III. Droit canonique. — (V. Canon [Droit
CANONISATION. Dans la notice sur les Saints, on trouvera des indications sur l'origine et le développement de la commémoration, du culte et de l'invocation dont ils sont devenus graduellement l'objet dans les églises catholiques. Il suffit de mentionner ici que la forme primitive de cette illustration officielle paraît avoir été la lecture de leurs noms dans la partie canonique de la liturgie [(V. Messe (Canon de la)]. On désigna donc par le mot canoniser, xavoviÇsiv, le fait d'inscrire un personnage sur la liste liturgique ou sur le diptyque contenant le nom des saints. — Le mode et les conditions de cette inscription ont varié suivant diverses époques. Pour les apôtres et les fidèles dont le nom figure dans le Nouveau Testament aucune hésitation n'était possible ; non seulement leur titre se trouvait dans un document incontesté, mais il était consacré par une tradition constante et par la vénération universelle de l'Eglise. De môme, quoique dans un cercle plus restreint, pour les martyrs : leur mort était un acte qui les avait indubitablement sanctifiés. Il ne s'agissait que de la dûment constater. Les témoignages relatifs à cette constatation devaient être