CAVAILLON — CAVALCANTI
EvÊQUES DE Cavaillon. — Saint Genialis ; Julien, 439-451 ; Porcien, 459 ; Philagrius, 517-529; Prétextât, 549; saint Véran 585; Loup, 788 ; Hildebold, 875; Renard, 906-916; Héribert, 951; Didier F, 972; Walcaud, 976-979 ; Thierri, 982; Enguerrand, 991- 1014 ; Pierre ï% 1031; Clément, 1055 ; Raoul, 1070- 1075 ; Didier II, 1082-1095 ; Jean I«r, 1103 ; Alfant, vers 1140-vers 1155; Benoit, 1156-1178; Pons I«^ 1179-1183; Bermond, 1184-1202; Bertrand I^^ de Durfort, 1203 vers 1225 ; Geoffroi F, vers 1230-vers 1250; Rostaing Belinger, 1251-1261; Giraud, d267- 1277; André I^^, 1278-vers 1280; Bertrand H Imbert, 1282~vers 1310 ; Pons II Auger de Laneis, 13U-1317; Geoffroi II, 1322-vers 1327 ; Bérenger, vers 1330; Raimond, vers 1332; Philippe de Cabassole, 3 août 1334- 1366; François F' de Cardaillac, 1366-1387 ; Hugues de Magialla, 1387-1395 ; André II, 139o-vers 1403 ; Pierre II, vers 1405 ; Guillaume l^'^, vers 1408 ; Nicolas de Johannaccio, 1409-1421 ; Guillaume II, 1421-1424 ; Bernard Carbonet de Riez, 1426 vers 1430 ; Ferrier Galbert, vers 1432; Jean II de la Roche, vers 1433; Barthélemi, vers 1437; Pierre lll Porcher, 1429-28 janv, 1447; Palamède de Carreto, 1449-vers 1478; Toussaint de Villeneuve, vers 1484; Jean III Passert, vers 1496 ; Louis I^^ Passert, vers 1501 ; Bernardin ou Bérenger Garabéria, vers 1504 ; Jean-Baptiste Pallavicini, vers 1510-13 août 1524; Marius Maffei, 1525- 1537 ; Jérôme l^'' Ghinucci, i 538-3 juil, 1541 : Pierre IV Ghinucci, 1541 vers 1568 ; Christophe Scotti, 1569-1584 ; Dominique Grimaldi, 1584-1585; Pompée Rochi de Lucques, 1585-1591; François Bordini, 1592-1596; Jérôme II Centelles, 1597-1608 ; Octave Mancini, 1610-1616 ; Fabrice de la Bourdaisière, 1616-1646 ; Louis II de Fortia, 23 sept. 1646-1657 ; François II Hallier, 1657-23 juil. 1659; Richard de Sade, 1660-27 juin 1663 ; Jean-Baptiste de Sade de Mazan, 4 sept. 1665-21 déc. 1707; Joseph de Guyon de Crochans, 1709-1742 ; François -Marie Manzi, 1742-1756; Pierre-Joseph Artaud, 1756-5 sept. 1760; Louis-Joseph Crispin des Achards de la Baume, 16 iév. 1761-1790.
La ville de Cavaillon est le centre d'un commerce très actif en blés, fruits, légumes renommés dans toute la région et dont certains, tels que les aulx et les melons, sont exportés en quantités très considérables.
La ville de Cavaillon porte :
d'azur à une tour de clocher d'argent au premier, accompagné au deuxième d'une tour crénelée d'argent, maçonnée de sable, moins haute que la première dont elle est séparée ; le tout sur une terrasse de sinople.
CAVAILLON (Gui de), seigneur provençal et troubadour, qui florissait au commencement du xiii® siècle. Il est souvent mentionné dans les documents relatifs à l'histoire de Provence, à partir de 1202, et il joua un rôle assez important dans la guerre des Albigeois. Partisan du comte de Toulouse, Raymond VI, il est le premier des barons méridionaux auquel le comte, au moment de partir pour TEspagne (1216), recommanda son jeune fils. La môme année, il prend part à l'assaut de Beaucaire. En 1222, il va à Paris remplir une ambassade auprès de Louis IX de la part de Raymond Vil; en 1224, à Rome, auprès du pape Honorius IV. En 1229, il figure parmi les otages du traité de Paris. Comme troubadour, il nous a laissé un sirventés et cinq ou six tensons ou coblas échangés avec d'autres poètes méridionaux, notamment avec la comtesse de Provence, Garsende de Sak^an, dont il passe pour avoir été l'amant, Ant. Thomas.
Armoiries de Cavaillon.
BiBL. : ScHULTz, Zu den Lebensverhàllnissen einiger Trobadors, dans la Zeitschrift fur romanische Philologie, 1885, pp. 123 et suiv.
CAVALAIRE. Baie du dép. du Var (arr. de Draguignan, cant. de Saint-Tropez, com. de Gassin), plage arrondie en arc de cercle entre la pointe de Cavalaire à rO. et le cap Tardier à l'E. ; défendue par la chaîne des Maures contre le mistral, et dominée par le mont des Pradels (524 m.), c'est un emplacement admirable pour une station hivernale.
CAVALCA (Domonico), écrivain italien, né à Vico, Pisano (Toscane), mort en 1342. Il appartenait à l'ordre de Saint Dominique. Il a composé un grand nombre de traités ascétiques en prose : Specchio dôlla croce, Specchio dei Peccati, Medicina del cnore, etc., publiés au xv^ siècle. Il a traduit le célèbre recueil latin intitulé Vitœ Patrum. Il s'est également exercé en vers et a célébré, dans une suite de 42 sonnets, le chevalier de Dieu, sa lutte contre le mal et la couronne qui l'attend au ciel. Toutes ces œuvres sont écrites dans une langue très claire et sont considérées comme testi di lingua,
Ant. Thomas.
BiBL. : Mauro di Polvica, Di un Codice del XIV secolo contenente le opère minori di frate Domenico Cavalca, dans le Propugnatore^ t. II, 2" partie, pp. 3 et suiv., et t. IX, 1^» partie, pp. 82 et suiv.
CAVALCA BO (Ugolino, marquis de), podestat de Crémone. Il se mit à la tête du parti guelfe contre les gibelins appuyés par Jean-Galéas Visconti. Fait prisonnier par ses adversaires, il fut remplacé par un de ses parents Carolo Cavalcabo. Un soldat de fortune, Fondolo, qui était l'ami des deux Cavalcabo, s'offrit comme médiateur et les massacra tous deux au repas oii il avait promis de les réconcilier (28 juil. 1406).
BiBL. : SiSMONDi, Hist, des répub. italiennes.
CAVALGABO-Baroni (Gaspare-Antonio), peintre, né en 1682 à Pieve di Sacco, près Roveredo, mort en 1759. Il étudia dans l'atelier de Balestra, à Venise, et dans celui de Carlo Maratta, à Rome ; ses tableaux rappellent surtout ceux de ce dernier. On voit de lui à Roveredo, dans l'église del Carminé, un Saint Simon Stock; et à Lorette, dans l'église de la Santa-Casa, une Cène et deux prophètes Elie et Elisée,
CAVALCADOUR. Dresseur de chevaux, terme servant à désigner plus spécialement des hommes d'écurie vigoureux, de véritables casse-cou, jadis employés par les écuyers de profession à débourrer les jeunes chevaux, c.-à-d. à leur donner les premiers éléments de dressage. On appelait cavalcadours de bardelle les hommes chargés de l'éducation des poulains nés dans les haras sauvages. Le titre d'écuyer-cavalcadour était porté sous l'ancienne monarchie par les officiers des écuries royales.
CAVALCANTE. Ville du Brésil, prov. de Goyaz, sur la rivière das Aimas ; 5,000 hab. environ. Mines d'or.
CAVALCANTI (Guido), célèbre poète italien, contemporain, compatriote et ami de Dante. Plus âgé que Dante, Guido Cavalcanti naquit avant 1259; dès 1284 il était membre du grand conseil de Florence. Il prit une part active aux querelles des Cerchi et des Donati qui ensanglantèrent la ville à la fin du xm« siècle. Partisan énergique des premiers, il faillit être assassiné pendant un pèlerinage à Saint-Jacques de Corapostelle par des émissaires de Corso Donati. Ce pèlerinage a laissé des traces d'un autre genre dans sa vie et dans ses œuvres ; en passant à Toulouse, il y devint amoureux d'une bourgeoise qu'il a chantée sous le nom de Mandetta. Au mois de juin 1300, les prieurs, parmi lesquels se trouvait Dante, se virent obligés d'exiler pendant quelque temps les chefs des deux factions rivales, au nombre desquels Cavalcanti était le plus en vue. Confiné à Sarzana, il y contracta le germe d'une fièvre maligne dont il mourut peu de jours après son retour à Florence (août 1300). On sait l'éloge que Dante fait de Cavalcanti comme poète ; il nous le montre ravissant la palme de la poésie lyrique au vieux Guido Guinicelli. La poésie de Cavalcanti est avant tout érudite et philoso-