‹ La Grande encyclopédieChapitre 242 sur 397 · CASSIUS - CASSOLETTE · texte numérisé non relu

CASSIUS - CASSOLETTE

1653, etc. Ces Problèmes sont au nombre de 84, et quoique les réponses soient souvent empruntées à la doctrine humorale, il n'en est pas moins vrai que Cassius se conforme aux opinions d'Asclépiade. D'après le style et les auteurs cités, ce médecin a dû ^vre avant Galien ou de son temps. D'^ L. An.

BiBL. : Daremberg, dans Dict. encycl. se. méd.

CASSIUS (Félix), médecin néo-latin, né en Espagne ou à Cirta en Atrique, vers le début du v® siècle, créateur de la secte dogmatique ou galénique. Il a écrit un Traité de médecine ou Pratica^ qui existe en manuscrit à la Bibliothèque nationale {n^ 6114), ainsi qu'à la bibliothèque de l'Université de Cambridge ; c'est une compilation des auteurs grecs. Félix Cassius a encore écrit un livre de Matière médicale, cité par Matthaeus Silvaticus, vers 1317, dans ses Pandectœ medicina, mais qui n'a pas encore été retrouvé dans nos bibliothèques, depuis cette époque. D'L.Hn.

CASSIUS (Andréas), médecin et chimiste allemand, de la seconde moitié du xvii® siècle, né à Slesvig. Il exerça à Hambourg ; c'est lui qui a découvert le pourpre de Cassius et, puraît-il, l'essence de bézoard. Ses ouvrages sont insignifiants. D^' L. Hn.

Pourpre de Cassius, — Ce composé, qui donne de magnifiques colorations rouges et roses sur verre et sur porcelaine, a été découvert en 1683 à Leyde par André Cassius. Il renferme de l'or, de i'étain et de l'oxygène et sa composition est telle, qu'on peut la représenter par du bioxyde d'étain et de l'or métallique. Pour Wagner, Proust, Pelletier, Gay-Lussac et Fischer, c'est un mélange d'or métallique et d'acide stannique ; pour Debray, c'est une laque d'acide stannique, coloré par de l'or très divisé ; le même savant a obtenu une laque analogue avec de l'alumine précipitée. Toutefois, le mercure n'enlève pas l'or au pourpre de Cassius à la température ordinaire, mais cette séparation a lieu au-dessus de 100**, d'après Buisson. Pour Berzelius, c'est un stannate aurosostanneux.

Le pourpre de Cassius se prépare de plusieurs manières. On peut précipiter le chlorure aurique par une solution de sulfate ferrique, à laquelle on ajoute du chlorure stanneux, jusqu'à ce que la couleur passe du jaune au vert pâle (Fuchs). On dissout 1 p. d'étain dans un soluté formé de 10 p. de chlorostannate d'ammonium et 40 p. d'eau; on ajoute ensuite 140 p. d'eau, puis on verse peu à peu cette solution dans une dissolution légèrement chauffée de 1,34 d'or dans Feau régale, étendue après dissolution de 480 p. d'eau (Bolley). Buisson ajoute simplement du chlorure stannique à du chlorure d'or et précipite par le chlorure stanneux. Pour obtenir un produit constant. Figuier conseille de dissoudre 20 gr. d'or dans une eau régale formée de 20 gr. d'acide azotique et 80 gr. d'acide chlorhydrique, on évapore l'excès d'acide et on dissout le résidu dans 750 gr. d'eau ; en ajoutant de la limaille d'étain au soluté, le liquide se trouble, devient brunâtre, puis pourpre; on recueille le précipité et on le lave. Le pourpre de Cassius, vu au microscope, apparaît sous forme de grains amorphes, translucides, d'un rouge pâle, prenant l'éclat métallique sous le brunissoir. Il n'est pas attaqué par la potasse, mais l'ammoniaque le dissout et le soluté se décompose peu à peu à la lumière, en devenant d'abord bleu, puis incolore, avec dépôt d'or métallique. Les acides azotique et sulfurique étendu avivent sa couleur, en enlevant un peu d'étain et d'oxyde d'or (Proust). Fondu avec du nitre, il donne du stannate de potassium, ainsi qu'un régule d'or et d'étain (Berzelius). Il colore le verre fondu en rose ou en rouge rubis, d'où son emploi dans l'industrie. Ed. B.

BiBL. : Barral, Ann. Ch. et Phys., t. XVIII, 19 (3). — Berzelius, Traité de cJdmie, 1. 111, 9. — Bolley, Ann. de Pharm., t. XXXIX, 244. — Buisson, Journ. depharm., t. XVI, 629. — DÉBRAY, Compt. rend., t. LXXV, 1,025. — Figuier, Ann. Ch. et Phys., t. XL 348 1(3). -- Fischer, Dingler's polyt. Journ., t. CLXXXII, 31, 129. — Fucus, Poggend. Ann., t. XXVII, 634. — Gay-Lussac, A^in.

Ch. et Phys., t. XLIX, 306.-Marcadieu, id., t. XXXI V, liB (2). — Proust, Journ. de phys., t. LXII, 131.

CASSOLA Y Fernândez (Don Manuel), général espagnol, né le 27 août 183S à Hellin, province d'Albacete. Adniis à l'école militaire de Tolède en 185^2, il en sortit, en juin 48o6, comme sous-lieutenant d'infanterie ; prit part, en cette qualité, à la répression des émeutes de Madrid (juil. 1856); devint lieutenant l'année suivante et suivit au Mexique le général Prim (1862). En 1863, il fit la campagne de Saint-Domingue, fut nommé capitaine, puis professeur de topographie à l'école militaire de la Havane. En 1868, au moment où éclata l'insurrection séparatiste de Cuba, il obtint le commandement d'une colonne volante à la tête de laquelle il se distingua de telle sorte qu'il était lieutenant-colonel quand il rentra en Espagne, à la fin de 1871. C'était l'époque où le carlisme venait de faire son apparition en armes dans les provinces basques, et D. Manuel Cassola, qui avait été nommé colonel le 29 déc. 1872, prit part à la guerre du Nord jusqu'au mois de mars 1873, où il fut nommé directeur du parc d'artillerie à Madrid. Membre de la commission de réorganisation de l'armée, il prit part quelque temps après au siège de Carthagène (1873), puis aux diverses affaires de Somorostro (Provinces basques) ; il était à cette époque à la tête du régiment de Galice. Nommé brigadier à la suite de ces opérations, il continua à opérer contre les carlistes et obtint en 1876 les étoiles de divisionnaire. La péninsule pacifiée, le général Cassola suivit à Cuba le général MartinezCampos, contribua à la conclusion de la paix de Zanjon, revint en Espagne et fut nommé lieutenant général en mai 1878. Il fut alors placé à la tête de la capitainerie générale de Grenade, puis obtint la direction générale de l'artillerie et était encore titulaire de ce dernier poste quand il accepta, en mars 1887, le portefeuille de la guerre. Dans ses nouvelles fonctions, le général Cassola fit preuve d'une activité et d'une décision auxquelles on n'était pas habitué, et quand il présenta un projet de réorganisation de l'armée, dans lequel il avait inscrit toutes les réformes acceptées généralement dans la plupart des armées modernes, il souleva une opposition contre laquelle il ne put lutter : il dut en conséquence donner sa démission. A. DE S.

CASSOLETTE. L Sorte de brûle-parfums (y, ce mot). C'était primitivement un petit réchaud (cassolle), sur lequel on jetait des matières odorantes. Son emploi était plus fréquent dans les contrées méridionales que dans le Nord. Ce qui distingue ordinairement la cassolette du brûle-parfums proprement dit, c'est qu'elle devait être placée sur un pied ou sur un meuble, tandis que le brûleparfums reposait directement sur le sol. De nos jours, ces deux termes servent indifféremment pour désigner le môme objet, La cassolette actuelle est devenue portative et l'on ne donne plus ce nom qu'à de petites boîtes portatives que Ton suspend à des chaînettes. Cet ornement de bijouterie, très en faveur sous l'Empire et sous la Restauration, a été abandonné par la mode. On voit dans les collections de charmantes boules de senteur et de petits vases à bélière qui remontent à la Renaissance et aux premières années du règne de Louis XIV. Ces pièces, d'une précieuse exécution, sont généralement divisées en sections à charnières mobiles qui viennent se réunir à un couvercle commun. Des odeurs différentes étaient renfermées dans chacune de ces cases. Les flacons de sels anglais ont de nos jours remplacé les cassolettes portatives dans la bijouterie. De Champeaux.

IL Architecture. — Motif d'ornementation en forme de vase, fait de pierre ou de terre cuite et que couronnent des flammes, symboliques ou purement décoratives , à Fimitation des flammes réelles qui s'échappent des cassolettes de métal dans les offices religieux et surtout dans les cérémonies funèbres. Les cassolettes sont employées en architecture comme motifs d'amortissement.

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