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CAUSTIQUE — CAUTÈRE

Or, n et SS' sont indépendants de I, donc tous les points tels que M appartiendront à une hyperbole ayant F et F^ pour foyers. Mais d'autre part i*angle M^MS a pour mesure la moitié de la somme des arcs MS et MI ; il est donc égal à l'angle ï comme à Tangle IMS''. La direction du rayon réfracté fait donc des angles égaux avec les deux rayons vecteurs de l'hyperbole considérée ; il est donc normal constamment à cette hyperbole ; il en résulte que l'enveloppe de tous les rayons réfractés est la développée de l'hyperbole définie par les foyers S.S^ et

par la différence des rayons vecteurs égale à — .

Si le point lumineux avait été pris au contraire dans le milieu le plus réfringent, on aurait trouvé de la même façon que la caustique était la développée d'une ellipse définie d'une façon analogue. Dans le cas d'une surface de séparation courbe, la caustique a une équation plus compliquée, mais la forme se rapproche de la précédente. Ce qu'il y a de plus intéressant à considérer dans la pratique dans les caustiques, ce sont les points extrêmes qui donnent naissance à ce que l'on appelle les aberrations (V. ce mot). A. Joânnis.

V. Mathématiques. — La notion des caustiques a pris son origine dans l'étude de l'optique ; mais ces courbes peuvent être envisagées à un point de vue purement géométrique. On distingue les caustiques par réflexion et les caustiques par réfraction. Une caustique par réflexion est l'enveloppe des rayons émanés d'un point et réfléchis par une courbe plane, dont le plan contient ce point. Une caustique par réfraction est de même, dans un plan, l'enveloppe des rayons émanés d'un point et déviés, à la rencontre d'une courbe, suivant la loi physique de la réfraction. Dans les deux cas, il est avantageux de construire, au lieu de la caustique, une développante de cette courbe. Pour cela il suflit d'appliquer la méthode d'Huygens : s'il s'agit de rayons réfléchis, la développante est l'enveloppe de cercles ayant leurs centres sur la courbe réfléchissante et passant tous par l'origine des rayons ; s'il s'agit de rayons réfractés, il suffit de chercher l'enveloppe de cercles déduits des précédents en faisant varier les rayons dans un rapport constant. La caustique par réflexion d'un cercle est la développée d'un limaçon de Pascal ; sa caustique par réfraction est la développée d'une cartésienne. La caustique par réfraction d'une ligne droite est une développée d'ellipse. L. Lecornu.

CAUSUS, Genre de Serpents de l'ordre des Proteroglyphes ou Apistophidiens et de la famille des Elapidae ainsi caractérisé : os suS-maxillaires prolongés, mais sans crochets simples et à dents cannelées longues et très déliées ; plaques sus-mentales et labiales inférieures très larges et plates; écailles du dos légèrement carénées, celles des flancs lisses; urostèges distribuées sur deux rangs. Le type du genre, le Causus rhombeatus, provient du Cap. Sa teinte générale est jaunâtre ornée de taches rhomboïdales plus foncées. - Rochbr.

BiBL. : DuMÉRiL et Bibron, Erp. gén,

CAUSUS. Fièvre ardente ; elle joue un grand rôle dans les Epidémies d'Hippocrate, se distingue d'autres sortes de fièvres telles que le phrenitis^ fièvre avec délire et insomnie, et le letharyus, fièvre avec somnolence continuelle ou coma profond. D^ L. Hn.

CAUTAERTS (François), peintre belge contemporain. Elève de Paelink, cet artiste, fixé à Bruxelles, Iraite simultanément les sujets d'histoire et les scènes familières. On cite dans le premier de ces deux genres, ses tableaux d'André Vésale et de Jane Grey, et dans le second : Roland naviguant sur le lac Lochleven, sujet tiré d'un roman de W, Scott. La peinture de F. Caulaerts est vigoureuse et expressive, mais d'une tonalité trop souvent fausse et désagréable. Ad. T.

CAUTELAGE (Hist. du droit). Dans la coutume du Hainaut et de Lille, ce mot désigne un droit seigneurial

d'un denier, perçu sur toute marchandise vendue ou

achetée dans l'étendue de la seigneurie. P.-L. C.

BiBL. : Encyclopédie mélhodique. sect. Jurisprudence: Paris, 1783, t. II, p. 330, 10 vol. in-4.

CAUTELLE (Hist. du droit). L Unecautelle, c'était en un premier sens une garantie, telle que celle résultant d'une caution ou d'un privilège (ordonnance de Humbert II, 4340); c'est probablement le sens originaire. — II. Dans la procédure de l'époque féodale, les cautelles étaient tous les moyens dont une partie pouvait user, dans le but d'éviter le risque auquel l'exposait le formalisme de la procédure et surtout celui de la parole. Une première eautelle consistait à demander un jugement pour faire déterminer par le juge ce qu'il convenait de faire et en obtenir une instruction au sujet des formalités à accomplir. D'autres consistaient dans la déclaration de vouloir agir selon le droit et en s'en rapportant à la cour (c'était se couvrir du fait de la cour), ou dans le congé demandé au juge de parler sans surprise, sans entrepresure ; c'est la licentia pulchri placitandi du droit anglo-normand. Il était encore permis de faire des réserves (retenues, retenails). Mais les cautelles les plus sûres résultaient de l'assistance de conseils (avantparliers)^ car non seulement la partie profitait de l'expérience de son conseil, mais encore en le constituant elle pouvait se réserver d'amender ou de contredire sa parole (retenait d'amendement de parole). Par toutes ces cautelles on remédiait assez efficacement à la rigueur de l'immutabilité de la parole et aux autres exigences du formalisme. L'usage des cautelles était encore plus développé devant les cours d'Eglise que devant les juridictions laïques (Beaumanoir, ch. VII, n^ 14). On trouve dans la pratique allemande, à côté d'un formalisme aussi strict que celui de notre droit féodal, l'usage de cautelles qui en corrigeait le danger (Gefahr), — Ilï. II est à noter que le mot même, qui signifiait précaution ou garantie, était synonyme de chicane et de ruse. Les périls du formalisme dans la procédure féodale portaient aussi dans le langage usuel le nom de cautelles. — IV. En droit canonique, cautelle a le sens de décision provisoire ; ainsi absolution à cautelle (absolutio ad cautelam)^ c'est l'absolution provisoire accordée à la personne excommuniée pour lui permettre d'ester en jugement dans l'instance d'appel contre la sentence d'excommunication. Paul Cauwès.

BiBL.: Du Gange, Glossarium, ^^ Cautela; Paris, 1840- 47, 8 vol. in-4. — Encyclopédie méthod., sect. Jurisprudence, v» Cautelle; Paris, 1783, 10 vol. in-4, t. Il, p. 330. — Brunner, Revue crilique de jurisprudence; Paris, 1871-72, in-8, pp. 478 et suiv.

C A UT EN (ou la Impérial)» Fleuve du Chili, prov, d'Arauco; se jette, par 38<*48' lat. S., dans le Pacifique, après un cours d'environ 250 kil., dont 80 navigables pour de petites embarcations.

CAUTÈRE. L Chirurgie. — Les cautères sont des instruments en métal que l'on porte à une température élevée de façon à déterminer par la chaleur une désorganisation plus ou moins profonde des tissus. Les cautères métalliques font partie des caustiques actuels dont l'action est immédiate, par opposition aux caustiques potentiels qui n'agissent qu'au bout d'un certain temps (V. Caustique). — Les principaux cautères employés en chirurgie sont les cautères proprement dits, le thermocautère et les cautères électriques. — Les cautères proprement dits sont formés d'un manche, d'une tige et d'une extrémité. Le manche n'offre aucune particularité : il peut être en bois, en corne, en ivoire ou en toute autre matière isolante de la chaleur, il est long de 8 à 40 centim., et creux à l'intérieur; il porte à sa partie antérieure une virole avec une vis de pression dont le but est de fixer solidement la tige de l'instrument. Ce manche est abandonné par quelques chirurgiens qui lui préfèrent une pinee spéciale imaginée par Charrière. La tige, longue de 20 à 25 centim., est étroite et cylindrique ; sa partie inlérieure, appelée soie, porte une petite

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