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CANOT - CANOTAGE

bâtiment auquel il sont attachés avec la terre, ou avec les autres navires sur rade ; les canots peuvent aussi appartenir à l'outillage maritime d'un port de guerre ou d'un port de commerce. — Un bâtiment de l'Etat possède un nombre variable de canots, suivant ses dimensions et suivant le chiffre de son équipage. — Un cuirassé de premier rang en compte quatre, sans parler du canot à vapeur, que nous étudierons à part, tout à l'heure, et abstraction faite des autres embarcations, chaloupes, baleinières, youyous, etc. ; ces quatre canots sont : le grand canot qui peut, grâce à la force de son échantillon, remplacer souvent la chaloupe ; le canot du commandant, dont la dénomination caractérise suffisamment le service ; le canot major ^ destiné particulièrement aux officiers ; le canot de service, qui fait tous les matins le transport des vivres, la « poste aux chonx », et exécute en général tout transport courant de matériel et de personnel.

Armer un canot, c'est lui donner un équipage et le munir d'avirons, de voiles, de mâts, de gaffes, etc. A7iner en guerre un canot, c'est lui fournir, en outre des objets ci-dessus énumérés, une bouche à feu (canon revolver de 37 mill!m.)etses munitions, des armes portatives pour son équipage, des cartouches, des vivres et quelques objets ou outils indispensables en cas d'avarie. Les canots d'un bâtiment sont armés en guerre, soit lorsqu'on veut s'emparer d'un navire hors d'état de manœuvrer en le prenant à l'abordage, soit lorsqu'on veut effectuer à terre une descente de vive force. Dans le premier cas, le canot de service peut recevoir un appareil porte torpille (système Couteausse) ; mais c'est le plus souvent au canot à vapeur que ce rôle est réservé.

Canot a vapeur. — Embarcation analogue aux précédentes, mais mue exclusivement par une machine à vapeur qui actionne une hélice ; les canots à vapeur sont ordinairement en tôle, d'une longueur qui varie de 6'°"60 à 10 m., d'un poids de 2 à 6 tonnes, enfin d'une vitesse de 5 milles 5 à 10 milles à l'heure (milles marins). — Ces engins, précieux en rade pour la rapidité et la sûreté des communications, ont une valeur militaire très réelle : ils remorquent avec une vitesse moyenne de 6 à 7 milles, le chapelet formé par les embarcations du navire, armées en guerre pour Fabordage ou pour le débarquement ; ils portent, suivant le cas, soit un canon revolver de 37 millim, soit un appareil porte torpille plus solide et plus puissant que celui des canots à rames (appareil Desdouits) ; enfin, pour les opérations de nuit ils sont munis d'une lampe électrique à main de 200 becs Carcel.

Canots Berthon (Du nom de leur inventeur, M. Berthon). — Ce sont des embarcations très légères, constituées par une coque à double fond en toile, enduite d'un vernis spécial, et caractérisées par une disposition de la membrure, longitudinale au lieu de transversale, qui permet de le replier exactement comme on le fait d'une lanterne vénitienne de forme sphérique ; aussi les nommet-on souvent canots repliables. — L'avantage que présentent ces embarcations de tenir très peu de place les a fait adopter pour les torpilleurs.

Canots-tambour. — Embarcations à fond plat qui étaient disposées pour prendre place sur les tambours des navires à roues pendant la navigation : ces canots, très utiles en cas de débarquement, ont à peu près disparu avec les navires à roues eux-mêmes ; ils sont remplacés par les chalands (V. ce mot) de divers types.

Canot de sauvetage. — • Embarcation de solide échantillon, de formes affinées à l'arrière aussi bien qu'à l'avant, munie de caissons étanchcs destinés à la maintenir à flot si elle venait à se remplir d'eau, et qui est destinée à porter des secours auxnavires poussés sur la côte parie mauvais temps ; nous avons, disséminés sur notre littoral, un grand nombre de stations de sauvetage pourvues d'un ou plusieurs canots desauvetage dont les équipages sont désignés à l'avance parmi les meilleurs marins et les plus robustes de Finscription maritime. (V. Sauvetage.) R. 1),

CANOT (Pierre-Charles), graveur anglais, né à Paris en 1710, mort à Kentish-Town en 1777, après un séjour de trente-sept ans en Angleterre. Il passe pour un des bons graveurs de paysage anglais et a exécuté avec un égal bonheur une quantité de vues et de marines à Peauforte et au burin. ïl a gravé des Chasses, d'après Seymour, des Batailles navales, d'après R. Patonet Swaine, et des suites de Paysages et de Mdnnes, d'après Backhuysen, Claude le Lorrain, Jean Pillement, Van de Velde, etc. BiBL. : Le Blanc, Manuel de l'amateur d'estanipes. — Nagler, Kûnstler-Lexicon. — Heineken, Dictionn, des artistes, t. III, p. 567.

CANOTAGE. Jusqu'à ces dernières années, le mot canotage n'éveillait guère dans l'esprit que Fidée de promenades en rivière, sur de légères embarcations, montées par de joyeux couples, dont les refrains animés se répercutaient de Joinville à la Varenne, de Choisy-îe-Roi à Charenton et du Bas-Meudon à Bougival. C'était un simple divertissement, aimé de la jeunesse bruyante, célébré par les chansonniers, et qui ne passait pas pour être de très bon ton. Il n'en est plus de même aujourd'hui. On a compris que le canotage est un des exCTcices physiques les plus utiles à la santé et on en a fait un sport, un des sports les plus suivis et les plus cultivés en France. Il a ses principes, ses lois, ses sociétés régulièrement constituées, ses concours périodiques, ses journaux ; il est à la mode et même, comme actuellement la mode impose Feniploi de mots anglais, il a cédé à cette exigence : on ne dit plus un canotier, on dit un roivingman. Pour être un bon cavalier, il faut connaître le cheval; pour être un bon canotier, il faut connaître les divers bateaux que Fon peut avoir à monter. C'est donc par la description des principales embarcations que nous commencerons cette étude.

Aviron. — Les embarcations dont on se sert pour pratiquer l'exercice de l'aviron se ramènent à deux types principaux : Youtrigger et la yole. L'outrigger est un bateau dont le porte-nage est en dehors. Il a été importé d'Amérique il y a près de trente ans et a reçu depuis (en 1875) deux améliorations importantes : le système et le banc à coulisses (V. ci-dessous). L'outrigger se compose de : 1^ la quille ; 2^ Fétrave (l'avant) ; 3» l'étambot (arrière) ; Favant et l'arrière du bateau sont pontés; 4^ le plat-bord (contour du bateau sur lequel sont cloués l'hiloire et le bordage) ; 5« Fhiloire, partie exhaussée du bateau, à l'endroit des rameurs ; 6<^ les bancs ; 7« les sièges à coulisses ; 8^ la barre de pieds ; 9*^ les porte-nage, sur lesquels Faviron repose. Dans l'outrigger, les porte-nage ont de 30 à 40 centim. do saillie ; Faviron se trouve avoir ainsi un levier, dont le point d'appui est très éloigné du pouvoir moteur (le bras), ce qui accroît la force d'impulsion. Quant au siège à coulisse, sa supériorité sur le banc fixe est incontestable : il permet en effet au rameur d'allonger sans fatigue le coup d'aviron et de le rendre plus vigoureux. Il a en outre, Favantage de diminuer la fatigue des reins, et de demander un travail important et utile aux muscles des jambes; 10» le système ou point d'appui sur lequel portent les avirons; 11^ les avirons, en sapin, composés de trois parties : le manche, le bras et la palette.

L'outrigger se monte à un, deux, quatre, huit et douze rameurs. Il se monte en pointe, chaque rameur n'ayant qu'un aviron ; ou en couple, chaque rameur ayant deux avirons. L'outrigger à un rameur s'appelle skiff, L'outrigger à deux rameurs, en pointe {pair oars, en anglais), est très difficile à monter, car il faut que les deux rameurs aient même poids, môme taille, et même pratique. On préfère monter à deux en couple.

L'outrigger à quatre rameurs, en pointe ou en couple, possède un gouvernail mû au moyen de fils de laiton, dont l'extrémité est enroulée autour du pied d'un des rameurs. L'outrigger à huit rameurs, monté en couple, sans barreur, est le plus rapide des bateaux de course.

La yole diff'ère de Foutrigger en ce qu'elle a la nage fixée sur les plats-bords. Elle se divise en yole de mer et

CANOTAGE — CANOUIL - i

yole de rivière, cette dernière se distinguant de Tautre en ce que ses plats-bords ne sont pas continus. Au dernier congrès des sociétés d'aviron de France (20 janv. 1889), on décida de créer un type de yole, dite yole franche, destinée à servir à la fois aux courses et à f entraînement des rameurs. En voici les dimensions :

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