BASSIN DU HAMPSHIRE
2. Craie marneuse sans silex, avec pyrites, à Scaphitesœqiialis.
. Marnes crayeuses, riches en spongiaires (P.Meandrina) et en petits brachiopodes (30 m.).
Marne glauconieuse à nodules phosphatés (2^
Sables et grès verts micacés de Warminsteï* (2 m.).
Gaize de Devize; sables fins micacés avec grès ten* dres(iO'à42"^).
Craie marneuse avec silex grisâtres fondus dans la masse (9 à 10 m.).
Craie glauconieuse à nodules phosphatés avec un lit continu d'JÏ. subglobosus à la base (2 à 3 m.).
Sables et grès qiiartzeux avec silex (3 à 4 m.).
Sables argileux avec grès tendre et poreux (gaize) devenant grossiers et chargés de galets dans le Devonshire (i5à30 m.]
BASSIN DE Londres
Marnes grisâtres à Holaster subglobosus (20 m.).
Craie et marnes glauconieusesde Folkcstone (i à 2 m.).
Marnes sableuses vertes et cale, glauconieux Pécteû ûsper\ (3 m.). Glaûconie de Folkcstone.
Argile marneuse, à Am. inflatus (20 m.).
supérieure, très réduite, est chargée de grains de quartz, ces sables inférieurs deviennent grossiers^ remplis de galets ; c'est aussi dans cette direction que vient se placer le célèbre gisement fossihfère de Blackdown, qui correspond cette fois au grès meulier^ non moins célèbre, de Bracquegnies dans la Flandre belge et dont les espèces principales sont : Hamites alternatus, Trigonia alœformis, T. spinosa, Cyprina cuneata^ Ostrea conica^ 0. canaliculata, etc. Le second horizon, qui devient surtout sableux et chargé de glauconie {sables de Werminster) avec ses oursins, E. nodulosus^ Epiaster era~ nissimus^ ses nombreux brachiopodes (seize espèces) et ses lamellibranches fixées, devient le représentant exact de la zone ardennaise à Pecten asper. Dans la craie grise chloritée (Chloritic-marl)^ elle-même très fossilifère, notamment dans l'île de Wight, on remarque ensuite une prédominance bien marquée des céphalopodes rotomagiens de la zone moyenne à Âm, Mantelli ; enfin, dans la marne crayeuse du sommet qui devient l'assise la plus épaisse et la plus constante du cénomanien anglais. Ce sont surtout les espèces de la zone à Holaster subglobosus qui sont les plus répandues, Am, liotomagensis^ A. Cenomanensis^ Scaphites œqualis^ etc. Rien de semblable aux dépôts sableux de nos provinces occidentales ne s'observe dans la Grande-Bretagne où la zone noduleuse à la Belemnitella plena, qui marque le début du turonien, vient partout, comme dans les falaises de la Manche, directement s'appliquer en concordance sur la marne crayeuse du sommet. C'est seulement plus au N., en Irlande, qui devient la contrée la plus occidentale de l'Europe où les couches crétacées aient été signa-
lées, qu'on peut constater la présence d'un cénomanien presque tout entier sableux ; mais dans ses sables et grès irlandais toujours chargés de glauconie, l'absence complète des espèces des grès du Maine et de la Sarthe, jointe à la fréquence de l'O. conica et du Pecten asper, autorise à les ra|)porter à un développement exagéré des sables de Werminster.
Sud-ouest de la France : Charentes et région pyrénéenne. Le trait dominant du cénomanien du S.-0., c'est l'importance prise par ces calcaires construits par les caprines et ce fait se produit dès la Charente-Inférieure où ce faciès subcoralligène destiné à prévaloir dans les régions méditerranéennes à mesure qu'on se rapproche des Pyrénées et des Alpes, apparaît à ce point développé au sommet de l'étage que cette nouvelle série d'assises calcaires, qui constitue le cénomanien supérieur, a pris nom de carentonien. Dans les Charentes, la transgressivité précédemment indiquée comme marquant d'une façon bien nette le début de la série crétacée s'accuse par la superposition directe du cénomanien aux couches jurassiques, sans trace d'infra-crétacé, et l'invasion marine sur des espaces depuis longtemps émergés, qui marque le début de cette nouvelle série, se traduit pai' l'apparition, sur les argiles gypsifères purbeckiennes, où sur les calcaires marins portlandiens, de grès grossiers, affectant par place l'allure d'un conglomérat, et d'argiles noirâtres glauconieuses ou sableuses. Celte première assise qui ne renferme au début que des tarets (Teredo Fleuriausi) c.-à-d. des mollusques perforants engagés dans les lignites des argiles noires, devient plus fossilifère au sommet et renferme avec les orbitolines {0. concava) et VOstrea columba minor des grès jaunes de Ballon, une riche faune d'oursins. Avec des espèces très rares ou inconnues ailleurs, telles que Claviaster Biltremieuxi, on peut récolter près de l'embouchure de la Charente, dans les sablières célèbres de Charas et dans la falaise N. de Fouras, où ce niveau affleure à marée basse, Anorthopygus orbicularis, Catopygm carmatus, Peltates acanthoïdes, Pygurus rostratus, etc. soit les oursins des faciès sableux de l'Ouest associés à Panopœa striata, Pterocera pelagica ; non loin de là, les argiles hgnitifères de la base, bien développées à l'île d'iVix, se signalent à leur tour par le nombre de troncs d'arbres, réduits le plus souvent à l'état de jayet, qu'on y rencontre ; les conifères y abondent et se traduisent non seulement par de fines ramules qui permettent de les attribuer à des Séquoia, mais par des gîtes de succin. C'est ensuite sur ces grès et argiles à lignites, désignées anciennement sous le nom de gardonien par Coquand, qui les assimilait à tort à des formations de même nature, bien développées dans le Gard, mais qu'on sait être maintenant plus récentes, que s'élèvent les calcaires construits dits à Ichthyosarcolithes divisés en deux assises par des grès et des argiles tégulines où se développent, par bancs, les huîtres souvent bivalves des marnes à Ostracées du Maine (Ostrea biauricalata, Exogyra flabellata, Ex, columba) ; Radiolites i^Sphérulites) foliaceus se tient spécialement dans le banc inférieur, alors que Rad, Fleuriausi est étix)itement localisé â celui du sommet. Ces bancs à rudistes s'observent en place dans les falaises de l'île Madame, et sur la plage où sont répandues à profusion les masses volumineuses des organismes constructeurs de ces calcaires, on peut recueillir aisément ces singuliers rudistes dont les moules internes cloisonnés fournissent les ichthyosarcolithes caractéristiques. Avec Caprina adversa, Ichthyosarcolithes (Caprinella) triangularis, Caprotina quadriftda, Toiicasia lœvigata, des polypiers, de nombreux foraminifères et surtout des oursins qui, trouvant des conditions d'existence favorables dans les eaux peu profondes, et vraisemblablement agitées où se sont élevées ces constructions coralligènes, ont pris là un développement exceptionnel. A Angoulême, les bancs inférieurs épais de 20 m., et devenus solides sous forme d'un calcaire blanc où les caprines accumulées sont spathisées, fournissent une pierre de taille