CASTRO — CASUEL
del Castillo, et qui traitait de l'histoire des rois d'Espagne, dipuis les Visigoths jusqu'à Isabelle et Ferdinand ; il y fit des additions considérables et le continua jusqu'à l'époque de l'avènement de Philippe IV. Le livre est intitulé : Historla de los Reyes Godos que vinieron de la Ercitia de Europa, etc. (Madrid, 4624, in-fol.). On y trouve des renseignements curieux sur certaines familles et sur des auteurs comme Garcilaso de la Vega, Alonso de Cartagena, le marquis de Villona, Quevedo, etc.
CASTROGIOVANNI. Ville d'Italie, prov. de Galtanisetta ; 18,450 hab. Elle est située au centre même de la Sicile, sur l'emplacement de l'ancienne cité d'Enna, célèbre pour le culte qu'on y rendait à Déméter (Cèrès). Les plaines environnantes sont fertiles en céréales et en vignobles. De grandes foires s'y tiennent chaque année. Dans le voisinage, on trouve du schiste, des argiles colorées, des pyrites de fer et fies eaux sullureuses.
CASTROMARIIVI. Ville du Portugal, prov. des Algarves, située vers l'embouchure de la Guadiana , entre deux collines, couronnées de châteaux forts, avec des salines ; 3,600 hab.
CASTROVILLARI. Ville d'Italie, prov. de Cosenza (Culabre), au milieu des montagnes ; 10,505 hab. Grande production de vin et d'huile. Plantations de mûriers- Vieux château bâti au temps des Normands.
CASTRUCCIO-Castracani, capitaine italien, originaire de la famille des Antelminelli, de Lucques, né vers 1280, mort en 1328. Exilé de sa patrie par les Guelfes, il servit en France, en Angleterre et en Lombardie. Ses concitoyens de Lucques Payant rappelé, il s'unit à Ugo de la Faggiuola, seigneur de Pise, pour se venger des Guelfes ses ennemis. 11 devint le plus zélé auxiliaire de son bienfaiteur, jusqu'au jour oU le fils de celui-ci le jeta en prison. Mais les Lucquois délivrèrent Castruccio et le remirent à leur tête. Pendant quinze ans, il ne cessa de faire la guerre aux Florentins ; il ajouta à sa seigneurie de Lucques la Lunigiana, Pistoïa et Volterra. Quand l'empereur Louis V de lUvière vint en Italie pour se faire couronner empereur, Castruccio fut son plus zélé partisan et son ^lus habile conseiller. Il obtint de l'empereur les titres de duc de Lucques, comte du palais de Latran et sénateur de Rome. Mais le légat du pape excommunia Castruccio, qui mourut bientôt après de maladie. Ses enfants furent chassés de Lucques, les Florentins détruisirent son œuvre. La principauté qu'il avait fondée disparut avec lui. La vie de Castruccio-Castracani par Machiavel n'est en réalité qu'un roman. H. V.
BiBL. : Nicolas Negrint, Vie de Castruccio ; Paris, 1545, in-16. — Wieland, Dissertatio de Castruccio : Leipzig, 1779, in-4. — Manucci, Azioni di Castruccio-Castracani; Lucques, 1843, in-8.
CASTU A. Bourg d'Istrie ; il s'appelle en croate Kastva; il est situé à Fextrémité sept, du golfe de Quarnero. 14,536 hab. (dont 554 agglomérés). Vignobles. L. L.
CASTU ERA. Ville d'Espagne, ch.-l. de district de la prov. de Badajoz, près de la voie ferrée de Madrid à Badajoz ; 6,869 hab. C'est le centre principal d'une région riche en fruits et en vin, mais plus encore en pâturages pour les moutons et qu'on appelait la Serena (V. ce mot). Près de là, dans une chaîne parallèle à la Sierra Morena, on exploite des mines de plomb. E. Cat.
CASTU LO. Une des cités les plus importantes de PEspagne ancienne. Polybe (X,38) mentionne ses riches mines d'argent ; Strabon, qui en parle dans plusieurs passages, dit qu'elle est à la frontière orientale de la Bétique, à l'endroit où le Guadalquivir devient navigable, et non loin du Mons Argentarius, Cette ville paraît, dans Tite Live et Silius Italiens, comme une alliée fidèle des Carthaginois. Quelques ruines de ponts, des débris de constructions romaines, des œuvres d'art, un vase d'argent plein de deniers romains, viennent avec les inscriptions et les données des auteurs (notamment de Pllinéraire d'Antonin) confirmer l'identification de Castulo avec la ville moderne de Cazlona. On remarquera que la
grande ENCrCLOPÉDIE. — IX.
forme grecque du mot KaarXaSv se rapproche beaucoup plus du nom actuel que la forme latine Castulo.
CASTU LUS, jésuite bohème, né en Silésie en 1629, mort en 1699. Il consacra sa vie à Penseignement et fut pendant dix ans recteur du collège de Cheb (Eger). Il a publié sans les signer un grand nombre de poèmes latins relatifs à des sujets religieux : Vita S. Georgii (Prague, 1665) ; Peregrinus,., (ib., 1665) ; Digitus Dei (1667); Hortulus Marlœ (i6S'!^) ; Buda armis Cœsareis triumphata (1656), etc.. L. L.
CASUARINA. 1, Botanique. — (Casuarlna Forst.). Genre de plantes, qui a donné son nom au groupe des Casuarinées. Ce sont des arbustes buissonnants ou bien des arbres, dont les rameaux verticillés et noueux, quelquefois grêles presque capillaires, rappellent ceux des Prêles et des Ephedra. Les feuilles, très petites, sont réduites à des écailles verticillées et concrescentes en une gaine qui enveloppe la base de l'entre-nœud suivant. Les fleurs sont unisexuées, monoïques ou dioïques. Les mâles, groupées en épis, ont un périanthe simple à trois ou quatre divisions et une étamine médiane unique. Les femelles, disposées en capitules au sommet des rameaux, sont placées chacune à l'aisselle d'une bractée et munies de deux bractéoles latérales; elles renferment un ovaire uniloculaire qui devient à la maturité un achaine, enveloppé par les deux bractéoles, accrues et devenues ligneuses. La graine, dépourvue d'albumen, contient un embryon droit, à grands cotylédons oblongs et comprimés.
Les Casuarina habitent, au nombre d'une trentaine d'espèces, le continent australien et les lies de l'océan Pacifique. L'espèce principale, C. equisetifolia L., est répandue dans tout l'archipel Indien, où on la désigne sous le nom vulgaire de Filao. C'est VAUo des Tahitiens et le Nokonoko des naturels des îles Fidji. Son écorce, riche en tannin, est préconisée comme astringente. Son bois, d'excellente qualité, est très recherché comme bois de charpente; les Fidjiens l'emploient pour taire les longues fourchettes avec lesquelles ils mangent le Bokola, aliment préparé avec de la chair humaine et des feuilles de diverses plantes (V. Borodina). Ed. Lef.
II. Paléontologie VÉGÉTALE. — Ce curieux type végétal aujourd'hui limité aux régions chaudes de PAustralie , de quelques îles océaniennes et au S. de l'Asie, a laissé, dans les couches tertiaires d'Europe, des débris attestant son existence dans nos contréee à cette époque, et aussi l'existence d'un climat plus chaud que notre climat actuel. On connaît deux espèces fossiles de Casuarina, Tune de Bilin, Pautre de Schrozburg. P. Maurt.
BiBL. : V. Ettingshausen, Tert. fl. v. Hoering^ t. IX, p. 38 ; Foss. FL v. Bilin, p. 42. — 0. Heer, FL tert. Helv., m, p. 175, t. CL, f. 23-25. — Schimper, Traité de Paléont. végét., II, p. 531.
CASUARINÉES (tow«rme«Mirb.). Groupe de plantes Dicotylédones, que M. Van Tkghem (Trait, de Botanique^ 1884, p. 1,398), place près des Urticacées et qui renferme le seul genre Casuarina (V. ce mot).
CASUELou creux (Droit civil ecclésiastique). — Les conciles, les théologiens et les canenistes s'accordent en théorie cour déclarer qu'il est sévèrement défendu aux ecclésiastiques de vim exiger m paiement de leurs fonctions pour Padministration des sacrements, pas môme pour les funérailles. En effet, cette exigence constituerait un marché, c.-à d. un acte de simonie. Mais, en fait, tous admettent qu'il peut être reçu pour ces actes des oblations volontaires. Par l'effet des moyens dont le clergé dispose, ces oblations passèrent en coutume ; cette coutume fut appelée louable^ et elle opéra comme loi positive. — De là, une pression et des abus que Yordonnance d'Orléans (janv. 1560 [1^61]) essaya de supprimer; art. XV : « Défendons à tous prélats, gens d'Eglise et curez, permettre estre exigé aucune chose pour l'administration des saincls sacremens, sépultures et toutes autres choses spirituelles. Nonobstant les prétendues louables coutumes et commune usance. Laissant toutefois à la discrétion et