CAZALLA — GAZE
8,322 hab. Climat froid ; sol montaeux, qui produit des arbres fruitiers, des vignes, des oliviers ; industrie minière, forges et fonderies de cuivre, de fer, d'argent; pyrites.
GAZALRENOUX. Corn, du dép. de l'Aude, arr. de Castelnaudary, cant. de Fanjeaux ; 246 hab.
CAZALS. Ch.-l. de cant. du dép. du Lot, arr. de Cahors; 876 hab.
CAZALS (Casales), X.om, du dép. de Tarn-et-Garonne, arr. de Montauban, cant. de Nègrepelisse, surl'Aveyron; 438 hab. Sur la colline qui domine Cazals sont des dolmens et des ruines de plusieurs villas gallo-romaines. — La seigneurie de Cazals fut seule réservée, avec celle de Mirabel, à la couronne de France, lorsque le roi Jean céda la Guienne aux Anglais, en 4360.
GAZA M AN CE. Fleuve de Sénégambie, dont l'embouchure se trouve par 12<^ 35^ de lat. N. et 19^8^ de long. 0. Ses sources, encore inexplorées, sont au pied des terrasses du Khabou, à une distance approximative de 300 kil. du littoral à vol d'oiseau. Son bassin est resserré entre ceux de la Gambie au N. et du rio Cacheo au S. Son nom, qui date des explorations de Ca-da-Mosto, au xv^ siècle, signifie Grand chef (mansa)(^^5 Cassa, Les Cassa, branche des Bagnoun, étaient alors tout-puissants dans le bassin du fleuve, et leMansa régnait au village aujourd'hui ruiné de Brikam. Dans la majeure partie de son cours, la Cazamance est plutôt un estuaire qu'un fleuve ; sa barre, percée de trois graus, n'a que S m. à basse mer et 4 à marée haute ; puis, par intervalle, des fonds de 40 à 45 m., assez loin en remontant le cours, et un lit de 2 à 5 kil., jusqu'à Sedhiou (475 kil. de la mer). La profondeur moyenne ne dépasse guère 2 m. Le seul affluent important est sur la rive droite, le Songrogou (Sào Gregorio des Portugais). D'innombrables marigots relient le système fluvial de la Cazamance à ceux de la Gambie et du Cacheo. Les rives du delta sont couvertes de mangliers. Au xvi® siècle, les Portugais s'établirent sur ses bords ; plus tard, les Anglais y eurent des factoreries. En 4828, les Français achetèrent l'Ile de Djogué, au N. de l'embouchure ; en 4836 et 4837, ils occupèrent les îles de Carabane et de Guimbering et fondèrent Sedhiou, à l'endroit (r. d.) oh s'arrête la navigation des goélettes. Ils acquirent (r. g.) le comptoir portugais de Ziguinchor. Aujourd'hui, les droits de la France s'étendent virtuellement sur tout le bassin de la Cazamance, jusqu'à la haute Gambie et la Falémé. Sedhiou, appelée aussi Francès-Kounda (demeure des Français) est une station à la fois militaire et commerciale ; vastes entrepôts ; centre de l'exploitation des arachides. Après Sedhiou, par ordre d'importance, Carabane, Saint-Georges, Ziguinchor. Les quatre principaux groupes de populations sont les Feloups, dans les îlots marécageux du bas fleuve, les Bagnouns, dans la partie moyenne, les Balantas au-dessus des Bagnouns; les Mandingues, peuple envahisseur venu de l'E., mélangés de Peuls et de Saracolets. La principale production du bassin de la Cazamance consiste en arachides. Le riz, les peaux, la cire, l'huile de palme, le coton viennent ensuite. La population du bassin peut être évaluée à une centaine de mille habitants. J. de Crozals.
CAZARIL. Corn, du dép. de la Haute -Garonne, arr. de Saint-Gaudens, cant. de Montréjeau ; 304 hab.
CAZARIL-Laspènes. Com. du dép. de la Haute-Garonne, arr. de Saint-Gaudens, cant. de Bagnères-de- Luchon ; 400 hab. Située à l'entrée des deux vallées d'Oulel et de l'Arboust, cette localité renferme quelques débris antiques, qui prouvent qu'elle était habitée dès avant le moyen âge. Après avoir fait partie du comté de Comminges, elle devint la propriété des barons de Montespan. Eglise avec abside du xi® siècle, dont le porche renferme deux inscriptions romaines encastrées. Cloche datée de 4744.
CAZAR1LH. Com. du dép. des Hautes-Pyrénées, arr. de Bagnères-de-Bigorre, cant. de Mauléon-Barousse ; 272 hab.
CAZATS. Com. du dép. de la Gironde, arr. et cant, de Bazas ; 369 hab.
CAZAU. Vaste étang situé en partie dans le dép. des Landes et en partie dans celui de la Gironde, au S. de la Teste de Buch; sa superficie est d'environ 7,000 hect., son pourtour de 40 lui.; il a 42 kil. de long sur une largeur moyenne de 5 kil. Sa profondeur maximum est de 5 m.; son altitude de 20 m. au-dessus du niveau des basses mers. Il est entouré de tous côtés de vastes forets de pins. Au S. il reçoit la Gourgue, et déverse une partie de ses eaux dans la mer par l'étang de Biscarosse, le lac d'Aureilhan et la bouche de Mimizan ; au N. il envoie ses eaux dans le bassin d'Arcachon par un canal naturel nommé Craste.
CAZAU BON. Ch.-l. de cant. du dép. du Gers, arr. de Condoni, sur une colline dominant le confluent de la Douze et du Luby; 2,845 hab. Eaux-de-vie. Restes des portes et d'anciens remparts. Eaux minérales au hameau de Barbotan (V. ce nom).
CAZAUGITAT. Com. du dép. de la Gironde, arr. de La Réole, cant. de Pellegrue ; 438 hab.
CAZAU NOUX. Com. du dép. de la Haute-Garonne, arr. de Saint-Gaudens, cant. d'Aspet ; 320 hab.
CAZAUVIELH (Octave), homme politique français, né le 4 mai 4834. Entré dans la vie poHtique lors des électians législatives générales du 24 août 4884 comme candidat républicain dans la cinquième circonscription de Bordeaux. 11 n'est élu qu'au scrutin de ballottage par 40,642 voix contre 5,536 obtenues par le candidat monarchiste. Aux élections du 4 oct. 4885, il est sur la liste des républicains modérés et est élu au deuxième tour de scrutin le deuxième sur onze par 89,i53 voix sur 461,930 votants. Enfin, aux élections du 22 sept. 4889, candidat de nouveau dans la cinquième circonscription, il passe au premier tour de scrutin avec 44,900 voix battant M. de Carayon-Latour, monarchiste, qui n'en avait obtenu que 7,946. Louis Lucipia.
CAZAUX. Com. du dép. de l'Ariège, arr. de Pamiers, cant. de Varilhes ; 204 hab.
CAZAU X-d'An(îlès. Com. du dép. du Gers, arr. d'Auch, cant. de Vicq-Fezensac ; 442 hab.
CAZAU X-Debat. Com. du dép. des Hautes-Pyrénées, arr. de Bagnères-de-Bigorre, cant. de Bordères ; 85 hab. CAZAU X-Fréchet. Com. du dép. des Hautes-Pyrénées, arr. de Bagnères-de-Bigorre, cant. de Bordères ; 455 hab.
CAZAUX-Layrisse. Com. du dép. de la Haute-Garonne, arr. de Saint-Gaudens, cant, de Saint-Béat; 466 hab. CAZAU X-Savês. Com. du dép. du Gers, arr. de Lombez, cant. de Samatan; 296 hab.
CAZAUX-ViLLECoMTAL. Com. du dép. du Gers, arr. de Mirande, cant. de Marciac; 227 hab.
GAZAVET. Com. du dép. de l'Ariège, arr. de Saint- Girons, cant. de Saint-Lizier ; 529 hab. Cette localité, située dans le vallon de Gouarèze, possède plusieurs grottes justement célèbres; la plus remarquable, celle de Lestelas, dans la forêt et près du pic de ce nom (haut. 4,254 m.), a plus de 200 m. de profondeur; stalactites et stalagmites remarquables; au fond un petit lac. Les autres grottes, dont l'une s'appelle grotte de la Mouline, sont également remarquables. De l'une d'elles sort un ruisseau extrêmement limpide. Le pays avoisinant Cazavet était habité dès l'époque romaine et peut-être plus anciennement. Au moyen âge, il fit partie du diocèse et du comté de Couserans ; plus tard, il appartint aux comtes de Comminges. Restes peu importants d'un château du xri^ ou du xiii® siècle.
BiBL. : BulletiJi monumental y XXXI, 146-147. GAZE (Jean-François), administrateur et publiciste français, né à Montauban le 49 mars 4784, mort à Madrid le 4^^ fév. 4854. S'étant lié, pendant un voyage en Espagne, avec Cabarrus, il fut, en 4808, conduit par ce ministre à Bayonne et employé par Napoléon à rédiger
GAZE - GAZEAUX
dans le Moniteur des articles explicatifs des événements qui amenèrent Tabdication de Charles IV et l'avènement du roi Joseph. Sous le règne troublé de ce dernier, il fut successivement trésorier de la couronne, administrateur général de la Vieille-Castille et, à partir de 4842, secrétaire général du gouvernement du nord de l'Espagne. La chute de l'Empire le rejeta dans la vie privée. Sous la Restauration, il employa ses loisirs à écrire. La révolution de 4830 lui valut d'être appelé, sous le général Clausel, au secrétariat général du gouvernement de l'Algérie. Mais il n'y resta que peu de mois et, à dater de son retour (4831), ne remplit plus aucune fonction publique. Parmi ses publications, on doit citer : Réflexions sur la situation de l'Espagne sous le rapport financier (Paris, 4824, in-8) ; la Vérité sur V Espagne (Paris,
4825, in-8) ; de la Congrégation des jésuites (Paris,
4826, in-4) ; les Agraviados d'Espagne (Paris, 4827, in-8); Réfutation de l'histoire de Napoléon par W» Scott (Paris, 4827, 2 vol. in-42); Notice sur Alger (Paris, 4834, in-8); il a, en outre, traduit en espagnol VHistoire de Napoléon^ par de Norvins, et VHistoire de la Révolution française, de Thiers. A. Debidour.
CAZE (Edmond-Marie-Justin), homme politique français, né le 46 spt. 4839 à Toulouse. Pendant les dernières années de l'Empire, docteur en droit et avocat inscrit au barreau de sa ville natale, il fait de l'opposition au gouvernement impérial et est, sans succès, candidat aux élections générales de 4869. Il est plus heureux aux élections du 20 févr. 4876, lors de l'organisation de la Chambre des députés par suite de l'application des lois constitutionnelles de 1875. Candidat dans Parr. de Villefranche, il est élu au second tour de scrutin, battant les trois candidats monarchistes, MM. de Lamothe, d'Auberjon et Piou. Il a 6,712 voix. M. Gaze est un des 363 députés qui protestent par leur vote contre le coup d'Etat du 46 mai 4877. Aussi a-t-il contre lui un candidat officiel aux élections du 44 oct., qui suivirent la dissolution de la Chambre. Il est battu, mais l'élection de son adversaire est invalidée, et le 3 mars 4878, il revient à la Chambre n'ayant pas eu de concurrent. En 4881, le 24 août, il a contre lui M. d'Aiguesvives, bonapartiste, qui échoue avec 6,536 voix contre 7,307 données à M. Gaze. Gambetta le nomme sous-secrétaire d'Etat à l'agriculture, dans le cabinet dont il prend la présidence le 44 nov. 4881 et qui tombe le 26 janv. 4882. Aux élections de 4885, qui eurent lieu au scrutin de liste, M. Gaze n'est pas élu . Il ne revient à la Chambre que le 22 sept. 4889, élu encore par l'arr. de Villefranche, battant M. Jaffary, monarchiste, qui n'obtient que 6,706 voix contre 7,842 données au candidat républicain. Louis Lucipia.
CAZE (Robert), littérateur français, né à Paris le 3 janv. 4853, mort à Paris le 28 mars 4886, des suites d'un duel. Tout jeune encore, à la fin du second Empire, Gaze prit part à la fondation de plusieurs feuilles littéraires, telles que la Joute^ la Jeunesse, où furent insérés ses premiers vers, avec ceux de Richepin, de Vermersch, etc. ; puis la politique le prit, il collabora à la Tribune du peuple et au Démocrate. Lors des événements de mai 4874, attaché au département des affaires étrangères, il sauva d'une destruction imminente l'inestimable collection de nos archives diplomatiques, détail peu connu qui lui donne droit à la reconnaissance des érudits et des lettrés. Retiré en Suisse, il s'y maria et fut chargé d'un cours de littérature au collège de Porentruy. En même temps, il écrivit divers recueils de poésies dont l'un entre autres, les Poèmes de la chair, fut édité à Paris en 4873. De retour en France (1880), Gaze rentra dans la presse et fut successivement rédacteur au Globe, à l'Intransigeant, au Réveil, au Voltaire, au XIX^ siècle, enfin à la République française. Chroniqueur de talent, il a publié, en outre, plusieurs volumes de nouvelles et des romans d'observation qui le classèrent dans un rang fort honorable parmi les jeunes écrivains contemporains :
le Martyre d'Annil (4883), Femme à soldats (4884), les Bas de Monseigneur, rElève Gendrevin, la Semaine d' Ursule (iSS^); Paris vivant, Dans fintimité {iSS6); Grand'Mère, Deux plaquettes de vers, d'un scepticisme élégant et raffiné, les Parfums (4885) et lesMots(i%m), ont été tirées à de rares exemplaires pour les amis du poète. A. T.
GAZEAUX-de-Larboust. Com. du dép. de la Haute- Garonne, arr. de Saint-Gaudens, cant. de Bagnères-de- Luchon; 220 hab. On appelle vallée de l'Arboust une vallée arrosée par le' gave de l'Arboust, et qui vient se rattacher à celle de Luchon, à PO. de cette dernière ville. Tout ce pays a été habité à l'époque romaine et même antérieurement, et le lieu de Gazcaux est certainement fort ancien, on y a trouvé une inscription antique, aujourd'hui encastrée dans les murs de l'église. Mais Gazeaux est moins riche en antiquités que les localités voisines : Saint-Aventin, Garin, Saint-Tri tous. Par contre, on y trouve une curieuse église du xu« siècle, avec d'intéressantes peintures du xv^. L'église est de style roman, voûtée en berceau et très fruste. Les peintures représentent
Eglise de Cazeaiix, d'après une photographie des archives de la Commission des monuments historiques,
diverses scènes de l'Ancien Testament, le jugement dernier et les visions apocalyptiques de saint Jean. L'artiste inconnu était du midi de la France, et a mis des légendes en provençal au bas de ses fresques. Ces peintures sont très curieuses et paraissent se rattacher à l'école de peinture languedocienne, encore aujourd'hui mal connue. Des deux auteurs qui les ont examinées, l'un, Dumège, les a comparées aux célèbres peintures de Sainte-Cécile d'Alby; l'autre, M. l'abbé Ganeto, a, sans plus de raison, rapproché de ces fresques d'un style barbare les œuvres d'Orcagna et de Fra Angelico, et soutenu que Pauteur devait être un clerc. Ce sont là suppositions gratuites. Les peintures de Gazeaux n'en sont pas moins des plus curieuses. Sur le territoire de Gazeaux, débris de l'âge de la pierre polie. A. Molinier.
BiBL. ; Dumège, dans les Mémoires de la Sociétéarchéologique du midi de la France, VI, 263-324, avec planches.— Caneto, De Quelques Monuments d'art chrétien du versant septentrional des Pyrénées ; Auch, 1866, p. 29.
GAZEAUX (Paulin), accoucheur français, né à Bordeaux en 1808, mort à Paris en 1862. Reçu agrégé en 1844, il fit pendant quelques années des cours très suivis, puis en 1851 fut nommé membre de l'Académie de médecine.