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CATALAN — CATALANS

les Mémoires de l'Académie des ISuovi Lincei (1866 et ann. suiv.), le Bulletin de V Association française pour r avancement des sciences (1872, 1874 et ann. suiv.), le Journal de mathématique de Résal (1875 et ann. suiv.), la Revue de l'Enseignement belge^ la JSouvelle Correspondance mathématique, fondée par lui en 1875, et diverses autres revues scientifiques. La liste en est trop longue pourêtre donnée ici (V. ci-dessous Bibl.). Ils portent presque tous sur des questions de géométrie, d'analyse, de mécanique et d'arithmologie , et les plus importants sont relatifs à la théorie générale des surfaces et à la réduction des intégrales multiples. Quant à ses ouvrages publiés à part, en voici les titres : Eléments de géométrie (Paris, 1843, in-S ; 2« éd., 1867, in-8) ; Traité élément, de géom. descriptive (Paris, 185'2, 2 vol. in-8 et atl. ; 4® éd., 1868, in-8); Théorèmes et problèmes de géométrie élémentaire ^ avec les solut. (Paris, 1852, in-8 ; 6« éd., 1879, in-8) ; Manuel des candidats à l'Ecole polytechnique {Paris, 1857-58, 2 vol. in-18) ; Notions d'astronomie, dans la Biblioth, utile (Paris, 1860, in- 18) ; Traité élément, des séries (Paris, 1860, in-8) ; r Article 757, application ingénieuse de Falgèbre aux règles de succession des enfants naturels (Paris, 1862, in-8; 2« éd., Bruxelles, 1871, irî-8); Cours d'analyse de l'Université de Liège (Pms, 1870, in-8; 2« éd., 1879, in-8) ; Manuel des aspirants au baccalauréat èssciences, en collab. avec M. Langlebert (Paris, 1853, 2 vol. in-1 2) ; Recherches sur quelques produits indéfinis (Paris, 1873, in~4) ; Mélanges mathématiques (Paris, 1885-87, 2 vol. in~8); Sur des Formules relatives aux intégrales eulériennes (Paris, 1885, in-8); Manuel de géométrie (Paris, 1886, in-1 2); Manuel de mécanique (Paris, 1887, in-1 2). Léon Sagnet.

Bibl. : Les titres des mémoires et notes cités plus haut, et parus avant 1875, "se trouvent dans la Notice sur les travaux scientifiques de M. Catalan (Paris, 1875, in-4) et dans les t. I et Vil du Catalogue of scientifîc papers publié par la Société royale de Londres (Londres, 1867 et 1877, in-4).

CATALANE (Forge) (V. Forge).

CATALANI ou GÂTA LAN 10 (Antonio), surnommé TAntico^ peintre, né à Messine en 1560, mort en 1630. Ce peintre, élève de Deodato, a séjourné quelque temps à Rome et n'a guère laissé que des tableaux sans importance peints dans la manière de F. Barocci.

CATALANI (Antonio), peintre, né à Messine en 1585, mort à Rome en 1666. On Ta surnommé il Giovanc^m? le distinguer de son homonyme et compatriote A. Catalani qui vivait en même temps que lui ; il avait été dans l'atelier de Giovanni- Simone Comande et a laissé quelques tableaux d'un style spirituel, mais d'une exécution très lâchée.

CATALANI (Antonio), surnommé il Romano, peintre bolonais du xvii^ siècle. Il était élève de PAlbane et ne quitta jamais Bologne, sa ville natale, où se voient au Palais public des fresques peintes par lui avec la collaboration de Girolamo Bonini d'Ancône.

CATALANI (Michaele), jésuite et antiquaire italien, né à Ferme, près Ancône, lé 27 sept. 1750, mort à Bologne vers 1805. Après la suppression de la compagnie de Jésus, il obtint un canonicat dans sa ville natale et se livra à des recherches archéologiques et historiques. On lui doit principalement : Origini antichità Fermane (1778, in-4) ; De Ecclesia Firmana ejusque episcopis Comment. (1777, in-4); Vita di santo Fermano, abbate deW ordine di Santo - Benedetto ; Memorie délia zecca e délie monete Fermane (Bologne, 1782, In-fol.); De Vita et scriptis Dominici Capranico, cardinalis, antistitis Firmani, commentant (Ferme, 4777, in-4) ; Délie Origine dei Picceni dissertamne (Fermo, 1777, in-4) ; Memorie istoriche di santa Vittoria, vergine et martire romana (Caraerino, 1788, in-4). E. Bàbelon.

CATALANI (Angelica), cantatrice italienne, née à Sini-

' gaglia au mois d'oct. 1779, morte à Paris, du choléra, le 12 juin 1849. Fille d'un orfèvre qui lui avait fait donner une bonne éducation, la jeune Catalani fut obligée, dès l'âge de quinze ans, de sortir du couvent par suite de la ruine de son père et de chercher, pour subvenir à son existence, à tirer parti de l'admirable voix dont la nature l'avait douée. Cette voix avait une étendue rare, surtout dans le registre élevé, car on assure que dans les traits rapides elle atteignait jusqu'au contre-sol, en conservant un son pur et mélodieux. Elle joignait à cela une facilité naturelle extraordinaire pour l'exécution de certains traits, particulièrement pour les gammes chromatiques, qu'elle faisait, dans les deux sens, avec une netteté et une rapidité prodigieuses. Bien que son éducation musicale soit toujours restée incomplète, la beauté d'un tel instrument, jointe à de si rares facultés, assurait de grands succès à la jeune cantatrice, en dépit de certains défauts dont elle ne put jamais se corriger complètement. C'est en 1795 que la jeune Catalani, âgée de seize ans seulement, fit son premier débuta Venise, au théâtre de la Fenice. En 1799 on la trouve à la Pergola, de Florence, en 1801 à la Scala, de Milan, et successivement à Tricste, à Rome et à Naples. Dès ses premiers pas elle avait excité Fétonneraent par sa voix splendide, et promptement l'étonnement fit place a l'enthousiasme. Sa renommée était immense lorsque, vers 1804, elle fut appelée à Lisbonne, pour y chanter l'opéra italien en compagnie de Crescentini et de M'^^ Gafforini. C'est à Lisbonne qu'elle épousa un officier français attaché à l'ambassade de Portugal, M. Yalabrègue, tout en continuant de porter au théâtre le nom qu'elle avait déjà rendu célèbre.

Après s'être produite un instant à Madrid, M"^^ Catalani vint peu après à Paris, où cette fois elle se fit entendre seulement dans quelques concerts. Son triomphe n'y fut pas moins éclatant, et vint augmenter encore une renommée déjà si considérable. De Paris elle se rendit vers la lin de 1806 à Londres, où l'attendait une fortune sans précédent. « Dans une seule saison théâtrale qui ne durait que quatre mois, dit un biographe, elle gagnait environ 180,000 fr., y compris la représentation' à son bénéfice. Outre cela, elle gagnait dans le même temps environ 60,000 fr. dans les soirées et les concerts particuliers. On lui a donné jusqu'à 200 guinées pour chanter à Drury- Lane ou à Covent Garden God save the Ring et Rule Britannia, et 2,000 livres sterling lui étaient payées pour une seule fête musicale. Lorsque les théâtres d« Londres étaient fermés, elle voyageait dans divers comtés, en Irlande ou en Ecosse, et en rapportait des sommes énormes... » Pendant son long séjour à Londres, M«»9 Catalani connut le comte de Provence, qui devait être Louis XVUI et qui se montrait l'un de ses plus ardents admirateurs. Lors de la première Restauration, ce prince lui offrit la direction du Théâtre-Italien de Paris, avec 160,000 fr. de subvention, qu'elle accepta. Elle vint donc à Paris, mais crut devoir s*en éloigner au retour de l'empereur, et pendant les Cent Jours alla faire une grande tournée en Allemagne, en Danemark, en Suède, en Hollande et en Belgique, Elle vint prendre enfin, en 1816, la direction du Théâtre-Italien, dont son mari s'occupa particulièrement. Les maladresses de celui-ci firent qu'elle ne la garda pas longtemps. Elle reprit alors, pendant près de dix années, le cours de ses voyages, visita toutes les cours de l'Allemagne, parcourut triomphalement l'Italie, l'Autriche, la Russie, et enfin, se trouvant à Berlin vers 1827, s'y fit entendre pour la dernière fois. Elle revint vivre quelque temps à Paris, puis alla se fixer dans les environs de Florence, où elle avait acquis une belle propriété. C'est pendant un voyage qu'elle fit en France, en 1849, qu'elle fut frappée d'une attaque mortelle de choléra. On dit qu'elle distribua pendant sa vie plus de deux millions en aumônes et œuvres de bienfaisance. Arthur Pougin.

CATALANS. On a désigné sous ce nom générique, au

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