‹ La Grande encyclopédieChapitre 40 sur 397 · ARRONDISSEMENTS · texte numérisé non relu

ARRONDISSEMENTS

Aurillac

Mauriac

Murât.

Saint-Flour

Total

Ces chiffres permettent d'observer que les variations de la population ont suivi une marche à peu près parallèle dans chacun des arrondissements pris séparément. A peine la proportion décroissante est-elle un peu plus marquée pour celui de Saint-Flour, ce qui s'explique assez naturellement par ce fait que cet arrondissement est celui où l'émigration vers Paris est proportionnellement la plus forte.

Sur 267 communes, qui composent le département, il y a :

7 de 100 à 200 hab.

5 de 2,001 à 2,500 hab

16 de 201 à 300 —

5 de 2,501 à 3,000 —

25 de 301 à 400 —

1 de 3,001 à 3,500 -

32 de 401 à 500 —

1 de 3,501 à 4,000 —

117 de 501 à 1,000 —

Ide 5,001 à 10,000 —

41 de 1,001 à 1,500 —

1 de 10,001 à 20,000 —

15 de 1,501 à 2,000 —

Nous donnons ci-après par arrondissements et par cantons, la liste des communes qui ont une population totale de plus de 1,000 hab. :

Arrondissement d' Aurillac. — Cant, (f Aurillac /^iVi^r^) : Aurillac, 14,613; Marmanhac, 1,401; Saint- Simon, 1,480. Cant. (T Aurillac ( Sud) : Arp2i']on, 2,242; Jussac, 1,478; Ytrac, 1,658. Cant. de La Hoquebrou: La Roquebrou, 1,885; Siran, 1,328, Cant. de Maurs : Boisset, 1,960; Leynhac, 1,148; Maurs, 2,975 ;Mourjou, 1,017; Saint-Constant, 1,024. Cant. de Montsalvy : Cassaniouze, 1,451 ; Montsalvy, 1,023. Cant, de Saint- Cernin: Saint-Cernin, 2,318; Saint-Cirgues-de-Malbert, 1,031; Saint-lllide, 1,863. Cant, de Saint-Mamet : Marcolès, 1,388; Roannes-Saint-Mary, 1,022; Saint- Mamet, 1,886. Cant. de Vic-sur-Cère : Polminhac, d,392; Thiézac, 1,700; Vic-sur-Cère, 1,641.

Arrondissement de Mauriac. — Canton de Champs: Champs, 1,978; Lanobre, 1,634. Cant, de Mauriac: Auzers, 1,000; Chalvignac, 1,291; Drugeac, 1,272; Mauriac, 3,575; Le Vigean, 1,240. Cant, de Pléaux : Ally, 1,216; Pléaux, 2,539 ; Saint-Christophe, 1,319. Cant, de Riom-ès-Montagnes : Menet, 1,834; Riom-ès- Montagnes, 2,790 ; Trizac, 1,938 ; Saint-Etienne, 1,068. Cant. de Saignes : Champagnac, 1,600; Chastel-Mar- Ihac, 1,340; Vebret, 1,114; Ydes, 1,456. Cant, de Salers : Anglards-de-Salers, 2,233; Saint-Bonnet-de- Salers, 1,198; Saint-Martin Valmeroux, 1,203; Salers, 1.019.

Arrondissement de Muràt. — Cant, d'Allanche : Allanche, 2,013; Saint-Saturnin, 1,213; Ségur, 1,262. Cant, de Marcenat : Marchastel, 1,039; Condat, 2,604; Marcenat, 2,561 ; Saint-Amandin, 1,140. Cant, de Murât: Chalinargues, 1,313 ; Cheylade, 1,471, Dienne, 1,255; Murât, 3,141 ; La Vaissière, 1,052.

Arrondissement de Saint-Flour. — Cant, de Chaudesaigues : Chaudesaigues, 1,832 ; Saint-Ureize, 1,233. Cant. de Massiac: Massiac, 2,009; Saint-Mary-le-Cros, i,i'îlo, Cant. de Pierrefort : Pierrefort, 1,191 ; Brezons, 1,058. Cant, de Saint-Flour (Nord): Saint- Flour, 5,581 ; Talizat, 1,370. Cant, de Saint-Plour (Sud): Neuvéglise, 1,848; Paulhae, 1,523; Valuéjols, 1,352.

On voit que l'arr. de Saint-Flour est celui où la population est la moins agglomérée. Du reste, dans Tensemble du département, la population urbaine ne se monte qu'à 25,684 hab., répartis sur une superficie de 11,418 hect. La population rurale s'élève à 210,506 hab., répartis sur une superficie de 562,729 hect. Le territoire urbain compte environ 235 hab. au kil. q.; le territoire rural 38,3. Ces deux chiffres sont intérieurs aux moyennes générales correspondantes dans le reste de la France qui sont de 411,1 pour la population urbaine et 49,5 pour la population rurale. La proportion de la population urbaine et de la population rurale était de 9,1 et de 90,9 pour 100 en 1856 et de 11,1 et de 88,9 pour 100 en 1886. Un tiers environ de la population (86,92 1) est agglomérée. Le surplus des habitants (154,821) est à l'état de population éparse. En résumé, sur 100 hab. du Cantal, 11 appartiennent à la population urbaine, 89 à la population rurale, 36 à la population agglomérée, 64 à la population éparse. Saut pendant les événements exceptionnels de 1870-71, les décès dans le Cantal ont toujours été, depuis cette époque, inférieurs aux naissances dans la proportion d'un peu plus d'un dixième environ. Si l'accroissement de la population n'a pas été aussi grand que cette proportion permettrait de le penser, il faut en chercher la raison dans les pertes constantes causées par l'émigration à la population de ce département. Cette émigration se dirige un peu dans tous les sens. Elle a cependant deux centres d'attraclion principaux. C'est d'abord Paris pour les arr. de Saint-Flour, Mauriac, Murât et le N. de l'arr. d'Aurillac; c'est ensuite l'Espagne pour le S. de l'arr. d'Aurillac et les cant. de Salers et de Pléaux dans celui de Mauriac. Le recensement de 1881 avait fait connaître qu'il n'y avait pas à Paris moins de 110,000 personnes originaires de l'ancienne Auvergne (dép. du Cantal et du Puy-de-Dôme et arr. de Brioude, dans celui de la Haute-Loire). Elles y exerçaient les professions les plus diverses, mais plus particulièrement celles de ferrailleurs, charbonniers, débitants de vins, loueurs en garni, frotteurs, garçons de restaurant, etc. (Juant à l'Espagne, il est très difficile d'y évaluer, d'après les documents officiels, Tiraportance de l'émigration, les émigrants cantaliens étant en général réfractaires à l'action des représentants de la mère patrie à l'étranger et négligeant le plus souvent de faire les déclarations qui pourraient permettre leur recensement. On peut cependant évaluer à environ 2 à 3,000 le nombre des Cantaliens fixés en Espagne, la plupart à Ma Irid et aux environs où ils exercent les professions de négociants en tissus et de boulangers. Un bien plus petit nombre se livre dans d'autres parties de l'Espagne au commerce des mulets et au brôlage des vins.

Etat des personnes, — En 1886, on comptait dans le Cantal : 1<* d'après le lieu de naissance^ 507 étrangers, dont 24 nés dans le département; 18,874 Français nés dans un autre département et 217,248 nés dans le Cantal ; 2" d'après le sexe, 117, 3)1 hommes et 119,328 femmes. La prédominance des femmes sur les hommes s'explique par l'émigration à laquelle ceux-ci prennent

GTande Encjclopédic -Tome IX

CANTAL

Gi^jC' et Inyi pat> Krluwd Jhêies 1689

K LAMIKAULT et C^^ïlditeuxs

CANTAL

part presque seuls ; 3^ d'après la profession les habitants du Cantal se répartissaient ainsi : 1» personnes "vivant de Tagriculture, 146,032; 2** de l'industrie, 55,086; 3<* commerre, 13,441 ; ¥ professions libérales, 4,566; 5« torce publique, 1,531 ; «nransforts, 6,578; 7** rentiers, 4,- 03 ; 8° sans profession, 152; 9* professions inconnues, 1,341. On voit que ragricultiire occupe à elle seule près des trois quarts des habitants du Cantal.

Etat économique du département. — Propriété. — Le Cantal comptait en 1S84, 84,054 propriétés imposables qui se décomposaient ainsi : 64,158 appartenaient à la petite propriété, c.-à-d. avaient une contenance moindre de 6 hect. ; 17,967 appartenaient à la moyenne propriété avec une contenance moindre de 50 hei't. ; 1.929 dépassaient 50 hect. et étaient classées dans la grande propriété. Ces propriétés occupaient un espace de'558,888 hect. dans lesquels la petite propriété entrait pour 84.443 hect. ; la moyenne pour 282,!i82 hect.; la grande pour 184,463 hect. Plus de la moitié du département est donc occupée par la moyenne pro(»riété. Quant à la grande propriété, elle dépasse rarement 200 hect., et encore comporte-t-ellc alors de grands espaces en terres vaines dont le revenu est très faible ou même nul. La propriété bâtie comptait 46,341 maisons.

Agriculture et Elevage. — Les terres cultivées du département comptaient en 1885: 171,845he('t. déterres labourables; 72,363 hect. de forêts qui avaient rapporté, en 1876, 494,684 (r. ; 226,637 hect. de prairies naturelles ; 76,339 hect. de pâturages. Le reste en jardins, vergers, etc. Le tableau suivant donne la superficie cultivée et la quantité de produits récoltés pour les diverses cultures en 1886 :

Page 1