‹ La Grande encyclopédieChapitre 334 sur 397 · R. DE GOURMONT · texte numérisé non relu

R. DE GOURMONT

BiBL.: M.-G. Cristgau, De J. Caviceo dissertatio ; Francfort, 1741, in-4. — G. Anselmi, Vita di J. Caviceo; Venise, 1547, in-8. — Brunet, Manuel du libraire, t. 1.

CAVIER ou CAVER. C'est, à proprement parler, un vassal qui doit à son seigneur un service de cheval. Mais ces mots désignaient, dans quelques coutumes du midi de la France, Acqs, Labourd, Sole, Béarn, le seigneur foncier et bas-justicier. C'est aux caviers qu'étaient dus les cens, rentes et devoirs fonciers des héritages situés sur leur territoire. Au cas de vente d'un héritage dépendant du territoire du cavier, le vendeur devait lui faire connaître la vente avant de délivrer la possession, pour qu'il puisse ou la retenir pour lui-même ou en investir le nouvel acquéreur. En Béarn, il y avait trois ordres de noblesse, les barons, les caviers et les domengers. La cour du vie, ou cour des caviers, composée des seigneurs de cet ordre, jugeait dans un vie ou canton, les affaires des domengers. Les caviers étaient cités devant la cour majour composée de douze barons, choisis eux-mêmes parmi les caviers. G. R.

BiBL. : DeMarca, Histoire du Béaim, liv.II,chap.xxiv, — A. Mazure et J. Hatoulet, Fors de Béarn.— Encyclopédie méthodique^ Jurisprudence, t. If, v° Cavier,

CAVIGNAC. Com. du dép. de la Gironde, arr. de Blaye, cant. de Saint-Savin ; 901 hab.

CAVIGNY. Com. du dép. de la Manche, arr. de Saint- Lô, cant. de Saint-Jean-de-Daye ; 655 hab.

CAVIIDÉS (Mamm. etPaléont.). Famille de Rongeurs propres à PAmérique méridionale et qui renferme les plus grands Rongeurs connus (V. Cabiai). On place dans cette famille les genres Cavià (dont le type est le Cobaye ou Cochon dinde), Kerodon, Dolichotis et Hydrochœrus (Cabiai). A l'époque tertiaire, cette famille avait de nombreux représentants dans le même pays : outre les genres encore vivants, les genres éteints Caviodon (Ameghino), Procavia, Contracavia, Cardiatherium, Eocardia, Schistomys, Phanoniys, Hedymys, Pleyochœrus, Phugatherium, Strata^ Cardiomys, Cardiodon, Anchimys, etc. (Amegh.), représentent ce type dans les couches oligocènes de la République Argentine et post-pliocènes (quaternaires) des cavernes du Brésil. Ce qui est plus remarquable encore, c'est que cette famille était également représentée en Europe à l'époque oligocène, d'après les travaux récents de Schlosser (1884); les

débris fossiles provenant de l'oligocène de France (phosphorites ,du Quercy) décrits par Filhol sous le nom à' Issiodoromys minor auraient appartenu à un animal voisin des Cobayes et des Kerodon de FAraérique du Sud. C'est le g. Neso kerodon (Schlosser), qui a deux espèces provenant de ce gisement : N, minus et N, quercyi (V. Cabiai et Cobaye). E. Trouessart.

CAVILLARGUES (Cavillanicœ) . Com. du dép. du Gard, cant. de Bagnols, dans la vallée de la Tave, petit affluent du Rhône ; 737 hab. Au moyen âge, faisait partie de la vi guérie de Bagnols, créée au xiv^ siècle, et du diocèse d'Uzès. L'église était à la collation de Tévêque. En 1418, il fut du nombre des lieux qui embrassèrent le parti d'Isabeau de Bavière et des Bourguignons ; il fut ravagé par la peste en 1588. Au xviii® siècle, Cavillargues était dans la baronnie de Sabran. Grottes autrefois habitées, attribuées par les habitants aux Sarrasins; nombreux débris romains, dont un curieux bas-relief en pierre, découvert en 1845 et représentant un combat de gladiateurs, sur lequel on peut consulter un mémoire d'Auguste Pelet {Académie du Gard, années 1850-1852, pp. 35-41) ; château de la Fare, construit par le maréchal de ce nom .

CAVILLON. Com. du dép. de la Somme, arr. d^Amiens, cant. de Picquigny; 208 hab.

CAVILLOT(Mar.) (V. Cabillot).

CAVINO (Giovani), dit là Padouan, gra;eur en médailles italien, né à Padoue vers 1500/ mort en 1570. Cet artiste sans scrupules, associé à son confrère Alessandro Bassiano, abusa de son talent pour imiter (avec une rare perfection, il faut le dire), des médailles anciennes vendues ensuite comme authentiques. On manque de renseignements biographiques sur Cavino, dont les œuvres ont cependant été étudiées dans un opuscule spécial, resté manuscrit, de Thomas Lecointe. Cet amateur avait réuni les principales médailles du Padouan, au nombre de cent vingt-deux, et légua, en 1670, cette collection à l'abbaye Sainte-Geneviève ; elle se trouve maintenant à la Bibliothèque nationale. Du Moulinet fit reproduire ces médailles dans l'ouvrage intitulé le Cabinet de la Bibliothèque Sainte-Geneviève (Paris, 1692, in-foL). On remarque parmi les plus curieuses pièces celle qui représente Jésus-Christ, avec son nom en exergue ; celle d'un Quirinus, qui se prétendait probablement issu du fondateur de Rome, puisqu'il avait tait mettre au revers la louve et les deux jumeaux avec l'inscription : Perpétua soboles, et enfin celle gui présente le profil des deux associés, Cavino et Bassiano. Ad. T.

BiBL. : M. MoNTiGNv, art. dans le Cabinet de l'amateur de Plut. — Armand, les Médailleurs italiens des xv» et xvi" siècles.

CAVITE. Prov. de l'île de Luçon, archipel espagnol des Philippines. Pays accidenté et fertile, situé au S. de Manille, entre la baie de ce nom, la mer et les prov. de Laguna et de Batangas ; 173,000 hab. — Capitale de la prov. du même nom, à 13 kil. de Manille. Port de guerre plus sûr que celui de Manille pendant la mousson du S.-O.; 15,000 hab.

CAVO (Andrés), historien hispano-mexicain, né à Guadalaxara (Nouvelle-Galice) le 21 janv. 1739, mort après 1794. Entré dans la Compagnie de Jésus en 1758, il fut employé dans les missions et se retira en Italie après l'expulsion de l'ordre (1767), dont il a conté les tribulations dans la vie de son ami le P. Parreno : De Vita Jos. JuL Parrenni, Havanensis (Rome, 1792, in-4). Il laissa en manuscrit un important ouvrage sur l'histoire du Mexique de 1521 à 1766, publié par C.-M. de Bustamante, sous le titre de Los Très Siglos de Méjico durante et gobierno espanol (Mex., 1836-8, 2 vol., pet. in-4, avec l vol. d'additions; 2« édit., 1852; 3% Jalapa, 4860). B-s.

CAVOIE (Louis d'OoER, marquis de), officier français, ne en 1640, mort le 3 fév. 1716. Saint-Simon, qui

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