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Art militaire (V. Coiffure

IJl. Blason. — 'La plus importante et la plus noble pièce de Técu lorsqu'elle est placée à l'extérieur et timbre l'armoirie ; simple meuble lorsque le casque est employé à l'intérieur ; placé au-dessus de l'écu, il sert à indiquer la qualité et le rang du possesseur du blason et avant que les couronnes fussent d'un usage aussi répandu qu'elles le sont aujourd'hui, au moyen de règles fixes et déterminées, le casque faisait connaître la position et le titre de chaque gentilhomme, noble, ou anobli. Avant le xv^ siècle, le casque, qu'on appelle aussi heaume, se posail de profil sur la pointe gauche de l'écu et il était toujours fermé ; à partir du xv® siècle le casque fut posé d'aplomb au-dessus de l'écu.

On compte neuf sortes de casques : 1^ Le casque des rois et empereurs qui est d'or, damasquiné, taré (posé) de front^ la visière ouverte et sans grille. C'est le symbole de la toute-puissance d'un souverain qui doit tout voir ; 2^ le casque des princes et ducs souverains, aussi d'or damasquiné et taré de front, mais moins oîivert; 3° le casque des ducs non souverains, marquis, grands officiers de la couronne tels que chanceliers, maréchaux, amiraux ; il est d'argent taré de fronts à onze grilles, damasquiné et bordé d'or; 4^ le casque des comtes, vicomtes et vidâmes, d'argent, taré au iiers^ à neuf grilles d'or, les bords de même ; 5^ Je casque des barons, d'argent^ taré de trois quarts^ à sept grilles d'or^ les bords de même; 6*^ celui du gentilhomme ancien, qui était chevalier ou en possession d'une'charge importante à l'armée ou à la cour, était d'acier poli, taré de profil^ montrant cinq grilles d'argent, les bords de même ; 7^ le casque des gentilshommes de trois races paternelles et maternelles, d'acier poli, taré de profil, la visière ouverte, le nasal relevé, le ventait abaissé montrant trois grilles a sa visière ; 8^ le nouvel anobli timbre ses armes d'un casque de fer ou d'acier poli^ taré de profil, nasal et ventait a demi ouverts ; enfin 9^ le casque des bâtards est d'acier poli et taré de profil, mais tourné à sénestre et la visière complètement baissée. On dit que le casque timbre un écu, parce que frappé avec la lance ou l'épée, il rendait un son semblable à celui d'un timbre. Tout casque posé ou taré au-dessus d'un écu indique le blason d'un noble ; les familles bourgeoises en possession d'armoiries n'ont pas droit au casque, mais déjà au xviii^ siècle bon nombre de traitants et de financiers ne se gênaient pas pour timbrer leurs armoiries ; depuis, l'usage se généralisa et sous le second empire, il était de mode de faire graver un casque sur ses cartes de visite. Napoléon l^^ avait substitué des toques aux casques et aux couronnes. Les Allemands se distinguent des autres peuples par la multiplicité des casques et des cimiers qu'ils placent au-dessus de l'écu pour indiquer leurs fiefs, chaque fief donne droit à un casque orné d'un cimier ; c'est ainsi qu'on voit certaines familles allemandes timbrer leur écu de cinq casques ; c'est aussi un moyen de rappeler les divers droits de substitution et le nombre des voix qu'ils ont dans les cercles oii ils ont entrée en raison du nombre de leurs fiefs. En France, le casque est souvent surmonté d'une couronne de comte, vicomte ou d'un tortil de baron. De même que le casque est l'ornement de l'écu, le cimier (V. ce mot) est l'ornement du casque qui est souvent accompagné de ses lambrequins (V. ce mot). H. Gourdon de Genouillac.

IV. Décoration. — Oindre du casque de fer créé en Hesse électorale le 18 mars i814parGuillaumeI®'^, sur Je modèle de l'ordre prussien de la Croix de fer, dans le but de récompenser les services rendus par les sujets hessois pendant la guerre. Peu de temps après son institution, il cessa d'être conféré. Les membres étaient divisés en trois

Cassis Madagascariensisî CLarak).

classes : grands-croix, commandeurs et chevaliers. L'insigne consistait en une croix de fer fondue bordée d'argent et portant au centre un casque de fer aussi bordé d'argent; le ruban était cramoisi liseré de bleu. Cette décoration se portait à la boutonnière par les simples chevaliers, au cou par les commandeurs et en sautoir par les grands-croix; mais cette dernière dignité ne fut accordée à personne, elle ne pouvait être conférée qu'à des officiers généraux qui auraient commandé en chef et qui auraient pris ou défendu une place forte, et l'ordre disparut avant que personne eut accompli une de ces conditions. H. Gourdon de Genouillac.

CASQUE (Cassis). L Malacologie.— Genre de Mollusques Gastéropodes-Prosobranches, du groupe des Ténioglosses, institué par Klein en i 7o3, mais caractérisé scientifiquement parLamarck en 1799; constitué par une coquille ordinairement de grande taille, solide, épaisse, bombée, à dernier tour très développé et irrégulièrement orné de varices.

Ouverture longitudinale, étroite, dentée, terminée inférieurement en un canal court , brusquement recourbé vers le dos.

Bord droit épaissi, réfléchi et muni d'un bourrelet extérieur, et de dents sur la partie interne ; columelle épaisse, calleuse, fortement plissée. Opercule corné, étroitement ovale à nucleus médian. Le C. Madagascariensis Lamarck, une des plus grandes du genre, se reconnaît à sa surface externe sillonnée, à sa couleur d'un blanc grisâtre, à son ouverture plissée et dentée, toujours largement colorée en pourpre. Les Casques vivent dans les mers chaudes : côtes d'Afrique, Océanie, Antilles, etc. J. Mabille.

IL Paléontologie. — Les représentants fossiles de la famille des Cassidldœ sont peu nombreux et presque tous tertiaires. Le genre Cassis compte environ vingt-cinq' espèces fossiles dans Péocène et surtout dans le miocène et le pliocène: nous citerons Cassis sabaron (Lamarck), des faluns des environs de Bordeaux et du miocène de l'Europe centrale et méridionale. Le g. Cassidaria Lamarck (ou Morio Montfort), encore vivant se trouve dant le crétacé supérieur (C, cretacea) et l'éocènc (C. carinata, du bassin parisien). Oniscia (Sowerbie) encore vivant compte une vingtaine d'espèces dans le crétacé supérieur et le tertiaire. — On voit que ce type, qui habite plus spécialement les mers chaudes, et n'a qu'un petit nombre de représentants dans les mers d'Europe, y était plus abondant à l'époque tertiaire. E. Trouessart.

CASQUE-de-Néron. Montagne de 1,305 m. d'alt. (Isère), dominant le confluent de l'Isère et du Drac, ainsi que la vallée de la Vence.

CASQUETS (Les). Groupe de rochers de la Manche, dépendant des îles anglo-normandes, à 8 kil. 0. d'Aurigny. De nombreux navires y ont péri, notamment la Blanche-Nef, portant Guillaume, fils aîné du roi Henri P" d'Angleterre, deux de ses fils naturels et plus de 200 chevaliers (1119) et le navire de l'amiral anglais Balcber (1744).

CASQUETTE. I. Coiffure. — Le mot casquette est un diminutif de casque. C'est aujourd'hui une coiffure d'homme faite de peau ou d'étoffe, qui se distingue du bonnet par une visière dont elle est munie sur le devant. La fabrication des casquettes se fait à domicile par des ouvriers ou petits entrepreneurs qui travaillent pour le compte des

grandes maisons de commerce ; celles-ci leur confient par douzaines les pièces et les visières préparées ; leur travail consiste à assembler et à coudre les diverses parties de la casquette. Les coutures sont en général faites à la mécanique, rabattues au fer chaud après un léger humectage, puis bichonnées. Le bichonnage se pratique au moyen d'une forme en bois pour les casquettes de drap et d'un moule en fonte pour celles de soie. Dans le premier cas, on apprête au fer chaud en couvrant le drap d'un linge humide ; dans le second cas le moule de fonte est chauffé et la casquette légèrement humectée à l'intérieur est posée sur le moule qui fait l'office de fer ; la vapeur qui s'en dépge traverse la soie sans lui retirer son lustre. Les anciennes casquettes en feutre, nommées bonnets à l'anglaise, bonnets de poste ou à bateau, sont remplacées aujourd'hui par des casquettes en étoffes diverses moins coûteuses et plus élégantes. L. K,

IL Art militaire (V. Coiffure).

CASR-SAÏD (Traité de). A la suite de l'entrée des troupes françaises en Tunisie, le traité de Casr-Saïd ou Kassar-Saïd (appelé aussi traité du Bardo\y, ce mot]), fut signé le 42 mai 1881 par le général Bréart, plénipotentiaire de la République française, et le bey de Tunis, Mohammed-es-Sadok. Les deux gouvernements conclurent cette convention « voulant empêcher à jamais le renouvellement des désordres sur les frontières des deux Etats et sur le littoral de la Tunisie, et désireux de resserrer leurs anciennes relations d'amitié et de bon voisinage ». Elle renouvelait les anciens traités entre la France et la Régence, chargeait la France du soin des relations extérieures de la Tunisie et établissait, en un mot, les bases du protectorat. Le gouvernement frarçais fut autorisé par les Chambres à ratifier le traité de Casr- Saïd le 27 mai 1881. Cette loi fut promulguée au Journal officiel le 28 mai, et le 9 juin, M. Roustan, notre ministre-résident, remettait au l3ey la ratification du traité.

BiBL. : A. Rambaud, les Affaires de Tunisie; Paris, in-i2, — Livre jaune de 1881; Paris, in-fol.

GASS. Monnaie chinoise valant environ 1 centime. — Mesure de capacité usitée à Chypre; elle vaut 47^3 1 .

CASS (Lewis), homme d'Etat américain, né à Exeter (New-Hampsbire, Etats-Unis) le 9 oct. 1782, mort à Détroit (Michigan) le 17 juin 1866. Fils aîné de Jonathan Cass, major dans l'armée révolutionnaire, il étudia le droit à Marietta (Ohio), fut admis au barreau en 1802 et commença à pratiquer à Zanesville. En 1806, il se maria, s'établit dans la Virginie et bientôt après fut membre de la législature de cet Etat. Il servit dans la guerre de 1812 avec le grade de colonel, puis de brigadier général des volontaires de l'Ohio, En 1813, Cass fut nommé gouverneur du territoire de Michigan et conso'va ces fonctions pendant dix-huit ans, négociant de nombreux traités avec les Indiens pour l'acquisition de leurs terres, construisant des routes et des forts, organisant des comtés et des townships. Il explora avec Scoolcraft les lacs supérieurs et la région des sources du Mississipi (voyages dont les résultats furent exposés dans la North American Review en 1828-29). En 1831, le président Jackson le fit entrer dans son cabinet comme secrétaire de la guerre et en 1836, il vint représenter les Etats-Unis à Paris. Possesseur d'une grande fortune due à d'heureuses acquisitions de terres à Détroit, au temps où il gouvernait le Michigan, il fit fort bonne figure à la cour de Louis- Philippe et publia en 1840 un résumé de ses observations sur la haute société française, sous le titre de : King, Courtaud Government of France.

De retour en Amérique il fut élu sénateur fédéral pour le Michigan en 1845. Trois ans plus tard, le parti démocratique l'adopta comme son candidat pour la présidence. Battu par le général Taylor, candidat du parti whig, il rentra au Sénat, où il combattit avec vigueur le Wllmot proviso, mesure hostile aux esclavagistes du Sud (elle avait pour objet d'interdire l'esclavage dans les territoires récemment acquis du Mexique par le traité de

675 — CASQUETTE — CASSÂGE

Guadalupe Hidalgo). Membre du comité qui proposa au Congrès le compromis Clay (1850), par lequel était réglée cette difficile question de l'esclavage dans les Territoires, il ne vota pas le bill sur la reddition des esclaves fugitifs, commença dès lors à être suspect aux radicaux du Sud, et tenta vainement de faire admettre sa candidature présidentielle en 1852 par la Convention démocratique. Il prit une part assez active aux débats sur le bill Kansas-Nebraska de Douglas et en 1856 soutint la candidature de Buchanan, renonçant désormais à se porter lui-même. Buchanan le nomma secrétaire d'Etat, poste qu'il conserva jusqu'en déc. 1860 ; il donna sa démission à propos du refus du président d'approvisionner le fort Sumter (port de Charleston) et d'envoyer des renforts au major Andersen qui y tenait garnison. Cass renonça dès lors à la vie publique, tout en manifestant pendant la guerre civile ses sympathies pour la cause nationale. En 1823, il avait publié une étude sur l'histoire, les traditions et le langage des Indiens des Etats- Unis. A. MOIREAU.

BiBL.: W.-L.-G. Smith, Life and Times ofLems Cass; New^York, 1856.

CASSABER. Corn, du dép. des Basses-Pyrénées, arr. d'Orthez, cant. de Salies ; 336 hab.

CASSAGE. f. Métallurgie. — Le cassage est l'opération qui consiste à débarrasser le minerai de*^ sa gangue en le réduisant en petits morceaux avant de le traiter pour en retirer les métaux qu'il contient à l'état natif et plus souvent à l'état de combinaisons. Le cassage a pour but d'amener les différents morceaux, de quelque dimension qu'ils soient, les plus gros comme les plus petits, à un état tel qu'ils ne contiennent plus que le minerai recherché avec la proportion minima de gangue ou de minerai étranger, supportée par l'usine qui le traite et à les séparer immédiatement afin d'éviter les pertes considérables qui auraient lieu par les manipulations subséquentes. Cette séparation sera évidemment d'autant plus difficile que les différents minéraux du filon exploité seront plus intimement mélangés, parce que l'on sera ainsi amené à avoir des fragments plus petits. Le cassage du minerai peut avoir lieu d'abord au chantier et ensuite sur la halde du puits. Le cassage au chantier doit se faire avec soins et précautions. Cette importance provient de ce fait que toute matière utile qui n'est pas chargée et remontée au jour est irrémédiablement perdue, bien que la plupart des frais de production aient été déjà faits et qu'elle n'ait plus à supporter que les frais de transport et que, d'autre part, il est inutile de remonter au jour, au prix d'une certaine dépense, une quantité plus ou moins grande de stérile qui peut utilement servir au remblai ; mais il vaut mieux extraire du stérile que de perdre de la matière utile. Dans la mine, il vaut mieux ne pas chercher à pousser trop loin le cassage, parce que le triage des morceaux se taisant à la clarté douteuse d'une lampe de mine n'est pas sur, il vaut mieux cesser de concasser tout morceau qui est facile à manier et à transporter jusqu'au puits, parce qu'il sera mieux examiné au jour. On se sert habituellement pour le cassage au chantier m.ême de lourdes masses pesant 6 à 10 et même 12 kilog. avec des manches de O'^TO environ de longueur, et l'on combine leur emploi très utilement, particulièrement lorsque le minerai possède une sorte de structure schisteuse, ce qui arrive assez souvent, avec celui de coins en fer qui peuvent aider à séparer les morceaux plus commodément.

Si, comme cela a lieu quelquefois, le gros et le menu sont extraits ensemble de la mine, il faut d'abord les séparer. CJuel que soit le procédé employé, le gros arrivera sur l'aire de cassage qui doit, autant que possible, être très voisine de l'orifice de la mine, afin d'éviter les transports de stérile inutiles. Le sol, bien uni, doit être composé de terre parfaitement battue, soit même pavé de dalles afin d'éviter les pertes de menus qui, sans cette précaution, ne manqueraient pas de se produire. L'outil dont

CASSAGE — CASSAIGNES

on se sert pour Topération est un marteau en fer aciéré sur les deux bouts, de 0"^15 à peu près de hauteur, pesant de 1 kilog. 5 à 2 kilog. et dont le manche, de frêne ou de noisetier, a une longueur de 4™10 environ. On parvient ainsi à dégrossir parfaitement les morceaux, mais on ne se contente pas quelquefois de ce résultat et on cherche à leur faire subir immédiatement un certain finissage à l'aide d'un second marteau beaucoup plus léger, de 0 kilog. 5 environ, en acier fondu, et dont le manche flexible n'a qu'une longueur de O^'TO. Le but de cette opération est d'obtenir des fragments dont on puisse opérer le scheidage et dont le volume soit assez réduit pour qu'ils puissent passer aux cylindres broyeurs, c.-à-d. dont la dimension n'excède pas 8 à 10 centim. Mais, comme elle a le défaut d'être assez coûteuse et de produire une assez grande quantité de menus, elle a été à peu près complètement remplacée depuis quelques années par le broyage opéré à l'aide d'un concasseur à mâchoires (V. Broyeur). Quelle que soit la manière dont le cassage ait été opéré, il donne, indépendamment du menu qui devra être réuni au menu sortant de la mine, des morceaux d'une grosseur moyenne de 8 à 10 ou 15 centim., mais dont la variété pourra être plus ou moins grande, suivant la nature physique et chimique des fibres. Ces variétés seront : du minerai bon à fondre, du minerai destiné au scheidage (V. ce mot) et du minerai à broyer ou à bocarder, suivant la grosseur; enfin des stériles,

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