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CAVATINE — CAVE

celles des Huguenots, de la Sonnambula, du Faust de Gounod (Salut, demeure chaste et pure); Tune des plus belles se trouve dans une scène de Mozart, Andromède (V, ci-dessus). Mais il est aussi des musiciens qui ont donné le nom de cavatine à telle ou telle partie de leurs œuvres instrumentales; Beethoven, par exemple, a nommé cavatine V Adagio molto espressivo de son grand quatuor en si bémol (op. 130). A. Ernst.

CAVATION (Escrime). La cavation est un moyen, après un coup porté et paré, de toucher, malgré la parade de l'adversaire. Ce coup se fait en ligne de quarte ou du dedans. On l'exécute, étant fendu, en renversant la main les ongles en dessous, aussitôt qu'on a senti le contact du fer du pareur, et en portant .franchement la main à droite. C'est une sorte de remise que l'on fait sur un adversaire qui ne riposte pas, ou qui, en parant, presse trop fortement sur le fer. Ce coup, à cause de son irrégularité, touche souvent ; mais il ne faudrait pas en abuser, car il prête trop au coup pour coup, chose qu'on doit surtout éviter en escrime. A. B-é.

CAVAZZA (Giovanni-Battista), peintre et graveur» né à Bologne vers 16^0. Il était élève de Jac. Cavedoneet de Guido Reni, et a laissé à Bologne des tableaux qui rappellent la manière de ses deux maîtres. On connaît de lui quelques compositions gravées à l'eau forte, le Christ en croix (in-ibl.); la Mort de saint Joseph (in-fol.) ; r Assomption. Une eau-forte représentant Saint Antoine prêchant dans le désert, porte la signature L. Cavazza, mgler pense qu'elle doit être de notre artiste.

BiBL. : Le Blanc, Manuel de Vamateur d'estampes. — Heineken, Dict. des artistes.

CAVAZZA (Pietro-Francesco), peintre bolonais, né en 4657, mort en 1733. Elève de J. Vani, il a peint quelques tableaux de sainteté dans la manière du Guerchin, mais il est plus connu comme amateur d'estampes que comme peintre; il en possédait une magnifique collection qui, après sa mort, passa entre les mains du comte Bolognetto.

CAVAZZA NI (Virginia), poétesse italienne, née à Venise vers 1650, morte dans les premières années du xviiï^ siècle. Elle écrivit: Fantasie poetiche (Venise, 1696, in-12) ; gli Inganni deWozio (Venise, 1701, in-8).

BiBL. : Ginevra Canonici Fachini, Prospetto biografico délie donne italiane rinomate in letteratura; Venise, 1824, in-8. — P.-L. Ferri, Bibliografia feminile italiana; Padoue, 1842, in-8.

CAVAZZI (Giovanni-Antonio), missionnaire italien, né à Montecuculo, dans le Modenais, mort à Gênes en 1 692. H appartenait à l'ordre des capucins, et passa plus de vingt années à prêcher l'Evangile au Congo et dans les royaumes voisins. La relation détaillée qu'il consacra à ces pays a été remise en bon style par le P. Fort, Alamandini et publiée sous ce titre : Istorica descrizione dei tre regni : Congo, Matamba ed Angola (Bologne, 1687, in-fol.; Milan, 1690, in-4). Cet ouvrage, très estimé et l'un des plus anciens sur ces contrées, a été trad. en franc, par le P. Labat : Relation hist, de VEthiopie occidentale (Paris, 1732, 5 vol. in-12).

CAVAZZOLA ou CAVAZZUOLA (Paolo), peintre véronais, mort à trente et un ans vers 1530. Elève de Moroni, il n'a laissé que peu de tableaux, parmi lesquels trois tableaux d'autel à San Bernardo de Vérone.

CAVAZZON! (Francesco), peintre et voyageur, né à Bologne en 1559. Il fut l'élève de Passarotti et des Carrache. Les seules œuvres que l'on possède de lui comme peintre se trouvent dans des églises de Bologne. Elles dénotent un habile dessinateur et un bon coloriste. On en trouvera la liste dans Luigi Crespi, Vite de' pittori Bolognesi (Rome, 1769, p. 19). Plusieurs auteurs du xviii^ siècle citent aussi de lui des modèles de dessins réunis sous le titre de : Esemplare délia nohil arte del disegno (1615); Trattato delsan viaggio dl Bologna al Santo Sepolcro di Gerusalemme (an. 1616) e di tut te

le cose piu mirabili de' Luoghi Santi, Le manuscrit de cette relation de voyage qui se trouvait jadis chez l'antiquaire Gioseffo Magnavacca, est aujourd'hui égaré. Il contenait, outre la description de la Terre-Sainte et des conseils aux pèlerins qui s'y rendent, des vues dessinées à la plume. — On attribue aussi à Cavazzoni les dessins d'après lesquels Augustin Carrache grava les armes de tous les papes et cardinaux. Mais cette attribution est discutée. Ch. Kohler.

BiBL. : Fantuzzi, Notizie degli scrittori Bolognesi; Bolop:ne, 1873, t. III, p. 163. — T. Tobler, Bibliot. geographica Palœstinas; Leipzig, 1867, in-8, p. 96.

CAVE. L Architecture. — Espace souterrain, naturel ou construit de main d'homme, et dans lequel on renferme les provisions de bouche, surtout les boissons et parfois aussi les combustibles. Les anciens Romains se servaient de caves voûtées, quelquefois de deux étages en hauteur, dans lesquelles les amphores, remplies de vin, étaient en partie enterrées dans le sable. Des fouilles exécutées en 1789, à Rome, non loin de la Porte du Peuple, firent découvrir une cave antique, composée de trois pièces étroites, placées à la suite l'une de l'autre et dont celle servant d'entrée avait le sol pavé de mosaïques et les murs et la voûte décorés de peintures en arabesques. Une autre cave, reconnue dans les dépendances de la villa Hadrienne, présentait une longue galerie sur les côtés de laquelle s'ouvraient de petits caveaux contigus. Celte disposition fut conservée dans les caves des châteaux et des abbayes du moyen âge, et quelques caves de cette époque, existant encore de nos jours, offrent des nefs dont les voûtes sont supportées par des piliers ou par des colonnes isolées. C'est aussi du moyen âge qu'il faut faire dater, dans les villes, l'habitude de disposer, sous les boutiques ou sous les grandes salles à rez-de-chaussée, un étage à demi souterrain, éclairé aussi largement que possible sur la rue et servant souvent d'atelier de travail ; usage qui s'est au reste conservé de nos jours dans certaines villes des Flandres et des Pays-Bas. — La construction des caves est soumise à certains règlements spéciaux au double point de vue de la voirie et du voisinage (V.§ m. Administration) et nous dirons seulement ici que, dans les villes, depuis que l'emploi du fer dans les planchers se répand de plus en plus, on abandonne l'habitude de voûter les caves et on les recouvre assez souvent de plafonds formés de voûlins en briques reposant sur des solives en fer. — Les anciennes carrières, exploitées aux abords des villes, ont souvent fourni de grandes caves naturelles, très importantes, et qu'il a sufB de consolider et de régulariser pour en tirer un parti avantageux ; c'est ainsi qu'en France, aux bords de la Loire et surtout dans les vignobles de la Champagne, en Allemagne, à Heidelberg et à Munich, on peut voir de nombreuses caves naturelles oSrant des galeries d'une grande longueur aboutissant à des pièces centrales polygonales ou circulaires, formant carrefour et rappelant assez bien, parleurs dimensions, les anciens trésors attribués à la première civilisation hellénique. Charles Lucas. II. Agriculture. — Les produits agricoles que l'on conserve dans les caves sont relativement peu nombreux, ce sont les pommes de terre, quelquefois les betteraves et les carottes et les boissons ferm entées, notamment le vin. Pour les pommes de terre et les carottes, les caves les meilleures sont celles où l'air se renouvelle facilement et où règne une température uniforme, où le thermomètre ne descend pas au-dessous de zéro. La maison Vilmorin- Andrieux ayant reconnu que la conservation des pommes de terre aérées était aussi parfaite que possible, a pris le parti de les conserver dans des paniers en osier gris, contenant en moyenne un hectolitre ; presque tous les tubercules qu'elle livre à la vente pour la plantation sont ainsi conservés. Ces paniers pouvant être^ placés sur deux rangées,. l'une au-dessus de l'autre, exigent relativement peu d'espace. Ce procédé de conservation, remarquable

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