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GAZETTE

Les appareils au moyen desquels on malaxe les pûtes à cazeltes sont les malaxeurs à axe vertical ou à axe horizontal ; nous ne décrirons que le premier (fig. 2) : A est un arbre vertical portant les couteaux, B le couteau

Fig. 2. — Malaxeur à axe vertical.

inférieur destiné à racler le fond de la tonne ; G une porte servant à nettoyer l'intérieur de la tonne; D une petite porte pour la sortie de la pâte ; E une rigole en bois pour écouler la pâte ; G les couteaux effilés pour diviser la pâte.

Fig. 3. — Tour français pour le façonnage des cazettes.

Cet appalail donne de bons résultats au double point de vue de la perfection et de la somme du travail produit.

Pour façonner les cazettes, l'ouvrier se sert d'un tour français, composé d'un volant en bois A (fig. 3) mis en mouvement avec le pied par l'ouvrier assis sur la selle inclinée B; ce volant est traversé par un arbre vertical

. 4. ~- Moule pour étuis ovales.

en fer C, maintenu dans une crapaudine D et dans un collier E, et qui porte sa tête de tour avec emmanchement à vis ; F est la table du travail du tour, et G la planchette où sont placées les pièces terminées. Les cazettes sont moulées extérieurement et calibrées à l'intérieur au moyen d'un calibre en métal qui s'emboîte, à son extrémité inférieure, dans une crapaudine. Voici comment l'ouvrier procède pour les exécuter : il jette d'abord un ballon de pâte, d'une grosseur suffisante, dans le creux du moule en plâtre, puis il frappe fortement sur ce ballon de manière à le répartir autour des parois intérieures du moule ; il met ensuite son tour en mouvement et, à l'aide de la main, ébauche l'intérieur de la cazette; il termine en se servant d'un calibre, dont le talon s'appuie sur le rebord du moule. Par cette dernière manœuvre, l'ouvrier détermine exactement le profil intérieur de son vaisseau, et enlève l'excédent de pâte. En séchant, la cazette se détache du moule que l'on a préalablement saupoudré de sable fin. Pour les étuis ovales, on les moule sur des appuis A (fig. 4) ; l'intérieur porte une saillie en fer B ovale, servant à guider le calibre C, qui porte une petite encoche B : le calibre donne la forme intérieure du moule.

La consommation des cazettes dans une fabrique étant très considérable, on a dû songer à les fabriquer de la façon la plus économique possible. Pour obtenir ce résultat, on se sert de tours mus par un moteur mécanique ou de la machine à calibrer les cazettes, de l'invention de M. Faure, et qui est analogue à la machine à calibrer les assiettes (V. Calibrage, Céramique).

La forme et les dimensions des cazettes sont subordonnées aux dimensions et aux formes des pièces qu'elles sont destinées à renfermer, et aussi à la composition de ces pièces. Lorsque les poteries sont sans glaçure et que leur pâte ne se ramollit pas au feu nécessaire à la cuisson, on peut les placer dans les étuis les unes sur les autres (fig. 5) de manière qu'elle se soutiennent mutuellement, mais en ne portant pas cet entassement jusqu'à ce qu'il y ait écrasement. On voit comment se fait l'encastage dans des étuis qui ne'perdent pas de place ; sur le cylindre en bois C on place le support B après avoir descendu l'étui en A; les assiettes D sont placées les unes dans les autres, et pour les encaster il suffit de relever l'étui. Sans cette disposition, il faudrait donner aux cazettes un diamètre plus considérable , permettant d'introduire la main ou les doigts pour le placement des objets à cuire. Mais lorsque ces poteries sont recouvertes d'une glaçure qui se transforme en verre sous l'action du feu, on ne peut les faire se supporter elles-mêmes;

Fig. 5.

— Encastage dans les étuis.

Fig. 6. ■

- Encastage avec pernettes.

GAZETTE — CAZILHAC

Fig. 7. — Gazettes exposées au coup de feu.

il faut éviter qu'elles se touchent et encore ne doiventelles toucher aux parties qui les supportent que par les points les moins nombreux. Les assiettes A sont alors soutenues par des pernettes P (fig. 6) encastrées dans les parois de la cazette G, ou bien par des pernettes appuyant sur l'assiette suivante. Pour la porcelaine, il y a quatre types principaux de cazettes que nous allons passer en revue. La fig. 7 nous montre les cazettes qui forment les piles du massif qui se trouve en face des bouches d'alandiers, et qui est destiné à recevoir le coup de feu. Vers le commencement de ce siècle, un figuriste du nom d'Allard, fabricant de terres cuites, termina ses cazettes pour gagner de la place au four, non pas par un fond plat, mais par une dépression qui pénétrait dans la cavité de la pièce portée par la cazette immédiatement placée dessous; ces cazettes (fig. 8) étaient à fond plein A ou troué B ; dans ce dernier cas, on ajoutait, pour porter la pièce, un rondeau dressé régulièrement.

Ces cazettes, encore très employées pour la cuisson des assiettes, doivent être assez grandes pour que les pièces y entrent commodément; il est nécessaire que, du bord du marli de la pièce à la paroi intérieure de la cazette, il y ait un peu d'espace ; outre que l'encastage y gagne en facilité, les petits grains de sable qui, pendant la cuisson, peuvent s'échapper du colombin qui lute les deux cazettes, et tomber sur l'assiette, glissent sur l'espace laissé libre entre la paroi de la cazette et le bord du marli; cet espace doit être de 5 millim. L'épaisseur des parois de la cazette varie avec la dimension de celte cazette elle-même. Dans la cazette destinée à contenir l'assiette de 8 pouces, la partie supérieure a de dix à douze lignes, c.-à-d. 0«^024 ou O'^OS d'épaisseur, plus bas elle n'a plus que trois lignes, soit moins de O'^Ol d'épaisseur. A Sèvres, on emploie un système de cazettes plus cotiteux, mais qui procure un bénéfice de 30 «/o, tant par la place qu'il fait gagner que par la réduction du nombre d'avaries. Cet encastage a été imaginé par M. Régnier, dont on lui a donné le nom. Les principes sur lesquels il est fondé sont les suivants : il ne faut jamais gêner les mouvements du fond d'une cazette par le poids des cazettes supérieures, et en rendant le fond indépendant, il se casse rarement ; or, ce sont ces fêlures qui jettent le plus de grains: les supports sont abrités de l'action directe du feu. La pâte des cerces à talon est composée de :

Argile plastique ordinaire lavée. ... 40 Ciment no 2 60

Fig. 8. — Cazettes d'Allard.

Celle des plateaux intérieurs :

Argile plastique ordinaire lavée. . . 20

Argile plastique de première qualité. 20

Ciment nM . . . ., 30

Sable quartzeux écrasé 30

La figure 9 indique l'encastage Régnier appliqué aux assiettes : A sont les cerces extérieures, B le porte-pièce inférieur, G le porte-pièce support inférieur du bas de pile, D le porte-pièce support supérieur, E l'espace réservé à l'assiette. Dans l'emplacement nécessaire pour les anciens

encastages à la cuisson de cinq saladiers, on en met sept avec l'encastage actuel (fig. 40) : A est la cerce extérieure, B le portepièce, C le support rondeau dressé, D l'espace réservé au saladier. Quelque soin que l'on apporte à façonner les plateaux, quelque réfractaire que soit leur composition, leur fond se déforme toujours un peu à chaque cuisson. Dans l'encastage Régnier le fond remplaçant le rondeau doit être parfaitement

Fig. 9.

Encastage Régnier.

dressé à chaque fournée; on y parvient en faisant tourner avec du sable une cerce du diamètre du pied.

Fig. 10. — Encastage Régnier pour saladiers.

La cazette dite à plein-fond a son fond plat, on s'en sert pour cuire les tasses, et les menus objets qui reposent sur un rondeau, lequel est séparé de la cazette par un colombin. Un bon nombre d'objets cuisent avec leurs couvercles ; une ouvrière, la retoucheuse, est alors chargée de leur faire subir l'opération du bridage, qui consiste à enlever l'émail sur les parties de la pièce et du couvercle qui se trouvent en contact. Les parties bridées reçoivent ensuite une couche de composition ci-contre : 50 % d'argile et 50 ^lo de sable quartzeux. On comprend que ces précautions sont prises afin d'éviter le collage. De nombreux systèmes de cazettes dépendant des objets à cuire sont encore employés, mais ils rentrent tous plus ou moins dans les types que nous avons décrits, et nous renverrons pour les cazettes spéciales à l'article sur l'encastage (V. Encastage). Quelque soin que l'on apporte à la composition de la pâte des cazettes et à leur façonnage, un certain nombre d'entre elles, de 40 à 50 **/o, se brisent lors de la première cuisson. Lorsque ces cazettes ne sont pas cassées en plus de trois parties, on peut encore les utiliser; pour cela, chaque fragment est frotté et usé avec soin à l'extrémité où a eu lieu la cassure ; puis cette partie est blanchie, c.-à-d. que l'on y passe une légère couche d'émail de porcelaine. Ces précautions sont prises afin d'éviter qu'à la cuisson, des grains se détachant de la cazette viennent tomber sur la pièce. Les fragments de chaque cazette brisée sont réunis et maintenus par une cheville. L. Knab.

CAZEVIELLE. Com. du dép. de l'Hérault, arr. de Montpellier, cant. des Matelles ; 69 hab.

CAZIDEROQUE. Com. du dép. de Lot-et-Garonne, arr. de Villeneuve-sur-Lot, cant. de Tournon-d'Agenais ; 437 hab.

CAZILHAC. Com. du dép. de l'Aude, arr. et cant. (E.) de Carcassonne ; 226 hab.

CAZILHAC — CAZIN

CAZILHAC. Com. du dép. de l'Hérault, arr. de Montpellier, cant. de Ganges; if 11 hab.

CAZILLAC. Com. du dép. du Lot, arr. de Gourdon, cant. de Martel, sur un affluent de la Tourmente; 1,336 bab. Ruines d'un château féodal.

CAZIMI ouCAZUMON (Astron.). Nom donné parles astronomes arabes au disque du soleil. Lorsqu'ils disent qu'un astre est encazimi^ ils expriment que sa distance au centre du soleil est moindre que le rayon de cet astre, c.-à-d. qu'il est projeté sur (ou derrière) le disque du soleil. L. Barré.

CAZIN (Jeu) (V. Billard, t. VJ, p. 847).

CAZIN (Hubert-Martin), célèbre imprimeur et libraire, né à Reims le 22 mai 1724, mort à Paris le 5 oct. 1795. Il était fils de Jacques Cazin, libraire lui-même, auquel il succéda en 1755; il remplit ensuite, de 1778 à 1779, la charge de syndic-adjoint des libraires de Reims. A peine établi, il commença la publication de la petite bibliothèque in-18, qui porte encore aujourd'hui son nom, et qui lui valut, dès cette époque, une immense réputation. Cazin en profita bientôt pour se livrer à un genre de commerce fort dangereux alors, la vente des livres prohibés. Aussi, dès le 23 déc. 1759, un arrêt du conseil le destitua de sa qualité de libraire à Reims. Réhabilité cependant, il fut de nouveau cassé le 28 déc. 1764, pour un semblable motif. Malgré cet accident, il ne cessa pas de tenir un rang assez honorable dans la corporation des libraires rémois, puisqu'en 1774 il s'intitule libraire de l'Université. Toutetois, lassé des persécutions policières auxquelles il était en butte, Cazin abandonna sa ville natale, en 1784, et vint se fixer définitivement à Paris. Là, ses affaires subirent encore diverses vicissitudes ; néanmoins, ses relations brillantes avec les littérateurs du temps, Mérard de Saint-Just, Mercier de Compiègne, La Harpe, Champfort, Condorcet, Rivarol, etc., qui fréquentaient assidûment sa boutique, contribuèrent à le maintenir longtemps dans une certaine aisance. La Révolution vint disperser les habitués de sa maison, et la Terreur acheva sa ruine, Cazin, à cause de son libéralisme et de sa liaison avec les encyclopédistes dont il se taisait volontiers l'interprète, avait été mis plus d'une fois à la Bastille ; le 14 juil., il applaudit à la chute de cette forteresse, et se donna l'innocent plaisir d'aller voit démolir, peu de jours après, la chambre qu'il avait occupée. De cette lutte secrète avec Tautorité naquirent les précautions dont il déguisait la source de ses impressions, datées tour à tour de Londres, Amsterdam, Genève, etc. Providentiellement échappé à tous les dangers de la Révolution, Cazin devait périr victime d'une fatalité cruelle. Le 13 vendémiaire an III (5 oct. 1795), comme il sortait d'un café situé rue Saint-Honoré, en face de Saint-Roch, et où il s'était attardé à lire les journaux, un éclat de mitraille l'atteignit au bas-ventre, et il expira le soir même. — La plupart des volumes édités par Cazin sont dans le petit format in-18, quelques-uns en in-24, notamment ceux sous les rubriques de Genève et de Londres, aux caractères fins et menus, quoique nets et élégants. De délicats fleurons, des gravures et des portraits dus au burin de Cochin, d'Eisen et de Marillier ornent ces livres consacrés pour la plupart à une littérature aimable et légère. Il suffira de citer les noms de Boufflers, Crébilloa fils, Dorât, Gresset, Gentil-Bernard, Diderot, qui ont fait la vogue de cette charmante collection. Les chefs-d'œuvre classiques de notre littérature et même ceux des littératures étrangères y ont également trouvé place : Rabelais, Marot, Montaigne, Malherbe, Lafontaine, Boileau, Voltaire, Rousseau, Montesquieu, Marivaux, pour la France ; Pétrarque et le Tasse, pour l'Italie ; Milton et Fielding, pour l'Angleterre ; Gessner et Gœthe, pour l'Allemagne ; Virgile, pour l'antiquité. Les véritables éditions de Cazin, indépendamment de celles où son adresse est indiquée en toutes lettres, se reconnaissent, le format aidant, soit au mot Cazin gravé au bas du portrait ou de la vignette

placés au commencement du volume ; soit par la rubrique Reims, indiquée comme lieu de vente; soit enfin par des avertissements, préfaces, catalogues, avis, etc.

A. Tausserat.

BiBL. : Cazin, sa, me et ses éditions^ par un cazinophile (Brissart-Binet); CazinopoliSy Reims, 1863^ in-32.

CAZIN (François-Joseph), médecin français, né à Samerle3mars 1788, mort à Boulogne-sur-Mer en juil. 1864.11 servit dans l'armée, puis se fixa à Calais, exerça ensuite de 1832 à 1846 dans son pays natal, pour enfin s'établir à Boulogne. Il obtint, en 1847, le prix décerné par la Société royale de médecine de Marseille au meilleur mémoire sur la question suivante : Sur les Ressources que présente la Flore médicale indigène aux médecins des campagnes, La deuxième édition de ce travail : Traité prat, et raisonné de U emploi des plantes médicinales indigènes (Paris, 1858, av. atlas de 40 pi.) fut récompensée par l'Académie de médecine; la 4® et la 5® édition, revues par son fils, H. Cazin ont paru en 1876 et en 1886. Autres ouvrages : Des Vers ascaroïdes lombricoïdes, etc. (cour, par la Soc. des se. méd. de Bruxelles, 1850, in-8) ; De VOrgan, d'un service de santé pour les indigents des campagnes^ etc. (cour, par l'Acad. imp. de Reims, en 1852); Monogr» de la chlorose (cour, par la Soc. de méd. de Gand; Gand, 1850) ; Monogr. méd. prat, etbibliogr, de la belladone (Boulogne-sur-Mer, 1856, gr. in-8). D^ L. Hn.

CAZIN (Achille), physicien français, né à Perpignan le 10 avr. 1832, mort à Paris le 22 oct. 1877. Après avoir fait de brillantes études au lycée de Bourges, ce savant dut, pour se livrer aux études scientifiques qui l'attiraient irrésistiblement, accepter les modestes fonctions de préparateur au lycée de Dijon; c'est de cette façon qu'il gagna rapidement ses grades universitaires ; reçu premier à l'agrégation des sciences physiques, il entra alors dans un lycée de Paris; en 1869, il fut nommé professeur au lycée Condorcet. Cazin fit de nombreuses recherches originales sur l'électricité, le magnétisme et l'optique, mais surtout il fut un ardent propagateur des théories de la thermodynamique qu'il contribua à faire connaître soit par des travaux originaux soit par des traductions, soit surtout par des ouvrages de vulgarisation. Outre ses nombreux mémoires publiés dans divers recueils, principalement dans les comptes rendus et les annales de chimie et de physique, il a fait paraître dans la bibliothèque des merveilles (Paris, in-18), trois volumes : la Chaleur {iSM, 3« éd.) ; les Forces Physiques (1871, 2« éd. ) ; l'Etincelle électrique (1876), qm peuvent être considérés comme des modèles de ce genre. 11 expose les faits et les théories même les plus complexes, nécessitant l'emploi des mathématiques supérieures, de façon à les rendre compréhensibles aux lecteurs auxquels il s'adresse, mais sans diminuer en rien ni l'intérêt ni la grandeur de ses théories ; c'est de la haute vulgarisation. Trois années de suite l'Institut lui décerna le prix Tremont qu'il consacra à installer près de Servoz, dans les Alpes, un petit observatoire astronomique et météorologique. En 1874, il fut désigné par l'Académie des sciences pour faire partie de la mission qui devait aller observer le passage de Vénus sur le soleil, dans l'île Saint-Paul; il accepta avec enthousiasme et remplit sa mission avec honneur, mais il y contracta le germe de la maladie qui devait l'emporter trois ans plus tard. A. Joannis.

CAZIN (Pierre-Joseph-Henri), médecin français contemporain, fils de François-Joseph, né à Boulogne-sur-Mer en 1840. Il fit ses études à Paris et y fut reçu interne des hôpitaux en 1860. Il se fixa ensuite à Boulogne-sur-Mer et peu après fut nommé chirurgien de l'hôpital maritime de Berck-sur-Mer. Ouvrages principaux : Etude anal, et pathoL sur les diverticules de IHntestin (Paris, 1862, in-8, 1 pL); Rapport sur les opér, de la quatrième section du jury de V Exposition internat, de pêche de Boulogne-sur-^er, etc. (1867, 2 pL); De Copérat.

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