CASTERA — CASTI
des nouvelles et à entretenir les sympathies que la France conservait dans la nation polonaise. Il s'acquitta, du reste, à merveille de ses fonctions. Aussi, quand les premières oflfres furent faites au prince de Conti pour la candidature au trône de Pologne qui devait ôtre l'origine de la correspondance secrète, Castera reçut-il directement du roi Tordre de prendre des informations sur la valeur des offres faites à Conli et d'entretenir les espérances du parti qui en avait eu l'idée. 11 le fit si habilement qu'il fut recommandé au comte de Broglie, envoyé comme ambassadeur à Varsovie en 1752, détenir grand compte de « sa sagacité », de « son zèle actif et intelligent ». Malheureusement, il mourut peu de temps après l'arrivée de Broglie en Pologne. On soupçonna le comte de Briihl et les Czartoryski de l'avoir fait empoisonner, mais il semble qu'il ait été plutôt victime d'une erreur médicale. Louis Fârges.
BiBL. : BouTARiG, Covr. secrète de Louis XV ; Paris, in-8. — Le duc de Broglie, le Secret du roi ; Paris, in-8. — Louis Farges, Recueil des instructions aux ambassadeurs en Pologne; Paris, 1888, in-8.
CASTÉRAS. Com. du dép. del'Ariège, arr. de Pamiers, cant. du Fossat ; 124 hab.
CASTERETS. Com. du dép. des Hautes-Pyrénées, arr. de Bagnères-de-Bigorre, cant. de Castelnau-Magnoac ; 65 hab.
CASTE RON. Com. du dép. du Gers. arr. de Lectoure, cant. de Saint-Clar; 258 hab.
CASTET (Viticult.). Vigne originaire de la partie de la Gironde que l'on nomme Éntre-deux-Mers. Les viticulteurs ont eu un instant Tattention fixée sur elle à cause de son immunité relative au mildiou et elle a été multi, liée dans le midi de la France, mais sa production inférieure la fait délaisser dans les vignobles méridionaux,, de môme que le manque de qualité des vins qu'elle produit a arrêté sa propagation dans la Gironde, où elle n'est guère cultivée que dans les terrains de palus. P. Viala,
CASTET. Com. du dép. des Basses-Pyrénées, arr. d'OIoron-Sainte-Marie, cant. d'Arudy ; 405" hab.
CASTET-Arrouy. Com. du dép. du Gers, arr. de Lectoure, cant. de Miradoux ; '^S(5 hab.
CASTETBON. Com. du dép. des Basses-Pyrénées, arr. d'Orthez, cant. de Sauveterre : 414 hab.
CASTETIS. Com. du dép. des Basses-Pyrénées, arr. et cant. d'Orthez ; 489 hab.
CASTETNER. Com. du dép. des Basses-Pyrénées, arr. d'Orthez, cant. de Lagor ; 173 hab.
CASTETPUGON. Com, du dép. des Basses-Pyrénées, arr. de Pau, cant. de Garlin ; 349 hab.
CASTETS. Chef-lieu de cant. du dép. des Landes, arr. de Dax, sur la Palu, au centre du Marensin; 2,013 hab. Exploitation des forêts de pins et de chêne-liège. Fabrique de résine, rainerai de fer, forges. La porte de l'ancien château féodal sert de porche à l'église. Source ferrugineuse intermittente.
CASTETS-EN-DoRTHE. Com. du dép, de la Gironde, arr. de Bazas, cant. de Langon, petit port sur la Garonne, à l'embouchure du canal latéral, au-dessus de celle de la Beune; 1,202 hab. — Le village de Mazerac, qui fait partie de la commune, offre des vestiges de l'époque gallo-romaine. On voit à Castets les restes d'un vieux château, fondé en 1313 par un frère du pape Clément V. Cette place fut assiégée par le maréchal de Matignon au mois de févr. 1586 ; elle résista quinze jours ; Henri IV en fit lever le siège et dîna dans le château. L. Câdier.
CASTETS (Jean-Charles- Ferdinand), écrivain français, né à Bordeaux le 26 mai 1838. Elève de l'Ecole normale (promotion de 1857), professeur à la faculté des lettres de Clermont, puis de Montpellier (1876), doyen de cette dernière faculté depuis 1881. [1 a publié : Sophoclem œqualium suorum mores in tragcediis sœpius imita" tum esse contenditur (1873, thèse) ; Eschine l'orateur, étude historique et littéraire (1873, thèse); une édition savante de l'histoire de Gharlemagne, de Turpin (1880) ;
// Flore, poème italien du xiii« siècle de Durante (1881); Recherches sur les rapports des chansons de gestes et de V épopée chevaleresque italienne (Paris, 1887, in-8), etc. Il a collaboré activement au Dictionnaire des antiquités classiques de Daremberg et Saglio.
CASTEX. Com. du dép. de l'Ariège, arr. de Pamiers, cant. du Mas-d'Azil; 351 hab.
CASTEX. Com. du dép. du Gers, arr. de Condom, cant. de Cazaubon ; 507 hab.
CASTEX. Com. du dép. du Gers, arr. de Mirande, cant. de Miélan ; 307 hab.
CASTEX (Bertrand-Pierre, baron), général français, né le 29 juin 1771 à Pavie (Languedoc), mort à Strasbourg le 19 avr. 1843. Il servit d'abord à l'armée des Pyrénées-Orientales en 1793, puis à celle d'Italie à partir de 1795. Il fut nommé colonel en 1806 après léna, se distingua à Eylau, Friedland, Wagram, et fut promu général de brigade le 21 juillet 1809. Il fut blessé d'un coup de feu au passage de la Bérézina en 1812 et d'un coup de sabre à la bataille de Dresde en 1813. Elevé au grade de général de division le 23 nov. 1813, il prit part à la défense d'Anvers. Licencié en 1815, il fut rappelé à l'activité en 1817 et prit le commandement de la 17^ division militaire qu'il conserva jusqu'en 1823.
CASTHANIEGA, sculpteur milanais (V. Castegnianega. [Gerardo di]).
CASTI (Giambattista), poète italien, né à Montefiascone en 1721, mort à Paris le 6 févr. 1803. Il prit l'habit ecclésiastique qu'il devait soumettre à de rudes épreuves et, pourvu d'un canonicat, se mit à voyager en France, en Allemagne, en Russie. La grande Catherine raccueillit bien, mais pas assez bien à son avis, et plus tard il s'en vengea, trop spirituellement, contant à l'empereur Joseph II les débauches et les générosités de la souveraine, che grande il core e grande avea ogni cosa î A la mort de Métastase, Joseph lui donna la place de poète lauréat, poeta cesareo. Ginguené a prétendu que les mœurs de l'abbé Casti furent excellentes ou du moins convenables ; cela est fort possible, car il n'y a pas toujours de relation entre la vie d'un auteur et sa production littéraire. Ce n'était pas l'opinion de Parini, qui l'avait connu et jugeait qu'un homme qui avait le parler aussi grossier ne devait être rien moins que chaste, malgré la fantaisie de la nature qui lui avait donné le nom de Casto (chaste). Il est du moins certain que ses écrits, notamment ses Nouvelles galantes, sont d'une indécence d'images et de langage que ne couvre pas un style correct, mais médiocre. Ces contes qui, naturellement, eurent beaucoup de succès, parurent sous ce tire : Novelle gaîanti deW abate C^*'^ (Londres, en réalité Paris, 1793, in-12); l'édition suivante est la plus complète : Novelle galanti in ottava rima (Paris, 1804, 3 vol. in-8). Autres ouvrages de l'abbé Casti : Gli Animall parlanti, poema epico diviso in XXVI canti (Paris, 1802, 3 vol. in-8); c'est une longue, bien longue satire politique, çk et là pleine d'esprit, mais aux allusions perdues et désormais sans sel ; Melodrammi giocosi (Milan, 1824, in -16), recueil de ses livrets d'opéra écrits, la plupart, à Vienne, pour remplir sa charge de poète de la cour ; ses œuvres complètes ont été réunies: Oper^ (Paris, 1837, gr. in-8). On trouve quelques nouvelles, plus libres, dans le recueil obscène, sorte de Parnasse satirique italien qui a pour titre : Erotiade, flori galanti di Casti, Marini, Aretino, etc. (Rome, 185^, in-l6). Traductions et imitations françaises : La Bulle d'Alexandre F/, nouvelle imitée de Casti, par Andrieux (Paris, 1882, in-8) ; les Culottes de saint Griffon, nouvelle imitée de Casti, par Villetard (Paris, 1803, in-8) ; les Animaux parlants, poème épique en vingt-six chants, trad. librement en vers français, par L. Mareschal (Paris, 1819, 2 vol. in-8) ; les mêmes, trad. en prose, par Paganel (Liège, 1813, 3 vol. in-18) ; les mêmes, poème héroï- comique, trad, noU"
CASTI — CÂSTIGLIONE
velle, par L.-F. Alary (Paris, 4847, 2 vol. in-8). La trad. Mareschal contient un portrait et la trad. Alary un portrait et des illustrations. On a publié récemment : Lettere politiche deW abate Casti, scritte da Vienna neW anno i79S (dans Miscellanea di storia italiana; Turin, 4883, t. XII). R. de Gourmont.
BiBL. : Biografîa universale; Venise.— Ugo Foscolo, Opère; Florence, 1850-1862, 12 vol., t. IV. — Niccolô Tom- MASEO, Dizionario d'Estetica ; Milan, 1860, t. II, p. 75, 3« édit. — Giambattista Passàno, I Novellieri iialiani in verso; Bologne, 1868, in-8. ~ La Décade, an X, t. IV, pp. 162, 222, 291.
CASTI AU (Adelson), homme politique belge, né à Peruwelz en 4804, mort à Paris en 4879. Avocat à vingt et un ans, il quitta la Belgique presque aussitôt pour se soustraire à l'application du décret du gouvernement hollandais sur l'emploi des langues et alla faire son stage à Paris. Il publia dès celte époque plusieurs brochures politiques qui furent remarquées. Rentré en Belgique après la révolution de i 830, Castiau fut élu député suppléant au congrès national, puis il entra au conseil provincial du Hainaut ; enfin, en 4843, les électeurs de Tournai l'envoyèrent à la Chambre des représentants. Il y siégea pendant cinq ans à l'extrême gauche et défendit avec un talent remarquable les idées démocratiques et républicaines. Se trouvant en dissentiment avec ses électeurs sur la question de la forme du gouvernement, Castiau donna sa démission en 4848. Le ministère et la Chambre exprimèrent des regrets au sujet de cette résolution. Le gouvernement, disait M. Rogier, ne pouvait désirer de trouver un adversaire plus loyal, plus intègre et plus distingué. Mais Castiau demeura inflexible et se retira complètement de la vie politique. Par son testament il légua à l'Académie royale de Belgique une rente de 4,000 ir. destinée à servir de récompense à l'auteur du meilleur mémoire sur les moyens d'améliorer la condition morale, intellectuelle et physique des classes laborieuses. Les principaux ouvrages de Castiau sont les suivants : De la Responsabilité et du jugement des ministres en Belgique (1829); De r Emancipation des professions libérales (iS36) ; Lettres démocratiques (iSQ^) ; Souveraineté nationale et suffrage universel (4867). E . H,
BiBL. : L. Hymans. Histoire parlementaire de la Belgique; Bruxelles, 1878-188't, 6 vol. in-8. — Du même, la Belgique contemporaine; Bruxelles, 1884. — Discailles, A. Castiau, sa cayTière parlementaire et ses écrits; Tournai, 1878.
CASTI EL Y Artiguez ( Juan-Perez) , écrivain espagnol du XVIII® siècle, né à Valence. Il fut d'abord architecte comme son père, puis entra dans le tiers-ordre de saint François, et écrivit plusieurs ouvrages en prose et en vers. Citons : Recreo del aima fiel (Valence, 4722, in-8) ; Politica christiana^ aforismos de prudencia^ en versos de varios métros (Valence, 4723, in-8) ; Empeno de amor divino contra Lucifer sobervio a favor del aima amada (Valence^ 4725, in-8) ; Rreve tratado de la ortografla espanola (Valence, 4727, in-8). E. Cat.
CASTI ES -la-Rande. Corn, du dép. de la Haute- Garonne, arr. de Muret, cant. du Fousseret; 353 hab.
CASTI FAQ. Ch.-l. de cant. du dép. de la Corse, arr. et à 30 kil. N. de Corte ; 668 hab. Céréales. Elève de vers à soie et miel renommé dès l'antiquité.
CASTIGLIONE. Com. du dép. de la Corse, arr. de Corte, cant. d'Omessa ; 280 hab.
CASTIGLIONE. Village d'Algérie, dép. et arr. d'Alger, à 7 kil. 0. de Koléa, sur le bord de la mer^ élevé sur l'emplacement d'une station romaine, a un climat très salubre et des terres fertiles ; l'été, on y vient prendre les bains de mer de Blida et on a songé à y créer un sanitarium pour la saison chaude. Castiglione sera prochainement le point terminus d'une ligne de chemin de fer d'intérêt départemental, partant d'Alsçer et desservant le Sahel. Pop. : 4,766 hab. dont 835 Français et 689 étrangers (la plupart Espagnols) (rec, de 4886). E. Cat.
CASTIGLIONE delle Stiviere. Ville d'Italie, prov. de Mantoue, à 30 kil. N.-O. de cette ville ; 3,423 hab. Château qui servait de chef-lieu à une petite principauté dépendant de Mantoue ; la ligne cadette des Gonzague s'y installa. Les Autrichiens s'en emparèrent en 4702, y furent défaits le 9 sept. 4706 par le général français comte Medavi, l'acquirent définitivement en 4773. En 4796 Bonaparte y défit Wurmser. Augereau reçut plus tard le titre de duc de Castiglione.
Bataille de Castiglione. — Gagnée par Bonaparte sur les Autrichiens le 5 août 4796. Le général autrichien Wurmser, à la tête de 60,000 hommes, était descendu sur deux colonnes, des montagnes du Tirol, avec le dessein de venger son prédécesseur Beaulieu, de délivrer Mantoue assiégée par les Français et d'en finir avec Bonaparte. Celui-ci, se voyant trop inférieur en nombre, — il ne disposait que de 40,000 hommes, — s'était résolu à lever le siège de Mantoue et à concentrer rapidement toutes ses forces, pour tomber successivement sur chacune des colonnes aulrichiennes séparées par le lac de Garde. Du 34 juil. au 4 août il avait délait les 25,000 hommes de la colonne de droite (Quasdanowich) et l'avait mise en fuite (V. LoNATo) ; il lui restait à battre la colonne de gauche, c.-à-d. les 30,000 hommes de Wurmser. La journée du 4 août s'était passée pour Wurmser à rassembler ses forces en vue de nous livrer bataille le lendemain et pour les Français à poursuivre les Autrichiens en fuite de la colonne de droite. C'est également le 4 que 4,000 Autrichiens venant de (iavardo et passant près de Lonato où se trouvait Bonaparte avec 4,200 hommes, sommèrent le général de se rendre. Mais celui-ci, usant de ruse, sut leur persuader qu'ils étaient tombés au milieu de toute l'armée française et leur fit déposer les armes. La bataille de Castiglione, livrée le lendemain, allait décider du sort de cette courte campagne.
Wurmser avait pu réunir 30,000 hommes et les avait établis, la droite au village de Solferino, la gauche appuyée au mont Medole. En face de lui, les divisions Augereau et Masséna avaient déployé leurs 20,000 hommes en face de Castiglione, la cavalerie de Kilmaine à la droite ; Bonaparte avait en outre appelé de Marcaria la division Serrurier destinée à opérer sur le flanc gauche et les derrières de l'ennemi. Pour donner à Serrurier le temps d'arriver, le général français fit faire un léger mouvement de retraite à ses troupes, mais au moment où l'avant-garde de Serrurier atteignit Guidizzolo, le général Verdier à la tête de trois bataillons de grenadiers, se lança à l'attaque du mont Médole, qui avait été déjà couronné par 42 pièces de 42, sous les ordres de Marmont, alors chef de bataillon d'artillerie. La cavalerie de Kilmaine, tournant en même temps le mamelon par le sud, assura la liaison avec la division Serrurier. Le mont Médole fut enlevé et la gauche de Wurmser, menacée par Serrurier, se mit en retraite. Au même moment, Augereau, qui récusa plus tard le titre de duc de Castiglione, attaquait le centre et Masséna la droite des Autrichiens. Wurmser se décida alors à abandonner la position et se retira sur le Mincio, puis sur le Tirol où il alla rallier les débris de (îuasdanowich. Dès le milieu du mois d'août, Bonaparte faisait reprendre le blocus de Mantoue par Serrurier, Kilmaine réoccupait Vérone et Legnago, Augereau était à Vérone et Masséna à Rivoli, pendant que Vaubois gardait Salo, sur la rive occidentale du lac de Garde. Les pertes des Autrichiens, le 5 août, s'étaient montées à 3,000 hommes ; 20 pièces de canon et 420 caissons étaient tombés en notre pouvoir. Quant à nos propres pertes, elles étaient peu sensibles.
CASTIGLIONE-Di-SiciLiA. Ville d'Italie, prov. de Catane (Sicile), au N. de l'Etna ; 8,444 hab. Château taillé dans le roc ; soie, olives, vignes, etc.
CASTIGLIONE-FiORENTiNO. Ville d'Italie, prov. d'Arezza, dans le val de Chiana ; 4,984 hab. Eglise San-Giuliano et église collégiale ; vieille enceinte.