V. Zoologie (V. Abeille
CELLULE. Com. du dép. du Puy-de-Dôme, arr. et cant. E. de Riom; 976 liab. La seigneurie de Cellule appartint aux comtes d'Auvergne jusqu'en 1209. Eghse du xii^ siècle. L. F.
CELLULIPORA (Paléont.). Genre de Bryozoaires fossiles créé par d'Orbigny et placé par lui dans la famille des Sparsidœ, avec les caractères suivants : Cellules éparses disposées en plusieurs couches d'un seul côté de la colonie qui est fixe, encroûtante, présentant l'apparence de disques superposés séparés par des germes de cellules. Ce genre est du crétacé. Reuss et Zittel le classent dans la famille des Diastoporidœ, près de Berenicea (V. ce mot et Diastopora). E. Trt.
CELLULOÏD. Le celluloïd est une matière analogue à la corne et qui renferme de la nitrocellulose et du camphre. Elle est maintenant fabriquée en grandes quantités et sert de matière première à une Ibule d'industries. Le celluloïd a été imaginé, en 1869, par deux Américains, les deux frères Hyatt (Isaiah Smith et John Wesly), qui fondèrent peu de temps après une première fabrique de ce corps à New-Arck (New-Jersey). Une série de petites industries, chapellerie, brosserie, lingerie, bijouterie, etc., utilisant le nouveau produit, se groupèrent autour des usines des deux inventeurs et la fabrication du celluloïd prit immédiatement son essor.
Les frères Hyatt importèrent, en 1876, leur industrie en i
France, et fondèrent l'usine de Stains, près de Saint- Denis. Actuellement, l'industrie du celluloïd s'est beaucoup développée. En outre de l'Amérique qui est la première comme fabrication de cette substance, il faut citer la France, qui possède deux grandes fabriques, dont celle de Stains, et plusieurs fabriques d'importance moindre. Les produits français sont les plus estimés et ils sont en général cotés plus haut que les produits similaires étrangers. En Allemagne, existent deux fabriques importantes, parmi lesquelles celle de Magnus, à Berlin. En Angleterre, on compte une grande usine à Londres. ^ Composition, Pour obtenir le celluloïd, on prépare d'abord une sorte de collodion très épais dans lequel l'éther est remplacé par du camphre et qui contient, par conséquent, de la nitrocellulose ou pyroxyline, du camphre et de l'alcool. Dans la fabrique de Berlin, on emploie aussi de l'éther. Ce collodion épais est laminé à chaud; les dissolvants volatils sont chassés et la pyroxyline et le camphre s'agglomèrent pour donner une substance cornée transparente. Pour colorer cette substance, on y incorpore des poudres diversement colorées. Celles-ci sont généralement minérales (oxyde de zinc, sels de baryte, minium, etc.), mais pour obtenir certaines teintes, on emploie aussi d'autres couleurs et notamment des couleurs dérivées de la houille. M. Bockmann considère que le celluloïd n'est pas une combinaison chimique proprement dite, mais une combinaison particulière comparable au cuir. Voici deux compositions de celluloïd qu'il donne :
Pyroxyhne. 64.89 73.70
Camphre 32.86 22.79
Cendres (matières colorantes) ... 2.25 3.51
100.00 100.00 La première composition, qui renferme environ 2 parties de pyroxyline pour une de camphre, est celle employée à Berlin pour la fabrication du celluloïd en bâtons. La formule B, renfermant 1 partie de camphre et 3 de pyroxyline, est employée à Londres pour la fabrication du celluloïd en plaques. On peut fairevarier les proportions relatives de camphre et de nitrocellulose suivant les substances à fabriquer.
Fabrication. 1^ Il faut d'abord préparer la nitrocellulose: on se sert pour cela d'un assez grand nombre de substances, qui sont principalement les copeaux, le papier, le coton. On fait arriver la cellulose dans des vases de verre contenant le mélange des acides sulfurique et nitrique (2 parties d'acide sulfurique et 1 partie d'acide nitrique fumant). La température du bain de nitration doit être maintenue à environ 22° centigrades. L'opération dure de 3 à 20 minutes environ, suivant la nature de la cellulose. Quand on juge que la conversion en pyroxyline est effectuée, on enlève mécaniquement le produit, on le fait bien égoutter, puis on le lave soigneusement à grande eau . On a soin de temps à autre de s'assurer que la nitration a été bien faite; pour cela, on prend une petite quantité de produit qu'on traite par un mélange éthéroalcoolique dans lequel il doit se dissoudre et donner du collodion ordinaire.
2^ Lorsqu'on s'est servi, pour la fabrication de la pyroxyline, de substances premières telles que le coton en écheveaux, le papier blanc, etc., on n'a pas besoin d'opérer un blanchiment, mais cela est nécessaire quand les matières premières n'étaient pas blanches; avant d'effectuer ce blanchiment, on fait arriver la matière dans des piles à papier ordinaires où elle est réduite en petits fragments ; on la lave au carbonate de soude, puis à l'eau, et enfin elle est prise par une pompe centrifuge et envoyée dans les cuves à blanchir. Ces cuves en bois, de forme tronconique, peuvent contenir environ 10 m. c. Elles contiennent un égouttoir en cuivre rouge perforé dans lequel peuvent manœuvrer les agitateurs. La pâte est additionnée d'environ trois fois son volume
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