III. Administration militaire. — L Centimes de
BAGUETTE (V. PrÊt).
IL Centimes de poche (V. Prêt).
CENTIMÈTRE (V. Système métrique).
CENTINODE (Bot.). Nom yiû^nmduPolugonum aviciilare L., herbe annuelle de la famille des Polygonacées, qu'on appelle également Aviculaire^ Traînasse^ Ti7'asse^ Herbe à cent nœuds. Herbe à cochon, Renoué e des petits oiseaux, etc. (V. Polygonum). Ed. Lef.
CENTISTÈRE (V. Système métrique).
CENT-JOURS. Période comprise entre le 20 mars 1815, date à laquelle Napoléon L^ revenu de l'île d'Elbe, arriva, à Paris, et le 28 juin 1815, date de la réintégration des Bourbons. C'est le préfet de Paris M. de Chabrol, qui, en recevant le 8 juil. Louis XVIÏl à la barrière de Saint- Denis, prononça dans sa harangue cette expression des Cent-JourSf devenue historique.
La Restauration, d'abord bien accueilhe, parce qu'elle promettait la paix et (pie la 1^'rance était lasse des guerres continuelles de rËmpire, n'avait j)as tardé, par inexpérience politique et par son obstination à reprendr'e les conquêtes définitives de la Révolution, à causer dans
tout le pays les plus graves mécontentements. Elle avait tour à tour indisposé les Chambres, dont la majorité lui était pourtant dévouée (V. Chambre des députés des départements), irrité l'armée en mettant un grand nombre d'officiers en demi-solde, en tenant en disgrâce les généraux les plus illustres, en exilant de Paris les corps d'éhte ; inquiété la bourgeoisie et les paysans en favorisant les réclamations des émigrés sur les biens nationaux. Tous les mécontents tournaient les yetix vers File d'Elbe où Napoléon tenu, jour par jour, au courant des événements de Erance et des discussions du C'mgrès de Vienne, songeait à tirer parti aussi bien de l'impopularité croissante des Bourbons que des divisions des puissances alliées. Lorsqu'enfin il fut assuré du concours effectif de l'armée, et qu'il eut reçu de Fleury de Chaboulon les instructions décisives des chefs du parti bonapartiste, trompant la surveillance, peu sévère d'ailleurs, dont il était l'objet de la part du gouvernement de Louis XVIIl, il s'embarqua le 27 févr. 1815 à Porto-Ferrajo et, avec une petite armée de 1,100 hommes environ, s'en fut audacieusement reconquérir son trône. Débarqué le 1*^' mars au golfe Juan, près de Cannes, après avoir tenté sans succès de s'emparer d'Antibes, il se dirigea sur Grenoble à travers les Alpes. Arrivé le 2 mars à Grasse, il passait à Digne d'oti il lançait des proclamations à Farmée et au peuple français, à Sisteron, à Gap, recrutant des soldats sur son chemin, à Vizilles, où il enrôlait toute une compagnie du 5^ de ligne envoyée pour le combattre (7 mars) et parvenait le 8 devant Grenoble. Le colonel Labedoyère lui amena son régiment et il fit dans la ville une entrée triomphale, aux applaudissements du peuple. Aussitôt, il décrète que tous les actes du gouvernement seront désormais intitulés de son nom et de ses formules et il organise les gardes nationales des cinq départements des Hautes- Alpes, des Basses-Alpes, du Mont-Blanc, de la Drôme et de l'Isère.
Cependant, la nouvelle du débarquement de Bonaparte était arrivée le 6 mars à Paris où elle ne troubla pas beaucoup la sécurité du gouvernement qui, le 7, publiait une note assez bizarre pour annoncer au peuple « que le tyran s'était évadé de File d'Elbe à la tète d'un ramassis d'Raliens et de Polonais et qu'il périrait bientôt comme un l'ebelle afin de mettre le dernier sceau à la Restauration. » On prit néanmoins quelques mesures. Le comte d'Artois partit pour Lyon, le duc de Bourbon pour l'Ouest, ordre fut donné au duc d'Angoulème alors à Bordeaux, de se rendre à Toulouse, Nùnes et Marseille. On organisait ainsi la résistance dans la Vendée, dans le Midi et dans le Centre. Le duc de Berry s'attacha à gagner la confiance de la garnison de Paris et fréquenta assidûment les casernes, sans succès d'ailleurs. Les Chambres furent convoquées et, hésitant entre la monarchie et l'Empire, ne prirent aucune initiative. Le conseil municipal, les corps constitués, quelques généraux signèrent d'ardentes adresses au roi. Ney parla de ramener Napoléon dans une cage de fer. On s'agita, on multipha les revues de la garde nationale, les processions de drapeaux ; on mit hors la loi Bonaparte. En somme, on perdit beaucoup de temps en paroles et en discussions futiles. — Napoléon se présenta le 10 mars devant Lyon ; la garnison ht défection et il fit son entrée aux cris de « Mort aux Bourbons, mort aux royalistes, mort aux prêtres ! » Le comte d'Artois, le duc d'Orléans et le maréchal Macdonald durent s'enfuir précipitamment. Napoléon lance tout de suite une série de décrets pour dissoudre les Chambres, pour convoquer les collèges électoraux en assemblée extraordinaires du Champ de Mai afin de modifier la constitution et assister au couronnement de Fimpératrice, pour expulser les émigrés rentrés en France depuis 1815, pour aboHr la noblesse et les titres féodaux, pour détruire les nominalions et promotions faites par Louis XVni. On commença alors à se rendre compte à Paris de la gravité des éYénements. Le portefeuille de la guerre fut letiré au maréchal Soult et donné au duc de