quint
750 hectol.
Méteil
Seigle
Orée .
Sarrasin
Millet
Avoine
Pommes de terre
Légumes secs
Châtaicfnes
Betteraves
Chanvre..
Lin
Colza
Vifïnc . ...
En 1886, il y avait en outre dans le département 31,952 ruches d'abeilles produisant 67,821 kilogr. de miel et 22,204 kilogr. de cire. On comptait à cette môme date: 11,247 chevaux; 563 mulets ; 2,392 ânes; 228,399 bêtes bovines; 388,832 moutons; 47,îo0 porcs ; 29,713 chèvres. La production totale du lait avait été de 979.603 hectol. La plus grande partie de ce lait avait été transforruée en fromages. L'industrie fromagère est la grande industrie du pays. Le Cantal exporte ses fromages dans toute la région du plateau central, dans le Midi et même à Paris. Ils sont connus sous le nom de fourmes et se débitent par pièces dont le poids varie de 25 à 50 kilogr. La production totale est d'environ 100,000 quint., dont le prix moyen est de 95 fr. le quintal. On a essayé aussi la fabrication de fromages façon Roquefort, Gruyère et Hollande. La production de la laine s'élevait à 7,120 quint, d'une valeur totale
d'environ 1,400,000 fr. La production du suif s'était élevée en 1882 à 100,285 kilogr. d'une valeur totale de 48,137 fr. — La vieille race chevaline de la haute Auvergne n'est guère plus, selon l'expression de M. de F^arieu, qu'un « honorable souvenir ». La plupart des poulinières du Cantal sont consacrées à la reproduction de mulets qui sont exportés dans le midi de la France et jns()u'en Espagne. ~ Dans la majeure partie du département les bétes bovines appartiennent à la race dite de Snlers, race essentiellement locale, très perfectionnée par d'habiles éleveurs, entre lesquels il faut particulièrement citer M. Tyssandier d'Escous, et qui a surtout des qualités précieuses pour le travail et la laiterie. Elle est moins propre à l'engraissement, mais ses produits, à ce point de vue, se recommandent par leur bon goiît, sinon par le développement des tissus graisseux. De plus, ils donnent jusqu'à 80 o/o de viande nette, ce qui est le maximum du produit utilisable. Un concours spécial d'animaux appartenant à cette race se tient tous les deux ans à Salers et tous les quatre ans à Auriilae et à Mauriac. La race limousine a qneli|ues représentants au N.-O. du département; au S.-Ë. ceux de la race d'Aubrac sont en nombre bien plus considérable; sur les moutons que nourrit le Cantal, l'énorme majorité, 370,000 environ, appartient à la race du pays. — Les chèvres sont surtout nombreuses dans les arr. de i\lurat et de Saint-Flour. Dans celui d'Aurillac, elles sont aussi en assez grande quantité sur les pentes de la vallée de Vie, où leur lait fournit les petits fromages connus sous le nom de cabecous, — La race porcine, dont le plus grand marché est à Auriilae, à la foire dite Foire grasse, qui se tient le lundi de la septuagésime, fournit une viande de bonne qualité. La charcuterie de Maurs a une réputation locale. — Le dép. du Cantal a un professeur départemental d'agriculture ; une société centrale d'agriculture dont dépend la fromagerie modèle de Cuelhes; une société d'horticulture, acclimatation, sciences et arts et une société des courses. Toutes trois ont leur siège à Auriilae. C'est également près de cette ville que sont situés l'hippodrome, la pépinière départementale et le champ d'expériences agricoles. Il y a eu pendant quelque temps des fermes écoles à Saint-Angeau et à la Chassagne. Enfin M. Duclaux, membre de l'Institut, a dirigé pendant plusieurs années un laboratoire galactologique à Eau, près Marmanhac.
Industrie. — Nous avons dit plus haut que le Cantal était traversé par une bande de petits bassins houillers. On en a extrait, en 1885, 63,506 tonnes de houille provenant presque en totalité du bassin de Champagnac. A la même date, une exploitation de lignite, ouverte à Laveissière près Murât, a donné un produit de 180 tonnes. On a aussi extrait 980 tonnes de tourbe, provenant principalement de la région du Limon dans l'arr. de Murât et 175 tonnes (en 1883) de minerais métallifères divers, dont la plus grande partie était tournie par le.> gisements d'antimoine du cant. de Massiac. Dans ce môme canton sont situées les mines d'or de Bonnac, pour l'exploitation desquelles s'est formée récemment une compagnie au capital de 300,000 fr. Les minerais enrichis renferment en moyenne de 60 à 80 gr. d'or par tonne. On en a expédié 21 tonnes en Angleterre en 1888. — Le Cantal a 3 usines à gaz d'éclairage à Auriilae, Saint-Elour et Murât, n'employant ensemble que 22 ouvriers et qui ont produit en 1885, 296,500 m. cubes de gaz. Il compte 25 filatures de laine, occupant ensemble 137 ouvriers et disposant d'une force de 58 chevaux ; il y avait, en 1885, 4,390 broches actives et 159 métiers mécaniques actifs. En 1888, 56 appareils à vapeur y faisaient mouvoir 47 machines d'une puissance totale de 434 chevaux-vapeur. Ces appareils se répartissent ainsi qu'il suit par branches d'industrie :
Mmes, carrières et annexes 11
Atelier métallurgique. 1
Agriculture 14
CANTAL
Industries alimentaires 3
— chimiques • 6
— textiles 3
Imprimerie, objets mobiliers 5
Entreprises de travaux 13
Total 56
Parmi les industries cantaliennes il faut encore citer : la fabrication des parapluies qui occupe à Aurillac environ un millier d'ouvriers; la chaudronnerie (Aurillac); la tannerie (Aurillac, Saint-Flour) ; les meubles sculptés (Aurillac); les limousines (Saint-Flour); les cierges et chandelles (Saint-Flour); l'apprêtage des laines (Chaudesaigues) ; la clouterie (Maurs); le traitement industriel des bois de châtaignier (Maurs), etc. Mais, sauf pour les parapluies, ces industries ne donnent lieu qu'à une exportation régionale et à un chiffre d'atiaires relativement peu considérable.
Commerce et Circulation. — L'ensemble des opérations de la succursale de la Banque de France à Aurillac s'est élevé en 4887 à 10 millions 100,000 fr., dont 7 millions 600,000 fr. pour les effets escomptés et 2 millions 500,000 pour les effets au comptant, avances, billets à ordre, chèques, virements, changes, etc. Cet ensemble avait atteint, en 1883, le chiffre de 15 millions 700,000 fr. Depuis, sa marche a donc été décroissante.
— Le produit des taxes postales s'est élevé en 1887 à 377,685 fr. ; celui des taxes télégraphiques à 44,133 fr.
— Le Cantal possédait, en 4888, 382 kil. de routes nationales sur lesquelles la circulation moyenne était de 85 colliers, 3; 550,574 m. de routes départementales, avecunecirculationmoyennede87colliers, 4;6,908,867m. de chemins vicinaux qui se subdivisent ainsi :
1^ Grande communication. . . 430.892 m.
20 Moyenne — ... 1.604.421 — 3<» Petite vicinalité 4.873.554 —
Total.... 6.908.554 m.
La longueur des chemins de fer exploités dans le Cantal atteignait, au 31 déc. 1885, 447 kil. 167 ; celle des chemins de fer en construction, 170 kil. 011. Depuis, on a ouvert à la circulation 44 kil. 929 sur la ligne de Neussargues à Sévérac-le-Château et une douzaine de kilomètres sur la ligne d'Eygurande à Largnac. La principale ligne est celle d'Arvant à Figeac (C^® d'Orléans) qui traverse le département du N.-E. au S.-O. en desservant Murât et Aurillac, avec Massiac et Maurs comme stations extrêmes. A Neussargues s'embranche la ligne de Neussargues à Sévérac-le-Château qui dessert Saint-Flour (G^^ du Midi).
Finances. — En 1885, le dép. du Cantal a fourni au budget: 10,071,119 fr 10 cent, dont 7,885,060 fr. 38 cent, pour le budget ordinaire et 2,186,058 fr. 38 cent, pour le budget sur ressources spéciales. Le tableau suivant donne les principales subdivisions de la première de ces sommes :
Impôts directs 1 . 820 . 723^ 63
Produits domaniaux 38 965 41
Enregistrement 2.065.15854
Timbre 344.640 06
Contributions indirectes... 2.994.567 84
Postes 376.807 54
Télégraphes 43.422 75
3 <*/o sur valeurs mobilières. 1.793 54
Produits universitaires, a-
mendes, pensions civiles. 149.385 18 Produits divers du budget. . 55.095 95
Total 7.885.060^38
Le total des recettes départementales s'élève pour 1889 à 1,236,554 fr. 48, dont 800,319 fr. 44 pour le budget ordinaire et 436,235 fr. 04 pour les ressources extraordinaires. La situation financière des communes pour 1888 donne aux 267 corn, du Cantal un
revenu total de 640,813 ir. Treize de ces communes seulement ont des octrois.
Etat intellectuel du départem:nt. — Enseignement PRIMAIRE. — En 1888, le Cantal n'avait que 12 salles d'asile ou écoles maternelles, dont 6 publiques et 6 privées ; les premières réunissaient 694 élèves, les secondes 352, nombre très restreint, eu égard à la population du département. A cette même date, le nombre total des écoles primaires était de 747 dont 676 publiques et 71 privées ; 646 laïques et 101 congréganistes. Elles recevaient 45,821 élèves, dont 39,927 pour les écoles publiques et 5,894 pour les écoles privées. La majeure partie des élèves de l'enseignement congréganiste était composée de filles. D'après les statistiques de l'année scolaire 1885-1886, deux cours d'adultes publics pour hommes étaient établis dans deux communes et comptaient 19 élèves, mais le rapport de l'inspecteur d'académie pour Tannée 1888, constate qu'aucun cours d'adultes n'a été régulièrement ouvert dans le courant de l'année scolaire 1887- 1888. En revanche, le département possédait 8 cours complémentaires, 3 pour les filles, à Aurillac, Pléaux et Cheylade ; 5 pour les garçons, à Aurillac, Saint-Cernin, Cheylade, Riom-ès-Montagnes et Saint-Flour. Le personnel enseignant comprenait, en 4888, 1,132 lonctionnaires, à savoir : 420 instituteurs, dont 308 laïques et 112 congréûjanistes ; 741 institutrices, dont 499 laïques et 213 congréganistes. Il faut encore ajouter à ces chiffres 42 directrices et 4 sous-directrices d'écoles maternelles. Les deux écoles rormales primaires établies à Aurillac comptaient 36 élèves-maîtres et 39 élèves-maîtresses. Aux sessions d'examen de 4888, on avait délivré 844 certificats d'études primaires sur 4,093 candidats ; 64 brevets élémentaires sur 208 candidats et 46 brevets supérieurs sur 66 candidats; 297 bibliothèques populaires, possédant 24,488 volumes, en ont prêté 49,847 en 4888; 24 bibliothèques pédagogiques possédaient 5,564 volumes. Les caisses d'épargne scolaires étaient au nombre de 196, avec 2,678 livrets sur lesquels étaient inscrites des sommes dont le total atteignait 53,894 fr. 58. Les caisses des écoles, au nombre de 60, possédaient une somme de 4,302 fr. 40. La société de secours mutnels des instituteurs du département comptait, en 4887, 464 membres possédant un actif de 40,890 fr. 43. D'une façon générale, l'instruction est assez répandue dans le Cantal et ce département arrive sous ce rapport à un assez bon rang. Sur 2,099 conscrits de la classe de 4886, 444 ne savaient ni lire ni écrire ; 408 savaient lire seulement ; 767 savaient lire et écrire ; 835 avaient reçu une instruction primaire plus développée; 24 avaient le diplôme et le brevet institués par la loi du 24 juin 1865 ; 46 étaient bacheliers. Pour 208 d'entre eux, on n'avait pu vérifier l'instruction. Ces chiffres donnent une moyenne d'illettrés de 7,4 <^/o seulement, ce qui est un chiffre assez faible.
Enseignement secondaire. — L'enseignement secondaire est donné dans les trois collèges communaux d'Aurillac, Mauriac et Saint-Flour et dans les petits séminaires diocésains de Saint-Flour et de Pléaux. Les trois collèges communaux recevaient, en 4885-86, 2-99 élèves dont 453 externes. De ces 299 élèves, 27 recevaient l'enseignement primaire ; 87 l'enseignement spécial et 485 l'enseignement classique. Les petits séminaires diocésains reçoivent un nombre d'élèves au moins égal. Il tant ajouter qu'un certain nombre de jeunes gens du Cantal sont envoyés aux lycées de Clermont, de Toulouse et de Paris et aussi dans les établissements libres d'instruction en dehors du département. 11 y a à Aurillac un musée, une bibliothèque municipale et un cabinet d'histoire naturelle et d'antiquités.
Etat moral du département. — En 4885, il y a
eu aux assises seulement 2 condamnés pour crimes contre
les personnes et 9 pour crimes contre les propriétés. Les
1 4 tribunaux correctionnels ont prononcé 299 condam-^
nations à Temprisonnement et 640 à Tamende. Enfin 1,373 personnes ont été condamnées à l'amende et 38 à Temprisonnement par le tribunal de simple police. La population des 4 maisons d'arrêt n'était au 31 déc. 1884 que de 54 personnes. — Les sociétés de secours mutuels du Cantal étaient en 1885 au nombre de 7 comptant 4,873 membres. Leur avoir disî)onible s'élevait à 37,988 tr. Elles avaient payé dans Tannée 6,275 journées de maladie. — Les 4 caisses d'épargne qui avaient 20,284 livrets au 1®^ janv. 1885 avaient porté ce chitfre à 20,809 au 31 déc. Le solde dû aux déposants qui s'élevait à 14,259,696 fr. au 1«^ janv. avait atteint 15,160,121 tr. ; au 31 déc. 12,663 Versements avaient fait entrer dans les caisses 3,544,856 fr. ; 10,119 remboursements en avaient fait sortir 3,221,061 fr. La caisse d'épargne postale avait reçu 4,203 dépôts dont le montant atteignait 803,595 tr. 06. Elle en avait remboursé 1,117 dont le montant était de 538,305 fr. 05. Le nombre des livrets existant au 31 déc. 1885 s'élevait à 4,528. En 1883, la caisse des retraites pour la vieillesse a reçu en 1,802 versements 42,607 fr. En 1885, le nombre des libéralités s'est élevé à 14 pour les établissements religieux, qui ont reçu 15,441 fr. ; 20 pour les établissements charitables et hospitaliers qui ont reçu 31,919 fr. ; 1 pour un établissement de prévoyance qui a reçu 300 fr. ; 1 pour les communes et le département qui ont reçu 300 fr. ; ce qui donne un total général de 47,960 tr. A la même date, 87 bureaux de bienfaisance ont secouru 1,683 individus. Ils ont reçu 158,223 fr. et dépensé 53,072 fr. — Les 2 hôpitaux, les 4 hôpitauxhospices et les 10 hospices du département ont disposé, en 1885, de 796 lits. Leurs recettes se sont élevées à 321,209 fr., leurs dépenses à 408,364 fr. ; 1,552 malades y avaient été soignés. — 631 enfants avaient bénéficié de l'assistance en 1887 et les prévisions budgétaires de l'inspecteur chargé du service s'élèvent pour 1889 à 46,865 fr. — 207 aliénés existaient au quartier d'hospice d'Aurillac le 31 déc. 1886 ; 45 sont entrés pendant l'année, 30 sortis et 18 décédés, ce qui porte leur chiffre, au 31 déc. 1887, à 204. En 1885 l'asile avait dépensé 76,535 tr.dont56,196 fournis parle département; 13,586 par les communes et 6,753 par les familles. Louis Farges.
BiBL. : Annuair-e du dép. du Cantal, Jusqu'en 1889. 7- A. JoANNE, Géographie du Cantal; Paris, 1879, in-12. — De SrsrRiÉRE-MuRAT, Analyse et description topographique, agricole et cornmercialG du département du Cantal, ci-devant haut-pays d'Auvergne (an IX). — C.-J.-F. Kaulhac, Discours lu en séance publique de ta Société d'agriculture, arts et commerce d'Aurillac, le 8 juillet 1822, sur les développements successifs de ces trois branches de l'industrie humaine dans le... Cantal, depuis les temps les plus reculés jusqu'à la fin du xiii« siècle; Aurillac, 1822/in-8. — Déribier du Chatelet. DicL statistique du Cantal; Aurillac, 1852-57, 5 vol. in-8. — H. DuRiF, Guide... du voyageur dans le Cantal ; Aurillac, 1861, in- 12. -— Bulletin de la Soc. d'agriculture du Cantal, jusqu'en 1889. — F. Esquîrou de Parieu, Essai sur la statistique agricole du dép. du Cantal; Aurillac, 1864, in--12. — La Révolution du Cantal (réimp. du rapport de Musset) ; Aurillac, 1879, in-4. — Bull, de la Soc, géologique et de la Soc. botanique de France ; passim. ■— Rapports et délibérations du Conseil générai du Cantal, jusqu'en 1889 ; Aurillac. in-8. — J.-B Rames, Géogénie du Cantal ; Aurillac, 1873, in-12. — Du môme. Topographie raisonnée du Cantal; Aurillac, 1879, in 12. — j.-B. Rames, F. et L. Bouygues, Carte oro-hydrographique et routière du dép du Cantal au 1/150,000»; Aurillac, 1878.-- F. Gebhard, Statistique forestière du dép. du Cantal ; Aurillac, 1889.
CANTAL (Plomb du) (V. Cantal).
CANTALA (Juan de), sculpteur espagnol, dont le lieu et la date de naissance ne nous sont pas connus. Son nom figure dans les archives de la cathédrale de Tolède comme ayant été chargé en 4537 de la décoration sculpturale de l'entrée de fa chapelle qui est dans la tour et comme ayant exécuté en 4541 la sculpture des portes de la cathédrale ouvrant sur la façade dite des Lions. Ponz, dans son Viage de Eupam, attribue par erreur ce travail a àlonso Berruguete, et cette erreur dit assez de quel