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CASSEL — CASSEMENT

français réfugiés dans la nouvelle ville haute. Dans la guerre de Sept ans, les Français prirent Cassel en 1757, 4758, 1759 et 1760 ; le reperdirent le 7 nov. 1762. Napoléon en fit la capitale du royaume de Westphalie (V. ce nom et Bonaparte [Jérôme]) ; le 30 sept. 1813, le général russe Tchernichev s'en empara, le roi Jérôme y rentra le 16 oct., mais repartit le 26. Cassel fut le théâtre de troubles en i830, 1831 et 1848 ; de 1850 à 1851. les Prussiens et les Autrichiens l'occupèrent; le 18 juin 1866, les Prussiens y entrèrent sans coup férir et l'annexèrent avec le reste de la Hesse-Nassau.

Le district de Cassel a 10,115 kil. q. et 822,951 hab.

Colloque de Cassel, du 1--9 juin 1661. — Ce colloque fut convoqué par le landgrave Guillaume de Hesse, pour établir une entente entre les théologiens réformés de Marbourg, représentés par Sébastien Curtius et Jean Heim, calvinistes décidés, et les théologiens luthériens de Rinteln, représentés par Pierre Musaeus et Jean Henichen, appartenant à la nuance conciliante de Calixte (V. ce nom). On se fit quelques concessions, on déclara que Ton s'accordait sur le fond essentiel de la doctrine et que les divergences n'étaient qu'à la surface. Malgré cela, le colloque échoua complètement ; cet essai de conciliation ne fit qu'envenimer les disputes.

BiBL. : PiDERiT, Gesch. der Haupt und Resîdenzstadt Kassel; Cassel, 1882,2» éd. — BRU^NER, Neuester Fûhrer durch Kassel ; Cassel, 1885, 7^ éd.

CASSEL (Franz-Peter), médecin et naturaliste allemand, né à Cologne, mort en 1821. Il fut professeur à Cologne, puis à Gand, et publia, entre autres : Versuch ûber die naiûrL Familien der Pflanzen (Cologne, 1810, in-8) ;Lehrbuch dernatûrl, Pflanzenordnungen Francfort-sur-le-Main, 1813, in-8) et Morphonomia botanica (Cologne, 1820, in-8).

CASSEL (Carl-Gustaf WiBERG, ensuite), écrivain suédois, né à Skeninge le 4 oct. 1783, mort en 1866. 11 fut directeur général des douanes maritimes (1818), bailli de Vestmanland (1825), secrétaire de l'ordre des paysans (1840-44), membre de diverses commissions législatives. 11 publia un Projet de loi maritime (1837); un recueil de Nécrologies (1827) ; un Eloge du roi Charles XIV Jean, et les n^s 185 et 450 du Psautier de 1819. B-s.

CASSEL (Guillaume), chanteur et professeur français, né à Lyon le 12 oct. 1794, mort à Bruxelles au mois d'oct. 1836. Après avoir fait de bonnes études littéraires à Lyon, il s'adonna à la musique, se fit admettre au Conservatoire de Paris, où il fut élève de Garât et de Baptiste aîné, et au sortir de l'école aborda la scène. Doué d'une jolie voix, chantant avec goût, il se fit applaudir d'abord sur divers théâtres de province, k Amiens, où il parut pour la première fois en public, à Nantes, Metz, Lyon, Rouen, Bordeaux ; c'est de cette dernière ville qu'il fut engagé à l'Opéra-Comique, où il demeura trois années, et où une discussion assez vive avec son directeur, Guilbert de Pixérécourt, lui fit rompre son engagement. Il alla jouer alors à Gand, puis au théâtre delà Monnaie de Bruxelles, auquel il resta attaché pendant cinq ans, en même temps qu'il se livrait à l'enseignement. En 1833 il fut nommé professeur de chant au Conservatoire de Bruxelles. — Cassel s'est fait connaître aussi comme compositeur. On lui doit un certain nombre de romances publiées à Paris et à Bruxelles, une messe solennelle qui a été exécutée plusieurs fois en cette dernière ville, une cantate chantée à Rouen en l'honneur de Pierre Corneille, et diverses autres compositions profanes et religieuses. A. P.

CASSEL (David), savant juil, né à Glogau le 7 mars 1818, professeur à l'Ecole supérieure de guerre de Berlin, auteur de Gesch, der jûdischen Litteratur (Berlin, 1872-74, 2 vol.); Leitfaden fur den Unterricht in der jûdischen Gesch, und Litteratur (Berlin, 1882, 6® éd.), etc. — Son frère, Paulns, né à Glogau le 27 févr. 1827, se convertit au protestantisme en 1855 ;

député et prédicateur à Berlin (1867) où il fit des conférences avec grand succès, il a publié de nombreux ouvrages littéraires, historiques et théologiques parmi lesquels nous citerons : Eddische Studien (Weimar 1856); Der Schwan (Berlin, 1872, 3« éd.); Weih-^ nachten, Ursprilnge, Br duché und Aberglauben (Berlin, 1862) ; Kaiser-und Kœnigsthrone in Geschichte Symbol und Sage (Berlin, 1874) ; Der Chezarische Kœmgshof aus dem iO ten Jahrhundert (Berlin, 1876) ; Die Bûcher der Richter und Ruth (Beilefeld, 1865); Altkirchlicher Festknlender (Berlin, 1869)- Das Evangelium des Sohns Zebedaï (Berlin, 1870) ' Vom Weg nach Damascus (Gotha, 1872) ; Das Buch Esiher (Berlin, 1878) ; Die Hochzeit zu Kana (Berlin, 1883), etc. Depuis 1875, il publie une revue théologique hebdomadaire, Sunem,

CASSEL, CASSELS ou CASTLE (Richard), architecte irlandais du xviii« siècle, mort à Carton le 19 fév. 1751, à l'âge d'environ soixante ans. Allemand d'origine', Richard Cassel fut appelé en Irlande vers 1720 par sir Gustave Hume pour lequel il rebâtit son domaine seigneurial de Castle Hume (comté de Fermanagh), et pendant trente années, Cassel ne cessa de construire, à Dublin et dans les difi'érents comtés d'Irlande, d'importantes résidences privées et aussi quelques édifices publics, parmi lesquels la salle de concert de Dublin où Haëndel donna le Messie, On attribue aussi à Cassel le plan du Parlement de Dublin et il publia, en 1736, une étude sur les movens d'approvisionner d'eau la ville de Dublin. Charles Lucas.

BiBL. : Leslie Stephen, Dict. of naU biography; Londres, 1887, t. IX, m- 8. i* ^ j>

CASSELIUS (Aulus) (Y. Cascelius).

CASSELLA ou CASELLA (Giuseppe), astronome et mathématicien itahen, né à Cusano, près de Naples, en 1755, mort à Naples le 8 févr. 1808. Ses cours d'astronomie à l'Université de Naples paraissent avoir été très fréquentés ; il a en outre enseigné la mécanique à l'Ecole d'artillerie de cette ville. On lui doit une série de calculs d'éclipsés d'étoiles {Mem. Soc, Ital,, t. VIH), qui servirent ,à Lalande pour la détermination de la position de Naples, et une méthode originale pour la résolution des opérations de tous les degrés (Mem. Soc, Ital,, t. XI). Il a laissé quelques autres écrits : Opuscolo analitico (1788) ; Efemeridi astronomiche dal il88 in avanti; Metodo sicuro, onde determinare le longitudine in mare (Mem, Soc. Ital, y t. XIII) ; Osserva- ZLoni meteorologiche, etc. L . S.

BiBL. ; J.-E. BoDE, Astronomisches Jahrbuch, 1798 à m7, — Magasin encyclopédique, 1803, t. III, p. 157. — E. DE TiPALDO, Biografla degli Italiani Ulustri; Venise, 1834, t. I, p. 260, in-8.

CASSE-LUNETTE (Bot.). Nom vulgaire sous lequel on désigne indistinctement le Centaurèa cyaiius L. ou Bluet, de la famille des Composées, et VEuphrasia offîcinalish., de la famille des Scrofulariacées (V. Centaurèa et Euphraise).

CASSE-MARIAGE ou BRISE-MARIAGE. H arrive quelquefois dans les métiers à filer renvideurs que deux fils voisins se réunissent accidentellement et se lient l'un à l'autre en raison de la torsion qu'Us reçoivent. Les casse-mariages sont des appareils qui s'opposent à cet effet en assurant la bonne séparation des fils.

CASSE-MECHE. Organe que l'on adapte dans les filatures aux bancs d'étirage pour déterminer l'arrêt de la machine lorsque l'un des rubans alimentaires fait défaut et qui reposent sur les mêmes principes que les cassechaînes et les casse-trames des métiers à tisser.

CASSEMENT (Arboric). Opération consistant à casser les rameaux des arbres fruitiers, en enlevant la partie cassée ou la laissant pendre (cassement à branches pendantes), dans le but de les mettre à fruit. Ce mot s'emploie aussi pour désigner la suppression d'une partie

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