VI. Géométrie et métrologie (V. Volume
Vil. Anthropologie. — Capacité crânienne iy XvikmE), ^ Vlll. Physique. — 1^ Capacité électrique. Quand plusieurs corps conducteurs en communication possèdent le même potentiel, ils peuvent, suivant leurs formes et leurs dimensions, posséder des quantités d'électricité différentes. C'est ainsi que s'est introduite en électricité la notion de la capacité, notion due à Volta. On a donné de la capacité électrique plusieurs définitions équivalentes : si on considère un corps chargé d'électricité en équilibre et si l'on appelle p la densité électrique sur un élément de surlace ûfa, la quantité totale d'électricité dont le corps sera chargé sera /pda, le signe / s'étendant à toute la surlace du corps. Quant au potentiel en un point situé à l'intérieur du corps,
il aura pour expression / ^— , r étant la distance à ce point
de l'élément considéré. Cette formule montre que si l'on augmente en chaque point la densité électrique proportionnellement à sa valeur en ce point, ce qui revient à changer chaque valeur de p en Kp, on multiplie par cette constante K la valeur du potentiel et s'il était constant en tous les points intérieurs dans le premier cas, il sera encore constant dans le second et l'électricité sera encore en équilibre. Quant à la valeur de la charge, elle aura pris une nouvelle valeur K fois plus grande que la première. Il résulte de là que la quantité d'électricité et le potentiel sont proportionnels, de telle sorte que l'on peut écrire M=i:CV ; M est la quantité d'électricité répandue par le corps, V est le potentiel, et la constante C est ce que Ton appelle la capacité électrique du corps. On peut donc encore définir la capacité électrique d'un corps la quantité d'électricité qu'il faut lui donner pour que son potentiel passe de la valeur 0 à la valeur 1 . Sous cette forme la définition de ce coefficient est analogue à celle de la chaleur spécifique d'un corps ou capacité calorifique, seulement le poleniiel y joue le même rôle que la température et la (juantité d'électricité le même rôle que la quantité de chaleur. 11 y a d'ailleurs entre ces deux ordres de phénomènes des analogies et des diflérences que nous allons tout à l'heure rapidement passer en revue.
La capacité électrique étant définie par le rapport ^
doit être évaluée en unités qui dépendent de celles que l'on adopte pour M et pour V. Voyons ce qu'elles sont dans le système C. G, S. (centimètre, gramme, seconde)
çàumÉ ^ eàPANÉE
adopté pour les i^esures électriques. L'uDÎté pratique adoptée §e pmme le famd ; c'est la capacité d'un condenss^teur qui, pour une charge de 1 coulomb donne une force électromotrice de 4 volt. Le farad vaut iO^ unités électromagnétiques C. G. S. de capacité.
Pour mesurer la capacité électrique d'un corps, on s'appuie sur les considérations suivantes : soient c,c\ c^\ les capacités électriques de divers corps conducteurs qu'on suppose assez éloignés les uns des autres pour que leur influence réciproque soit nulle, et soient V, V, r^., le potentiel sur chacun de ces corps. Si on les met tous en communication au moyen d'un til conducteur de masse Bégligeable, la répartition de l'électricité changera et tous les corps seront au même potentiel U. Exprimons qu'avant et après la mise en communication des conducteurs la quantité totale d'électricité est la même ; nous aurons ainsi l'équation
(c 4- c' + c'') U m cV + c'Y-hc^'T' +...
C'est à l'aide de cette formule qu'on détermine la capacité électrique d'un corps. On sait que si l'on appelle Q la quantité d'électricité répandue sur une sphère de rayon
B, son potentiel V est donné par la formule V =ir ^, de
sorte que la capacité électrique d'une sphère est égale à son rayon. Or si la sphère est petite, on peut mesurer directement M en l'introduisant dans la balance de Coulomb : en déterminant ensuite son rayon R, on pourra calculer V, Ceci posé, prenons une sphère à l'état neutre et mettons-là en communication avec le corps dont on cherche la capacité électrique à l'aide d'un fil métallique long et fin. La sphère avait primitivement un poteniiel nul, le corps un potentiel inconnu V et après la communi' cation, ils ont le même potentiel U. L'équation précédente donne entre ces quantités la relation
(C + R)U=rCV
On ne connaît dans cette équation ni C ni V. U est mesuré à l'aide de la petite sphère auxiliaire que Ton porte ensuite dans la balance de Coulomb. V peut être mesuré de la môme façon si le corps que l'on étudie a des dimensions assez faibles ; il ne restera plus alors que C comme inconnu, et cette équation la donnera. Si l'on ne peut pas opérer ainsi à cause des dimensions des corps en expérience, après on peut, la première opération, c.-à-d, lorsqu'on a mesuré le potentiel U pris par la petite sphère, la décharger puis la remettre de nouveau en communication avec le corps. Elle acquiert alors un nouveau potentiel U| et l'on a la relation suivante analogue à la précédente
(C + R)Ui=r:CU.
On a alors un système de deux équations à deux inconnues C et V. Lorsque le corps que l'on étudie a une grande capacité, la méthode a besoin d'être modifiée pour donner des résultats exacts. On met le corps en communication non pas avec une petite sphère qui n'apporterait dans le potentiel qu'une variation trop faible et par suite trop voisine des erreurs d'observation, mais avec une sphère d« dimensions en rapport avec celles du corps. On détermine ensuite le potentiel de cette sphère à l'aide du plan d'épreuve. Remarquons que les méthodes précédentes déterminent à la fois la capacité et le potentiel,
11 résulte des considérations que nous avons développées au début à propos de la définition de la rapacité et de la forme des équations que nous venons d'utiliser, qu'il y a une relation assez étroite entre les chaleurs spécifiques et la température d'une part et entre les capacités électriques et le potentiel, d'autre part. Ainsi l'équation
{c -i-c'-^c'' -{-... )\]:=:CY-+- C'Y -i-c'^Y'-h.,.
qui nous a servi à déterminer la capacité électrique d'un corps peut de même servir à déterminer la chaleur spécifique d'une substance. Soient en etïet V, V, V^''... les températures d'un certain nombre de corps dont les va^
leun en eau, c-à-d. les produits des poids de chacun d'eux par sa chaleur spécifique sont e. c\ c'\„ Si on les mélange, il s'établira un équilibre de température U, et l'on aura encore entre ces quantités la même équation que précédemment, exprimant tette fois que la quantité de chaleur et non plus la quantité d'électricité est la même avant et après le mélange. Cette équation permettra de déterminer c si l'on connaît toutes les autres. La petite sphère dont nous avons parlé plus haut joue le même rôle que le thermomètre, et si elle est assez petite pour ne pas modifier le poteniiel du corps avec lequel on la met en contact, elle peut prendre le nom de thermomètre à potentiel : de même, lorsqu'on veut mesurer la température d'un corps, il faut y introduire un thermomètre de masse assez petite pour ne pas modifier la température qu'il s'agit d'évaluer. Mais à côté de ces analogies, il y a des diflérences importantes qu'il est bon de signaler. D'abord le potentiel est une quantité bien définie que l'on peut mesurer, tandis que pour la température il n'en est pas ainsi ; c'est moins une quantité qu'un état d'un corps, et pour la mesurer on est obligé de prendre une définition qui la fait dépendre de la façon dont se dilate le corps thermométrique que l'on adopte. 11 y a d'autres difi'érences : les capacités calorifiques, ou si l'on veut, les quantités de chaleur que contiennent plusieurs corps semblables sont proportionnelles, toutes choses égales d'ailleurs, aux cubes des dimensions homologues, tandis que les capacités électriques sont proportionnelles seulement à la première puissance de ces dimensions. D'autre part, la forme des corps est sans influence sur la capacité calorifique, tandis qu'elle fait varier considérablement la capacité électrique; au contraire, la nature des corps est sans influence sur cette dernière tandis qu'elle fait varier dans des proportions considérables ta chaleur spécifique. Enfin la capacité électrique d'un corps est absolument constante quel (jue soit le potentiel sous lequel on la mesure (la définition le montre), tandis que la chaleur spécifique des corps varie avec les températures entre lesquelles on les détermine. A. Joannis.
2^ Capacité calori/ique (V. Chaleur spécifique).
BiBL. : 1« Droit grec. — Dareste, la Loi de Gortyne,
— LusT, Grmcoitalische Rechtsgeschichte, livre I, ch. i et II — Van den Es, De Jure f'amUiarum apad Alhenienses, livre I, ch. ii et m ; livre II, ch. ii. — Darksib, Introduction aux Plaidoyers civils de Démoslhène, pp. 22 et suiv.
2« Droit romain. ~ Acgarias, Précis de droit romain, 3« éd., t. I, 11° 177, p. 424. — Maynz, Cours de droit romain, t. I, p. 399, 4® éd.
> Politique. — Victor Cousm, Des Principes de la Révolution française et du gouvernement représentatif. SUIVI de Discours politiques ; Pans, 1864, in.12, introduction. -- DuvERGiER ûE Hauranne, De la Ré forme parlementaire et de la Réforme électorale; Paris, 1847, in-16, chap. V. --C.-L. Lë^ur, Annuaire historique univei^sei pour i<S42.— Le Moniteur unw. de 18k2. — Daniel Levy, VAulrwhe-Honffrie, ses institutions et ses nalionnlUés ; Paris, 187t,in-12.-- Maurice Bloch, Dictionnaire de TA dminislration française ; Paris, 1877, tir. in-8. V» [élections.
— Bard et RoHiQUET, ^a Constitution fr anç aise de 1815 • Paris. 1876, iu-8,p, 81. '
CAPAGE. Ancien impôt qui était établi par tôte. En Provence, cependant, les capages étaient des tributs imposés sur chaque maison ou chaque lamille.
BiBL. : DE Lauriêre, Glossaire du droit français, v° Capages.
CAPALDl, peintre d'histoire et de portraits (six^ s.)* On connaît de lui un tableau d'autel daté de 1837 et représentant un Saint Sébastien dans la chapelle de la villa du Belvédère à Frascati, et un portrait de la princesse Ce^arini.
CAPANÉE. Héros grec, un des sept chefs qui combattirent contre Thèbes pour le compte de Polynice. Il est d'humeur intraitable, de taille gigantesque, image de l'audace et de l'insolence indomptable. Placé vers la porte d'Ogygia, il prétend s'emparer de la ville, même malgré les dieux. Déjà il escalade les murs et s'apprête à les franchir lorsque Zeus le trappe de la foudre et le préci-
CAPANEE — CAP-BRETON
pite avec son échelle rompue. Cet épisode du siège de Thèbes a été souvent représenté par les artistes grecs, comme il a été chant,é par les poètes. Dante lui-même s'en est souvenu en plaçant Capanée dans les enfers, parmi les victimes de l'orgueil et de l'insolence (14, 46 et suiv.). Evadné, l'épouse de Capanée, s'illustra en se précipitant dans les flammes du bûcher qui consumait le corps du héros. Avec Alceste et Laodamie, elle devint dans la légende le modèle favori de la fidélité conjugale. J.-A. H. BiBL. : Eschyle, Sept contre Thèbes, 423 et suiv. — Sophocle, Antigonef 127 et suiv. — Euripide, Phéniciennes, 1,180 et suiv.
CAPANNA (Puccio), peintre florentin du xiv® siècle, élève de Giotto. 11 fut inscrit en 1349 sur le registre de la Compagnie des peintres florentins. Vasari raconte qu'il aida fort souvent Giotto, dont il reproduisait fidèlement la manière. Mais il est fort difficile de déterminer ce qui lui appartient en propre dans le grand nombre d'œuvres, souvent très différentes de style, qu'on lui attribuait autrefois. 11 ne subsiste plus rien des peintures dont il avait orné, selon Vasari, l'église Santa Trinita et la Badia de Florence, San Cataldo de Rimini et San Francesco de Bologne. Les admirables fresques représentant la Passion du Christ, dans la basilique inférieure de Saint-François d'Assise, ne sont pas de lui, mais des frères Lorenzetti. Peut-être faut-il lui laisser celles de la chapelle Pontani, qui proviennent, sinon de Giotto, d'un imitateur très habile du maître ; elles reproduisent divers épisodes de la vie des saintes Marie Madeleine et Marie Egyptienne, traités déjà par Giotto dans la chapelle du Bargello de Florence. Dans le chœur de San Francesco de Pistôie, on voit la trace de fresques représentant les mêmes sujets ; on les attribue généralement à Puccio. Mais la chapelle de Saint-Louis, dans la même église, n'a jamais été décorée par lui ; et les fresques de la salle capitulaire du couvent sont de misérables peintures de la fin du xiv^ siècle. On a restitué à Simone Martini la ravissante chapelle de Saint Martin, dans la Basilique inférieure d'Assise. En résumé, nous ne possédons rien qui nous puisse renseigner de façon certaine sur la vie et les œuvres de Puccio Capanna ; trop fidèle disciple de Giotto, et confondu parmi ses nombreux aides, il s'efface dans la gloire du maître. A. Pératé. BiBL. : Vasari, éd. Milanesi. — Crowe et Caval- CASELLE, Storia délia pitt. in Italia^ t. II, p. 53 et s.
CAPAN NORI. Bourg d'Italie, prov. de Lucques (Toscane), qui est le ch.-l. d'une corn, dont la pop, était de 43,673 hab. en 4881. Le bourg lui-même n'a qu'une pop. agglomérée très inférieure .
CAPARAÇON. On donnait ce nom, au moyen âge et à la Renaissance, à l'armure protégeant le corps d'un destrier, d'un cheval de bataille, et à la housse qui recouvrait parfois cette armure. La forme et la matière du caparaçon ou caparençon étaient aussi variées, aussi riches parfois que l'armure et le vêtement du cavalier lui-même. Les pièces conservées dans les musées spéciaux, les reproductions peintes ou sculptées nous montrent les lourdes cuirasses, les amples tissus de fer, les nasals armés de pointes, etc., qui bardaient les chevaux aux XIV® et xv« siècles. A la Renaissance, ce harnachement devint moins massif ; les bandes de cuir, les lames de fer amincies vinrent remplacer le fer forgé et prirent souvent un caractère moins défensif que décoratif. Les longues housses, traînant presque jusqu'à terre, qui partageaient avec l'armure de cheval l'appellation de caparaçon ^ furent toujours un objet de grand luxe, dans les tournois surtout, aux cavalcades solennelles des souverains, aux entrées triomphales, etc. Les bas-reliefs de l'hôtel du Bourgtheroulde, à Rouen, qui reproduisent l'entrevue de Henri Vfllet de François l^^' au Camp du Drap d'or (V. t. VIII, p. 1098), peuvent donner l'idée de la richesse extraordinaire avec laquelle les chevaux étaient caparaçonnés, parés et harnachés à cette époque. Ad. Thiers.
C A P A R R A (Niccolô), artiste italien (V. Grosso [Niccolô]) .
CAPASSIN (Jean), peintre florentin, imitateur de Raphaël. Le cardinal de Tournon le rencontra à Rome et l'emmena en France. Capassin s'établit à Tournon. Il vivait encore en 4574. On a de lui plusieurs tableaux remarquables dans l'église paroissiale de Tournon et dans celle du collège, notamment une Annonciation, une Nativité et une Résurrection. A. Mazon.
BiBL. : De Gallier, les Touïnonais dignes de mémoire.
CAPASSO (Giosu), poète comique napoUtain dont on peut placer la vie de 4460 à 4540. On ne sait rien de lui, si ce n'est qu'en 4502 il fit partie d'un groupe de gentilshommes du siège (sedile) de Portanova, qui élirent Giacomo Coppola afin de prêter, en leur nom, serment de fidélité au roi Louis XII. Un manuscrit nous a conservé de ce poète un farce qui fut joué devant « la Majesté du roi Frédéric », sorte de dialogue entre le Bien et le Mal et deux petits poèmes, un Lamento, d'une centaine de vers, un Trionfo délie nove Vedove visiblement imité des Triomphes de Pétrarque, mais qui contient une très curieuse description de la ville de Naples. R. G.
BiBL. : Francesco Torraca, Studi di Slorïa letteraria napoletana; Livourne, 1884, iii-16.
ÇAPATA (Luis de) (V. Zapata).
C A P ATTl (Alessandro), peintre, né en 1 8 1 0, qui travaillait à Rome. Excellent peintre d'histoire et de portraits, il fut reçu membre de l'Académie de Saint-Luc à trente ans. On cite parmi ses œuvres principales des fresques exécutées pour la famille Torlonia, V Histoire de Booz et de Ruth et quelques portraits de la Famille Borghèse.
CAPBIS. Com. du dép. des Basses-Pyrénées, arr. de Pau, cant. de Nay (Ouest) ; 220 hab.
CAPBRETON. Com. du dép. des Landes, arr. de Dax, cant. de Saint- Vincent-de-Tyrosse, 4,465 hab. Sur le Boudigau, ruisseau qui se jette dans l'ancien estuaire de
Eglise de Capbreton ^Landes).
l'Adour. Capbreton fut autrefois une ville considérable ; son port fut très florissant: on y comptait encore cent capitaines au long cours en 4690. Aujourd'hui des dunes séparent Capbreton de la mer, et occupent la place de l'ancien port. Vins estimés. Bains de mer. Ostréiculture. Fabrique d'huile de foie de squale et de peaux de chagrin. CAP-BRETON (lie du). Ile de la côte orientale de l'Amérique du Nord, située à l'angle S.-E. du golfe du Saint-Laurent, au N.-E. de la presqu'île de la Nouvelle- Ecosse ou Acadie ; 8,094 kil. q. ; 84,500 hab. L'île du Cap- Breton n'est séparée de la Nouvelle-Ecosse que par un détroit de 1,600 m. de large, de 34 kil. de long, le Gui of Canso, Le cap Breton, qui lui donne son nom, en forme la pointe extrême vers l'Ë. Cette île est divisée en deux parties par un fiord de 80 kil. de long qui la coupe à peu près complètement; on l'appelle le Bras d'Or; ce