‹ La Grande encyclopédieChapitre 55 sur 397 · C. Delavaud · texte numérisé non relu

C. Delavaud

BiBL. : Au mot Afrique, t. I, p. 751, se trouvent déjà cités plusieurs ouvraf>es aj^ant trait à la colonie du Cap (V. aussi 'es mots Boers, t. Vil, p. 45, Cafrkrie, etc.)-— Siirnalons ici pour les ouvrages bibliopraphiqnes : James Jackson, L-»ste provisoire de bibliographies géoqra-' phiques spéciales; Paris, 1881.— Gabr. Kayser, Bibliographie de V Afrique ; Bruxelles, 1887, in-8. — Les manuscrits et les documents officiels relatifs au Cap se rencontrent principalement dans les bibliothèques et archives de Cape Town, de Lisboime, d'Amsterdam et de Londres; les articles il'actualité les plus nombreux sur cette colonie sont in-éres dans ses journaux, dans des recueils spéciaux tels que le Cijp Monthly Magazine, et dans ceux de la métropole. On ne peut iiuère énumérer ici que les publications modernes les plus spéciales. — L. Degrand- VRE, Voyage à la côte occident, d Afrique en 1186-^1^ suivi d'un voyage au cap de Bonne-Esfiérance ; Paris, 1801, 2 vol. in-8. — Rob. Percival, Voyage au Cap de Bonne- Espérance en 1196 et i8(H^ traduct.; Paris, 18U6, in-8.— F. Flrming, So'U/if^rn ^frica. a geography and natural histor^y^ etc. ; Londres. 18ô6, in-8. — Artli. Mo- BELEr, Journal du voyage de Vasco de Gama en lk91, trad. du portugais; Lyon, 1864. — Voya<7e auCnpde Bon.-Esper.^ dans Annal, marit. et coloniales^ août 1865 et juin 18')6.— A. Hausmann, Souvenirs du Cap de Bonne- Espérance ; Pans, 1866, in-8. — Wan oexiann, Ein Heisiahr in Sud Afrika... 1866-67; Berlm, 1868, gr. in-8. — WiLMOT et Chase, His^ory of the Cape of Good Uope ; Londres, 1870, in-8. — (Cachet, VijjUen jaar in zuid Afrika; Leeuwarden, 1875, pr. in-8. ■— G villet. Excursion dans la colonie du Cap , dans Bull, de la Soc. de géog. de Lyon, t. 1, n° 3, pp. ^266-277 (1875), avec carie au 3,1 OU,OuO^-^ CiiAMBEYRON, Un Mois à Cape Town..., dans Rev. marit. et col , déc. 1875. pp. 775-804. — H, Hajll, Southern Africa, including the Cape coloriy, Nalal, and the Dulch republics ; Lonûre^^ 1876, broch. in-8, — L;( colonisation de l'Afrique méridionale : LeCap, Naialet les Républiques hollandaises., dans l'Economiste français, 22 juit. 1876. — Fédération des Etals de l'Afrique australe^ dans Explorateur, n» 71, p. 621 ; n° 80, p. 192. — G. Tuve, Ein Tag in der Kapstadt und ein Besleigung der Tafelherger, dans Ans ailen Welttheilen.,B.vr. 1876. — Viaggio scientifico belge nelV Africa méridionale, dans Bolletino delta Società geografica ilalinna, 1876. n» 5, mai, p. 342. — Lady BarkÉr, Firsl Impie:>sions of South Africa, dans Evehing Uours, fevr. 1876.— De la même, Letters from South Africa, dans Lippincott's M auazine. féw.-m'di 187H; et in-8; Philadelphie, 1877.— De la même, A years Housekfeping in South Afnca ; Londres, 1877, in-8. —Confédération of South African colonies, dans The weely Times; LonUres, n° du 6 avr. 1877, pp. 13-14; n" du 27 avT., p. 13; n° du 4 mai, p. 7. — Esiourgies, Travaux géographiques au Cap de Bonne-Espérance, <\an^ Bullet. de la Soc. belge de Géogr. ; Bruxelles, 1877, n» 2, pp. 159- 167. — A.-R. Campbell-Joii?<son, South Africa : ils difflculties and preaent state, suggested by a visil ta that cowniry; Londres, 1877, broch. m-8. — Bler-zy, les Colonies de l'Afrique australe, dans Bev. des Deux Mondes, !«'■ et 15 janv. 1878 idans cet article, périodiques cités sur le môme sujet : Quar^eify Review, Edlnburgh Revlew, Nineteenth Ceûtury. — Miihony Trollope, Sotd^A/"nca; Londres, 1878, 2 \ol. in-8. — G. Mac-Call Theal, Cornpenaium of the history and geography of South Africa ; Londres, 1878, in-8.— Du même, Chronicles of Cape..., from i65if to 1691 ; Le Cap, 1882.— Du même, Compen-

diurà ofthe history of South Africa iWB'iWÎ; Lbftdrëi, 1888. — Général sir John Bisskt^ Cape of Good Hopé- Sport in Africa, w»l/i incidents of ihe Caffre war,..j Londres, 1878, in-8, avec carte et planches. — Em. .\lo.v; ThGUT, les CàlonitS de V Afrique australe, dans Rev. dè- Deux Mondes^ i\es 15 avr. et l*-- juil. 1870.- Les Ches mins de fer de lAfriq. austr. ; Elevage des autruches ; l'Afrique explorée et civilisée, 1879-80- — Populations africaines; Mines de diamant ; Lacs salés, etc.; même recueil, 18S'0-81. — W. Silver, Handbook for South Africa: Londres, 1880, in-8. — Paul Branda (pseudon.), Mers de l'Ihde, le Cap, etc.; Paris, 1870, in-8. — Du hu-me, les Trois Caps ; Paris, 1877, in-8. — G. Valbert, les Boers et la poliUque anglaise, d»ns Rev. des Deux Mondes, le«- avr. 18S!. — Moulle, Géologie générale de l'Afrique du Sud* avec 5 pi., dans Ann. ues mines, mars-avr. 1885 et broch. in-8.— J. Noble, Officiai Handbook. History, productions and ressources of the Cape of Good lîope; Cape Town, 1886, in-8, 5 plans et cartes, et 18 dessins. — Matheus, Twenty lear's personnal expérience in South Africa; Londres, 1887. — Handel" politibche nus Sùd-Afrika, dans Das Ilandelmuseam, 12 janv. 1888. — Articles sur les dernières annexions de la Grande-Bretagne, au Bcc/iouaua/and, et sur ses conflits avec le parti autonomiste du Cap, dans le Temps des 4, 9, 10 août, Il oct. 1888, 22 lëv»:. 9 aVr. et 1er juin 1889; dans les Débats du 11 oct. 1888 et du 6 juin 1889. — Km. BANNl^G, le Partage de l'Afrique d'après les tranà'ictions internationales leè plus récentes (1885-83); Bruxelles, juin 1888, in-8. — Cape of Good Hope. Minutes of législative Council ; Cape Tov,rn. — Acts of the parliament ofthe Colony...; Canô Towiî. ~ Le Page, l'Afrique australe; conférence du 22 àvr. 1888^ dans Bull, de la Soc. de géographie de Lyon, t. VU, p. 367. — Hendrik Muller, directeur de la C^® Est-Africaine de Rotterdam, Voyages dans l'Est et dans le Sud de VAfHque; communicat. à la Soc. de géogr. de Paris, et réponse de M. HoDRiëuES ^ Compt. rend.) p, 29, 18 mai 1888.

CAP (le) (V. Cape Town)*

CAP (Paul-Antoine), ou plutôt 6RATTACÂP, dit Cap, pharmacien français, né à Màcon le 2 avr. 1788, mort à Paris le 12 nov. 1877. H tut professeur agrégé à TEcolé de pharmacie de Paris, membre correspondant de l'Académie de médecine, etc. Passionné pour les études historiques, il consacra les recherches les plus consciencieuse^ aux biographies des chimistes et des naturalistes andens et modernes; ce sont des modèles du genre. Le premier il eut ridée de se servir de la glycérine en pharmacie \ toute une classe de médicaments, les glyôéroiés, lui doit son existence. — Ouvrages principaux : Principes étém, de pharm. (Paris, 1837, in-8); Hist, de la pharmacie^ etc. (Anvers, 1851, in-8); Mém, sur la Qlycé^

rine, etc. f Paris, 1854, in-8); Eloges publiés dé

1838 à 1854 (Paris, in-8); Etud. pour servir à lliist, de la science et des savants (1^® sér., Paris, 1857, in-18 ; 2« sér., 1864, in-18) ; diverses traductions, éditions, etc., enfin la Pfiarm, au moyen âge et au xix« siècle (Paris, 1869, in-8). h' L. Hn.

CAPABLE. Segnient capable d'un angle doûné. On appelle ainsi une portion de circonférence 1invt(^e aux exi rémités de la droite donnée, ou si Ton veut, limitée à deux points donnés et tel que tous les angles inscrits dans cette portion de circonférence soient égaux à l'angle donné (fig.).

Voici deux moyens très simples pour construire slir une droite donnée A B un segment capable d'un angle donné : l** par les points A et B on mène des parallèles AM et BM aux côtés de Tangle, Pangle AMB est alors égal à l'angle donné et la portion de circonférence passant en A, M, B est la solution demandée; 2^ on peut faire l'angle ABC égal à l'angle donné, élever BO perpendiculaire sur BC et DO perpendiculaire sur le milieu de AB; le point Oest le centre du segment demandé. H. L.

CAPACCIO (Giulio-Cesaré), littérateur napolitain, né à Ganàpagna en 1560, mort en 1631. il fut secrétaire du

CAPACCIO — CAPACITE

— iM

municipe napolitain, puis attaché à la famille du duc Francisco délia Rovere, à Urbin, qui l'avait choisi pour instruire son fils. On a de lui des po<^sies, des études critiques et historiques dont voici un choix : Mergellina^ egloghe pescatorie (Venise, 1598) ; Apoioghi e favole in versi volgari (Naples, 1602) ; lllustrium mulierum et illuHrium litteris virorum elogia (Naples, 1608); Declamazloni in difesa délia Poesia^ recitaie neW AccademiadegliOziosiÇ^apks, 1612); Puteolana his~toria, cui accessit de Balneis libellus (Naples, 1604) ; la Vera Antiquità di Pozznolo (Naples, 1607); / Forestiêri (Naples, 1620); Trattato delV /mjore^g (Naples, 1592); // Secretario (Naples, 1599); Napolitanœ tllstonœ (Naples, 1607), son ouvrage principal et Tune des bonnes histoires anciennes de Naples. Capaccio fut un des fondateurs de rAcadéraie degli Oziosi, de Naples. R.G.

BiBL. : Niccolô Toppi, BibHoteca napolitana ; Naples, 1678. — Grégoire Orloff, Mémoires sur le royaume de Naples; Paris, 1821, 5 vol. in- 8, t. IV et V.

CAPACITÉ. I. Droit grec. — La capacité civile n*a pas toujours été entendue par les Grecs de la même manière. On peut dire, d'une façon générale, que primitivement elle était très étendue, quand elle s'appliquait aux personnes, et très restreinte, quand elle s'appliquait aux choses; c'est le contraire qui eut lieu dans les temps ultérieurs. Sous le régime patriarcal, et tant que la famille conserva sa forte unité, le père était maître absolu de tous les siens. Il avait sur ses entants droit de vie et de mort. Même innocents, il pouvait les faire périr : on n'a qu'à se rappeler Agamemnon immolant sa fille Iphigénie pour obtenir des vents favorables au départ de la flotte achéenne. S'ils étaient coupables, c'était lui seul qui les châtiait. Dracon n'avait édicté aucune peine contre le parricide, parce que la punition de ce crime incombait exclusivement au chef de la maison. Avant Solon, le père avait aussi la faculté de vendre ses enfants. H n'était pas nécessaire, pour cela, qu'un acte répréhensible eût élé commis par eux; la misère était une raison suffisante. Les vieux législateurs, Solon, Pittacos, Charondas, reconnaissaient au père le droit d'expulser et de déshériter le fils qui lui manquait de respect. Dans Homère, le mariage est un contrat passé entre deux pères de famille ; le plus souvent, on néglige de consulter les futurs époux. Les présents que le fiancé offre à son beau-père sont un véritable prix d'achat ; parfois même il y a une sorte de mise aux enchères de la jeune fille. Le premier devoir de la femme est l'obéissance. Le mari est son juge naturel, comme il est celui de ses enfants. 11 a le droit de la répudier sans recourir au magistrat, sans alléguer contre elle le moindre grief. Toute sa vie, la femme est mineure ; mariée, elle est sous la tutelle de son mari ; veuve, elle est sous la dépendance de son père ou de son fils. Dans ce système, l'autorité du père est telle qu'il a vraiment le monopole de la capacité civile. Elle présente un caractère tout autre en ce qui concerne les choses. Les biens sont la propriété collective de la famille, et le chef n'en est que l'administrateur. Ils passent intégralement du père au fils aîné ; pour mieux dire, celui-ci, en réalité, n'hérite pas; il se substitue simplement au père défunt dans les fonctions de gérant. Le chef n'a le droit ni de vendre, ni de donner, ni de tester, ni même de prendre des dispositions particulières relativement à sa succession ; les biens, surtout les immeubles, appartiennent aux diverses générations qui à tour de rôle forment la famille, et ils se transmettent intacts de l'une à l'autre.

Peu à peu ces institutions se modifièrent. Les réformes suivirent partout la même marche, mais elles n allèrent point partout d'un pas égal. Quelques cités, comme Sparte, demeurèrent longtemps fidèles aux vieux usages ; d'autres rompirent plus vile avec eux ; mais en somme on aboutit à une conception toute nouvelle de la capacité civile. Le pWe acquit un pouvoir plus considérable sur les biens de la famille. Jadis, il n'en était que le gardien et l'usufrui-

tier ; désormais, il en fut le propriétaire, dans toute la force du terme. La vente, la donation, l'hypothèque furent généralement permises. 11 eut la faculté de régler d'avance la répartition de sa fortune entre ses enfants, d'avantager l'un d'eux, de léguer une portion de son avoir à des parents éloignés ou à des amis; il fut, dans une certaine mesure, libre de tester. Mais si ses prérogatives s'accrurent sur ce point, elles diminuèrent sur d'autres. La famille ne lui fut plus aussi étroitement assujettie que par le passé. Son autorité cessa d'être discrétionnaire, et prit à peu près le caractère qu'elle a chez nous. Par contre, les droits des enfants et de la femme grandirent. La loi ne se contenta pas de les protéger contre lés abus de la puissance paternelle ; elle leur reconnut, à des degrés divers, la capacité civile. Le fils était l'héritier nécessaire du père, sinon pour la totalité, du moins pour la majeure partie de la succession; il pouvait, du vivant de son père, acquérir et posséder des biens personnels'; il pouvait même contracter des obligations. La fille eut le droit d'exiger une dot raisonnable quand elle se mariait; et si son père mourait sans laisser d'enfant mâle, elle recueillait elle-même la succession, sauf à épouser, dès qu'elle serait nubile, soit un étranger, soit de préférence un parent. La femme, bien que placée toujours en tutelle, obtint à son tour des garanties. Elle était apte à divorcer comme son mari ; mais pour elle l'intervention du magistrat était indispensable. S'il lui était presque interdit de s'obliger, elle pouvait du moins posséder. Sa dot restait sa propriété, et le mari qui en recevait le dépôt devait fournir hypothèque sur ses immeubles; elle était propriétaire au même titre des objets qu'il lui avait donnés à l'occasion du mariage; enfin il y avait entre eux une communauté d'acquêts, réduite probablement aux meubles. En cas de divorce ou de veuvage, la femme exerçait ses reprises.

Ces brèves indications suffisent pour montrer quelle fut en Grèce l'évolution de l'idée que l'on se faisait de la capacité civile. Les droits que désigne ce terme furent d'abord réservés à la famille formée en groupe et représentée par son chef. Puis à mesure que la tamille primitive se démembra, ils s'éparpillèrent également. Chaque individu dès lors en jouir, mais dans des limites variables, et suivant le rang hiérarchique qu'il occupait dans le ménage. Paul Guiraud.

IL Droit romain. — La capacité juridique peut se définir l'aptitude d'une personne à devenir le sujet de droits ou d'obligations. Cette aptitude, cet état était désigné en droit romain sous le nom de caput et on y trouvait trois éléments : libertas, civitas, familiay la liberté, le droit de cité et les droits de famille, c.-à-d. le droit d'être membre d'une famille civile. Lorsque ces trois éléments se trouvaient réunis, la capacité existait dans toute sa plénitude ; la perte de l'un d'eux constituait la capitl deminutio. Perdre la liberté, c'était encourir la capitis deminutio maxima. ISullum caput habent, ou servile caput habent, disent les textes en parlant des esclaves. lia privation des droits de cité, qui pouvait être plus ou moins complète, puisque certains non cives romani^ les latiniy conservaient l'exercice d'une partie des droits formant le jus civitatis, était appelée capitis deminutio média ; elle emportait privation des droits de famille. Enfin, le citoyen romain qui changeait de famille, familia mutatus, subissait le capitis deminutio minima. Dans notre ancien droit français on employait fréquemment, comme synonyme du mot capacité^ le mot état, et l'on disait que la participation d'une personne aux droits de la vie civile constituait l'état civil de cette personne.

111. Droit moderne. — On distingue aujourd'hui, suivant la nature des droits qu'il s'agit d'exercer, la capacité politique et la capacité civile. La première a trait aux droits constitutifs de la qualité de citoyen : droit de vote, d'éligibilité, d'admission aux fonctions publiques, où à certains offices assimilés aux fonctions publiques, tels

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