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CENTIME — CENT-JOURS

1886, 27,795 qui produisent un total de 35,000,000 de francs.

Les centimes extraordinaires produisent 38 millions répartis entre 19,986 communes (statistique de 1877). Ils frappent toujours le principal des quatre contributions, sauf trois exceptions dont est l'objet la ville de Paris : la loi du 7 a\T. 1873 a, en effet, établi 17 centimes sur les trois premières contributions et 5 seulement sur les patentes déjà surchargées de centimes généraux; la loi du 25 juil. 1879 établit 27 centimes sur les trois premières contributions et 17 seulement sur les patentes ; et celle du 13 juil. 1886 établit 4 centimes sur les quatre contributions et 20 centimes sur la contribution foncière, pour gager un emprunt de 250 millions.

Depuis 1878, la direction départementale du ministère de l'intérieur publie, chaque année, un travail très précieux sur la situation de toutes les communes de France au point de vue des centimes. L'initiative de cette œuvre excellente est due au savant économiste statisticien M. de Crisenoy.

En 1836, on comptait 6,589 communes grevées de centimes produisant 11,500,000 fr.

En 1862, on comptait 13,403 communes grevées de centimes produisant 19,500,000 fr.

En 1871, on comptait 21,341 communes grevées de centimes produisant 37,000,000 fr.

En 1877, on comptait 19,986 communes grevées de centimes produisant 38,000,000 fr.

Le nombre des centimes dont une commune est grevée et l'importance et le chiffre de son centime ne constituent pas une mesure qui permet d'apprécier la richesse de la commune. 11 faut, en effet, tenir compte du nombre d'années pendant lequel les contribuables subiront cette imposition. En calculant ces centimes cumulés, on voit que le nombre en était, en 1877, pour toute la France, de 3,002,587 et que Clermont était grevé, à la même époque, de 658 cent, cumulés, Chambéry de 735, Châteauroux de 780, Caestre de 858, Falaise de 1,005. Si, toutefois, l'on veut prendre le nombre et la valeur du centime, comme éléments d'appréciation de la situation fmancière d'une commune, il faudra ajouter à ce centime le compte des biens productifs appartenant à cette commune et en déduire des charges considérables que certains départements comme le Nord, Seine-et-Marne, Seine-et-Oise et l'Aisne doivent s'imposer pour assurer le fonctionnement de la vie communale. C'est assez dire que nous estimons que ce calcul est par trop approximatif et qu'il est le résultat d'une trop nombreuse série de moyennes qui s'ajoutent, pour que les économistes puissent utilement raisonner sur cette base.

Yictor de Swarte.

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