> 20' de lat. N. et le 44^ 20' et le 52«3o' de long. E. de Paris. Sa superficie totale est de 396,404 kil. q. Sa longueur est de 1,260 kil. ; sa largeur moyenne de 280 kil. La longueur totale de ses côtes est de 6,380 kil. Ses eaux s'étendent au fond d'un bassin qui paraît avoir constitué autrefois une mer immense qui communiquait avec la mer Noire et l'océan Arctique. C'est à ce bassin qu'appartient également la mer d'Aral. La mer Caspienne est située à 25 m. au-dessous du niveau de la mer d'Azov et à 74 au-dessous du niveau de la mer d'Aral. Elle reçoit, en commençant par le N.-E., les eaux du Volga, de l'Oural, de l'Emba, de l'Atrek, de la Koura, du Terek et de la Kouma.

Malgré le débit considérable de ses fleuves, le niveau de la Caspienne reste presque stationnaire. Les eaux s'évaporent très rapidement ou sont absorbées par les sables du littoral ; les rives sont généralement plates et sablonneuses. Vers les bouches de l'Oural et de la Koura se

détachent de longues séries de péninsules et de baies parallèles (bougri et limans).

Les côtes, surtout à l'O., sont fortement découpées. Les principaux caps sont : à TE., le cap Tarta et le cap

lioupqui termine la presqu'île de Mangicblak; à l'O., le cap Chakhov qui termine la presqu'île d'Apcheron, le cap Kourinsk à l'embouchure de la Koura. Les principaux golfes sont au N.-E. celui de Mertuij Koultouk (la baie morte) et celui de Koridak qui baignent la presqu'île de Bouzatch, le grand bassin de Kara-Bougas, la baie de Krasnovodsk, au S. la baie d'Astrabad, à l'O. celle de Bakou. Les vents dominants sont ceux du N.-O. et du S.-E. La mer Caspienne se divise en deux bassins, celui du N., peu salé, dont la profondeur ne dépasse pas 21 m. et qui gèle souvent l'hiver ; celui du S. dont la profondeur atteint jusqu'à 896 m. Dans le bassin du N., certaines parties sont tellement peu profondes que les tempêtes mettent quelquefois à sec des espaces de 20 à 30 k. q. Les eaux de la Caspienne sont d'une salure très inégale ; les parties les plus riches en sel sont les baies de l'E., notamment le golfe de Karasou, le bassin de Kara-Bougas. Ce dernier constitue un véritable marais salant. La proportion moyenne du sel est de 9 millièmes. La Caspienne ne renferme pas d'îles importantes ; les plus considérables sont celles d'Adjour (au S.-E.) et de Tchaleken au S. de Krasnovodsk. Ces îles sont en général sablonneuses et doivent, pour la plupart, leur existence aux alluvions des rivières. Les principaux ports, enpartant du N., sont : sur la côte russe, Astrakhan, Alexandrovsk, Krasnovodsk ; sur la côte persane, Aslerabad et Enzeli ; sur la côte russe du Caucase, Lenkovan, Bakou et Derbent. La Caspienne est très poissonneuse (phoques, grands esturgeons, sterlets, saumons) ; la poche alimente toute une population de pêcheurs, notamment aux environs d'Astrakhan. Cette ville fabrique du caviar renommé. La production annuelle de la pêche est fort considérable, mais les évaluations sont difficiles à établir ; elles varient de 25 à 100 millions de francs. On a compté dans les eaux de^ la Caspienne une cinquantaine d espèces de poissons qu'on ne rencontre pas dans les autres mers. Les coquillages sont peu nombreux à cause de la faible salure des eaux. La Caspienne est la grande voie de communication entre la Russie, le Caucase, la Perse et le pays des Turkmènes. Deux compagnies russes entretiennent un trafic régulier. La Perse a de nombreux navires à voiles, mais un traité avec la Russie lui interdit d'avoir des navires de guerre. En 1886, le mouvement de la navigation a été de 1,087 bâtiments pour l'entrée et de 1,005 pour la sortie. Les lames sont courtes, irrégulières, et au dire des marins russes, la navigation est encore plus pénible que sur la mer Noire. Les principaux objets de commerce sont le sel, le pétrole, la laine, le coton, les tapis, les fruits.

La Russie a seule le droit d'entretenir une flotte de guerre sur la mer Caspienne ; cette flotte a son port d'attache à Krasnovodsk. En 1888, son effectif était de seize bateaux à vapeur armés de vingt-six canons. — La mer Caspienne était déjà connue des anciens qui l'appelaient aussi îa mer d'Hyrcanie, les anciens Russes l'appelaient la mer des Khvalises ; les Arabes la nommaient la mer de Khazars. Le trafic, au commencement du moyen âge, était surtout exploité par les Khazares et les Bulgares. Au XVI® et au xvii« siècle, elle fut visitée par les Anglais et les Hollandais; ses bords furent ravagés par les aventuriers cosaques. Ce fut Pierre le Grand qui, le premier, eut l'idée de l'ouvrir largement au commerce moscovite ; aujourd'hui on peut la regarder comme un lac russe. La première carte qui donne une idée à peu près exacte de sa configuration date du xvui^ siècle (1731). L. L.

BiBL. : Les auteurs cités par Elisée Reclus, Géographie universelle ; Paris, 18S0, t. V, et par Miansarov, Bibliotheca caucasica ; Saint-Pétersbourg, 1876.— Marwin, A Narrative ofajourney to the Caspian; Londres, 1884. — Raade, Fauna and Flora des S. W. Kaspigehiets ; Leipzig, 1886

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