CAPECE — CAPEFIGUE
(1719) ; la Schîava peràmore (1720); îfîgemain Aîi- Me (1723) ; Amor ferUôe e sana (1723). R. G.
BiBL. : Bibliografia ?'omana, vol. I ; Rome, 1880, m-4.
GAPECE-LATRO (Francesco), marquis de Lucito, historien italien, né et mort à Naples, dans le cours du xviii« siècle. Il se proposa de compléter Phistoire de Naples, de Costanzo, en racontant les annales du royaume depuis l'année même de sa fondation jusqu'à la mort de Frédéric IL Son ouvrage, moins prolixe et plus exact que celui de Surmonte, n'a pas la taleur littéraire de celui de Costanzo ; en voici le titre : Storia délia città e regno diNapoli mples, 1640 et 1724; Pise, 1820). R. G.
BiBL. : Niccolù Toppi, Biblioteca napoletana; Naples, 1678. — Grég. Orloff, Mémoires sur le royaume de Naples; Paris, 1821, 5 vol. in-8, t. ÏV.
CAPECE-LATRO (Giuseppe), prélat napolitain, historien et publi ciste, né à Naples le 23 sept, 1744, mort le 2 nov. 1836. Nommé très jeune encore à l'archevêché de Tarente, il n'en attaqua pas moins les abus de l'Eglise et les prétentions de Rome au sujet de la haquenée, c.-à-d. du tribut que le royaume de Naples payait au pape : son discours Su r Origine, progressi e decaàenza del chiericato su i béni temporali est en effet plutôt celui d'un philosophe que d'un théologien. Cela donne l'occasion à Caracciolo de prédire la prochaine déchéance du pouvoir papal, puisque les archevêques eux-mêmes ne craignaient plus de dénoncer ses plus anciennes prérogatives. Cet ouvrage devint la source d'une haine implacable du Saint-Siège contre l'auteur, qui devait en pâtir un jour. Pendant la Révolution, Capece-Latro remplit de hauts emplois, mais à la restauration des Bourbons, il fut, à l'instigation du cardinal Ruffo, agent de la papauté, jeté en prison; sa popularité et sa grande réputation d'honnêteté le sauvèrent et il redevint libre. Minislie de l'intérieur sous Joseph Napoléon et sous Joachim Murât, il refusa par la suite tout emploi public, ne vivant plus que pour l'étude et pour ses amis. 11 écrivit encore : Sulle Feste dé" Cristiani; Piano d'educaùone pel seminario di Taranto; Sut Battesimo cristiano; Sulla Claiisura délie religiose; un Mémoire sur le célibat des prêtres, où il combat cet usage ecclésiastique par des raisons tirées de l'histoire et de la philosophie ; cet écrit, qui répondait à un mouvement secret des esprits, fit grand bruit; Elogio di Frederigo II, re di Prussia (Berlin, 1832). R. G.
BiBL. : Sgura, Relazione délia condolta deW arcivescovo Capece-Latro nelle famose vicende del regno di Napoli nel 1799; Genève, 1826, m-8. •— Grég. Orloff, Mémoires sur le royaume de Naples; Paris, 1821, 5 vol. in-8, t. V.
CAPE COAST CASTLE. Comptoir anglais de la côte africaine de la Haute-Guinée, au centre de la Côte d'Or. La ville (appelée Egwa) peuplée de 16,000 hab. , la plupart Fantis, est défendue par les trois forts Macarthy, William (avec phare) et Victoria. Ce comptoir, fondé par les Portugais, sous le nom de Cabo Corso, leur fut enlevé par les Hollandais (1641), puis conquis par les Anglais (1665). Diverses compagnies s'y succédèrent et en 1844 le gouvernement anglais en prit l'administration. 11 en fit le chef-lieu des établissements de la Côte d'Or, mais en 1876 l'insalubrité du site décida le gouverneur à transférer sa résidence à Âcra.
CAPE ELISABETH. Ville des Etats-Unis, état de Maine ; 5,300 hab. (en 1880), sur la côte S.-E., non loin de Portîand.
CAPE FEAR. 10 Cap des Etats-Unis au nord de l'embouchure de la rivière Cape Fear. Phare. 2^ La rivière Cape Fear traverse du N.-O. au S.-E. la Caroline du Nord et se jette dans Focéan Atlantique, à quelques kilomètres au-dessous de la ville de Wilmington, située sur sa rive gauche. Cours, 480 kil.
CAPEFIGUE (Baptiste-Honoré-Raymond), érudit et historien français, né à Marseille en'1801, mort à Paris le 23 déc. 1872. H descendait d'une famille génoise exilée de Gênes par le roi Louis Xïï. 11 commença ses
études dans sa ville natale et vînt les terminer à Paris en 1821. Tout en suivant les cours de la Faculté de droit, il entra à l'Ecole dés Chartes qui venait d'être fondée et fit partie de la première promotion, nommée le 11 tuai 1821. Devenu ensuite rédacteur de la Quotidienne, il attira l'attention. Lors du ministère de Martignac, en 1827, il prit la défense du nouveau cabinet dans utîé feuille récemment fondée, le Messager des Chambres. Lancé dès lors dans la vie politique militante, il collabora successivement à un grand nombre de journaux et de revues. Partout il se Yit remarquer par une singulière facilité et une activité infatigable. C'est ainsi qu'il écrivit dans les recueils les plus en vue de l'époque, tels que le Temps, le Moniteur du commerce, le Courrier français, le Chronique de Paris, V Europe monarchique, la Gazette de France, la Révolution de iS4B, V Assemblée nationale et aussi dans la Revue des Deux Mondes. Il signa longtemps ses articles du pseudonyme Vn homme dEtat» D'opinions intolérantes et exaltées, aussi bien sous le rapport politique que sous le rapport religieux, il eut à soutenir de violentes polémiques. La monarchie de Juillet lui attribua de nombreuses subventions sur les fonds secrets. La faveur de ce gouvernement lui permit d'avoir accès, sous le ministère Guizot, aux archives des ministères alors fermées au public. C'est ainsi qu'il put travailler aux Affaires étrangères et tirer de ces dépôts inexplorés quantité de pièces inédites importantes dont il usa, souvent sans discernement, pour son énorme production historique. Au reste, l'authenticité des documents employés par Capefigue a été mise en doute à diverses reprises. On peut juger par la liste qui suit de son extraordinaire fécondité. La plupart de ses ouvrages, écrits hâtivement et sans critique, sont aujourd'hui bien oubliés, mais il serait injuste de leur refuser toute valeur. H faut de plus reconnaître que leur auteur a eu, pour bien des périodes, le mérite de frayer la voie, qu'il a connu beaucoup de faits curieux et publié aussi nombre de pièces intéressantes ignorées avant lui : Histoire philosophique des Juifs depuis la décadence des Macchabées jusqu'à nos jours (1833, in-8), ouvrage couronné par l'Académie des inscriptions; les Quatre premiers siècles de r Eglise chrétienne (1830, 3 vol. in-8); F Église au moyen âge (1852, 2 vol. in-8) ; Charlemagne (1841, 2 vol. in-8) ; Essai sur les invasions des Normands dans les Gaules (1823, 2 vol. in-8) ; Hugues Capet et la troisième race jusqu'à Philippe-Auguste (1839,4 yolïn-S); Histoire de Philippe- Auguste (1829, 4 vol. in-8), le meilleur de ses ouvrages et aujourd'hui le moins oublié, le « seul de ses écrits, dit un biographe, où il y ait une apparence d'études sérieuses » ; Histoire constitutionnelle et administrative de la France, depuis la mort de Philippe-Auguste jusqu'à la fin du règne de Louis XI (1831-1833, 4 vol. in-8); François /*'* et la Renaissance (1844, 4 vol. in-8); Histoire de la Réforme, delà Ligue et du règne de Henri IV (où on trouve quelques idées originales et personnelles) (1834-1835, 8 vol. in-8); Richelieu, Mazarin, la Fronde et le règne de Louis X/F(l 835-1 836, 8 vol. in-8) ; Louis XIV, son gouvernement et ses relations diplomatiques avec l'Europe (1837-1838, 6 vol. in-8); Jacques II à Saint-Germain (1832, 2 voL in-8); la Vie de saint Vincent-de-Paul (1827, i«-8); la Diplomatie de la France et de V Espagne, depuis Vavènement de la maison de Rourbon (1846, in-8); Philippe d'Orléans, régent de France (1838, 2 vol. in-8); Louis XV et la société du xviii® siècle (1842, 4 vol. in-8); Louis XVI, son administration et ses relations diplomatiques avec l'Europe (1844, 4 vol. in-8); l'Europe pendant la Révolution française (1843, 4 vol. in-8) ; l'Europe pendant le Consulat et l'Empire de Napoléon (1839-1841, dO vol. in-8); Récits des opérations de l'armée française en Espagne (1823, in-8); les Cent Jours (1841, 2 vol. in-8); Histoire de In Res-