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CATALPA — CATA^7.AR

sont blanches, tachetées de pourpre et de jaune. Les fruits sont des capsules allongées, linéaires, renfermant des graines planes, comprimées, prolongées à leurs deux extrémités en une aile membraneuse déchiquetée au sommet. Le C, bignonioides est originaire de la partie méridionale et orientale des Etats-Unis. On le cultive fréquemment en Europe dans les jardins publics et les parcs. Ses fleurs sont préconisées, en Amérique, contre l'asthme et les bronchites catarrhales chroniques. — On cultive également en Europe le C. Bimgei C.-A. Mey., espèce chinoise, connue sous le nom vulgaire d'Arbre puant à cause de la mauvaise odeur qu'exhalent ses feuilles quand on les froisse. Aux Antilles, on attribue des propriétés fébrifuges à Técorce du C. longissima Sims., dont le bois, riche en tannin, est employé dans l'industrie sous le nom de Chêne noir d'Amérique. Ed. Lef.

CATAMARANS (Expédition des) (V. Câtimaron).

CATAMARCA. L Province. — Prov. de la République Argentine, située entre le Chili à l'O., la prov. de Côrdoba à l'E., les prov. de Rioja au S., Santiago, Tucuman et Salta au N. ; 109,300 kil. q.; 102,000 hab., soit à peine i hab. par k. q. Elle s'étend depuis les Andes, qui la séparent du Chili, jusqu'aux vastes salines (108 m. d'alt.) qui la séparent de la prov. de Côrdoba. Le nom de la province est emprunté à sa capitale San Fernando de Catamarca (V. ci-dessous). La plus grande partie du territoire est formée de plateaux et de montagnes en partie boisées, qui se rattachent au système des Andes ; tel est l'aspect de toute la moitié occidentale jusqu'aux sommets de la sierra d'Aconquija qui la séparent de la prov. de Tucuman. Dans la moitié orientale, de vastes espaces sont déserts et inhabités, faute d'eau, le climat étant très sec. Les cours d'eau qui descendent de la montagne se perdent dans ces plaines desséchées; on les utilise aussi pour l'irrigation qui permet de cultiver environ 30,000 hect. en céréales, luzernes, vignes, tabac. On compte environ 200,000 bœufs, 120,000 moutons, 30,000 chevaux. L'industrie est à peu près nulle. Le chem. de fer de Cordoba à Tucuman et Salta traverse le S.-E. de la province. Ses principales richesses sont les gisements métallifères, xin peu d'or et d'argent, beaucoup de cuivre surtout exploité dans la sierra de Alto. La population, très laborieuse, est d'origine espagnole, avec croisement de sang indien (Quichua).

IL Ville. — San Fernando de Catamarca, ch.-l. de la prov., à 533 m. au-dessus du niveau de la mer, ua pied du mont Ambato (3,320 m.), sur le rio del Tala; 8,000 hab. environ. C'est une ville bien bâtie, aux rues régulières, traversée par les canaux du rio del Tala qui arrosent ses jardins ; belle église, couvent de franciscains, école supérieure avec laboratoire et bibliothèque, hôtel de ville, moulins, imprimeries, etc. Son nom vient d'une tribu d'Indiens Calchaquis. Elle a été fondée en

GATA N AN OHE (Catananche L.). Genre de plantes de la famille des Composées et du groupe des Chicoracées, caractérisé surtout par les capitules longuement pédoncules, à involucre formé d'un grand nombre de folioles écailleuses-argentées, disposées sur plusieurs rangs. Le réceptacle est hérissé de longues soies et les achaines, turbines, tronqués au sommet, sont pourvus d'une aigrette allongée, composée de cinq à sept écailles lancéolées, terminées par une soie. L'espèce type, C. cœrulea L., est une jolie plante de la région méditerranéenne, dont les fleurs sont d'un beau bleu de ciel. On la cultive fréquemment comme ornementale sous le nom vulgaire de Cupidone bleue. Elle était préconisée jadis comme astringente et vulnéraire. Ed. Lef.

CATANDUANES. Ile espagnole de l'archipel des Philippines, située sous le 14® degré de lat. N. Mesure 1,600 kil. de superficie. Fait face à la presqu'île de Caramuan, projection de l'île de Luçon.

C^T^HE(Catan^a). Ville d'Italie (Sicile), doit son nom à sa position au pied de l'Etna, vers le milieu de la côte

orientale de la grande île. Catane, c'est la sous Etnêenne. Ch.-L de province, archevêché , cour d'appel, université, ch.-l. d'un arrondissement maritime. Le port est petit et peu profond. Formé par une coulée de lave au milieu du XVI* siècle, il a été rétréci en 1669 par une autre coulée au bout de laquelle a été dressé le phare. On travaille à agrandir le port. Catane fait un très grand commerce. Toutes les denrées agricoles, céréales, fruits, oranges, vin, huile abondent sur les pentes de l'Etna. Des fabriques d'étoffes de soie et de menus objets en ambre jaune sont les principales industries locales. Le soufre et la neige de l'Etna sont exportés surtout à Malte. Le produit de la vente de la neige constituait autrefois le principal revenu de l'archevêque. Catane est donc le ch.-I. des districts orientaux de l'île, la gare centrale des chemins de fer, le point de jonction des routes carrossables les plus nombreuses. Catane fut fondée en 730 av. J.-C. par des colons venus d'Athènes et de Chalcis. Charondas, déjà célèbre comme législateur de Locres, donna à Catane un code de lois qui fut bientôt adopté dans toutes les cités de même origine. Le poète Stésichore vint y mourir vers la même époque. Prise successivement par Hiéron (474), par les Athéniens (415), par Denis (403) et par les Carthaginois (396), Catane fut enfin soumise aux Romains (241 ) et devint à Tépoque romaine une des cités les plus florissantes de la Sicile. De nombreuses ruines romaines, un amphithéâtre, des bains, des sépultures témoignent encore aujourd'hui de cette prospérité. Au moyen âge, Catane tomba aux mains des Sarrasins et des Normands et elle partagea avec la Sicile les destinées du royaume de Naples. De nombreux tremblements de terre ont ravagé la ville. Celui de 1169 engloutit 15,000 personnes et celui de 1693 fit plus de 18,000 victimes. Catane, malgré ce danger permanent, ne continue pas moins à grandir à cause de sa belle situation et de la merveilleuse fécondité des parages voisins. C'est la plus riche et la plus coquette des villes de Sicile. Sa pop. en 1881 était de 96,017 hab. agglomérés. Le mouvement du port a été, en 1887, de 7,883 navires jaugeant 1,441,208 tonneaux. — La prov. de Catane a une superficie de 5,102 kil. q. et se divise en quatre circondarii ayant pour ch.-l. Acireale, Caltagirone, Catane et Nicosie. Elle renferme le mont Etna et ses riches terrasses. La pop. de la prov. était en 1881 de 563,457 hab. H. Vast.

CATANEO (Giacomo), médecin italien de la fin du XV® siècle, connu par un ouvrage sur la syphilis, très estimé par Astruc : De Morbo gallico tradatus, etc., imprimé dans la collection de Luisinus (Venise, 1566, infoL, t. ï, p. 123) ; Cataneo a eu le tort de rendre la France responsable de l'épidémie qui ravageait son pays, et il fait remonter l'affection à l'année 1494, époque de l'expédition de Charles VI II dans le royaume de Naples.

CATANEO (Pieiro), architecte siennois du xvi^ siècle, a publié à Venise, en 1554, les quatre premiers livres d'un Irattato d'arckitettura, qu'il a réimprimé et complété en 1567.

BiBL. : De Boni, Biografia degli artisti.

CATANEO-Danese (V. Cattaneo).

CATANZARO. Ville d'Italie, située dans la Calabre, à 9 kil. du golfe de Squillace. Ch.-l. de la Calabre ultérieure H; évèché, lycée; production de vins et d'huile; fabriques de draps et de soieries. Château construit par Robert Guiscard, résidence de beaucoup de riches familles. La ville a été fortement éprouvée par le tremblement de terre de 1783. Elle compte 20,931 hab. (1881).

CATANZARO (Prov. de) (V. Calabre).

CATANZARO (Carlo), littérateur florentin contemporain. Parmi les ouvrages de cet écrivain, qui n'a pas révélé la date de sa naissance aux rédacteurs du Dictionnaire international, nous citerons : Foglie antunnali (Sienne, 1866, et Florence, 1871) ; Cari estinti (Sienne, 1870) ; Adelina, Bianco, racconti (Palerme, 1871) ; Accanto alla stufa (Florence, 1871) ; Alberto e Bianca (Florence, 1872) ;

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