MOT
CËNOMANÎEN
estimée, largement exploitée dans une zone qui s'étend depuis Nersac, près de cette ville, jusqu'à Saint-Savinien (Charente-Inférieure). Au-delà, ce banc n'offre plus qu'une pierre gélive sans application industrielle ; disposés en effet en amas lenticulaires, ces calcaires principalement développés dans le N. près des limites atteintes par la mer cénomanienne dans cette région, disparaissent rapide»ment vers le S.-E. et finalement dans le Sarladais (Dordogne), les couches à huîtres biauriculées , devenues mameUses avec un grand développement d'argiles tégulines activement exploitées, subsistent seules, en mettant fin au cénomanien comme dans le Maine.
Bassin du Rhône. Le cénomanien, largement représenté dans le S.-E., vient attester par son grand développement qu'à cette date la mer devait recouvrir en son entier le bassin du Htiône ; de plus, la préseuce dans les hautes vallées de la Tillè, de la Saône, de l'Oignon et du Doubs, de calcaires cénomaniens à faune de Rouen, conservés à l'état de lambeaux dans des failles où ils se montrent associés â des parties gaizeuses contenant la faune de Gault, fournit la preuve qu'un large détroit, situé sur l'emplacement delà Côte-d' Or, entre le Morvan et les Vosges, ouvrait une communication facile entre la mer anglo-parisienne et celle qui couvrait au même moment le Jura, le Languedoc, la Provence avec une notable partie des Alpes du Dauphiné et de la Savoie. C'est dans cette dernière région que vient se placer la localité célèbre des Fiz (Haute-Savoie) où, depuis longtemps, Brongniart, en signalant la présence des céphalopodes de la craie glauconienne (Am. varians, A. Mmitelli, A. inflatiis, Tiii\ Bergen) dans des calcaires noirs portés maintenant sur les plus hauts sommets des Alpes savoisiennes, a pu montrer l'extension jusque-là méconnue de la mer dans cette direction. On peut constater de même cette persistance remarquable de la faurte de la craie verte des régions septentrionales, dans de grands massifs de marnes et de calcaires qui se poursuivent, avec une grande régularité, depuis la Brome montagneuse orientale (Nyons, Dieulefit) jusque dans les Alpes-Maritimes à Drap, près de Nice, après avoir traversé toute la région orientale des Basses- Alpes (Angles, Saint-Lyons, Vergons). Les dépôts gréseux de rivage ne sont pas moins développés, mais subissent alors de grandes variations de faune et d'aspect. Les uns très fossilifères, glauconieux et calcarifères, bien représentés dans le nord de la région alpine â la Fauge (Isère), soit dans la Drôme occidentale, ainsi qu'au mont Ventoux (Vaucluse), renferment encore les diverses espèces* rotomagiennes distribuées dans le même ordre, si bien qu'en combinant la localité classique de la Fauge avec celle non moins connue de Clausaycs dans la Drôme, on obtint la série suivante : 1^ grès verts riches en Discoklea cylin-
drica^ où se
RâVîn de WBédoule.
Cérnin
Pdsd'ÛuHùr. Chemin de Ceyvesfe:
fait le plein développement du Ttir.
Bergeri et des Ammo^ nites falcatus , inflat us , V ari an S; 2« calcaires sableux, où les espèces les plus fréquentes deviennent Be-
lemnites ulihyitis, Turril, costakis^ A, Botomagemsir, A. varianSf Scaphites c^qualiSy Peden asper, Holastes subglobosus* Localement, les grès à trigomes du Maine sont ensuite bien représentés avec leurs trigonies caractéristiques (î. sulcataria, T. af finis, T. Deslongchanipsi) dans lé bassin d'Uchaux, à Mondragon, où ils viennent se
Fig.