COTON FRIABLE
Cellulose hentanitrique . . . C'^^H^^ (AzO^ÏÏO^*^
Cellulose hexanitrique . . . C^^H^^ (AzO'^i^O'^^
Cellulose nentanitrique . C^^H^^ (AzO'^iW^
Cellulose tétranitrique . . C^^h^^ (AzO'^i'^O^^
Il convient, d'ailleurs, de remarquer que ces formules rendent convenablement compte de la production de sauts brusques de la nitrification, signalés ci-dessus, et de toutes les particularités de la réaction.
Détermination du degré de nitrification par le procédé Schlœsing. Nous avons mentionné plus haut l'emploi du procédé Schlœsing pour la détermination du degré de nitrification des celluloses nitrées. Il importe de revenir sur cette détermination, en raison de son importance capitale dans l'étude des explosifs nitrés.
L'appareil employé se compose essentiellement d'un ballon A de 450 centim. c. fermé par un bouchon en caoutchouc à deux trous. Ce bouchon est traversé par
Appareil pour déterminer le degré de nitrification des celluloses nitrées.
deux tubes. Le premier sert à introduire un courant d'acide carbonique produit dans un appareil à flacons conjugués B et C de disposition connue. Le deuxième est un tube de dégagement qui plonge dans une cuve à mercure. On introduit dans le ballon A 25 gr. environ de sulfate de protoxyde de fer finement broyé dans un mortier. Ensuite, on pèse dans une capsule de porcelaine, environ 700 à 800 gr. de l'explosif nitré, que l'on introduit dans le même ballon A, après l'ovoir imbibé avec soin d'acide chlorhydrique pur. On lave avec 70 centim. c. environ d'acide chlorhydrique la capsule et le col du ballon. Puis on bouche le ballon. On fait ensuite passer de l'acide carbonique, pour chasser l'air du ballon et du tube à dégagement, jusqu'à ce que le gaz dégagé soit entièrement ab-
sorbable par la potasse. Puis on place le tube à dégagement dans une cuve à mercure, sous une cloche de 250 centim. c. environ, contenant environ 25 centim. c. d'une dissolution de potasse. On chauffe alors le ballon A, d abord tout doucement pour régler exactement l'activité de la réaction, et surtout dans le cas des dynamites, pour empêcher la distillation de la nitroglycérine. La réaction est plus ou moins lente, suivant la nature de l'explosif (elle ne se produit qu'à l'ébullition dans le cas du cotonpoudre) ; on reconnaît qu'elle est terminée par l'arrêt du dégagement gazeux dans la cloche, qui se produit au bout de 40 à 45 minutes. On a soin d'ailleurs, pendant l'opération, de régénérer la dissolution de potasse dans la cloche, en y introduisant des morceaux de potasse, car l'acide chlorhydrique du ballon distille en quantités assez considérables. Une fois le dégagement de gaz déterminé, on balaye le ballon A de toute trace de bioxyde d'azote, en continuant l'ébullition dans un courant d'acide carbonique. La cloche est alors transportée sur une cuve à eau, pour faire écouler le mercure excédent et enlever la dissolution de potasse et l'acide chlorhydrique. Quand la cloche ne contient plus que de l'eau pure, on peut alors mesurer le volume de bioxyde d'azote dégagé, en faisant les corrections d'usage, pour ramener ce volume à 0<* et à la pression normale de 760 millim.
Propriétés des celluloses nitrées. Nous avons déjà indiqué plus haut comment les celluloses nitrées peuvent être divisées en trois groupes distincts, d'après leur degré de nitrification et leur solubilité caractéristique dans un mélange d'alcool et d'éther. Pour les applications à la pyrotechnie, il faut ajouter que les celluloses solubles possèdent la propriété de former, avec la nitroglycérine, des produits plastiques, constituant des dynamites (V. ce mot), ayant des propriétés spéciales, qui en recommandent l'usage en maintes circonstances.
Les celluloses insolubles, du type fulmi-coton^ peuvent servir d'absorbant de la nitroglycérine, mais les dynamites ainsi formées ne sont que de simples mélanges, n'ayant pas la plasticité ci-dessus signalée (V. Dynamite).
Quant aux propriétés explosives des celluloses nitrées, elles dépendent directement du degré de nitrification. Il a même été établi, dans des expériences faites par la Commission des substances explosives, en vue de rechercher une méthode facile de mesurer la force explosive du coton-poudre, que les pressions développées en vases clos par les celluloses nitrées décroissent rapidement avec leur
CELLULOSE — CÉLOSOMIE
degré de nitrification, et qu'il y a proportionnalité entre la valeur de ces pressions et la teneur en azote déterminée par le procédé Schlœsing (ci-dessus décrit). En sorte que la mesure de la puissance explosive d'un coton-poudre peut être ramenée à un dosage d'azote. Cette méthode s'applique d'ailleurs à la détermination du degré de nitrification dans tous les explosifs du même genre, tels que le fulmi-son^ la fulmi-paille, la nitroglycérine, la nitromannite, les pyroxylcs (V. ces mots). Comme le degré d'approximation dans le dosage d'azote fait par le procédé Schlœsing est au moins de i/lOO^, la teneur en azote donne une mesure très facile et régulière de la puissance explosive des celluloses nitrécs et des explosifs du même genre. Signalons, en terminant, que les celluloses nitrées présentent vis-à-vis des réactifs, tels que l'acide chlorhydrique, une stabilité décroissante avec leur taux de nitrification. Pour les produits du premier groupe, cidessus défini, la réaction commence à froid. Pour ceux du deuxième groupe, il faut chauffer pendant quelques instants. l']nfin, pour les celluloses nitrées donnant plus de 200 centim. c. de bioxyde d'azote par gramme, la réduction ne commence qu'après une ébuUition soutenue. Ces celluloses, à haut degré de nitrification, semblent donc acquérir le maximum de stabilité, en même temps que le maximum de puissance explosive. Cette observation a son importance, parce qu'elle explique, en même temps que les insuccès constatés dans les premières applications du coton-poudre, la sécurité actuelle de cet explosif, fabriqué dans des conditions appropriées, pour les usages militaires. L. Faucher.
BiBL. : Berthelot, Sur la force des matières explosives; Paris, 1883, t. II, pp. 29 et 228. — Vieille, Mémorial des Poudres et salpêtres, t. II, p. 212.
CELON. Com. du dép. de l'Indre, arr. de Chàteauroux, cant. d'Argenton-sur~Creuse ; 643 hab.
CELORIA (Giovanni), astronome italien, né à Casale- Monferrato (province d'x4lexandrie) en 1842. Docteur en mathématiques de l'université de Turin, il alla compléter ses études dans les observatoires de Milan, de Berlin et de Bonn, et revint se fixer à Milan, où il est professeur de géodésie à l'institut technique supérieur, second astronome de l'observatoire de Brcra et membre de l'institut lombard. Il s'est livré à d'intéressantes études rétrospectives sur les éclipses de soleil des 3 juin 1239 et 6 oct. 1244, sur les comètes de 1457 et 1472 et sur Alciini Eclissi di sole antichi e quello di Agatocle in particolare, mémoire qui lui a valu, en 1870, le prix royal décerné par l'Académie dei Lincei. Il a calculé la latitude de l'observatoire de Brera ( Milan ) , rectifié les éléments de la 73^ petite planète (Clytie), étudié ceux de la comète de 1886 et pris part aux opérations exécutées en 1875 et 1881 pour déterminer les longitudes des principaux observatoires de France, d'Italie et d'Autriche. La météorologie lui doit également d'importantes contributions. Ses principaux travaux ont paru, sous forme de mémoires, dans les Rendiconti de l'institut lombard (ann. 1869 et suiv.) et dans les Pubblicazioni del reale osservatorio di Brera (Milan, 1873 et ann. suiv., gr, in-4).ll donne, en outre, chaque année une revue astronomique à ÏAnnuario scientifico ed industrielle de Milan. Il a publié à part deux brochures de vulgarisation dans la Biblioteca utile de Milan, la Luna et le Comète; Sulla Eclissi totale délia luna del 4 ott, 1884 (Milan, 4885, in-8). Enfin, il a colldihorèdiiix Instinizioni seienti fiche pei viaggiatori de M. Arturo Issel (Rome, 1881, in-8). L. S.
CÉLOSIE [Celosia L.). Genre de plantes de la famille des Amarantacées, qui a donné son nom au groupe des Célosiées. Ce sont, pour la plupart, des herbes à feuilles alternes et décurrentes, à fleurs disposées soit en épis, soit en paiiicules axillaires ou terminales. Les étamines, au nombre de cinq, sont réunies inférieurement en cupule et l'ovaire, multiovulé, devient à la maturité un utricule polysperme, plus ou moins enveloppé par le calice et
s'ouvrant par une fente circulaire. Les espèces connues, au nombre d'une vingtaine, habitent les régions tropicales de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique. Plusieurs d'entre elles, notamment les C. rnargaritacea L., C. argentea
Celosia cristata L.
Lamk et C. cristata L., toutes trois de l'Inde, sont cultivées en Europe comme ornementales. Le C. cristata L., connu sous les noms vulgaires de Passe-velours, Amarante-Crète de coq, est une belle plante annuelle, dont la tige dressée, rameuse et comprimée se termine par une panicule de fleurs très petites et très nombreuses, formant une sorte de crête plus ou moins large, de couleur variable : amarante, pourpre, rose, chamois, jaune d'or ou violette. Les épis terminaux des C. argeîitea et C. rnargaritacea, coupés et sèches, se conservent longtemps à la manière des Immortelles. On les emploie fréquemment pour composer des bouquets qui font, pendant l'hiver, l'ornement des appartements. Enfin, parmi les espèces employées en thérapeutique, il convient de citer le C. paniculata L., çiui est préconisé, aux Antilles et à la Jamaïque, comme astringent et diurétique, puis les C. trigyna L. et C. populifolia Moq., dont les feuilles et les sommités fleuries servent, en Abyssinie, à préparer un remède anthelminthique, connu sous le nom de Belbelta, Ed. Lef. CÉLOSOMIE (Tératol.). Les anomalies groupées sous cette dénomination tiennent à des arrêts de développement plus ou moins prononcés des parois antérieure et latérales du tronc. On sait que ces parois se forment chez l'embryon par le reploiement progressif des lames latérales, qui ne sont autre chose que la portion intra-embryonnaire de la somatopleure, comprise en dedans du soulèvement amniotique. Ce sont, en effet, ces lames qui s'incurvent peu à peu vers la face ventrale où elles finissent par se souder sur la ligne médiane, amenant ainsi le rétrécissement graduel et finalement la fermeture complète de la gouttière abdominale largement ouverte au début sur toute son étendue, depuis le capuchon céphaliquc jusqu'au capuchon caudal. La coalescence des bords libres des lames latérales droite et gauche ne se fait pas simultanément sur toute la longueur du tronc ; elle débute par l'extrémité antérieure, puis, lorsque la suture a atteint la région du foie, l'extrémité postérieure se fei'nie à son tour. Dès lors, les deux sutures antérieure et postérieure s'avancent, en sens inverse, l'une au-devant de l'autre, restreignant de plus en plus l'orifice ombilical, de forme annulaire, qui fait communiquer le cœlome interne (future cavité pleuro-péritonéale) avec le cœlome externe, tout autour du pédicule de la vésicule ombilicale (V. Embryon, Amnios, Ombilic). Les lames latérales sont primitivement très minces et se composent uniquement du feuillet musculo-cutané du mésoblaste tapissé en dehors par l'ectoderme ; ce sont, en un mot, les deux somatopleures qui se soudent pour former la membrane unissante inférieure. Celle-ci se trouve renforcée plus tard par deux lames musculaires issues des masses
CÉLOSÔMlË - CËLS
proto vertébrales, qui s'avancent de chaque côté vers la face ventrale de l'embryon, s^insinuant dans l'épaisseur du feuillet musculo-cutané : ce sont les lames ventrales (Rathke). Grâce à cette adjonction, la paroi thoraco-abdominale acquiert sa constitution anatomique définitive. Elle se compose, à partir de ce moment : 1^ de la peau, comprenant l'ectoderme et la lame superficielle du feuillet musculo-cutané ; 2^ de la couche musculaire venue des protovertèbres (lames ventrales) qui renferme également les troncs nerveux rachidiens, et dans laquelle apparaissent bientôt les cartilages des côtes et des deux moitiés du sternum ; 3^ de la séreuse pleuro-péritonéale répondant à la lame profonde du feuillet musculo-cutané*
L'occlusion de la cavité du tronc par la membrane unissante est un fait accompli dès la quatrième semaine ; le développement des lames ventrales est, au contraire, plus tardif. Jusqu'au milieu du deuxièine mois, le cordon ombilical s'évase en une sorte de sac transparent contenant des anses intestinales et répondant à la portion de la paroi tlioraco-abdominale qui est encore dépourvue d'éléments musculaires et fibreux, et constituée uniquement par la somatopleure se continuant avec l'amnios. Au fur et à mesure que cette paroi se complète, l'intestin rentre dans l'abdomen, si bien qu'à partir de la huitième semaine, on voit le cordon ombiHcal s'implanter directement sur le corps de l'embryon.
En s'aidant de ces notions préliminaires, il est facile de donner une interprétation satisfaisante de la plupart des anomahes caractérisant la famille des monstres célosomiens. Suivant que l'arrêt de développement se produit à un stade plus ou moins avancé de l'évolution, suivant qu'il frappe la totalité des lames latérales ou qu'il n'en atteint qu'une portion limitée, l'embryon pourra être affecté de fissuration thoraco-abdominale à tous les degrés, depuis les défectuosités partielles les plus insignifiantes jusqu'à l'absence complète de la paroi du tronc.
Dans les formes extrêmes, telles qu'elles se rencontrent notamment chez les acéphales, les lames latérales sont restées stationnaires dès les premières phases de leur évolution ; la membrane unissante ne s'est point formée, de sorte qu'après la rupture des enveloppes de l'œuf, on voit la masse des viscères thoraciques et abdominaux complètement à nu. Dans ces cas, le cordon ombilical fait défaut, le placenta est directement au contact des viscères avec lesquels il contracte souvent des adhérences ; la colonne vertébrale est fortement coudée en avant, et les talons arrivent même à toucher l'occiput. D'autres fois, la séreuse pariétale et l'amnios constituent une sorte d'énorme sac herniaire enveloppant le paquet viscéral et contenant dans ses parois les vaisseaux se rendant au placenta, soit directement, soit par l'intermédiaire d'un rudiment de cordon très court.
Lorsque les lames musculaires ventrales ont pris Un certain développement, la paroi du tronc existe sur les côtés et en arrière, tandis qu'en avant on observe comme cidessus une hernie totale ou partielle des viscères, recouverte par une poche transparente formée par la séreuse et par l'amnios et répondant à la membrane unissante du jeune embryon. Ces formes conduisent aux éventrations moins étendues ne remontant pas au-dessus du diaphragme, et l'on arrive ainsi insensiblement aux omphalocèles ou hernies ombilicales plus ou moins volumineuses qui rappellent les dispositions anatomiques normales de la septième semaine.
Les arrêts de développement partiels peuvent se montrer ailleurs qu'à ronibihc. C'est ainsi qu'on observe sur le thorax une sailhe du cœur pourvue ou non d'un péricarde (V. EcTOPiE DU cœur), des fissures sternales recouvertes l)ar la peau et tenant à une réunion incomplète des deux moitiés primitives du sternum, des défectuosités des côtes, etc. Dans la région sous-ombilicale, la fente abdominale combinée avec une anomahe encore mal expliquée du pédicule allantoïdien et coïncidant avec l'absence de symphyse
pubienne, etc., donne heu aux malformations désignées sous les noms à'exstrophie vésicule et à'épispûdias (V. ces mots). C'est L Geoffroy Saint-Hilaire qui a créé pour les monstruosités graves caractérisées par une éventration étendue, compliquée de diverses anomalies des membres, des organes génito-urinaires, etc., la famille des célosomiens (de y.T\Xi], hernie et de aw^jia, corps). Cette famille comprend les six genres suivants :
Monstres à fissure thoraco-abdominale (thoraco-gas-troschisis, Fœrster) : 1° Célosome, éventration médiane ou latérale ; fissure, atrophie ou absence du sternum ; hernie considérable des viscères abdominaux, hernie du cœur ; 2^ Pleurosome, év. latérale, sus-ombilicale, plus fréquente à gauche ; état rudimentaire du membre thoracique du même côté.
Monstres à fissure abdominale seulement : 3° Schistosome, év. latérale ou médiane, s'étendant à toute la longueur de l'abdomen ; le corps est comme tronqué inférieurement, les membres pelviens étant nuls ou très imparfaits, de même que les organes génito-urinaires ; 4^ Cyllosome, év. latérale, occupant principalement la région inférieure de l'abdomen ; absence ou développement très imparfait du membre pelvien du même côté ; 5® Agénosome, év. médiane ou latérale, portant surtout sur la région sous-ombilicale ; absence totale ou état très rudimentaire des organes génitourinaires ; 6^ Aspalasome, év. comme dans le genre précédent ; les voies urinaires, les organes génitaux et le rectum s'ouvrent à l'extérieur par trois orifices distincts. Il faudrait ajouter aux genres établis par les deux Saint- Hilaire, le type Chélonisome, décrit par Joly, dans lequel la paroi thoraco-abdominale, complètement formée et pourvue de ses parties osseuses et musculaires, reste étalée des deux côtés du rachis, ses bords relevés vers la face dorsale de l'embryon.
La pathogénie des éventrations est encore fort obscure. La plupart des auteurs les expliquent par des adhérences anormales empêchant l'occlusion de la gouttière abdominale ou par une compression extérieure. La célosomie est plus fréquente chez l'embryon femelle ; elle est incompatible avec la survie et s'accompagne généralement d'autres anomalies graves. Même les petites hernies ombihcales constituent un danger pour la vie des nouveau-nés, à cause de l'inflammation du sac et des viscères pouvant se produire au moment de la chute du cordon. G. îÎerrmann.
CELOUX. Com. du dép. du Cantal, arr. de Saint-Flour, cant. de Ruines ; 222 hab.
CELOVEC (V. Klâgenfurth).
CÉLOX ou CÉLÈS. Navire ancien (V. Navire).
CELS (Jacques-Martin), botaniste français, né à Versailles en 1743, mort à Montrouge le 15 mai 1806. Receveur des fermes à l'une des barrières de Paris, il donnait ses loisirs à la culture des plantes rares ; la Révolution étant venue le priver de sa place, il se retira à Montrouge et y créa un jardin célèbre et une pépinière, la plus belle de l'Europe à cette époque. Cels était membre de l'Académie des sciences dans la section d'économie rurale, après avoir été membre actif du Conseil d'agriculture et avoir préparé le code rural. Il a laissé des notes précieuses disséminées dans divers ouvrages, surtout dans Ventenat, Descript, des plantes nouv.ou peu connues du jardin de J.-M. Cels (Paris, 1800, in-fol.) Son successeur publia, en 1817, le Catalogue des arbres^ arbustes et autres^ etc. cultivés dans l'établissement de J. Cels. D^ L. Hn.
CELS (Cornelis), peintre flamand, né à Lier en 1778, mort à Lier en 1859. Fils d'un marchand et destiné dès l'enfance à suivre la profession de son père, il n'obtint qu'après de longues instances d'entrer dans l'atelier du peintre Lems où il resta cinq ans. 11 vint à Paris en 1800, y reçut l'accueil le plus cordial de son compatriote Suvée, partit avec lui pour Rome en 1801, et y resta jusqu'en 1807. Cels obtint à Rome le premier prix de l'académie de Saint-Luc, en 1804, avec un Cincin7iatus prenant congé de sa femme et de ses enfants, et fut bientôt nommé
membre, puis professeur de cette académie. Il a peint, à Rome, une Descente de croix gravée dans les Annales du salon de Gand par de Bast, une Rencontre de la Vierge et de sainte Elisabeth qui se voit aux Augustins d'Anvers, et un autre tableau de sainteté pour les frèresprêcheurs de cette ville. De retour dans son pays, il séjourna à Anvers et à Bruxelles où il exposa une Vénus et une Sapho en 4816; il peignit à cette époque le Martyre de saint Jean-Baptiste pour l'église de Lier et le Martyre de sainte Barbe pour l'église Saint-Sauveur de Bruges. En 1818, on le retrouve à La Haye exposant, entre autres portraits, celui de la princesse d'Orange-Nassau ; il fut nommé professeur à l'académie de Tournay en 1820.