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CAUSE — CAUSSES

Attentats à la pudeur, viols et meurtres. Mingrat, 4822; Leiger l'anthropophage, 1824; Contrafatto, 1827 ; Emile-Clément de la Roncière,1834-S; Léotade (le frère) 1848; Cerminy, 1876.

Infanticide, W^^ Lemoine et sa fille.

Homicides par légitime défense, Ponterie-Escot, 1807 ; Braquet, 1844; de Jeutosse (M^«), 1857 ; Pochon,

Coups et blessures. Collet (Anthelme), 1806-20; Louis de Marsilly, 183441.

V adultère. La Belle épicière etEustache Lenoble, 1701 .

Les questions d'état. Le faux Martin Guerre, 1560; le Gueux de Vernon, 1659 ; le comte deSaInt-Géran, 1666 ; le faux Caille, 1712.

Causes financières. Mirés et Solar, lh61.

Affaires civiles. Le testament du marquis de Villelte. Casimir Cheuyreux,

BiBL. : Droit civil et commercial. — Aubry et Rau, Cours de droit civil français, t. IV, § 345, p. 320. — De- MOLOMBE, Traité des contrats, t. I, n"» 344 et suiv., p. 328. LAUREiNT, Prîjwipes de droit civil français^ t. XIV, no» 107 et suiv., pp. 145 et suiv. — Colmet de Santerre, Cours analytique du code civil, t. V, n»^ 46 et suiv., pp. 57 et suiv.

CAUSE (Le). Corn, du dép. du Tarn-et-Garonne, arr. de Castelsarrasin , cant. de Beaumont-de~Lornague, 386 hab.

CAUSE-de-Clérâns. Corn, du dép. de la Dordogne, arr. de Bergerac, cant. de Lalinde; 618 hab.

CAUSIA (V. PiLEus).

CAUSIS (Michel de) ou Michel Sudny, théologien bohème du xv® siècle. C'était le fils d'un colon allemand de Kutna Hora (Kultenberg) ; à la suite d'un voyage à Rome, le pape JeanXXllI le nomma procureur de Causis fidei, d'où son nom. Dès le début des prédications de Jean Hus, il se posa en adversaire décidé des prédications du célèbre réformateur. 11 remit au pape, en 1212, une protestation des curés de Prague contre Hus et le fit mettre en interdit. Il suivit son adversaire à Constance, afficha aux portes des églises des placards où il le traitait d'hérétique excommunié et contribua à le faire jeter en prison. Après le supplice de Hus, il n'osa plus retourner en Bohême. Il mourut à Bâle. L. L.

CAUSSADE. Corn, du dép. des Hautes-Pyrénées, arr. de Tarbes, cant. de Maubourguet; 211 hab.

CAUSSADE fCa/daia;. Ch.-l. de cant, du dép. de Tarn-et-Garonne, arr. de Montauban, sur la rive gauche du Candé ou de la Lerre; 4,040 hab. Stat. du chemin de fer de Cahors à Montauban. H s'y fait un commerce important de trufi'es, de volailles, de pruneaux, de fruits, de grains, de bestiaux, de laines. Il y a des tanneries, des briqueteries et fours à chaux, des fabriques de chapeaux de paille, d'étoffes de laine, de toiles communes, de cadis. On y exploite des pierres granito-schisteuses, et du phosphate de chaux depuis 1870. La ville est bien bâtie, entourée de belles promenades qui ont remplacé les fortifications. On y voit de curieuses maisons des xiu^ et xiv^ siècles. L'église a un beau clocher octogonal du xiv^ siècle (mon. hist.), construit sur un massif fortifié. Souterrains-refuges du Doulié et de Saint-Sernin de Montébouls. A la Rengade, restes d'un oppidum gaulois ou camp romain. A Rocher, autre camp romain. Caussade occupait le troisième rang parmi les villes basses du Quercy ; au xvi^ siècle, elle devint une des places fortes des calvinistes. Vers la fin de 1562, Duras, capitaine calviniste, ayant vainement assiégé Cahors, se dirigea vers Montauban. En passant, il surprit Caussade et la détruisit. Tous les ecclésiastiques furent précipités du haut du clocher et écrasés. E. Rébouis.

CAUSSADE (Jean-Jacques-François Béchon de), littérateur français contemporain, né à La Sauve (Gironde) le 18 juin. 1841. Secrétaire particulier de M. Thouvenel, le grand référendaire du Sénat, en 1866; bibliothécaire à la Bibliothèque du Louvre, en 1867, à celle du

ministère de l'instruction publique en 1871, il fut nommé conservateur à la Bibliothèque Mazarine en 1879. H a publié, en collaboration avec Eug. Réaume, 4 vol. d'une édition savante des OEuvres complètes d'Agrippa d'Aubigné (Paris, 1872-1877), dans la collection Lemerre, et seul les Pamphlets et lettres politiques de P.-L. Courrier (1880). Professeur à l'Association libre des cours de la Sorbonne, il est encore l'auteur d'un cours d'études pour le Baccalauréat es lettres (1879-1880, 3 vol. in-i8) qui a eu plusieurs éditions. G. P-i.

CAUSSE-Bégon. Com. du dép. du Gard, arr. du Vigan, cant. de Trêves ; 84 hab.

CAUSSE-de-la-Selle. Com. du dép. de l'Hérault, arr. de Montpellier, cant. de Saint-Martin-de-Londres : 487 hab.

CAUSSE-lt-Vegan. Com. du dép. de l'Hérault, arr. de Béziers, cant. de Murviel ; 645 hab.

CAUSSENS. Com. du dép. du Gers, arr. et cant. de Condom ; 633 hab.

CAUSSES (Géogr. et géol.) (du latin calx, chaux, par l'intermédiaire du patois caous). Plateaux calcaires de la France méridionale (Lozère, Aveyron, Hérault, Gard et Lot), généralement incultes, tristes, peu accidentés, sans arbres, sans vie, presque sans habitants. De maigres champs de blé s'y cachent dans quelques dépressions abritées des vents froids ; la portion des causses appelée Ségalas doit son nom à la culture du seigle. De nombreux troupeaux y viennent, souvent de fort loin, estiver, c.-à-d. brouter en été les pâturages tout semés de pierres ; les plus élevés des causses tour à tour grillés par la canicule et glacés par Thiver, ont par places l'aspect du désert, au climat extrême, couvert de neige durant plusieurs mois de l'année, sans une goutte d'eau en été, toutes les pluies disparaissant dans les fissures du sol. Formés de calcaire jurassique, les causses constituent par leur régime hydrographique un phénomène physique unique dans le relief de l'Europe : que l'on se représente, étendue entre Lodève, Mende et Rodez, une immense table de pierre appuyée et relevée à TE. sur le mont Lozère, le mont Aigoual et le Lingas, et doucement inclinée vers le S.-O., vers l'Atlantique, comme si elle avait basculé autour d'une charnière; que l'on s'imagine cette table, monolithe et unie jadis, dénivelée aujourd'hui par les failles géologiques et le ruissellement, tronçonnée par les érosions qui en ont circonscrit les fragments entre des escarpements formidables, et l'on aura une idée des causses. En fait, ce sont des blocs de pierre, des forteresses aux remparts gigantesques à peine entaillées de quelques ravins servant de rampes d'accès ; leur épaisseur dépasse 500 m. et ce sont les dépôts de coquilles et de grains de sable au fond des océans de la période secondaire qui les ont constitués, il y a des milliers de siècles ; des fosses étroites, profondes de 400 à 600 m., des canons (V. ce mot) sciés par les eaux du Tarn, de la Jonte, de la Dourbie, de la Vis, etc., les séparent les uns des autres ; ces rivières ne possèdent d'autres affluents que des sources claires et puissantes (du Pêcher, de Castelbouc, de Sainte-Enimie, de Saint-Chely, etc., sur le Tarn ; des Douzes sur la Jonte ; de la Vis, de la Sorgues, etc.), issues du pied même des falaises, n'ayant parfois que quelques mètres de parcours et ramenant au jour, après un filtrage dans les cavités souterraines de la masse calcaire, les eaux de pluie perdues 500 m. plus haut dans les fissures, goufi'res, tindouls et avens (\ . Puits naturels) de la surface des plateaux. Et ce régime hydrographique produit le plus pittoresque des contrastes entre la morne sécheresse des hauteurs et la fraîcheur des belles vallées perdues au fond des caftons. D'innombrables grottes sont percées aux flancs des falaises, la plupart anciens repaires d'animaux quaternaires disparus (V. Nabrigas) et stations humaines préhistoriques, quelques-unes magnifiques palais de carbonate de chaux aux colonnades de stalactites et aux dômes de cristal brillant (V. Dargilan). Des rivières souterraines ont été entrevues et même suivies dans les

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