FEUILLES
incinérées.
Chêne
Liias
Sapin
Marronnier. .
Fougère
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SILICE dans iOOp.de cendres
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doit être soumise à l'incinération. Cette dernière opération exige beaucoup de soin, afin d'éviter les pertes occasionnées par une chaleur trop brusque ou trop élevée. Pour éviter les volatihsations partielles ou les réductions, il faut incinérer dans un moufle chauffé au rouge sombre, à
l'abri de la lumière, et dont la porte entr'ouverte laisse circuler Fair convenablement ; tout le carbone se trouve brûlé au bout de quelques heures. On peut aussi carboniser légèrement la substance dans une capsule de platine ou de porcelaine, sur la lampe à alcool ; on ajoute alors une solution pure et concentrée de baryte caustique, telle qu'après l'incinération, les cendres contiennent environ la moitié de leur poids de baryte ; on dessèche le charbon humecté, puis on le brûle dans un moufle, à une température aussi basse que possible. Il reste une cendre poreuse, légère, non colorée, qu'on soumet à l'analyse, en se rappelant qu'elle contient un grand excès de carbonate de baryum. S'il s'agit de matières animales, il arrive parfois que le résidu contient des produits cyaniques ; on chasse l'acide cyanique en humectant la masse avec de l'eau et en portant ensuite lentement le tout au rouge. On favorise parfois l'incinération par l'addition d'un réactif riche en oxygène, comme l'acide azotique, ou un azotate, celui d'ammonium par exemple, qui ne laisse pas de résidu. Les acides minéraux, sulfurique, phosphorique, silicique, les bases alcalines ou alcalino-terreuses, les haloïdcs, le fer, etc., sont déterminés et dosés par les méthodes usuelles. Il convient d'épuiser d'abord les cendres par l'eau bouillante, de traiter ensuite par l'acide azotique étendu le résidu insoluble dans l'eau, puis d'examiner séparément les deux solutions et ce qui reste indissous. On aura recours à l'analyse spectrale pour rechercher certains métaux rares, comme le lithium, le rubidium, le césium. Il st à noter qu'en traitant les matières organiques par l'acide nitrique étendu, on parvient souvent à leur extraire les matières animales qu'elles renferment, de telle sorte que, dans beaucoup de cas, on peut substituer à l'incinération le traitement par voie humide (V. Analyse chimique).
Ed. BOURGOIN.
II. Technologie. — La cendre de houille est une matière provenant des résidus laissés par la combustion de la houille et que l'on emploie dans la confection de certains mortiers. Les cendres destinées à cet usage doivent être pures, exemptes de parties terreuses et de houille imparfaitement brûlée ; on les passe, dans un état bien sec, au blutoir ou au tamis de 36 mailles par centimètre carré. Quand cette opération, qui doit avoir lieu dans un endroit couvert, est terminée, il faut que la cendre soit parfaitement tenue à l'abri de la pluie et de l'humidité, soit dans les magasins de l'entrepreneur, soit dans le transport, soit à pied d'oeuvre ; car toute cendre mouillée doit être rejetée comme impropre à la confection de bons mortiers.
La cendre d'orfèvre est le résidu des foyers où l'on fond l'or et l'argent, des débris de creusets, des balayures d'atehers, etc., et que l'on brûle pour en retirer les matières précieuses que ces résidus peuvent contenir. L'exploitation des cendres d'orfèvre est l'objet d'une industrie spéciale, celle des laveurs ou fondeurs de cendres,
III. Economie domestique. — Tout le monde sait que les cendres des substances végétales peuvent être employées à faire la lessive, mais toutes ne sont pas propres à cet usage. Leur composition et leurs qualités varient avec le genre de combustibles qui les ont produites. Celles fournies par les principales essences de nos forêts, les arbres fruitiers, les sarments, les arbres résineux tels que le pin et le sapin, les tiges des plantes vertes, sont excellentes. Il faut au contraire éviter de se servir des cendres de bois blanc, flotté ou pourri, de celles de bruyère ou d'arbres croissant sur le bord de l'eau, à cause de leur peu d'action, — Les cendres d'aune et de châtaigner donnent une lessive tellement foncée que la blancheur du linge en est souvent altéi'ée. Quant à celles provenant de souches d'arbres, elles renferment généralement de la terre, et peuvent tacher le linge. Pour faire une bonne lessive, nous conseillons donc de passer au crible ou au tamis les cendres de végétaux ci-dessus spécifiés comme propres au lessivage, en les choisissant bien cuites, c.-à-d. ayant séjourné longtemps dans le foyer et contenant par suite
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moins de charbon et de matières étrangères. — Placées dans un endroit sec, les cendres peuvent se conserver indéfinùnent; exposées à l'humidité elles s'altèrent et perdent rapidement leurs qualités (V. Lessive).