‹ La Grande encyclopédieChapitre 277 sur 397 · CATANZARO - CATAPULTE · texte numérisé non relu

CATANZARO - CATAPULTE

Idillio (Tamore (Florence, 4873); A fin di bene, commédia (Florence, 4875, 2® édit.) ; Cenni biografici su Lodovico Muratori (Sienne, 4876); Vignette in penna di alcuni scrittori contemporanei (Sienne, 4876) ; Simpatie letterarie (Florence, 4877) ; Profili d'artisti (Florence, 4883); on a traduit en français : Vignettes à la plume de vingt écrivains italiens contemporains, trad. par E.-W. Foulques (Florence, 4878). R. G.

BiBL. : Giambattista Passano, / NoveUieri italiani in prosa; Turin, 1878, t. II, in-8. — A. de Gubernatis, Dictionnaire international des écrivains du jour; Florence, 1889, gr. in-8.

CATAPHRACTES (xaTacppaxToi). Nom donné par les historiens anciens à des cavaliers couverts entièrement, ainsi que leurs montures, d'une armure pesante, sorte de cotte de mailles faite en lames de métal, de corne ou de cuir durci, et ne laissant d'ouverture que pour la vue et de jeu qu'aux articulations des jambes. Ainsi sont représentés, dans les bas-reliefs de la colonne Trajane, les cavaliers sarmates. On a trouvé des restes de ces armures, dont les plaques sont ajustées comme les écailles d'un poisson ou les ardoises d'un toit, dans les tombeaux de la Russie méridionale; ils datent du m® et du iv^ siècle av. J.-C. Les Romains empruntèrent, sous l'empire, les Cataphracti aux armées orientales où ils les avaient rencontrés non sans effroi : des soldats de ce nom sont nommés dès le temps d'Antonin le Pieux. A. W.

BiBL. : E. Saglio, Dictionnaire des Antiquités grecques et romainesy 1. 1, 1° partie, p. 966.

CATAPI RATES (Ântiq.) (V. Sonde).

CATAPLASME. L Pharmacie. — On donne le nom de cataplasmes à des médicaments d'une consistance molle ou sèche, destinés à être appliqués sur la peau. En général, ils sont obtenus au moyen de farines ou de poudres délayées dans de l'eau froide ou chaude, dans un infusé, un décocté ; on utilise parfois les pulpes et on les saupoudre souvent avec des matières actives, comme des poudres médicamenteuses, des onguents, des extraits, des teintures alcooliques, etc. Tantôt on incorpore ces substances dans la masse, tantôt on se contente de les étendre à la surface du médicament. De toutes les matières employées, c'est la farine de lin qui est la plus usitée, en raison de la grande quantité de mucilage qu'elle contient. Gomme l'huile de lin qu'elle renferme est très siccative et très altérable par conséquent, il importe de ne pas exprimer les semences, mais plutôt de les couper, de les déchirer avec un moulin, afin d'éviter l'altération de l'huile, altération qui détermine parfois des accidents sur la peau. Pour éviter cette altération, on a proposé de faire des cataplasmes avec le tourteau de lin, c,-à-d. avec une farine privée d'huile par expression ou au moyen de sulfure de carbone.

Pour faire un cataplasme de farine de lin, on délaie la poudre dans l'eau froide, de manière à la transformer en une bouillie claire, qu'on chauffe en remuant continuellement, jusqu'à ce que la masse ait pris une certaine consistance. Lorsque la préparation est destinée à servir d'excipient à une substance active, on ajoute ordinairement cette dernière à la surface, au moment de l'application. On prépare de la même manière les cataplasmes de poudre de guimauve et de poudre émolliente.

Cataplasme de fécule.

Fécule de pomme de terre ...... 100 gr.

Eau ordinaire 4 .000 gr.

On porte à l'ébullition les 4/5 de l'eau, on ajoute peu à peu la fécule délayée dans le reste de l'eau ; on fait bouillir pendant quelques instants, en agitant continuellement; on prépare de la même manière les cataplasmes de poudre de rix> et d'amidon.

Cataplasme maturatif.

Poudre émolliente 100 gr.

Onguent basilicum 20 gr.

On traite la poudre par l'eau, comme pour la farine de lin, et, tandis que le mélange est encore chaud, on y incorpore l'onguent.

Cataplasme émollient.

Capsules de pavot blanc 25 gr.

Feuilles sèches de jusquiame .... 50 gr.

Poudre émolliente 100 fifr.

Eau 600 gr.

On fait bouillir avec l'eau les pavots coupés et les feuilles incisées ; on passe avec expression, on ajoute au décocté la poudre et on fait cuire en consistance convenable. Ed. R.

Cataplasme rubéfiant (sinapisme).

Farine de moutarde récente . . . 200 gr. Eau tiède q. s.

On délaie simplement la farine dans l'eau, pour obtenir une masse sous forme d'une bouillie épaisse. Il est important de ne pas employer de l'eau bouillante, car l'essence de moutarde, qui ne préexiste pas, ne pourrait se développer. Ed. R.

II. Thérapeutique. — Les cataplasmes agissent par leur humidité, par leur température et par les propriétés spéciales des substances dont ils^ sont composés. Par leur humidité, ils agissent à la façon d'un bain local. Froids, ils exercent une action calmante sur les régions enflammées ou qui sont le siège d'une cuisson vive ; tièdes ou chauds, ils agissent en relâchant les tissus et en ramollissant Tépiderme ; très chauds, ils deviennent un excitant local, un agent de congestion et agissent quelque peu comme un bain de vapeur local ; enfin, par voie d'absorption cutanée pour certaines substances actives, les cataplasmes, outre leur action locale, peuvent produire une action générale ; tel est le cas surtout pour les teintures alcooliques, les éthers, le chloroforme, les huiles, les essences, l'axonge, les savons alcalins, etc., qui dépouillent l'épiderme de la matière sébacée qui l'imprègne et la préparent à l'absorption.

On applique les cataplasmes à nu ou placés entre deux linges ; il faut les renouveler fréquemment. Lorsque l'état de la peau ne permet pas d'appliquer un topique chaud, on prépare à froid des pulpes ou bouilHes avec dés substances émollientes, susceptibles de conserver longtemps l'état humide. Mais on ne dispose pas toujours, soit en voyage, soit dans les ambulances, du temps nécessaire pour préparer les cataplasmes; on a proposé divers moyens de remédier à cet inconvénient ; le plus simple consiste à enduire un corps poreux d'une substance mucilagineuse dissoute dans l'eau ; on le tait sécher ensuite et, au moment de s'en servir, on le trempe dans l'eau chauffée qui lui rend aussitôt sa propriété ; ces cataplasmes dits instantanés s'obtiennent avec un tissu feutré, du coton imprégné d'une décoction de carragheen ou de tout autre liquide approprié. Mais ces cataplasmes, avantageux dans les cas pressés, ne remplacent jamais ceux préparés avec de la bonne farine de lin. D^ L. Hn.

CATAPLEXIE (Pathol.) (V. Hypnotisme).

CATAPULTE (Antiq.). Machine de guerre qui lançait des blocs de pierre, des boules de métal ou encore des dards longs de plusieurs mètres. Pline attribue l'invention de la catapulte aux Syriens. L'Ecriture sainte nous dit que « Usia, roi de Juda, fit avec art, à Jérusalem, plusieurs parapets avec tours et angles pour le tir des traits », ce qui implique l'usage des catapultes. Usia vivait vers l'an 777 av. J.-C. Pline attribue l'invention de cette machine de guerre aux Syriens. Denys de Syracuse l'employait au siège de Motza, 405 ans avant notre ère. C'est à la vue d'une catapulte venue de Sicile que le général lacédémonien Archidamus s'écria d'un ton navré : « C'est donc cela maintenant la guerre ! » Ne croirait-on pas entendre la plainte de Rayard et de Montluc, deux mille ans plus tard, devant les progrès du canon. A Mantinée, des catapultes étaient en batterie dans les intervalles de la

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