IV. Economie rurale (V. Engrais
V. Géologie. — Cendres volcaniques. Projections volcaniques représentant la lave dans son plus grand état de division (V. Laves).
VI. Liturgie. — Mercredi des cendres (dies cineris et cilicii, caput jejunii). A la messe du mercredi qui suit le dimanche de la Quinquagésime, l'Eglise latine pratique une cérémonie qui a pour objet d'inaugurer les pénitences du carême. La liturgie de cet acte a le caractère d'une supplication faite par les pécheurs s'humiliant pour implorer leur pardon. Il y est rappelé que ce pardon fut obtenu par les Ninivites qui avaient pris le sac et la cendre pour exprimer leur repentir. Plusieurs faits mentionnés dans la Bible et par des auteurs païens attestent d'ailleurs que, chez les anciens, se couvrir la tête de cendres était \m signe d'affliction. Dans les premiers siècles du christianisme, ce signe était imposé à ceux qui étaient soumis à la pénitence publique. C'est à cette longue tradition que se rattache la cérémonie dont il s'agit ici. Les cendres qui y sont employées proviennent ou sont censées provenir de la combustion des rameaux bénits l'année précédente. Le célébrant les asperge trois fois d'eau bénite et les encense de trois coups ; puis il chante l'antienne : Immutemur habiUi^ in cinere et cilicio jejimemus et ploremus ante Dominum, Enfin, il imprime les cendres, en forme de croix, sur le front des assistants agenouillés, commençant par le clergé et disant à chacun : Mémento^ homo, quia pulvis es et in pulverem reverteris. Ce sont les paroles de la condamnation prononcée par l'Eternel contre Adam, après sa désobéisance {Genèse, m, 19). — La liturgie de l'église épiscopale d'Angleterre a supprimé la cérémonie des cendres, mais elle a gardé la célébration du jour. Son culte exprime, avec une profonde spiritualité, le désir de pardon et les résolutions de pénitence qui doivent animer le chrétien à l'entrée du carême.
E.-H. Vollet.
BiRL. : Chimie. — Berthier, Mémoires d'agriculture, 1853. — BoussixGxVULT, Economie rurale.
CENDRE (Le). Com. du dép. du Puy-de-Dôme, cant. de Veyre-Monton et arr. de Clermont ; 594 hab. La seigneurie du Cendre appartint successivement aux familles de Cournon, de Montmorin, de Saillant, de Verdonnet et de Varennes. — On a voulu voir dans le camp de Gondole, situé aux environs, celui qu'établit César pour assiéger Gergovie. Ce qu'il y a do sûr, c'est qu'on a trouvé il y a quelques années, en fouillant le sous-sol, des antiquités romaines. L. F.
CENDRE (Louis-Gustave), ingénieur français, né à Donzy (Nièvre) le 4«^ oct. 4842. Entré à l'Ecole polytechnique en 1861, et à l'Ecole des ponts et chaussées en 1863, il a été nommé ingénieur ordinaire en 1866, ingénieur en chef en 1882 et inspecteur général le 16 févr. 1889. De 1878 à 1880, il a exécuté dans le Dauphiné diverses lignes de chemins de fer. Du 1*^^ mars au 31 déc. 1883, il a été directeur de la construction des chemins de fer au ministère des travaux publics et a pris, en cette qua- Mté, une part très large et très active à l'élaboration de la partie technique des conventions (V. Chemin de fer). Devenu ensuite directeur des chemins de fer (construction et exploitation) au même ministère, il a quitté ce poste en 1885, est resté quelque temps au service de la Compagnie royale des chemins de fer portugais et a été désigné le l*"^ févr. 1886, comme directeur des chemins de fer de l'Etat, fonctions qu'il occupe encore (févr. 1890). Il n'a publié qu'un mémoire : Construction du pont de Claix, près Grenoble (Annales des ponts et chaussées, 1879, Mém., I). L. S.
CENDRECOURT (Sendrecort, Sandrecourt). Com. du dép. de la Haute-Saône, arr. de Vesoul, cant. de Jus-
CENDRECOURT — CÈNE
sey, près de la Saône ; 636 hab. Deux moulins. La seigneurie a successivement appartenu aux familles de Sandrecourt, Bésard de Jussey, Thomassin de Yesoul, Bichin et Richard.^ L'église date de 1786. L-x.
CENDRÉE. 1. Technologie. — Cendre provenant des fours à chaux que l'on chauffe avec de la houille ; on en fait un mortier appelé mortier de cendrée et qui se compose de trois parties de chaux vive pour deux parties de cendrée. Pour fabriquer ce mortier, on éteint la chaux, on la réduit en poudre fine et on la bat avec la cendrée, sans ajouter d'eau ; on obtient, au bout de plusieurs jours, une pâte grasse et fine. Ce mortier est excellent employé à l'air ; on en fait usage dans le nord de la France, où on l'appelle cendrée de Tournai, Il y a un autre mortier que l'on nomme mortier de cendrée de Nîmes et qui provient de ce qui reste au fond du four, lorsque l'on a ôté la chaux. On mouille légèrement ce résidu ; on le passe au crible et on le corroie une fois par vingt-quatre heures pendant quatre ou cinq jours avec un rabot et en y mettant très peu d'eau. On emploie ce mortier aussitôt après sa confection ; il est bon pour les constructions dans l'eau.